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mercredi 30 novembre 2016

Hyperthyroïdie féline

Arnaud Veto

L'hyperthyroïdie féline



« L'hyperthyroïdie féline est la maladie endocrinienne la plus fréquente dans l'espèce féline et touche selon les études 8,9 à 11,4 % des chats âgés » (1).
Elle est liée dans plus de 95 % des cas à une tumeur sécrétante bénigne (adénome) et exceptionnellement à une tumeur maligne contrairement au chien (2).


Les symptômes :


-une perte de poids
-une certaine nervosité qui peut aller jusqu'à l'agressivité
-une polyphagie : appétit augmenté
-un syndrome polydipsie-polyurie : soif augmentée comme l'émission des urines.
-des troubles digestifs comme vomissements et diarrhée.
-des troubles de la régulation thermique : la chaleur est mal supportée.
-des anomalies cardiaques notamment de la tachycardie, présence d'un souffle cardiaque parfois.
-une insuffisance rénale secondaire : à surveiller.
-d'autres symptômes moins fréquents comme des hémorragies oculaires et des troubles respiratoires.

Le diagnostic :


-La clinique observée permet une orientation médicale en direction de cette affection.
Elle peut être validée par la présence d'un nodule en région cervicale.
-L'échographie permet de mettre en évidence la tumeur et de réaliser un bilan d'extension local.
-Le laboratoire va permettre de poser un diagnostic de certitude avec le dosage de la T4 basale et éventuellement de la TSH.
-La scintigraphie permettra de localiser les tissus sécrétants et d'éventuels tissus ectopiques cervicaux ou médiastinaux.

Les traitements :


1)- classiques :


Trois options sont envisageables :

-La chirurgie consiste à, l'ablation de la tumeur.
-La radiothérapie à l'iode radio-actif (131) dans un établissement spécialisé comme l'Ecole vétérinaire d'Alfort. Cela nécessite une hospitalisation de 15 jours. Il n'y a que peu de complications ou d'hypothyroïdie secondaire. Cependant cette méthode est onéreuse.
-Le traitement médical : il consiste en l'administration de médicaments anti thyroïdiens qui seront donnés à vie.
Deux molécules sont actuellement disponibles :

-Le Thiamazole (Felimazole) :

Il est prescrit au début à la dose d'un comprimé à 2,5 mg matin et soir et nécessite de surveiller les fonctions rénales et hépatique ainsi que la NF au bout de quelques semaines de traitement.
Il peut être la cause de perte d'appétit et parfois de vomissements (15 % à 20 des cas selon les auteurs) de troubles cutanés comme du prurit et la formation de croûtes sur le crane et le cou. (2 % des cas). Tous ces effets secondaires disparaissent avec l'arrêt du traitement.

-Le Carbimazole (Vidalta) :

C'est un précurseur du Thiamazole
La posologie initiale est d'un comprimé à 15 mg par jour.
Comme effets indésirables parmi les plus fréquents : des vomissements, de la diarrhée (10 % des cas) une baisse d'appétit, de la tachycardie , des perturbations de la NF et parfois des troubles dermatologiques (prurit).

Ces médicaments sont à éviter en cas d'hépatite primaire grave, de diabète sucré, d'une maladie auto-immune ou des perturbations du sang (thrombopénie, anémie, leucopénie...).
De même en cas de gestation et d'allaitement.

2)- de phytothérapie :




- Lycopus europaeus TM :

Le lycope (Lycopus europaeus, L. virginicus) est probablement la plante la plus efficace pour diminuer l’activité de la thyroïde (3) C’est une lamiacée vivace qui se trouve  dans les lieux humides, les bords des cours d’eau, les marécages et les fossés humides. 
Cette plante est en teinture-mère. 
La posologie chez le chat est d'une goutte par kg et par jour : à répartir en 2 prises.
En raison de la présence de l'alcool, ce médicament doit être dilué dans un peu d'eau.





3)- d'homéopathie :


-Iodum :

L'iode est indispensable pour le fonctionnement des hormones thyroïdiennes.
Des intoxications à l'Iode ont montré des symptômes caractéristiques de l'hyperthyroïdie.
Il est donc capable de traiter ces mêmes troubles quand il est prescrit en doses infinitésimales par le principe homéopathique de la loi de similitude. « Iodum s'avère fidèle dans son action » (4).
Il pourrait être prescrit en 5 CH ou 9 CH à raison d'une prise de 3 granules matin et soir.
Ses dérivés (Arsenicum iodatum, Calcarea iodata, Kalium iodatum, Natrium iodatum, Sulfur iodatum) peuvent être aussi utilisés en fonction de la pathogénésie observée.
Natrum muriaticum peut être complémentaire en présence d'un chat maigre et constipé.

-Thyroïdinum ou Thyroïdea :

C'est de l'extrait de la thyroïde prélevé sur des animaux de boucherie.
Il est surtout utilisé en basses dilutions (5 CH) en cas d'hypothyroïdie pour stimuler la glande.
En théorie, les hautes dilutions devraient être freinatrices,mais cette action n'est pas toujours ici observée. Donc prudence car  les hautes dilutions de Tyroïdinum  sont parfois stimulatrices (4): se limiter à 9 CH.

-Chromium sulfuricum 7 CH : en cas de tachycardie, exophtalmie et faiblesse musculaire avec parfois des troubles moteurs : 3 granules , 2 fois par jour.

_Lycopus virginicus 7 CH : exophtalmie, tachycardie importante avec un coeur irrégulier avec  tendance à la diarrhée : 3 granules, 2 fois par jour.

-Vespa complexe Lehning n°46 :

Ce complexe homéopathique contient  aussi du Lycopus virginicus et aussi des composés iodés comme Arsenicum album et Kalium iodatum..
Le solvant étant de l'éthanol à 47 % il est difficilement utilisable chez le chat



Cependant, je connais des confrères qui l'utilisent à la posologie d'une goutte par kg de poids à répartie en 2 prises quotidiennes.

  • Médicaments complémentaires :

    -Cardine 5 CH :
Les chats atteints d'hyperthyroïdie présentent souvent des troubles cardiaques.
Un médicament d'organothérapie Cardine 5 CH peut être alors prescrit en complément du traitement.

       -le Sérum d'anguille 5 CH :

En raison d'une hypertension, les chats hyper-thyroïdiens sont souvent en insuffisance rénale. Ce médicament sera donné matin et soir à raison de 3 granules par prise. Un contrôle régulier de la fonction rénale est recommandé (1).



Pour conclure, en plus de ces traitements, qu'ils soient allopathiques ou phyto-homéopathique, il est bon de prévoir une alimentation pauvre en iode, cet oligoélément étant nécessaire à la synthèse des hormones thyroïdiennes. Les aliments les plus riches en iode sont à éviter :  le sel, les produits laitiers (fromages), le jaune d'oeuf, la charcuterie (jambon) les poissons de mer (morue fraiche, sardines, maquereau, saumon fumé...) et les crustacés (crevettes dont les chats sont souvent friands!)..
La maison d'aliments Hill’s a formulé une nourriture carencée en iode : le YD prescription Diet.

Bibliographie sommaire :


(1)- Gérer l'hyperthyroïdie par Miguel Campos . La Dépêche Vétérinaire du 28 novembre 2016.
(2)- Dictionnaire Pratique de Thérapeutique du Dr Robert Moraillon et col. Editions Elsevier Masson
(3) -Moore, Michael, « Specific Indications for Herbs in General Use » (3ème édition ).
https://www.altheaprovence.com/blog/hyperthyroidie/
(4) -Homéopathie : connaissances et perspectives des Drs A. Horvilleur et col. Editions Elservier Masson.

jeudi 11 février 2016

Homéopathie et cancers


Carcinome à l'oreille
 «L'utilisation de l'homéopathie en cancérologie a doublé ces 4 dernières années... ; 400.000 personnes bénéficient actuellement d'un traitement complémentaire homéopathique en cancérologie en France... » tels sont les propos du Dr J.L Bagot, médecin qui exerce notamment dans un service de soins palliatifs à Strasbourg.



L'homéopathie ne peut pas à elle seule traiter les affections cancéreuses.

Elle est cependant un complément de traitement intéressant pour limiter les effets iatrogènes de la chimiothérapie et aussi restaurer une immunité, malmenée par la chimiothérapie.



1)- L'acte chirurgical :



Souvent le traitement d'un cancer commence par un acte chirurgical qui est une d'agression pour l'organisme....



a)- Prescriptions avant l'opération :



-Prévenir le sentiment d'abandon et de peur de l'animal : Gelsemium 30 CH : un tube-dose* la veille au soir de l'opération, et le lendemain matin au réveil.

-Prévenir le traumatisme chirurgical, le choc opératoire, la douleur : un tube-dose d'Arnica 9 CH, la veille au soir de l'opération.

-Prévenir des saignements per opératoires : un tube-dose de China Rubra 9 CH, la veille au soir de l'opération.



b)- Prescriptions après l'opération :



-Traiter les effets secondaires de l'anesthésie, l'état nauséeux, la constipation : Opium 5 CH granules : une prise, à renouveler si nécessaire.

-Traiter les effets secondaires de médicaments allopathiques ( analgésiques...) : un tube-dose de Nux vomica 15 CH

-Traiter les hématomes et les pertes de sang pendant l' opératoire  : China rubra 5 CH + Arnica 5 CH : 3 prises** / jour.

En cas d'hémorragies, ajouter Phosphorus 5 CH (sang rouge) ou Hamamelis 5 CH (sang foncé) :en prises, à renouveler selon le résultat obtenu.

-Accélérer la cicatrisation (plaie linéaire) : Staphysagria en échelle : 7-9-12-15 CH, un tube-dose par jour.



2)- Les traitements de chimiothérapie :



Ils sont souvent à l'origine des effets secondaires que l'homéopathie peut atténuer et permet de mieux supporter ces traitements agressifs mais nécessaires.



a)- Troubles hématologiques :



Les cellules sanguines sont détruites par la chimio...



-l'anémie (baisse de globules rouges) :



L'homéopathie peut stimuler la fabrication de globules rouges :

-Meduloss 5 CH : 2 à 3 prises par jour.

-Ferrum Muriaticum 5 CH indiqué particulièrement dans les hémopathies malignes (tumeur de la rate).

-China rubra 5 CH : suite à des pertes de sang. 2 à 3 prises par jour



-La leucopénie (baisse des globules blancs) :



L'homéopathie peut stimuler la fabrication de globules blancs :

-Meduloss 5 CH : 2 à 3 prises par jour.

-Natrum muriaticum 5 CH dans les leucopénies dues à la chimiothérapie : 2 prises par jour.



La thrombopénie (baisse des plaquettes sanguines) :



L'homéopathie peut stimuler la fabrication des plaquettes :

Meduloss 5 CH : 2 à 3 prises par jour.

-Crotalus horridus 5 CH en complémentaire : 2 à 3 prises par jour.



b)- Troubles digestifs :



Les cellules du tube digestif sont perturbées par l'action des médicaments administrés par voie orale....



-Nausées et vomissements alimentaires : Nux vomica 5 CH, 2 à 3 fois par jour.

-Ballonnements de l'abdomen, diarrhée épuisante post prandiale : China 5 CH

-Dégoût de la nourriture, langue pâteuse, blanchâtre : Antimonium crudum 5 CH , 2 à 3 fois par jour.

-Digestion longue et difficile, amaigrissement et ictère : Chelidonium 5 ch et Lycopodium 5 CH, 2 à 3 fois par jour.

Il existe aussi la formule : Chélidonium composée de Boiron.

-Constipation  avec des intestins bloqués : Opium 9 CH, 3 prises par jour.

-Diarrhée :

*selles fétides, aqueuses : Podophyllum 5 CH , à renouveler toutes les heures !

*selles après avoir mangé ou bu, insécurité du sphincter anal : Aloe 5 CH , 3 prises par jour.

Il existe aussi la formule Aloe composé de Boiron.

*diarrhée très liquide, épuisante : China 5 CH, toutes les 2 heures jusqu’amélioration.

Il existe aussi la formule China complexe n° 107 de Lehning.



c)-de dermatologie :



La peau est un émonctoire qui va éliminer les médicaments et substances étrangères à l'organisme au même titre que le foie, les reins, l'intestin, les poumons...

Et cela peut se traduire par des démangeaisons...



Pour traiter le prurit (les démangeaisons) :

*Apis mellifica 15 CH : œdème de la peau, type urticaire, amélioré par des applications d'eau froide. A donner toutes les heures jusqu'amélioration.

*Urtica urens 5 CH : urticaire généralisé, aggravé au contact de l'eau froide . Trois prises par jour.

*Poumon-histamine 15 CH en alternance avec Apis 15 CH, toutes les heures, pour toutes allergies.


Vérifier aussi le bon fonctionnement du foie car les problèmes de peau sont dues souvent à un foie défaillant...
Les médicaments de la chimiothérapie sont métabolisés par les enzymes du foie (les cytochromes hépatiques).

Pensez à donner un traitement hépato-protecteur comme: Chelidonium 4 DH + Carduus marinus 4 DH + Taraxacum 4 DH + Solidago 4 CH (ââ), pour assurer un bon drainage après tout traitement durant 4 à 5 jours.



Une pommade à base de Calendula peut être appliquée localement à cause de ses propriétés antiseptiques, adoucissantes et cicatrisantes.



d)- rénale :



Nettoyer et protéger le filtre...



Pour soutenir la fonction rénale défaillante : Rénine 5 CH, 2 prises par jour.

Pour traiter l'insuffisance rénale : Sérum d'Anguille 5 CH : 2 à 3 prises par jour.

Comme traitement de fond : Mercurius solubilis 9 CH : une prise par jour ou en 15 CH, un tube-dose par semaine.



e)- baisse des défenses immunitaires :



Rapidement, l'organisme se trouve sans défense !



- Thymuline : elle intervient dans le processus de fabrication des lymphocytes T qui jouent un rôle important dans la défense de l'organisme :

-soit en 5 CH, 7 CH, : 2 prises par jour.

-soit en 9 CH : une dose par semaine.

-L'ADN et l'ARN : ils présentent un effet positif sur l'état général. Ils préviennent les leucopénies, les anémies, favorisent la cicatrisation des plaies... : en 5 CH, 7 CH, 9 CH, en prises matin et soir durant un mois environ.

-Silicea: il agit sur les infections suppuratives et sur la leucopénie : en 9 CH : un tube-dose par semaine.





f)- de la cortico-thérapie :

La plupart des traitements de chimiothérapie sont accompagnés de corticoïdes pour améliorer la tolérance et éviter les réactions allergiques.
Cela peut être à l'origine d'une baisse des défenses immunitaires, d'une hypertension, d'une prise de poids, d'un diabète....
Pour limiter ces risques, Cortisone 5 CH peut être ajouté au traitement allopathique : 2 prises par jour. 
En cas d'un traitement de cortico-thérapie plus long, donnez Thuya 15 CH à raison d'un tube-dose par quinzaine. 






g)- l'hétéro-isothérapie de la chimiothérapie :



Ces dilutions homéopathiques de la substance administrée permet de limiter les intolérances médicamenteuses.

Il existe donc des isotherapiques de Cisplatine, Fluorouracile, doxorubicine, cyclophosphamide, chlorambucil...

Habituellement, elles sont prescrites en 7 CH, une fois par 
jour.

h)-Traitements homéopathiques complémentaires :(la Lithothérapie déchélatrice) :



-Monazite DH 8 :



Ce minerai radio-actif apporte à l'organisme un ensemble de métaux rares (Cérium, lanthane,Ytrium, uranium...).

Il est indiqué dans toutes les formes de cancers, même avec métastases, et dans les leucopénies : 2 prises par jour.



-Argent natif DH 8 :



Il présente des propriétés anti infectieuse, anti inflammatoire et antalgique : 2 prises par jour.



-Galène DH 8 :



Riche en plomb, il est indiqué dans les états cancériniques ( du rein notamment) : 2 prises par jour.

Une indication personnelle : lymphomes digestifs du chat Monazite argent + Galène en DH 8.
Il est conseillé de donner séparement ces médicaments séparément  dans la journée.


Pour information : 

-*Un tube-dose (de globules) : à donner en totalité.
-**Une prise correspond à 3 à 5 granules. 





Conclusion :



L'homéopathie bien prescrite permet de soutenir et d'améliorer l'état général durant les traitements de chimiothérapie, tout en diminuant les effets secondaires.

L'absence d'interaction médicamenteuse avec les traitements du cancer lui procure une grande sécurité d'emploi.

Son absence d'effets secondaires et son faible coût plaident aussi en sa faveur.



Bibliographie pratique :



-Bagot J.L :

Cancer et homéopathie : guide pratique Unimedica éditions 2012.

-Utilisation des hétéro-isothérapies en cancérologie, la revue d'homéopathie Juin 2010.

-Quenoun A.C :

Homéopathie : guide pratique, Quotidien Malin éditions 2010

-Tetau M et Sciemeca D :

-Nouvelles cliniques de lithothérapie déchélatrice, Similia éditions 1997.

-Issautier M.N :
Guide pratique d'homéopathie, le Point Vétérinaire éditions 2014.

-Arnaud S. :    
Immunité et homéopathie : arnaudveto.blogspot.com/2012/12/limmunite-et-homeopathie.html

Cancers et dénutrition  :arnaudveto.blogspot.com/2011/10/cancers-et-denutrition-chez-les.html









mercredi 7 octobre 2015

Article paru dans cette revue
La phytothérapie au secours de l'arthrose !


L’arthrose toucherait un chien sur cinq âgé de plus d'un an… Chez le chat cette affection n'est pas toujours bien perçue  et pourtant elle existe bien !
C'est l'une des causes les plus fréquentes des douleurs chroniques chez nos compagnons.
Cette affection touche principalement les animaux âgés mais parfois de jeunes animaux notamment chez les chiens de grande race comme le Labrador, le Rottweiler, le Berger allemand....
L’arthrose est due à une dégradation progressive du cartilage articulaire d’une ou de plusieurs articulations, principalement hanche, grasset, coude, colonne vertébrale. Elle se traduit par une douleur qui engendre une diminution de la mobilité de l’animal, et affecte son bien-être.

Comment se manifeste l'arthrose chez mon animal de compagnie ?

Au début, les symptômes sont discrets et peu visibles car l'animal exprime peu la douleur.
-Chez le chien, on note souvent en premier lieu, une réduction de l'activité habituelle en raison de raideurs ou des difficultés à se lever notamment après être resté longtemps couché. Ensuite seulement, une boiterie peut se manifester.
Lorsque l'arthrose est sévère l'animal se met à se plaindre à certaines occasions et à se lécher les articulations. Cette affection douloureuse peut également le rendre agressif et il peut présenter un comportement inhabituel envers son maître.
Les changements brutaux de température (le froid comme le chaud), le vent, les courants d'air, un effort physique intense (promenade trop longue peuvent aggraver les symptômes douloureux .
-Chez le chat, les symptômes sont souvent discrets : il passe plus de temps à dormir, joue moins, a des difficultés à monter ou à descendre d'un meuble....Il peut parfois passer moins de temps à se nettoyer et devenir agressif vis à vis de l'homme ou des autres animaux de la maison.


Traitement :

Une fois installée l'arthrose ne disparaît pas !
Il est donc extrêmement important de traiter l'animal suffisamment tôt avant l'installation de lésions définitives.
Tout traitement bien conduit pourra stopper l'évolution de cette maladie invalidante et apporter un meilleur confort de vie à l'animal.

1)- traitement hygiénique  :


-Il est important de surveiller attentivement le poids de l'animal :
Tout surpoids use plus vite les articulations et favorise l'apparition des douleurs articulaires. Il est parfois nécessaire de faire un bilan hormonal pour mieux traiter ensuite l'obésité, rechercher une éventuelle hypothyroïdie.
-Il est extrêmement important que l'animal fasse de l'exercice régulièrement. Il est préférable d'éviter les longues promenades le week-end et aucune activité durant la semaine. Il est donc conseillé de faire avec lui des marches journalières, en évitant les accélérations et décélérations rapides ainsi que le saut. L'idéal est la marche en laisse. Si l'animal aime nager, cette activité peut être conseillée car elle permet de faire travailler de manière douce les articulations.
-Il est important de donner une alimentation de qualité à l'animal souffrant d'arthrose.
Dès le plus jeune âge, il est vivement conseillé d'adapter l'alimentation à la race, à sa condition (stérilisé ou non par exemple) et à l'activité physique. Une bonne alimentation permettra de retarder l'apparition des premiers symptômes de l'arthrose.
Les aliments « seniors » prennent en compte le vieillissement global de l'organisme, en particulier au niveau rénal..., cause première de la mortalité chez les carnivores. Ils sont souvent enrichis en chondro-protecteurs (protecteurs des articulations).

2)- traitement médical :


Il doit comporter 2 volets : soigner le terrain, soigner la douleur.

a)- Soigner le terrain : l'importance du Silicium !


« 
Le Silicium est appelé à révolutionner notre approche thérapeutique  » écrivait Pasteur en 1857.
Après l’oxygène, le Silicium est l'élément le plus important de la croûte terrestre : 28 % de sa masse...Environ 7 grammes dans le corps humain.
C’est un oligoélément essentiel et indispensable à la structure des tissus conjonctifs, dits “de soutien”, que l’on retrouve dans tout le corps : au niveau des muscles, de la peau, des os, des cartilages, des articulations, des tendons, des vaisseaux sanguins...
Le silicium stimule la formation des fibres de collagène et maintient l’hydratation des tissus, ce qui est particulièrement indiqué pour tonifier et raffermir la peau.
Enfin, il participe au processus de ­minéralisation des os, puisqu’il permet de mieux fixer le calcium, apportant au final plus de mobilité et de souplesse. Or, nous ne savons pas le fabriquer, nous ne pouvons que l’absorber, puis le stocker.
L'homme et les mammifères assimilent peu le silicium minéral ( de l'ordre de 1 à 2 %) mais beaucoup mieux celui provenant de végétaux ou d'animaux.
En pratique, il est donc conseillé d'ajouter cet oligoélément à l'alimentation des animaux atteints d'arthrose et particulièrement chez les animaux âgés qui comme pour l'homme l'assimileraient moins bien en prenant de l'âge.
La source doit être d'origine végétale ou animale.

1)-        1)-les plantes :

Ce sont les plantes poussant sur des terrains siliceux qui captent la silice du sol et l’assimilent au même titre que les diatomées…

-L’ortie (Urtica dioïca) :

Il s'agit de la grande ortie( de 0,5 à 1,50 m.) commune dans nos campagnes, dont les inflorescences très riches en principes actifs se ramassent au printemps.
Dans ses cours aux agriculteurs, le Dr R.Steiner, le père de la médecine anthrosophique disait à son sujet: "Cette plante est la plus grande bienfaitrice du règne végétal...elle est quasi irremplaçable..."
Par ses propriétés anti-inflammatoires, elle permet de lutter contre l'arthrose.
Elle régénère l'usé...(dont les cartilages).
C'est aussi un excellent fortifiant par la présence de nombreux oligo-éléments (Ca, P, Fer, K,sodium...et silicium !) et de vitamines (A, B ,C, PP...) et d'un taux important de protéines et d'acides gras insaturés (graines).


-La prêle ( Equisetum arvense) :

Cette plante se rencontre sur les terrains argileux ou sablonneux, un peu humides. La prêle d'hiver ou du début du printemps contient beaucoup plus de silice.
C'est un puissant diurétique, un hémostatique remarquable et un re-minéralisant de 1er ordre ( rachitisme, laxité articulaire, consolidation des fractures..., très utile chez les chiens de grande race).
Son action à petites doses répétées peut provoquer une irritation de l'appareil urinaire ( d'où son utilisation en homéopathie !). Il est préférable faire des cures de 10 à 15 jours par mois.


- Le bambou ( bambos bambusa, arundinacea ou vulgaris ) :

Son aspect rappelle une colonne vertébrale...
C'est aussi un excellent anti-inflammatoire,pour les problèmes de dos chez le chien.
Actuellement, des sites du net vantent les effets bénéfiques du bambou "Tabashir" (exsudat de jeunes tiges de bambou femelle), très riche en silice(jusqu’à 77% de silicium assimilable...).
C'est aussi l'aliment préféré des éléphants d'Inde et des pandas géants de Chine qui sont reconnus comme ayant une longévité exceptionnelle.

Recommandations :

 D'après Osborne et repris par mes consœurs A.Stevenson et C.Rutgers, le Berger allemand (principalement le mâle) et le Bobtail développeraient plus facilement des calculs de silice... qui pourraient être d'origine alimentaire. Donc prudence dans ces 2 races !

Je pense aussi qu'il faut être prudent avec le chat et surtout le mâle castré qui est aussi sujet aux calculs urinaires, surtout quand il est nourri avec une alimentation sèche de mauvaise qualité....

2)- Les sous produits d’animaux :

Ils sont nombreux : carapaces de crabe, ailerons de requin et de raie, coquilles de moule verte, corde de vache....
De nombreuses spécialités vétérinaires en contiennent. Elles sont à base de glucosamine et de chondroïtine, en proportion variable, souvent associé à du Manganèse comme modificateur du terrain arthrosique.

Tous ces « compléments alimentaires » peuvent être ajoutés, sans aucun problème à des anti-inflammatoires allopathiques ( Corticoïdes, AINS). Ils permettent en général de réduire leur posologie, voire de les supprimer après quelques mois de traitement.

b)-Soigner la douleur  par des plantes à propriétés anti-inflammatoires :


Le Cassis :

C'est une des plantes les plus efficaces dans le traitement de l'arthrose et surtout sous la forme de bourgeons.
-Par une action inhibitrice sur les enzymes responsables de la dégradation des cartilages (collagénases, élastases, cox...) il protège l'articulation par cette action antidégénérative.
-Par une action antioxydante, il piège les radicaux libres , responsables du vieillissement
-Par une action vasculaire, il participe à une meilleure circulation et permet ainsi de diminuer l'inflammation, l’œdème articulaire et la douleur.
-Par une action stimulante des glandes surrénales, il contribue à la production de la cortisone de l'organisme qui va calmer la douleur .
-Par une action drainante, il est considéré comme un « bon nettoyeur articulaire » des toxines accumulées.

Le Saule :

C'est l'Aspirine végétale...
Son écorce de printemps contient des dérivés salicylés qui sont transformés par la flore intestinale en acide salicylique., aux propriétés anti inflammatoires.
Selon des études réalisées en médecine humaine, l'extrait de saule aurait une efficacité identique aux AINS (anti inflammatoires non stéroïdiens) dans le traitement des douleurs arthrosiques avec des effets secondaires moindre.
En plus d'une action positive sur l'arthrose, cette plante soigne aussi les tendinites, capsulites et myosites.
Comme le chat a un système enzymatique hépatique particulier, cette plante est à éviter dans cette espèce comme d'ailleurs la Reine des prés.

La Reine des prés :

Son nom latin Spirea est à l'origine du nom aspirine.
Elle possède des propriétés voisines de Saule. Elle agit non seulement sur les poussées inflammatoires de l'arthrose mais aussi sur les tendinites, péri arthrites, vascularites et même sur les cystites du chien. Attention, elle fluidifie le sang  et est contre indiquée en cas d'insuffisance rénale. A éviter chez le chat !

La Scrofulaire :

Elle figure aussi parmi les plantes les plus efficaces de la pharmacopée dans les affections ostéo-articulaires et tendineuses. Elle calme bien la douleur en rhumatologie.
Par la présence d'harpogoside, elle a une action comparable à l'Harpagophytum.
Elle est contre indiquée en cas d'insuffisance cardiaque et d'ulcères gastriques.

-Autres plantes :

L'harpagophytum :

Cette plante provenant du désert de Namibie a été trop surexploitée et est en voie de disparition....Les racines commercialisées actuellement ne sont pas toujours d'une grande qualité.
Il est à noter des cas d’intolérances gastriques de plus en plus fréquents chez les carnivores.Il est préférable de la donner mélangée à la nourriture.

Curcuma :

Cette plante possède de nombreuses vertus médicales autres que son action antalgique. Elle peut être prescrite dans les pathologies digestives comme le traitement des ulcères gastriques des pancréatites exocrines....En cancérologie, elle peut servir de complément de la chimiothérapie. Pour avoir une meilleure assimilation intestinale, il est conseillé d'adjoindre du poivre au Curcuma : une présentation en gélules est à conseiller !
Dans le traitement de l'arthrose, elle est souvent associée à l'Ortie et au Saule.

En conclusion:

 la phytothérapie peut donc être une alternative aux traitements allopathiques. La médecine allopathique a souvent trouvé ses molécules chimiques actives dans de nombreuses plantes : La morphine, antalgique majeur, provient du pavot, l'aspirine du Saule blanc ou de la Reine des prés …

Mais, contrairement aux médicaments chimiques généralement composés d'un seul constituant actif, les plantes contiennent différents composés actifs qui auront chacun un rôle à jouer en synergie avec les autres.
La plante porte en elle toute la complexité du vivant. L'ensemble des substances naturelles contenues dans la plante est appelé le Totum ou poudre totale. Cette notion de totum, propre à la phytothérapie, considère que la plante entière est « pharmacologiquement »  bien supérieure à celle de l’un de ses constituants.

 Comme l'a dit Blaise Pascal : " Le tout est plus que la somme de ses parties".