Membres

Vos impressions ici :



Écrivez vos impressions sur ce blog et son auteur (et non des demandes de renseignements)

http://www.livre-dor.net/livre.php?livredor=130290.

mercredi 27 septembre 2017

Les affections du pancréas exocrine chez les carnivores


Le pancréas est une glande importante du tube digestif car elle a à la fois une fonction exocrine et endocrine. Dans sa fonction exocrine, le pancréas produit le suc pancréatique, sécrétion riche en bicarbonates et en enzymes (amylase, lipase, enzymes protéolytiques) et dans sa fonction endocrine des hormones ( glucagon, insuline), qui libérées dans la circulation sanguine vont agir à distance sur des tissus (ou cellules) cibles.
Bref cette glande intervient à la fois dans la digestion par la production d'enzymes et aussi dans la régulation du sucre dans l'organisme par la production d'insuline et du glucagon.

Cet article ne traitera que que des pancréatites exocrines.

Classiquement, on distingue les pancréatites aiguës et les chroniques.


LES PANCRÉATITES AIGUËS  :

Elles sont des affections graves où la vie de l'animal est en danger.
Chez les chiens, certaines races sont prédisposées comme les Terriers, les Schnauzers nains, les Cavalier King Charles, les Cockers, les Border collies et les Boxers. Les chiens âgés de plus de 5 ans y sont plus sujets.
Chez le chat, aucune race n'est prédisposée et les chats de tout âge sont concernés.


Les causes sont multiples :

Chez le chien, sont souvent incriminées une alimentation trop riche en lipides (graisses), une obésité, des troubles endocriniens (syndrome de Cushing, diabète sucré, hypothyroidie, hypercalcémie).
Chez le chat, des infections (toxoplasmose, PIF, herpèsvirose, calicivirose) peuvent en être à la cause.
Dans cette espèce, les pancréatites peuvent être aussi associées à une cholangite, une maladie inflammatoire chronique intestinale (MICI) ou à une lipidose hépatique.

Les symptômes sont variés :

Chez le chien dans 80 % des cas, il y a de l'anorexie (perte d'appétit), de l'apathie et des vomissements. L'animal présente souvent une douleur abdominale qui se traduit par une position en genu-flexion.
Une déshydratation est présente dans 45 % des cas ainsi que la diarrhée dans 35 % des cas.
Il peut y avoir aussi un épanchement abdominal et des troubles cardio-respiratoires graves (arythmie).
Chez le chat, une léthargie et une prostration sont observées dans pratiquement 100 % des cas.
De même l'anorexie ou perte d'appétit dans 97 % des cas et la déshydratation dans 92 %. Souvent le chat présente une hypothermie dans70 % et des vomissements dans 53 %.

Le diagnostic :

Chez le chien, un bilan hématologique et biochimique comme les dosages de la TLI et de la lipase spécifique pancréatique (cTLI) permet d'établir un diagnostic. Il peut être complété par des imageries médicales (radiographie, échographie) et des cyto-ponctions du pancréas.
Chez le chat, les examens sanguins sont plus limités. Un taux bas de la cobalamine peut permettre de suspecter cette affection. Aux Etats Unis, il existe un test de dépistage spécifique pour cette espèce. Quelques laboratoires d'analyse français l'utilisent en sous traitance.
Une échographie abdominale s'avère parfois utile pour établir un diagnostic différentiel avec d'autres pathologies comme une affection hépato-biliaire, un lymphome digestif, une MICI, un processus néoplasique.

Le traitement :

C'est une urgence médicale qui ne peut être soignée que dans une clinique vétérinaire.
Comme une déshydratation est souvent observée, une fluidothérapie est instituée pour lutter contre le choc, éviter une hypovolémie et des défaillances d'organes. Elle sera poursuivie jusqu'à ce que l' animal puisse boire de lui-même.
Ce traitement est associé l'administration d'antalgiques pour calmer la douleur viscérale.
Des anti-émétiques sont aussi prescrits pour calmer les vomissements ainsi que des anti acides pour éviter des ulcères gastriques.
Actuellement, la diète est contre versée. Ce qui est sûr, c'est que la réalimentation doit être progressive après le contrôle des vomissements. L'aliment doit être pauvre en lipides et être hyper digestible.

En homéopathie, il peut être prescrit :
 -pour soulager les vomissements, Phosphorus 15 CH et Lycopodium 5 CH
-pour calmer la douleur Belladona 5 CH.
-pour traiter l'arythmie cardiaque des formes graves Digitalis 7 CH.
-pour lutter contre la fatigue et l'anémie China 5 CH.

Il peut s'agir aussi d'une inflammation continue et progressive du pancréas souvent accompagnée de nécrose et de fibrose.
Chez le chien leur prévalence est sous estimée. C'est la forme la plus fréquente chez le chat.


LES PANCRÉATITES CHRONIQUES :


Les symptômes  sont peu caractéristiques :

Dans l'espèce canine, ce sont des troubles digestifs récidivants : vomissements, diarrhée, douleur abdominale, associés à une perte de poids, de la faiblesse.
Chez le chat, une anorexie est constaté dans 70 % des cas ainsi qu'une léthargie dans 52 % des cas.
Un amaigrissement est aussi possible ainsi que de la diarrhée (selles boueuses).

Le traitement :

Il consiste en l'administration d'enzymes pancréatiques lors de chaque repas (protéase, + lipase + amylase).
Ces enzymes se présentent sous différentes formes : extraits pancréatiques, pancréas frais de porc ou de bovin, spécialités vétérinaires comme  Canizyme,  Felizyme, Pancréatine ou de médicaments humains comme l'Eurobiol, le Créon....
Une complémentation en vitamine B12 est indispensable : sa carence peut-être à l'origine d'une absence de réponse au traitement enzymatique. Elle est réalisée sous forme d'injections.
L'administration d'antibiotique est parfois nécessaire en cas de dysbiose.
Chez le chat, en l'absence de réponse au traitement, une maladie concomitante (comme la MICI, la cholangite, le lymphome digestif, la maladie rénale chronique) doit être recherchée et traitée.
Un alimentation  pauvre en graisses doit être donnée. donnée 

En homéopathie, il peut être ajouté au traitement allopathique le remède de la diarrhée pancréatique, Iris versicolor 4 CH (  2 à 3 prises par jour) et aussi Pancréas 4 CH  (2 prises par jour) qui va stimuler l'organe défaillant par effet d'organothérapie.

L'administration de Cobalt-Nickel-Zinc pourra compléter le traitement : ces oligo-éléments sont bénéfiques au bon fonctionnement du pancréas. Ils peuvent être prescrits 3 jours par semaine.
 Le cobalt permet de lutter contre l'anémie.
Le nickel active les amylases salivaire et pancréatique.
Le zinc joue un rôle important dans la nutrition (sur l'absorption des glucides et des protides au niveau du tube digestif). Il est stocké dans la pancréas. 

Bibliographie :

Guide de médecine interne Chien, chat, Nac. 4 ème édition. Med'Com 2017.
Dictionnaire Pratique de Thérapeutique Chien, chat, Nac. 7 ème édition. Elsevier-Masson
La Dépêche Vétérinaire Technique : les pancréatites n° 148 (Mars 2017).
Guide pratique d'homéopathie de M.N Issautier. Le Point Vétérinaire.
Nouvelles cliniques de lithothérapie déchélatrice des Dr Max Tetau et Dr Daniel Scimena Editions Similia.


2 commentaires:

Arnaud Veto a dit…

Pour faire un commentaire ou demander un renseignements, allez au démarrage du blog.
Merci

Funda Durer a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.