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vendredi 24 novembre 2017

Le Complexe Gingivo Stomatite Chronique Féline (CGSCF)

par le Docteur Joëlle ROBYNS, vétérinaire













Introduction :
Complexe par définition, le CGSCF constitue un véritable défi thérapeutique et les guérisons
définitives sont rares. Il n’existe pas un traitement unique mais plutôt plusieurs solutions
thérapeutiques, chimiques mais aussi naturelles, dont l’efficacité sera différente d’un animal à
l’autre. Les récidives sont fréquentes dans cette affection, et lorsque l’animal est en rémission, un
traitement de fond s’impose et permet bien souvent d’éviter les rechutes.

Localisation :
L’inflammation peut concerner :
• Le palais et/ou la base de la langue, on parle
alors de palato-glossite,
• Les gencives, il s’agit alors de gingivite.
• Du parodonte, on parle de parodontite.
• Les joues, babines et vestibule oral, ce sont des bucco-stomatites.
• L’espace compris entre les piliers du pharynx (plis palato glosses), les fosses pharyngées et les
loges amygdaliennes, ce sont les stomatites caudales
• la stomatite concerne l’inflammation de la cavité buccale au sens large

Etiologie :
L’origine du CGSCF est multifactorielle, tous les cas ne sont pas identiques. L’origine du
problème résulte d’une défaillance de certains mécanismes de défense de la cavité buccale ou
d’une réponse immunologique anormale provoquée par certaines bactéries périodontopathogènes
et/ou par certains virus. D’une manière générale et pour simplifier, les chats atteints du CGSCF ne
possèdent pas assez d’IgA dans leur salive mais ont beaucoup trop d’IgG (et d’IgM) dans leur
salive et dans leur sang.
Chez le chat malade, la réponse immunitaire est inadaptée et de type Th1, elle produit des
lymphocytes T cytotoxiques (LTCD8+ ) responsables des lésions observées. Il s’ensuit un cercle
vicieux car l’épithelium endommagé laisse passer virus et bacteries qui induisent à nouveau une
réponse de type Th1.
Chez le chat sain, la réponse immunitaire est de type Th2 avec production de lymphocytes T
regulateurs (LTCD4+) et synthèse d’IgA .

classification :
Etant donnée la diversité clinique, il serait intéressant de pouvoir les différencier avec comme
critères, localisation, aspect des lésions et agent causal :
• La localisation
Gingivite= inflammation de la gencive
Péridontite = inflammation de la gencive, du ligament parodontal, du cément et de l'os
alvéolaire.
Stomatite = inflammation entière de la cavité buccale.
Glossite = inflammation de la langue
• Les lésions observées (macroscopiquement et histologiquement)
Hyperplasique, ulcérative ou les 2
Lymphocytaire, plasmocytaire ou les 2
• Les mécanismes pathologiques déclenchants et/ou favorisants.
Déséquilibre de la flore buccale
Plaque dentaire et tartre
Condition immunosuppressive telles que FeLV ou FIV
Allergie à la plaque dentaire (immuno-réactive)

Examens complémentaires :
• Dans un premier temps, il faut effectuer un bilan hématologique et biochimique pour rechercher
une maladie concomitante comme une insuffisance rénale, un diabète sucré, une hypothyroïdie
ou une anomalie hépatique. La recherche des virus FelV et FIV par sérologie est indispensable,
la présence de l’un et/ou l’autre assombrit le pronostic.
• Dans un deuxième temps et sous anesthésie, il faut faire bilan bucco dentaire associé à un
détartrage ainsi qu’un bilan radiographique si possible. Le retrait des molaires et prémolaires
est nécessaire lors d’allergie à la plaque dentaire ou lorsque qu’il y a résorption odontoclastique,
déchaussements ou présence de poches parodontales. Suite à ces extractions, un certain
pourcentage de chats guérissent spontanément. La recherche du calicivirus (FCV) par PCR se
réalise par écouvillonnage de l’oro-pharynx, il est presque toujours présent dans les atteintes
caudales.

Symptômes :
Hyper salivation et halitose, poil terne car ne chat ne fait plus sa toilette, dysorexie voire
anorexie, répugnance à la préhension et à la mastication, prostration dans les cas plus grave, bref,
le chat a mal et le fait savoir !
Les lésions observées sont un mélange d’ulcération et/ou d’hyperplasie de l’épithélium buccal.
A l’ouverture de la bouche, si le chat se laisse faire, sa muqueuse apparait « rouge » car
terriblement enflammée.

Traitements:
Le schéma doit bien sûr être adapté en fonction du cas et de son évolution mais aussi en fonction
de la motivation de son propriétaire, de la facilité du chat à prendre son traitement et de l’aspect
financier.
Il faut en premier lieu « nettoyer » la cavité buccale pour éliminer les germes responsables de cette
cascade inflammatoire : Parfois difficile à administrer, antidouleurs et antibiotiques adaptés sont
incontournables dès les premiers symptômes :
• Antibiotique avec la clindamycine que je préfère à l’association spiramycine/metronidazole
pendant 2 à 3 semaines.
• Anti inflammatoire avec le meloxicam très bien toléré et efficace pendant 5 à 10 jours.
Puis je distinguerais 2 sortes de traitement :
• Un traitement « de fond » avec la phytothérapie, l’homéopathie, l’oligothérapie, l’apithérapie,
parfois suffisants seuls.
Un traitement plus lourd et plus onéreux que je mets en place en cas d’insuffisance du
précédent ou lorsqu’il est impossible de faire avaler quoique ce soit !
D’un chat à l’autre, la réponse peut-être très différente et plus encore, pour un même chat, il
peut arriver qu’un traitement autrefois efficace s’inactive avec le temps.

PHYTOTHERAPIE :

• Gel d’Aloe Vera : possède à la fois des propriétés anti inflammatoires et immuno-stimulantes,
c’est aussi un bon cicatrisant des plaies et donc des ulcères buccaux. Posologie : 0,5ml 1 à 2 fois
par jour en continu ou sous forme de cure en fonction des résultats. Je conseille l’ANIMALOE
du laboratoire LABBÊA concentré, naturel et très bien accepté même en cas de douleur
importante.
• Uncaria Tomentosa aussi appelé Griffe du chat, puissant immuno-modulateur, il est
indispensable en traitement de fond. Existe en gélule à 500mg, la dose journalière étant de
100mg, je fait diluer 1 gélule avec un aliment que le chat aime (ex : 5 ml de jus de thon), il suffit
ensuite de donner 1 ml par jour. A donner sur 3 mois à raison de 2 fois par an ou en continu si
nécessaire.
• Cassis (ribes nigrum), anti-inflammatoire puissant, immunomudulatrice, analgésique
périphérique, antiviral et antioxydant.
• Melisse : Cette plante possède des propriétés anti virale, elle est aussi anti-ulcéreuse, bactéricide
et présente des propriétés stimulante sur la digestion. De plus elle agit positivement sur
l’humeur ce qui ne peut faire que du bien aux pauvres chats qui souffrent de leur bouche.
• Reglisse : Sa racine est immunomodulatrice, elle est aussi anti-inflammatoire (cortisone like)
antibactérienne, antivirale, antifongique, cicatrisante et anti-ulcéreuse gastrique.
Le BUCCANIMA du laboratoire LABBÊA, bientôt disponible sur le marché vétérinaire, contient
mélisse+cassis+réglisse+propolis+ zinc. C’est une pâte à appliquer directement dans la bouche ou
à mélanger à l’aliment. La posologie est de 0,2 à 0,3ml par jour pendant 3 mois renouvelable.

Les huiles essentielles peuvent être utilisées localement mais avec une dilution importante
(0,5%) dans de l’huile végétale ou de l‘Aloé Vera. Je conseille un mélange d’HE de laurier noble
et de clou de girofle. La prise orale d’huiles essentielles antivirales et immunostimulantes
(STIMUNVET® contient de l’HE de Ravintsara, de clou de girofle et de thym saturéoïde) est
bénéfique pour un traitement à long terme surtout lorsque le chat est positif à l’un des virus FIV,
FelV ou FCV. La posologie conseillée est d’une gélule, 2 fois par semaine pendant 3 mois.
Je teste en ce moment avec ma consoeur Celine Moussour un mélange très prometteur :
ANIMALOE + BUCCANIMA +GEL aux HUILES ESSENTIELLES en 1 à 2 applications par jour.

• gemmothérapie ou Phytembryothérapie : c’est l’utilisation des jeunes pousses et des bourgeons
sous forme de macérât concentré.
Thérapie très intéressante car le bourgeon d’une plante contient tout le potentiel de
développement, toute la puissance de la future plante, il est extrêmement riche en minéraux, en
oligo éléments, vitamines et facteurs de croissance.
Les bourgeons sont récoltés au printemps, à un moment clé de leur cycle de développement
naturel et sont mis en macération frais pendant plusieurs semaines dans un mélange d’eau-alcool-glycérine.
L’extrait obtenu porte le nom de macérat concentré car il ne subit aucune dilution. Cette
technique permet d’extraire toutes les vertus et l’énergie vitale des bourgeons. Chaque élément du
mélange de macération joue un rôle spécifique : l’eau extrait les sels minéraux, les vitamines, les
flavonoïdes… ; l’alcool extrait les alcaloïdes, les hétérosides… et la glycérine végétale extrait les
flavonoïdes, phénols…
Le Cassis est mon préféré (allergie, anti-infectieux, anti-inflammatoire, immuno-régulateur)
associé au rosier sauvage (antiviral, stimule l’immunité) et au chêne ( cicatrisant de la muqueuse
gingivale, cortisone-like). Il faut utiliser le macérât concentré, qui contient peu d’alcool et donc
bien accepté même par les chats. La posologie est de 1 goutte du mélange et par jour, ce qui est
très peu et très économe !
• Spiruline, très riche en anti-oxydant (Phycocyanine), en minéraux et oligo éléments, je
recommande les ampoules buvables d'Alpha Biotech. Le chat le prend très bien aussi car très
peu de gout ! Posologie : 0,5 ml à 2 ml par jour, en cure de 3 semaines renouvelable.
• Echinacée anti infectieuse (bactérienne,fongique,virale, parasitaire) elle possède aussi de belles
propriétés immuno-stimulante en activant notamment la production d’IgA. A utiliser sous
forme de cure de 10 jours par mois sous forme d’EPS : 2ml par 10 Kg et par jour.
D’autres thérapies existent, bien sur, et cette liste n’est pas exhaustive mais j’ai voulu citer celles
que je connais et que j’ai utilisé avec succès.
Evidemment, il n’est pas indiqué d’utiliser tous ces traitements en même temps mais l’un après
l’autre de manière à tester celui ou ceux qui sont acceptés par le chat et qui lui sont bénéfique.

APITHERAPIE :
• propolis : Ce dérivé de la ruche possède des propriétés anesthésiante, cicatrisante,
hémostatique, antivirale, antibactérienne, antifongique. Ne pas utiliser la forme
alcoolisée, elle existe en poudre mais on la trouve aussi sous forme liquide. Le gout est
en général bien accepté.
• miel : très efficace pour cicatriser et désinfecter les plaies, la prise spontanée par certains
chats en fait un traitement de choix pour les plaies buccales mais attention il faut le
distribuer en toute petite quantité à cause de sa richesse en sucre !
• pollen : tonifiant, probiotique, immunostimulant, c’est un apport protéique de qualité
facile à administrer à raison d’une cuillère à moka par jour. Attention, le pollen doit être
frais et conservé au congelateur ou réfrigérateur.
• gelée royale : nectar de la ruche, c’est une denrée rare qu’il faut utiliser avec parcimonie
et à bon escient. Il faut aussi se méfier de sa provenance et bien la conserver à l’abri de
lumière et de la chaleur. L’équivalent d’un grain de riz par jour est suffisant en cure
de 3 semaines.

HOMEOTHERAPIE :
• Apis 5CH, dès qu’apparait la rougeur
• Borax 5CH, en présence d’ulcérations sur les gencives et sur les bords de la langue.
• Mercurius sol 5CH, si la douleur est intense.
• Lachesis 5CH, lors d’association de douleur, rougeur et saignements.
• Thymuline 9CH, pour stimuler l’immunité, 5 granules deux soirs par semaine.
• Baptisia 5CH, peut être prescrit quand les lésions descendent sur le pharynx et quand l’odeur est
forte.
OLIGO-ELEMENTS  :
Présents en quantité infime, les oligoéléments jouent un rôle biologique essentiel,
• Cuivre-or-argent : ces 3 molécules sont anti-infectieuses, anti-virales et cortico-stimulatrices.
Il est proposé en tant que modificateur de terrain dans tous les états
anergiques, les troubles fonctionnels résistant aux thérapeutiques usuelles, toutes les
maladies infectieuses aiguës, chroniques et leurs suites. Faire des cures de 0,5 ml par
jour et à jeun.
• Argent colloïdal : antibactérien, antifongique, anti-inflammatoire, il corrige les
dysimmunités mais il faut être scrupuleux lors de son achat pour éviter les fraudes. Sa
posologie est de 1 à 2 gouttes par kilo en cure de 3 semaines ou 10 jours par mois.
• Chlorure de magnesium, est anti infectieux, il es aussi immunostimulant. Diluer 1 sachet de 150
gr de nigari dans 1 litre d’eau et donner 1/2 à 1 c à café par jour dans la nourriture. A proscrire
en cas d’insuffisance rénale.
• Zinc : le zinc est un oligoélément essentiel au bon fonctionnement de l’organisme, c’est
un excellent antioxydant, il joue aussi un rôle important dans le maintien des défenses
immunitaires, il permet, entre autres activités, une meilleure cicatrisation des plaies.
Mais comme il n'est pas stocké par l’organisme, sa supplémentation est nécessaire en
cas de trouble.

COMPLEXE D’ACIDES GRAS, L’ARA 300 ALPHA :
Injection de 2 ml en SC + anesthésique local à J0-J3-J6-J9-J12, puis injection tous les mois ou tous
les 2 mois suivant le résultat clinique. Les résultats sont parfois bluffants, la douleur est vite
soulagée mais certains chats récidivent dès l’arrêt du traitement.
avantage : peu onereux, facile à mettre en place, sans effet secondaire. Idéal chez les chats
récalcitrants au traitement oral.

THERAPIE CELLULAIRE :
Les cellules souches mésenchymateuses apparaissent comme un traitement prometteur pour les
maladies dysimmunitaires et inflammatoires grâce à leurs propriétés immuno-régulatrice.
Le protocole consiste en 2 injections à un mois d’intervalle en intraveineuse lente.
Un test est disponible pour savoir si le chat va répondre à la thérapie cellulaire pour ainsi obtenir
90% de réponse positive.
Le traitement est onéreux, mais 2 injections suffisent, protocole d’avenir ? Pour en savoir plus,
contacter la société StemT.

LE LASER :
La thérapie au laser est une technique thérapeutique indolore et non invasive qui peut être
appliquée à toutes les pathologies dans lesquelles sont présents douleur, inflammation, oedème,
plaies et ulcères.
Le laser a un effet anti-douleur en suppressant les nocicepteurs de la région et en augmentant la
sécrétion d’endorphine. Il a un effet anti-inflammatoire en diminuant l’oedeme et active le
drainage lymphatique Il permet également la guérison de la plaie en augmentant la production de
fibroblastes et de collagène, lesquels sont essentiels pour la réparation tissulaire. Le laser
augmente aussi le nombre de capillaires dans la région, accélérant ainsi la fermeture de la plaie et
diminue la formation de tissu cicatriciel.
inconvénients : peu de cliniques vétérinaires sont équipée car le laser est d’un cout très élevé !

INTERFERON OMEGA RECOMBINANT D’ORIGINE FELINE :
Les interférons appartiennent au groupe des cytokines qui ont des propriétés antivirales et
immunomodulatrices. 3 modes d’administration sont recommandés:
• 3 injections de 1 à 2 MU à 15 jours d’intervalle dans les fosses palatoglosses et sous anesthésie
générale. A renouveler tous les mois en cas de récidive.
• 5 injections de 2 MU en SC, chaque 2 jours associée à la voie orale si possible.
• La voie transmuqueuse serait à privilégier en administrant 10 000 UI d’interféron oméga
directement dans la bouche pendant un à trois mois.
inconvénients : résultats inconstants, traitement couteux, voie orale pas toujours facile à
administrer.

CYCLOSPORINE :
La ciclosporine est une molécule inhibitrice des lymphocytes T.
Sa posologie est de 2 à 7,5 mg/kg en 2 prises par jour par voie orale, avec un minimum d’un mois
avant d’observer une bonne amélioration. Ensuite il faut trouver la dose minimale efficace, un jour
sur deux à 1X/semaine pour certains chats. Le laboratoire Iddex propose un dosage sanguin
permettant ainsi de trouver la bonne posologie car l’absorption est variable d’un chat à l’autre.
inconvénients : thérapeutique immunodépressive ! Pas d’AMN chez le chat, traitement couteux,
voie orale pas toujours facile à administrer, récidive dès l’arrêt du traitement.

CORTICOÏDES :
Certains chats répondent très bien à cette thérapie…Mais les corticoïdes ont un effet dépresseurs
du système immunitaire pouvant aggraver l’immunodéficience due à un éventuel rétrovirus.
Malheureusement le recours à ce type de traitement est parfois le seul possible lorsque le chat
n’est pas manipulable ou que le prix des autres traitements est prohibitif.
Néanmoins, il ne faudrait les utiliser qu’en dernier recours.

Conclusion :
Jusqu’à aujourd’hui, le pronostic du CGSCF était toujours réservé voire mauvais du fait de la
chronicité, de la résistance aux traitements et du taux de récidive relativement important.
Il est pourtant possible de soulager voire même de guérir ou du moins de prévenir les échecs à
condition d’avoir une approche pluri thérapeutique en intégrant des thérapies naturelles qui
s’avèrent efficaces, qui ne présentent aucun effet secondaire même sur le long terme, ce qui permet
ainsi de ralentir ou stopper l’évolution de ce complexe.
Prescrire ces médecines alternatives, c’est aussi répondre à l’attente de nos clients, désireux
aujourd’hui de se soigner et de soigner leurs animaux de manière plus « naturelle ».

Bibliographie :
REVUES
• Boutoille F. et al. Traitements adjuvants aux soins dentaires lors de gingivo-stomatite féline. Le Point Vétérinaire.
2009.
• Hennet P. Chronic gingivo-stomatitis in cats: long term follow-up of 30 cases treated by dental extractions. J Vet Dent.
2005.
• Hennet P. et al. Comparative efficacy of a recombinant feline interferon omega in refractory cases of caliciviruspositive
cats with caudal stomatitis
• Girard N. et al. Retrospective study of dental extraction for treatment of chronic caudal stomatitis in 60 caliciviruspositive
cats. Vet Dental Forum Congress 2005.
• Hennet P. Les stomatites du chat. Prat Méd Chir Anim Comp 1999;
• Camy G. Le complexe gingivostomatite chronique : étiologie et approches thérapeutiques. L’Essentiel. 2010;197:17-20.
THESES
• Damien MEDAN, LA STOMATITE LYMPHOPLASMOCYTAIRE FELINE, MECANISMES IMMUNOPATHOLOGIQUES ET
APPLICATIONS THERAPEUTIQUES, thèse présentée et soutenue publiquement en 2006 devant l’Université Paul-Sabatier de
Toulouse
• Christel VIRON-LONGUET, LE COMPLEXE GINGIVO-STOMATITE LYMPHOPLASMOCYTAIRE DU CHAT, thèse présentée et
soutenue publiquement devant LA FACULTE DE MEDECINE DE CRETEIL en 2006
LIVRES
• Pierre MAY, guide pratique de phyto-aromathérapie, édition MED’COM.
• Philippe ANDRIANNE, la GEMMOTHERAPIE edition AMYRIS


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MERCI DE TOUJOURS LE DISTRIBUER TEL QUE ET EN ENTIER (PAS D'EXTRAIT) ET DE

CITER LA SOURCE.















Dr Joëlle Robyns, vétérinaire.

vendredi 17 novembre 2017

Les Stomatites félines


Mais voici quelques mélanges que j’utilise. En période de crise : Gel d’aloe vera buvable avec un peu de propolis. 1 ou 2 ml de gel d’aloe vera + ¼ à ½ gélule de poudre de propolis. Les chats n’adorent pas mais c’est apaisant et désinfectant Un mélange d’ EPS ( extrait de plante standardisé) mélisse + réglisse. Avec la réglisse je ne fais donner que pendant 15 jours d’affilée, ensuite j’alterne avec de la mélisse. Si je suspecte de l’herpès je donne un complément alimentaire contenant de la L-lysine. Pour stabiliser : Gel d’aloe vera trois fois par semaine, une semaine par mois de l’EPS de mélisse en local.. La L-lysine en cures régulièrement. Action générale sur l’organisme Le gel d’aloe vera ( per os : 1à 2 ml) cinq jours / sept, goût très neutre. La spiruline ( spirulysat de chez Alpha Biotech) pratique goût neutre ! 0,5 à 2 ml par jour
Ma chienne "Molécule"


Les isothératiques et les nosodes : les  biothérapiques :

Toute l'homéopathie est fondée sur le célèbre "Simila similibus curantur" : les semblables sont soignés par les semblables.
L’isothérapie pourrait être définie comme la thérapeutique fondée sur la loi "l’identique est soigné par l’identique".
Elle utilise, à dose atténuée, la même substance qui est la cause d'un état pathologique en vue de le traiter et de le guérir.

Historique :

Cette méthode a été crée en 1833 par un vétérinaire allemand, le Dr G.Lux dans le but de traiter le charbon du mouton et la morve du cheval. Il écrivait alors : « Toutes les maladies contagieuses renferment dans leur produit même les éléments de la guérison ». On lui doit les nosodes : Anthracinum (charbon du mouton) et Malleinum (morve du cheval).
Un peu plus tard, Héring, médecin homéopathe américain prépare l'isopathe Psorinum à partir de bouton de gale sarcoptique. C'est un remède important de la diathèse psorique.
Plus recemment, en 1948, le Pr Bordet de l'Ecole vétérinaire d'Alfort traite les lithiases urinaires avec des isothérapiques mixtes d'urine et de calculs.

Quel est la différence entre un isothérapique  et un nosode ?

Un isothérapique provient du malade lui-même. Utilisé chez un autre sujet, il devient un nosode. 
« On peut considérer l'isothérapique comme l'équivalent d'un auto-vaccin et le nosode comme un stock vaccin » ( H.Quiquandon, vétérinaire).
Depuis 1955, les différentes substances, non chimiquement définies, provenant soit de cultures microbiennes, de sécrétions ou d'excrétions pathologiques sont appelés « biothérapiques ». Elles doivent avoir une autorisation de mise en vente en France pour être commercialisées. Leur nombre est limité à 26.

Origine des isothérapiques :

Leur origine est très variée :
Ils peuvent parvenir de secrétions et excrétions provenant du malade lui même : sang, salive, poils, squasmes....
Ils peuvent provenir de microbes isolés du malade comme le staphylocoque à partir d'une plaie cutanée, d'un colibacille isolé à partir d'urines infectées …
Ils peuvent aussi provenir de l'environnement : les hétéro-isotherapiques ou appelés exogènes : un aliment (additif alimentaire...), une plante (pollen...), un médicament ( d'anesthésie, de chimiothérapie, un vaccin...), un produit chimique (ciment, peinture...). Ils sont à l'origine de diverses formes d'allergie : alimentaire, respiratoire, cutanée...

Les contre indications :

Ils font éviter l'emploi d'un isothérapique sur un animal malade en mauvais état (cachectique par ex.) et en présence d'une tumeur maligne.

Mise en place d'un traitement :

Dans les maladies aigues, il est préférable de commencer un traitement en basse dilution (4-5 CH).
Pour les maladies chroniques, il faut souvent associer dilutions moyennes (7-9 CH) à des hautes dilutions (15-30 CH).
Il n'y a pas de protocole de traitement-type comme dans tout traitement homéopathique.
Le traitement doit être individualisé à chaque cas clinique en tenant compte de la constitution, le reflet de ce qu'il est, du tempérament de l'animal, c'est à dire la manière dont il réagit et sa diathèse homéopathique.

Quelques biothérapiques autorisés en France et les plus utilisés en médecine vétérnaire des petits animaux :

Anthracinum : 
 
Il est préparé à partir d'un lysat de foie de lapin charbonneux.
Son indication est le traitement des suppurations fétides et noirâtres

Aviaire :

C'est de la tuberculine aviaire diluée et dynamisée.
Cet ancien nosode est prescrit dans les affections chroniques (otites récidivantes, coryza chronique...).


Colibacillinum :

Il est obtenu à partir d'un lysat de colibacilles.
Il est prescrit dans les affections urinaires.

Enterococcinum :

Il est obtenu à partir d'un mélange de plusieurs souches d'entérocoques lysés.

Influenzinum :

C'est un des vaccins contre la grippe de l'Institut Pasteur.
Il est utilisé au début d'une épidémie virale et suivi par Occillococcinum.
Une indication possible dans le coryza débutant chez le chat.

Luesinum :

Il est préparé à partir de sérosités de chancre syphilitique.
Il est prescrit dans les dermatoses rebelles présentant une peau épaisse, scléreuse, fissurée...
Il semblerait être le remède de fond de la fluxion périodique du cheval. (H.Quiquandon).

Medorrhinum :

Il est obtenu à partir de sécrétions urétrales purulentes sur des sujets atteints de gonococcie.
C'est le remède des chiennes sujettes aux leucorrhées et des mâles présentant de la balanite.
Il peut être aussi prescrit dans les affections trainantes mycosiques.
Ce remède est aussi indiqué chez un animal présentant des manifestations rhumatismales chroniques améliorées par le mouvement et aggravées par l'humidité. Souvent le chien ne tient pas en place...
C'est aussi le remède de l'animal irritable. Son caractère est variable dans la journée.
Etant un remède du terrain sycotique, il est aussi prescrit sur des animaux amaigris et fatigués et dont le caractère a changé depuis qu'ils sont malades.


Psorinum :

Ce nosode biothérapique a été crée par Hering.
Il est obtenu actuellement à partir de sérosités prélevées sur des malades atteints de gale.
Il est appelé souvent le « Sulfur refroidi » anergique. Il présente 3 groupes de symptômes caractéristiques :
-l'absence de réaction organique : c'est un animal plutôt frileux.qui recherche le chaud mais craint la forte chaleur....Son état se dégrade au moindre froid ou courant d'air...
-l'alternance et la périodicité des troubles : cutanés, muqueuses, séreuses.
-des signes cutanés importants : mauvaise et forte odeur de tout le corps, éruptions croûteuses, ulcéreuses, prurit généralisé avec des complications microbiennes....
Le psychisme est un animal triste recherchant la solitude, irritable...
Ses indications sont nombreuses en dermatologie et dans les affections chroniques comme les otites chroniques du chien. A ce propos, une de mes amies, le Dr Véronique Baumann, médecin homéopathe dit avoir guéri son chien d'otites chroniques avec une seule dose de Psorimum 15 CH Auparavant, il avait reçu de nombreux traitements allopathiques aussi bien par les voies locales et générale.
. Sur un tout autre sujet, cette personne dit également avoir guéri un petit orme des cochenilles par une pulvérisation diluée de Psorium 30 CH.
C'est le remède à prescrire en présence d'un manque de réactivité aux remèdes prescrits, pourtant bien indiqués par suite d'un affaiblissement de l'organisme.

Pyrogénium :

La souche est constituée d'un autolysat de protéines de viande de bœuf, porc et de placenta humain.
Il est indiqué dans tous les états septiques pouvant résulter d'affection bactérienne, virale ou toxique.
Il sera prescrit dès le début d'une suppuration, avant la prise d'Hepar Sulfur.
Il est aussi indiqué dans les affections gastro-intestinales comme la Parvovirose canine où il est associé à Phosphorus.

Staphylococcinum, Streptococcinum :

Ils sont respectivement fabriqués à partir de souches microbiennes de staphylocoques et de streptocoque.

Staphylotoxinum :

La souche est constituée de l'anotoxine staphylococcique. Il est indiqué dans les affections dues à ce germe, notamment dans le traitement cutanées dues à ce germe.

Tuberculum crudum (TK) :

C'est l'ancienne tuberculine de Koch diluée et dynamisée. C'est le premier biothérapique qui a fait l'objet d'une étude expérimentale sur l'animal (cobayes) en 1958 par M.Tetau et S. de Luna.
C'est le remède chef de fil de la catégorie des tuberculinique. En règle générale, il ne doit jamais être prescrit d'emblée mais de préférence après un drainage....
Chez le chien, cela serait plus un remède des névrites que des rhumatismes. Il serait très fidèle dans les névrites consécutives à une arthrose cervicale avec des douleurs intenses et le besoin de changer de place. Cet état est aggravé par le froid humide.

Tuberculum residum (TR) :

Il s'agit d'une solution glycérinée renfermant les principes insolubles dans l'eau du bacille de Koch.
Son indication est dans le traitement de l'arthrose aggravée par le repos et les premiers mouvements mais amélioré par un mouvement continu.

Pour conclure, il est regrettable que certains nosodes sont interdits en France, notamment celui de la Péritonite Infectieuse Féline (PIF). D'après Mme Iréne de Villiers, immunologiste anglo-saxonne (+) ce nosode permettrait de guérir des chats atteints de cette maladie virale mortelle à pratiquement 100 % des cas cliniques dans sa forme humide (ascite + icter).
Il semblerait même que des nosodes soient utilisés Angleterre en remplacement de vaccins ce qui paraît être dangereux et non à conseiller.

Bibliographie sur ce sujet :

-Homéopathie vétérinaire. Biothérapie d' Henri Quiquandon, vétérinaire.
-Guide pratique d'homéopathie vétérinaire chez le chien, le chat et les nacs de Marie-Noëlle Issautier, vétérinaire.
-Matière Médicale des biothérapiques-nosodes d'Othon-André Julian.
-Homéopathie : connaissances et perspectives d'Alain Horvilleur et col.
Cancer et homéopathie du Dr J-L Bagot ( les hétéro-isothérapies en cancérologie).


Sites internet  sur ce sujet :

-http://www.phytanimal.fr/ : Homéopathie et Isothérapie. Un praticien à votre écoute.
-https://www.homeophyto.com/ :: les nosodes en médecine vétérinaire par le Dr Marcel, vétérinaire et le Dr Véronique Baumann, médecin.
http://homeomalin.com/quest-ce-quun-isotherapique/ par Albert-Claude Quemoun
https://www.vismedicatrixnaturae.fr/sante-generale-1/dossier-vaccination/les-nosodes-une-alte
https://hpathy.com/veterinary-homeopathy/feline-infectious-peritonitis-fip/ Written by Irene de Villiers .















mercredi 27 septembre 2017

Les affections du pancréas exocrine chez les carnivores


Le pancréas est une glande importante du tube digestif car elle a à la fois une fonction exocrine et endocrine. Dans sa fonction exocrine, le pancréas produit le suc pancréatique, sécrétion riche en bicarbonates et en enzymes (amylase, lipase, enzymes protéolytiques) et dans sa fonction endocrine des hormones ( glucagon, insuline), qui libérées dans la circulation sanguine vont agir à distance sur des tissus (ou cellules) cibles.
Bref cette glande intervient à la fois dans la digestion par la production d'enzymes et aussi dans la régulation du sucre dans l'organisme par la production d'insuline et du glucagon.

Cet article ne traitera que que des pancréatites exocrines.

Classiquement, on distingue les pancréatites aiguës et les chroniques.


LES PANCRÉATITES AIGUËS  :

Elles sont des affections graves où la vie de l'animal est en danger.
Chez les chiens, certaines races sont prédisposées comme les Terriers, les Schnauzers nains, les Cavalier King Charles, les Cockers, les Border collies et les Boxers. Les chiens âgés de plus de 5 ans y sont plus sujets.
Chez le chat, aucune race n'est prédisposée et les chats de tout âge sont concernés.


Les causes sont multiples :

Chez le chien, sont souvent incriminées une alimentation trop riche en lipides (graisses), une obésité, des troubles endocriniens (syndrome de Cushing, diabète sucré, hypothyroidie, hypercalcémie).
Chez le chat, des infections (toxoplasmose, PIF, herpèsvirose, calicivirose) peuvent en être à la cause.
Dans cette espèce, les pancréatites peuvent être aussi associées à une cholangite, une maladie inflammatoire chronique intestinale (MICI) ou à une lipidose hépatique.

Les symptômes sont variés :

Chez le chien dans 80 % des cas, il y a de l'anorexie (perte d'appétit), de l'apathie et des vomissements. L'animal présente souvent une douleur abdominale qui se traduit par une position en genu-flexion.
Une déshydratation est présente dans 45 % des cas ainsi que la diarrhée dans 35 % des cas.
Il peut y avoir aussi un épanchement abdominal et des troubles cardio-respiratoires graves (arythmie).
Chez le chat, une léthargie et une prostration sont observées dans pratiquement 100 % des cas.
De même l'anorexie ou perte d'appétit dans 97 % des cas et la déshydratation dans 92 %. Souvent le chat présente une hypothermie dans70 % et des vomissements dans 53 %.

Le diagnostic :

Chez le chien, un bilan hématologique et biochimique comme les dosages de la TLI et de la lipase spécifique pancréatique (cTLI) permet d'établir un diagnostic. Il peut être complété par des imageries médicales (radiographie, échographie) et des cyto-ponctions du pancréas.
Chez le chat, les examens sanguins sont plus limités. Un taux bas de la cobalamine peut permettre de suspecter cette affection. Aux Etats Unis, il existe un test de dépistage spécifique pour cette espèce. Quelques laboratoires d'analyse français l'utilisent en sous traitance.
Une échographie abdominale s'avère parfois utile pour établir un diagnostic différentiel avec d'autres pathologies comme une affection hépato-biliaire, un lymphome digestif, une MICI, un processus néoplasique.

Le traitement :

C'est une urgence médicale qui ne peut être soignée que dans une clinique vétérinaire.
Comme une déshydratation est souvent observée, une fluidothérapie est instituée pour lutter contre le choc, éviter une hypovolémie et des défaillances d'organes. Elle sera poursuivie jusqu'à ce que l' animal puisse boire de lui-même.
Ce traitement est associé l'administration d'antalgiques pour calmer la douleur viscérale.
Des anti-émétiques sont aussi prescrits pour calmer les vomissements ainsi que des anti acides pour éviter des ulcères gastriques.
Actuellement, la diète est contre versée. Ce qui est sûr, c'est que la réalimentation doit être progressive après le contrôle des vomissements. L'aliment doit être pauvre en lipides et être hyper digestible.

En homéopathie, il peut être prescrit :
 -pour soulager les vomissements, Phosphorus 15 CH et Lycopodium 5 CH
-pour calmer la douleur Belladona 5 CH.
-pour traiter l'arythmie cardiaque des formes graves Digitalis 7 CH.
-pour lutter contre la fatigue et l'anémie China 5 CH.

Il peut s'agir aussi d'une inflammation continue et progressive du pancréas souvent accompagnée de nécrose et de fibrose.
Chez le chien leur prévalence est sous estimée. C'est la forme la plus fréquente chez le chat.


LES PANCRÉATITES CHRONIQUES :


Les symptômes  sont peu caractéristiques :

Dans l'espèce canine, ce sont des troubles digestifs récidivants : vomissements, diarrhée, douleur abdominale, associés à une perte de poids, de la faiblesse.
Chez le chat, une anorexie est constaté dans 70 % des cas ainsi qu'une léthargie dans 52 % des cas.
Un amaigrissement est aussi possible ainsi que de la diarrhée (selles boueuses).

Le traitement :

Il consiste en l'administration d'enzymes pancréatiques lors de chaque repas (protéase, + lipase + amylase).
Ces enzymes se présentent sous différentes formes : extraits pancréatiques, pancréas frais de porc ou de bovin, spécialités vétérinaires comme  Canizyme,  Felizyme, Pancréatine ou de médicaments humains comme l'Eurobiol, le Créon....
Une complémentation en vitamine B12 est indispensable : sa carence peut-être à l'origine d'une absence de réponse au traitement enzymatique. Elle est réalisée sous forme d'injections.
L'administration d'antibiotique est parfois nécessaire en cas de dysbiose.
Chez le chat, en l'absence de réponse au traitement, une maladie concomitante (comme la MICI, la cholangite, le lymphome digestif, la maladie rénale chronique) doit être recherchée et traitée.
Un alimentation  pauvre en graisses doit être donnée. donnée 

En homéopathie, il peut être ajouté au traitement allopathique le remède de la diarrhée pancréatique, Iris versicolor 4 CH (  2 à 3 prises par jour) et aussi Pancréas 4 CH  (2 prises par jour) qui va stimuler l'organe défaillant par effet d'organothérapie.

L'administration de Cobalt-Nickel-Zinc pourra compléter le traitement : ces oligo-éléments sont bénéfiques au bon fonctionnement du pancréas. Ils peuvent être prescrits 3 jours par semaine.
 Le cobalt permet de lutter contre l'anémie.
Le nickel active les amylases salivaire et pancréatique.
Le zinc joue un rôle important dans la nutrition (sur l'absorption des glucides et des protides au niveau du tube digestif). Il est stocké dans la pancréas. 

Bibliographie :

Guide de médecine interne Chien, chat, Nac. 4 ème édition. Med'Com 2017.
Dictionnaire Pratique de Thérapeutique Chien, chat, Nac. 7 ème édition. Elsevier-Masson
La Dépêche Vétérinaire Technique : les pancréatites n° 148 (Mars 2017).
Guide pratique d'homéopathie de M.N Issautier. Le Point Vétérinaire.
Nouvelles cliniques de lithothérapie déchélatrice des Dr Max Tetau et Dr Daniel Scimena Editions Similia.


lundi 19 juin 2017

L'argent colloïdal





















(Revue Animaux Bonheur de juin 2017 n° 13)

 L'argent a toujours été un métal fascinant pour l'homme....
Par sa couleur « blanc brillant, laiteux et clair » il fut dédié à la lune ou à la déesse lunaire Artémis-Diane.
Depuis des millénaires, ce métal est réputé par la fabrication de bijoux et de monnaies.
Il figure depuis l'antiquité parmi les sept métaux sacrés, qui furent sur valorisés par l'alchimie médiévale.
Les perses, les grecs, les romains avaient constaté que les liquides (eau, vin) se conservaient plus longtemps dans des récipients en argent sans modifier leurs qualités gustatives.
Les hauts dignitaires avaient aussi coutume de manger et de boire dans des récipients en argent, ce qui semblait les préserver des maladies tout en révélant leur statut social.
Il était aussi courant de placer des pièces d'argent au fond des récipients contenant du lait ou des aliments pour en préserver la fraîcheur. Le bien-fondé de ces pratiques populaires a d'ailleurs été démontré par les recherches modernes (1).



Historique :

L'utilisation médicale de l'argent est très ancienne : les Macédoniens plaçaient des plaques en argent pour aider à la cicatrisation de leurs blessures.
Hippocrate (460-370 avant JC) enseigna à ses disciples que la fleur d'argent (poudre extra‐fine) cicatrisait les blessures ulcérées. De nombreux médecins, alchimistes, comme Pline (78 après J.C), Gerber (702‐765), Avicenne (980‐1037, Paracelse (1493‐1541) conseillaient l'usage médical de l'argent.
Au Moyen-âge, il fut même administré aux fous et aux épileptiques, crises souvent en rapport avec la lune.....
En 1869 le scientifique Ravelin indiquait que l'argent à doses infimes déployait des effets anti-microbiens.
Mais c'est surtout au XX ème siècle que les vertus thérapeutiques de l'argent furent énoncées, notamment après les études du Dr Becker aux Etats Unis en 1970.
Aujourd'hui, les meilleurs filtres à eau emploient l'argent pour éviter la contamination des bougies filtrantes .
De nombreuses compagnies aériennes utilisent ce filtre à bord de leurs avions. La NASA a choisi un système de traitement de l'eau à base de colloïdes d'argent pour ses navettes spatiales. Les Russes utilisent également l'argent colloïdal pour stériliser l'eau à bord des stations spatiales.
Aux États-Unis, certaines villes ont choisi l'argent pour le traitement des eaux usées et des piscines ainsi comme traitement pour éradiquer la légionellose des hôpitaux.
Au Japon, l'argent est utilisé dans plusieurs technologies de purification de l'air et dans les lieux de travail ; il participe à la lutte contre les toxines de l'air et autres poisons industriels. (1).



Qu'est donc l'argent colloïdal ? :

L'argent colloïdal est une solution liquide incolore et inodore composée d'eau ultra-pure et de particules d'argent dont la finesse est comprise entre 1 et 9 nanomètres . C'est une très petite taille : 2000 fois plus petit que la plus petite bactérie !
Ces ions d'argent (Ag+) sont parfaitement dissous dans l'eau.
Cette solution doit être fabriquée par électrolyse afin d'obtenir l'appellation "argent colloïdal".
Il existe de petits appareils qui permettent de le fabriquer soi-même (3).


Comment agit- il ?


D'après des études scientifiques faites aux Etats-Unis, son action peut se rapprocher d'un antibiotique à large spectre.
Les particules d'argent vont pénétrer dans les bactéries, les virus et les champignons et vont les détruire en agissant sur leur matériel génétique et leurs enzymes vitaux.(2)


Quels sont ces propriétés et indications ? :


C'est un puissant anti-infectieux, antiviral et antifongique Il est de plus immuno-stimulant et anti- inflammatoire (4).
En Europe, son utilisation par la voie buccale est interdite par l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) en médecine humaine alors qu'il est autorisé par l'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux ( FDA) aux Etats-Unis.



Les indications vétérinaires sont principalement en immunologie et en dermatologie.


En usage externe :


Pour le traitement des plaies diverses, des brûlures, des pyodermites, des mycoses, en pulvérisations ou sous un pansement.


L'argent colloïdal peut aussi servir aussi à soigner les otites et les conjonctivites.
En aérosol, il permet de traiter les affections respiratoires


En usage interne :


Il est indiqué pour traiter les maladies infectieuses chroniques, en particulier virales comme les FIV, Felv, PIF, parvoviroses , maladie de Lyme, Ehrlichiose.., toutes affections se traduisant par un déficit immunitaire.
Mon confrère le Dr Nicolas Baudin   dit à son sujet : « y a toujours intérêt à laisser de l'argent colloïdal à disposition aux chats atteints des maladies infectieuses chroniques, FIV, PIF, FeLV, calicivirose ... » (4).
Ma consoeur le Dr Bernadette Bresard conseille de le mettre dans un récipient en céramique et non en verre et en métal et développe ses indications dans son site (5).
Mon confrère le Dr Pierre May indique dans son livre de Phyto-aramothérapie (6) les posologies à utiliser avec la présentation à 15 ppm (15 mg/l) :
-chats : de 3 à 10 ml par jour.
-chien de 30 ml à 50 ml par jour.
-oiseaux et basse cour : 5 à 10 % dans l'eau de boisson et 20 % dans l'eau du bain.
-rongeurs : un ml / jour ou 10 % de l'eau de boisson.
-furet : un ml/ jour.
-reptiles : 10 % dans l'eau de boisson ou 20 % en bain.




J'ajouterai aux indications de mon confrère :
pour les chevaux : 50 ml environ
pour les poissons : le laboratoire Aquavie commercialise une solution à 10 ppm, à mettre dans l'eau de l'aquarium. Elle permet de soigner la plupart des maladies des poissons.


L'argent colloïdal peut être mis dans l'eau de boisson (la plus pure possible) ou dans un peu de nourriture.
Il est aussi possible de l'administrer avec une seringue en plastique pour les animaux récalcitrants.
Il faut le conserver à l'abri de la lumière et de la chaleur.


Bibliographie :



(1)-http://www.patou.biz/l-argent-colloidal/historique-de-l-argent-colloidal/
(2)-gesunde Verdauung - Zentrum der Gesundheit
https://www.zentrum-der-gesundheit.de › ... › Gesundheit Santé Naturel
www.biocolloidal.fr › Argent colloïdal

(4)-Nicolas Baudin, vétérinaire : aquabiovet@net - la santé animale autrement
laboaquabiovet.com/

(5)-Bernadette Bresard , vétérinaire: vetholistic
argent-colloidal-animaux.eklablog.com/

(6)- Pierre May, vétérinaire : Guide Pratique d'Aromathérapie pour animaux de compagnie (Editions Med'Com).


Dr Serge Arnaud, vétérinaire
arnaudveto.blogspot.com





Article publié dans la revue "Animaux Bonheur" n° 13 et écrit par moi-même.

Article non copiable. Droits réservés à l'auteur.



Pour avoir des renseignements complémentaires , allez sur le blog : arnaudveto.blogspot.com

mercredi 10 mai 2017

Coriolus versicolor

Coriolus versicolor , PSP et cancers

Par Mélanie Delongeas, docteur-vétérinaire



En 2012, Brown et ses collaborateurs(1) ont mené une étude clinique sur 15 chiens atteints d’hémangiosarcome splénique (tumeur de la rate de très mauvais pronostic). Après avoir subi une splénectomie (ablation de la rate), les chiens ont reçu (uniquement) du PSP par voie orale. Les chiens ont été répartis en 3 groupes, recevant respectivement 25, 50 et 100mg/kg/jour de PSP. Outre l’excellente tolérance du PSP chez le chien, cette étude montre un retardement de l’apparition des métastases proportionnelle à la dose de PSP (médiane à 112 jours à la dose de 100mg/k/jour contre 30jours à 25mg/kg/jour). En outre, la médiane de survie du groupe recevant 100mg/kg/jour de PSP est de 199 jours,  alors que les médianes de survie rapportées dans la bibliographie lors d’hémangiosarcome splénique sont de 86 jours après splénectomie seule(15) et 133 à 178 jours après splénectomie suivie d’une chimiothérapie selon le protocole utilisé(4, 9).
Mais qu’est donc ce PSP ?...

CORIOLUS VERSICOLOR :

Le  Coriolus versicolor a de nombreuses appellations : il est aussi connu sous le nom de Trametes versicolor, Polyporus versicolor, Polysticutus versicolor, mais aussi en Turkey Tail en anglais, Kawaratake en japonais ou encore Yun Zhi en chinois.
Il s’agit d’un champignon de l’ordre des Basidiomycetes et de la famille des polyporaceae, qui semble être répandu dans les forêts du monde entier. Il s'attaque principalement aux arbres feuillus en mauvaise santé, morts ou abattus. Il est constitué d’un mycelium (enchevêtrement de petits filaments) et d’un carpophore (= fruit, ≈ pied+chapeau).
Le  Coriolus versicolor est un champignon comestible, mais n’est jamais mangé tel quel du fait d’une lignosité importante. Il est donc préférentiellement utilisé comme épice, au goût relativement proche de la cannelle.
Le  Coriolus versicolor fait partie de la pharmacopée traditionnelle dans de nombreux pays d’Asie (en particulier en Chine et au Japon), où il est utilisé depuis très longtemps. Plus que le champignon entier, ce sont principalement les vertus et l’innocuité de macrolécules qui en sont spécifiquement extraites (les polysaccharopeptides), et en particulier le PSP et le PSK, qui ont été très étudiées.

Le  Coriolus versicolor contient des polysaccharopeptides. Ce sont des macromolécules composées de polysaccharides (= sucres complexes) associées à des polypeptides (=protéines de faible poids moléculaires).
Le PSP est un polysaccharopeptide extrait à partir du mycelium de la souche COV-1 de  Coriolus versicolor alors que le PSK provient de la souche CM-101.
A noter : plus de 120 souches de  Coriolus versicolor sont actuellement répertoriées.
Le PSP et le PSK contiennent des liaisons β1-3 glycosidiques, que l’on retrouve dans un grand nombre d’extraits polysaccharidiques de champignons (ex : lentinane de shiitake, grifolane de Maïtake, schizophyllane…), et que la littérature associe à un soutien de l’immunité (Chen, 2007). Ces molécules sont qualifiées de BRM = Biologic response modifier(16) (= modificateurs de la réponse biologique).

Le PSP et le cancer : données bibliographiques
:


Du fait de sa très large utilisation en Asie, le PSP a fait l’objet d’un nombre excessivement important d’étude scientifiques.  Ces dernières ont permis (entre autres) de montrer que :
Le PSP contribue au développement de l’immunité : il favorise le recrutement des cellules immunitaires(12), active le complément et les cytokines pro-inflammatoires(16) et normalise la lignée blanche(13).
Le PSP agit sur les cellules cancéreuses de façon ciblée : il favorise l’apoptose(2), inhibe l’angiogénèse(5,11), inhibe la prolifération cellulaire(2,8), réduit l’invasion tissulaire et les métastases(1,5,11).
Le PSP agit en synergie avec certaines chimiothérapies : il potentialise la cytotoxicité de la doxorubicine et de l’étoposide(7, 14) et contrebalance l’immunodépression induite par le cyclophosphamide(6)
Le PSP permet une amélioration de la qualité de vie, en diminuant les effets para-néoplasiques (induits par le cancer) et les effets indésirables de la chimio- et de la radiothérapie : diminution la fatigue, la perte de poids, l’anorexie, les nausées, les vomissements et la douleur (10, 13), etc…
L’action du PSP et du PSK a été étudié sur des types tumoraux très variés : leucémies, lymphomes, myélomes, tumeurs hépatiques, mammaires, ovariens, prostatiques, gastriques, intestinales, pulmonaires, carcinomes naso-pharyngés, mélanomes, leucémies, lymphomes, myélomes…
Si certaines études se sont intéressées aux effets du PSP ou du PSK de  Coriolus versicolor administré en parallèle des thérapies conventionnelles (chimio- et/ou radiothérapie), bon nombre d’études ont également considéré les effets du PSP (ou du PSK) utilisé seul.

Bon à savoir : Les propriétés immuno-modulatrices des β1-3 glucanes ont fait l’objet de nombreuses études prometteuses sur un grand nombre de troubles autres que le cancer chez l’Homme : infections bactériennes, fongiques et virales,  immuno-dépression, diabète, cicatrisation cutanée, atopie, etc… Peut-être serait-il intéressant d’en faire profiter nos animaux de compagnie ?...

NB : le  Coriolus versicolor n’est pas autorisé chez l’Homme en Europe. Il n’a en effet jamais fait l’objet d’un dossier lui autorisant d’être inscrit en tant que « Novel Food ».

VERSIKOR 500 :

Le laboratoire vétérinaire SUM LAB VET vient de commercialiser un complément alimentaire contenant ce champignon sous le nom de Versikor 500. Il se présente sous forme de comprimés appétants. La posologie journalière est d'un comprimé pour 5 kg .
Actuellement des conférences d'information auprès de la profession vétérinaire ont lieu en France 
 Des publications vétérinaires françaises devraient paraitre et seront ajoutées à cet article sous la forme de liens. Voici la première :

 "Une étude clinique sur l’utilisation du Versikor500® (seul) a été menée par OCR (Oncovet Clinical Research) sur 20 chiens atteints de tumeurs solides n’ayant pas été opérées ou retirées mais dont les marges de chirurgie ne sont pas saines (tissu tumoral n’ayant pas été retirée dans sa totalité) et/ou métastasées.Outre l’impact du Versikor500® sur l’immunité de ces animaux souffrant d’un cancer, la qualité de vie des chiens et de leurs propriétaires ont été monitorées. Les résultats de cette étude, excessivement encourageants, seront présentés lors du congrès de la société européenne des vétérinaires cancérologues (ESVONC) fin mai 2018. Ils seront ensuite disponibles sur le site www.versikor500.com."
 



Références bibliographiques (liste non exhaustive !)
:

Brown, D. C., & Reetz, J. (2012). Single agent polysaccharopeptide delays metastases and improves survival in naturally occurring hemangiosarcoma. Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine,2012

Cai, X., Pi, Y., Zhou, X., Tian, L., Qiao, S., & Lin, J. (2010). Hepatoma cell growth inhibition by inducing apoptosis with polysaccharide isolated from Turkey tail medicinal mushroom, Trametes versicolor (L.: Fr.) Lloyd (Aphyllophoromycetideae). International Journal of Medicinal Mushrooms, 12(3).

Eliza, W., K Fai, C., & P Chung, L. (2012). Efficacy of Yun Zhi ( Coriolus versicolor) on survival in cancer patients: systematic review and meta-analysis. Recent patents on inflammation & allergy drug discovery, 6(1), 78-87.

Hammer, A. S., Couto, C. G., Filppi, J., Getzy, D., & Shank, K. (1991). Efficacy and toxicity of VAC chemotherapy (vincristine, doxorubicin, and cyclophosphamide) in dogs with hemangiosarcoma. Journal of Veterinary Internal Medicine, 5(3), 160-166.

Ho, J. C. K., Konerding, M. A., Gaumann, A., Groth, M., & Liu, W. K. (2004). Fungal polysaccharopeptide inhibits tumor angiogenesis and tumor growth in mice. Life sciences, 75(11), 1343-1356.

Huang, R., Zhang, J., Liu, Y., Hao, Y., Yang, C., Wu, K., ... & Wu, C. (2013). Immunomodulatory effects of polysaccharopeptide in immunosuppressed mice induced by cyclophosphamide. Molecular medicine reports, 8(2), 669-675.

Hui, K. P. Y., Sit, W. H., & Wan, J. M. F. (2005). Induction of S phase cell arrest and caspase activation by polysaccharide peptide isolated from  Coriolus versicolor enhanced the cell cycle dependent activity and apoptotic cell death of doxorubicin and etoposide, but not cytarabine in HL-60 cells. Oncology reports, 14(1), 145-155

Kenyon-Dove, K. (2003). Observational non-controlled study of the use of  Coriolus versicolor supplementation in 30 cancer patients. Mycology News, 1(8), 2-4.

Lana, S., U'ren, L., Plaza, S., Elmslie, R., Gustafson, D., Morley, P., & Dow, S. (2007). Continuous Low‐Dose Oral Chemotherapy for Adjuvant Therapy of Splenic Hemangiosarcoma in Dogs. Journal of veterinary internal medicine,21(4), 764-769.

Liu, J. X., & Zhou, J. Y. (1993, November). Phase II clinical trial for PSP capsules. In PSP International Symposium (pp. 183-208). Fudan University Press Hong Kong.

Luo, K. W., Yue, G. G. L., Ko, C. H., Lee, J. K. M., Gao, S., Li, L. F., ... & Bik-San Lau, C. (2014). In vivo and in vitro anti-tumor and anti-metastasis effects of  Coriolus versicolor aqueous extract on mouse mammary 4T1 carcinoma. Phytomedicine, 21(8), 1078-1087.

Sekhon, B. K., Sze, D. M. Y., Chan, W. K., Fan, K., Li, G. Q., Moore, D. E., & Roubin, R. H. (2013). PSP activates monocytes in resting human peripheral blood mononuclear cells: Immunomodulatory implications for cancer treatment. Food chemistry, 138(4), 2201-2209.

Tsang, K. W., Lam, C. L., Yan, C., Mak, J. C., Ooi, G. C., Ho, J. C., ... & Lam, W. K. (2003).  Coriolus versicolor polysaccharide peptide slows progression of advanced non-small cell lung cancer. Respiratory medicine, 97(6), 618-624.

Wan, J. M. F., Sit, W. H., & Louie, J. C. Y. (2008). Polysaccharopeptide enhances the anticancer activity of doxorubicin and etoposide on human breast cancer cells ZR-75-30. International journal of oncology, 32(3), 689-699.

Wood, C. A., Moore, A. S., Gliatto, J. M., Ablin, L. A., Berg, R. J., & Rand, W. M. (1998). Prognosis for dogs with stage I or II splenic hemangiosarcoma treated by splenectomy alone: 32 cases (1991-1993). Journal of the American Animal Hospital Association, 34(5), 417-421.

Yang, Q. Y. (1999). Yun Zhi polysaccharopeptide (PSP) and the general aspects of its research. Advanced Research in PSP, 29-38.

bibliographie PSP : http://www.versikor500.com/wp-content/uploads/LESSENTIEL-Coriolus-versicolor.pdf

https://cancerologieveterinaire.wordpress.com/2018/09/01/la-mycotherapie-enfin-disponible-en-medecine-veterinaire-avec-le-versikor-500/

Contact :



SUM LAB VET  :  tél : 04 81 91 60 50
  
 
Petit commentaire d'Arnaudveto :
Mon confrère le Dr Pierre May écrit dans son livre de phytothérapie-aromathérapie pour les animaux de compagnie :
"Nous l'associons toujours à Ganoderma lucidum et à la vitamine D dans les cancers...ainsi que dans les maladies virales...".