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vendredi 2 février 2018

 
 Les acides gras essentiels


Les acides gras polyinsaturés (AGPI)

Ils sont indispensables à la vie car notre organisme ainsi que celui des carnivores ne savent pas les fabriquer.
Ce sont l'acide alpha-linolénique (série oméga 3) et l'acide linoléique (série oméga 6) ainsi que leur famille  qui en découle : EPA et DHA pour l'acide alpha-linolénique, DHGA pour l'acide linoléique.
Chez le chat, un troisième acide gras est indispensable, c'est l'acide arachidonique.

Sources :

Les AGE peuvent provenir de graisse animale ou végétale.
Cependant, les chiens et les chats absorberaient moins bien les acides gras essentiels provenant de végétaux .
Il n'est pas recommandé de donner à son animal comme unique source d'AGPI une huile végétale, comme l'huile de lin, ou de colza.
Il faut privilégier les AGPI d'origine marine.
Il s'agit des huiles de poissons de mers froides (sardine, hareng, maquereau, saumon) ou de krill (crevettes).
Dans sa thèse (4), un de mes consœurs, le Dr Charlotte Devaux, indique les posologies suivantes pour l'huile de krill :
Pour le chat : 5 à 25mg/kg/j
Pour le chien : 25 à 80mg/kg/j

« Pour un chat de 5kg présentant une dermatite miliaire ou une insuffisance rénale chronique que l’on souhaite traiter à une dose moyenne de 15mg/kg/j on donnera 1 capsule de 500mg d’huile de krill par semaine.
Pour un chien de 10kg traité pour une dermatite atopique ou une arthrose à une dose moyenne de 50mg/kg on administrera une capsule par jour ».



Il est important que les huiles de poissons soient contrôlées au niveau des métaux lourds (mercure, plomb...), des polluants (PCB, dioxines...). .



Rôle des omégas 3 et oméga 6 (1) :



Dans l'organisme, les oméga 6 sont plutôt pro-inflammatoire, pro-aggrégant plaquettaire et vaso-constricteur. Les oméga 3 sont plutôt anti-inflammatoire, anti-aggrégant plaquettaire et vaso-dilatateur.
On considère que l'équilibre optimal entre oméga 6 et oméga 3 pour l'organisme sain est environ 5 fois plus d'oméga 6 que d'oméga 3 sur des animaux en bonne santé.


Indications des omégas  (2) :


1)- en néphrologie :


il est acquis que les oméga 3 accroissent le taux de filtration glomérulaire et du débit sanguin rénal et réduisent l’hypertension glomérulaire contrairement aux oméga 6.
Chez le chien une supplémentation de la ration en oméga 3 a des effets bénéfiques sur l’insuffisance rénale : diminution de la protéinurie, créatininémie et des lésions rénales, augmentation de la filtration glomérulaire.
Chez le chat l’augmentation d’EPA dans la ration aurait un effet préventif sur l’IRC et la survie du chat .
Il y a un consensus général sur l’utilisation d’EPA lors d’IRC chez le chat.


2)- en dermatologie :


Les AGPI présentent une bonne efficacité sur les états cutanés kérato-séborrhéiques.
Les oméga 6 participent à la maintenance de l’imperméabilité cutanée, car ils sont présents dans les céramides du stratum corneum, et à l’amélioration de la qualité du pelage ou d’une peau sèche sans inflammation. Attention un excès d’apport
d’oméga 6 peut conduire à une réponse pro-inflammatoire et augmenter l’inflammation au niveau de la peau et des autres
organes.
Chez le chien de nombreuses études ont prouvé leur intérêt dans l’arsenal thérapeutique de la dermatite atopique chronique (avec un consensus général pour une utilisation des oméga 3) :
- effet anti-inflammatoire,
- effet d’épargne de la cyclosporine, permettant de diminuer les doses chez des chiens atopique :
  restauration des propriétés de barrière de la peau,
  effet anti-prurigineux plus ou moins important



3)- en cardiologie :


Des études ont démontré que chez les chiens atteints de cardiomyopathie dilatée la survie de l’animal étant au final augmentée et de même chez des chiens atteints de maladie valvulaire dégénérative.
Un apport d’EPA et DHA aide à réduire l’arythmie ventriculaire du boxer lors de cardiopathie arythmogène du ventricule droit.


4)- en tant qu'anti inflammatoires :


-arthrose :
Plusieurs études ont démontré des résultats positifs des oméga 3 (EPA, DHA) sur l’arthrose du chien, notamment en cas d'arthrose de la hanche du coude et du grasset. Une supplémentation en EPA et DHA permet de diminuer les doses de carprofen chez des chiens atteints d’arthrose chronique (6).



-asthme :
Dans l'asthme félin : Jérome Leemans de l'Université de Liège conseille d'associer les omégas 3 à la lutéoline, plante immuno-régulatrice.


5)- en cas d'insuffisance hépatique :


Ils diminuent la lipolyse tissulaire par l’action des prostaglandines,
Ils permettent la synthèse hépatique à partir d’acides gras saturés de phosphoaminolipides qui sont des formes de
transport assurant le drainage des graisses du foie.
ils ont, de plus, un rôle protecteur vis à vis de l’hypercholestérolémie et de l’athérosclérose.


6)- en cas de diabète :
Ils diminuent la surcharge graisseuse du foie chez le diabétique
et augmentent la sensibilité à l’insuline.


7)- en neurologie :
Il est recommandé, au vue des nombreuses études réalisées, d’apporter du DHA pendant la gestation, la lactation et après le sevrage pour un développement optimal du système nerveux chez les chiots et les chatons.
Chez l’animal, une carence en oméga 3 induit des déficiences visuelles (carence en DHA de la rétine) (14), une perturbation et un vieillissement prématuré de l’audition, une altération du goût et une réduction des capacités d’apprentissage chez le jeune animal.


8)- pour le sport :
Ils sont un très bon combustible énergétique. Ils permettent une augmentation des aptitudes sportives.


9)- convalescence de maladies :
Des chiens traités par chimiothérapie pour lymphome ont vu leur temps de survie et l’espace entre deux récidives augmentés.


10)- pour le vieillissement :
Les oméga 3 ont un effet positif sur la réponse immunitaire des vieux chiens.


EN PRATIQUE :


La durée d’utilisation recommandée des oméga 3 pour une action anti-inflammatoire est de 4 à 6 semaines pour avoir un début d’efficacité et de 8 à 12 semaines pour un effet maximal.
Ma consoeur le Dr Géraldine Blanchard conseille (1) :
« En rationnement ménager : il faut au moins 5% de l'énergie sous forme d'huile de colza ou de soja pour apporter suffisamment d'AGE à un adulte en bonne santé.
Grossièrement, il faut 5 ml d'
HUILE DE COLZA pour 5 à 10 kg de poids corporel, pour un animal en bonne santé (attention valeur indicative, variable selon l'animal et la ration).
HUILE DE POISSON ... (en plus de l'huile de colza) :
COMBIEN ? une gélule de 500mg d'huile de poisson riche en oméga 3 par tranche de 5kg de poids pour chien ou chat en bonne santé est une dose bien adaptée.

Elle peut devoir être doublée dans certains cas pathologiques ».


Les acides gras insaturés, étant très sensibles à l'oxydation, il faut les protéger de l'air et de la lumière même s'ils sont associés à un anti oxydant. comme la vitamine E : il est recommandé d’apporter au moins 0,5 mg de vitamine E /kg de poids corporel (5).


Leur apport peut se faire en toute sécurité par des gélules ou capsules, qui sont avalées ou ouvertes sur le repas au moment de le consommer (pas à l'avance), ou en flacon doseur dit airless (le flacon contient une poche où l'air n'entre pas quand l'huile en sort). (3).

En cas de surdosage ? :

D'après ma consoeur le Dr Véronique Viateau, Chuva-ENVA, (6) : "des effets néfastes d'un surdosage sont décrits : réduction de l'agrégation plaquettaire, troubles digestifs, pancréatite et hépatopathie. Les chats sont davantage sensibles. Il convient de donner les compléments à jours alternés".



Bibliographie :


http://www.vetup.com/articles-veterinaires/63-vetup/alimentation-veterinaire/276-huile-de-pois
http://www2.vetagro-sup.fr/bib/fondoc/th_sout/dl.php?file=2012lyon041.pdf
Charlotte DEVAUX
http://theses.vet-alfort.fr/telecharger.php?id=715 François, Bernard, Jacques, Louis BAECKEROOT
(6)- Arthrose : l’intérêt réel des compléments alimentaires de Véronique Viateau. 
La Dépêche Vétérinaire n° 1453 du 13 octobre 2018.

 

Complément de Delphine Bez :


Mon chat ou mon chien ont-ils besoin d’omégas 3 ? 
 
A moins que vous n’habitiez la ferme, et que votre animal chasse également des proies dans la nature, la réponse est OUI, si vous recherchez son équilibre nutritionnel. Il en est ainsi pour nous, humains, aussi. De nos jours l’élevage industriel produit des animaux à la chair très déficiente en omégas 3 : eux même nourris de grains de qualité moindre, ils sont, de plus, excédentaires en omégas 6 ! Les omégas 6, indispensables à tous, sont nocifs lorsqu’ils sont en excès. L’alimentation d’aujourd’hui présente un ratio déséquilibré, connu pour favoriser les processus inflammatoires dans notre corps. Il faut donc veiller à assurer un bon ratio omégas 6 /omégas 3

Le bon ratio omégas 6 /omégas 3 :

 
Une proie sauvage présente des ratios omégas 6 /omégas 3 allant de 2 :1 à 6 :1. Selon l’espèce et les pièces de viandes étudiées, un animal d’élevage présentera un ratio compris entre 6 :1 et 40 :1 ! Ainsi, pour un bovin, le ratio passe de 3 :1 à l’état sauvage à 18 :1 pour un bœuf nourri aux grains...
(Données du NRC , National Research Council Américain)
La souris ou l’oiseau chassés par le chat sont des repas équilibrés... Le cerveau et les yeux des proies sauvages sont les organes les plus riches en omégas 3...
Une solution consisterait à nourrir ses compagnons de viande d’animaux élevés et nourris en pâture. Des poules qui picorent des insectes ! Des ruminants nourris essentiellement à l’herbe... Pouvons-nous compter sur nos fabricants de pâtées ou de croquettes pour utiliser ces ingrédients ? La teneur en omégas 3 ajoutés déclarée sur le label est-elle fiable ?
Pour les croquettes, non, ce produit étant sujet au rancissement, les omégas 3 s’oxydent rapidement et deviennent donc... pro-oxydants ! Et d’une façon générale, les fabricants donnent rarement la source de leurs omégas 3 : Il s’agira le plus souvent d’omégas en quantité insuffisante, et d’origine végétale, comme le lin, dont la transformation en EPA et DHA est infime dans l’organisme du chat et du chien. Classiquement, ce taux de conversion est estimé à 10%. Or, parmi les omégas 3, ce sont bien les EPA et DHA qui sont indispensables dans l’alimentation de nos compagnons, car leur organisme ne sait pas les fabriquer à partir d’autres aliments. Le corps humain, possède les enzymes nécessaires à leur fabrication.

La meilleure source d’omégas 3 :

 
Pour le chat et le chien (et pour nous aussi malgré tout), la meilleure source d’omégas 3 est d’origine animale. Les huiles de poisson ont en moyenne un ratio omégas 6 /omégas 3 de 1 :8. De quoi aider à rééquilibrer une ration. Les suppléments sont le plus souvent des huiles de saumon, de krill, mais aussi d’anchois et de sardines. Le consommateur soucieux de la préservation de l’environnement fera son choix en étudiant bien la source du produit. EPA et DHA sont directement assimilés chez le carnivore, rien ne se perd. Néanmoins, afin de choisir son supplément, il convient bien de regarder sa teneur réelle en EPA + DHA en mg par gramme. Les différences peuvent être très importantes d’un produit à l’autre !  Le reste est de l’huile, source d’énergie certes pour l’animal, mais qui compte dans le total calorique des animaux peu actifs ou en surpoids...

Quelle posologie pour votre animal ?

 
C’est là où l’on ne dispose pas encore d’études approfondies, notamment pour le chat... Il est bien sûr impossible de calculer le ratio omégas 6 /omégas 3 des aliments de nos animaux, impossible de jouer aux apprentis sorciers. La littérature vétérinaire anglo-saxonne présente des posologies basées sur l’expérience, et les estimations du NRC, National Research Council Américain : Selon ces recommandations, une juste supplémentation pour le chien va de 50mg à 220mg par kilo de poids de corps. Attention, il s’agit bien précisément de supplémentation en EPA + DHA ! De nombreux auteurs américains estiment cette posologie équivalente ou légèrement inférieure pour le chat. Basée sur ses propres investigations auprès de ses confrères, le Dr Lisa Pierson rapporte que 700 mg par jour pour un chat de 5 kilos ne présentent aucun danger. Les recettes 100% carnivore qu’elle propose pour un chat en bonne santé comportent entre 200mg et 400mg d’EPA+DHA par jour pour un chat de 5 kilos. Ses nombreux chats ayant vécus ces dernières années entre 18 et 20 ans, on peut supposer que la recette est bonne !

Omégas 3 et problèmes de santé :

 
La supplémentation en omégas 3 est un atout santé pour nos amis carnivores, notamment les femelles gestantes puis les petits, aux moments où se forment le cerveau, se développe la vue... Ils sont aussi les alliés des seniors dont il faut protéger les fonctions cognitives, les articulations... les animaux très sportifs !
Les recommandations du NRC de 50mg d’EPA+DHA par kilo de poids de corps sont destinées à un animal en bonne santé. Une posologie supérieure est indiquée en cas de problèmes de santé spécifiques. Notamment, les affections à composante inflammatoire : citons, les problèmes dermatologiques, allergies, problèmes rénaux, cardio-vasculaires, arthrose et rhumatismes, MICI !... Les effets curatifs des omégas 3 dans ces affections sont très documentés. La recherche leur prête également des propriétés anti-tumorales et anti-métastatiques.
Précisons cependant que chaque individu est différent, et les résultats rapides sur les uns seront moins évidents chez d’autres...


Quels effets secondaires d’un surdosage régulier en omégas 3 ?

 
La question est largement débattue dans la littérature vétérinaire américaine, et cependant, les auteurs s’accordent à dire qu’il s’agit de risques possibles, bien que non documentés...
Les risques évoqués sont :
La fluidification du sang : non désirée avant une opération majeure, il est recommandé de suspendre l’administration des omégas 3 : 10 jours avant et après une opération, celle-ci pouvant entraver la cautérisation des plaies. Dans la pratique, je n’ai lu aucun auteur rapportant un problème effectivement rencontré.
Inconfort gastro-intestinal : l’introduction d’un nouveau supplément doit en effet se faire progressivement afin de ne pas indisposer l’animal. L’observation du maître est le meilleur guide.
Pancréatite : Là encore il s’agit du principe de précaution : L’administration d’omégas 3 peut prévenir les pancréatites, mais être déconseillée en excès si l’animal est malade (il y a beaucoup d’huile dans ces suppléments). De même dans les cas d’obésité.
Possibles interactions médicamenteuses : toute supplémentation doit être indiquée au vétérinaire traitant si l’animal prend des médicaments. Ainsi les omégas 3 pourraient entraîner une moindre sensibilité à l’insuline, ou seraient déconseillés en cas d’administration régulière de médicaments anti inflammatoires. Un coup de fil au véto dissipera d’éventuels doutes.
Possible frein à la guérison des plaies : là encore il s’agit du principe de précautions. La capacité de l’organisme à produire une réaction anti-inflammatoire adaptée est importante pour certaines affections.

En résumé : comme pour tout supplément le bon sens et l’observation sont de mise.

Quel produit choisir ?

 
Là tout se complique... Certains préfèreront un produit pharmaceutique destiné à la consommation humaine.  Un produit « purifié » de tous métaux lourds est préférable car il ne faut pas oublier que le poisson (notamment d’élevage, et le bio n’est pas mieux !) contient du mercure que nous ne souhaitons pas ajouter à la ration quotidienne... Les tout petits poissons comme anchois et sardines, ou le krill n’en contiennent pas. Mais les huiles de poisson dites ‘purifiées’ sont fiables lorsqu’elles sont bien sûr testées par un organisme indépendant. Pour ceux qui achètent à l’étranger, les termes à rechercher seront ‘pharmaceutical grade’, ou ’tested for purity’. Citons également le label ‘NKO’ présenté comme garantie de qualité.
La présentation la plus courante est la gélule qu’il faudra percer sur la ration, on prend alors le soin de bien mélanger... Les pompes sont également proposées par de nombreux fabricants. Il faut alors s’assurer que l’huile contient l’indispensable vitamine E anti oxydante et rien d’autre. Bien respecter la durée de vie du produit après la première utilisation. Un contenant plastique n’est sans doute pas le plus sain. Certains fabricants ont testé des matériaux plus innovants.
Dans ce choix il appartient à chacun de faire ses propres recherches et comparaisons! Il s’agit de votre animal, prenez votre temps pour faire votre propre opinion...



Le mode d’administration des omégas 3 :


Un grand chien peut gober une capsule, mais il est évidemment dangereux de forcer l’administration pour un petit chien et un chat ! Le risque de fausse route peut être mortel. Ceci étant rappelé, il est conseillé de commencer à faire sentir et goûter l‘huile de poisson à toute petite dose la première fois ! La plupart des carnivores sont fous de ce parfum, d’autres se montrent carrément dégoûtés de prime abord. Il faut alors ruser et y aller très progressivement. Si l’animal refuse encore de manger un aliment « parfumé » à l’huile de poisson au bout de 8 jours, il y a souci. On peut alors chercher des omégas 3 sans parfum (unscented en anglais), il en existe pour animaux aussi : la différence est très nette et il ne reste qu’un très léger parfum de poisson.
Et si l’animal est vraiment récalcitrant, vous pouvez opter pour un petit peu de sardines ou anchois (sans huile !) 3 fois par semaine en plus d’une ration équilibrée ...
Les omégas 3 peuvent être chers pour une famille. Rien n’interdit alors de faire des cures, ou si l’on a des gélules qui se conservent bien, n’en donner qu’un jour sur deux... Mais parmi les nombreux suppléments proposés sur le marché, il s’agit certainement de l’un des plus intéressants ...



Delphine Bez, Grand Reporter à France Télévisions






 



































jeudi 14 décembre 2017

LES MICI chez les carnivores domestiques

 


Les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin résultent d'une inflammation chronique intermittente ou continue du grêle ou du colon.
Ces maladies n'ont pas une cause unique identifiée. Elles semblent être multifactorielles : prédisposition génétique, flore intestinale particulière, dysfonctionnement du système immunitaire.
Il pourrait s'agir d'une réponse inappropriée à la flore microbienne endogène de l'intestin, avec ou sans composant d'auto immunité (1).
Chez le chat, les MICI peuvent être associées à des cholangites et à la pancréatite.


Les symptômes :


Diarrhées en cas d'atteinte du colon
Vomissements associés éventuellement en cas d'atteinte de l'estomac et du grêle
Amaigrissement
Léthargie 

Le diagnostic (2) :


- par la biochimie  :
Il y a une hypoprotéinémie, hypoalbuluminèmie si l'inflammation a un caractère excudatif.
Les folates, la Vitamine B 12 sont en baisse en cas de syndrome de mal-assimilation.
-hématologique :
Il y a une anémie normochrome, normocytaire discrète, une éosinophilie dans certains cas.

- par l'échographie :
Il y a un épaississement pariétal plus ou moins important des anses iléo-jéjunales, une perte de visualisation des couches échographiques dans les cas chroniques graves. Il y a aussi une hypertrophie des nœuds lymphatiques mésentériques.

- par la fibroscopie :
Les lésions macroscopiques ne sont toujours évidentes.

- par les biopsies :
Elles permettent de confirmer le diagnostic : il y a une infiltration de la paroi intestinale par différentes populations de cellules inflammatoires.

Le pronostic :


Il es rare de guérir définitivement une MICI. Le but du traitement est de réduire au minimum la fréquence des vomissements et des diarrhées . La plupart des chiens et des chats sont capables de vivre avec une bonne qualité de vie après un diagnostic de cette affection ( Centre hospitalier vétérinaire VET 24).

Les traitements :


- de diététique :


Une partie des MICI sont dues à des intolérances ou des allergies alimentaire.
A ce propos ma consoeur le Dr Géraldine Blanchard, vétérinaire spécialiste en nutrition, m'a écrit ces lignes  :

"il est souvent difficile de trouver l’origine de l’inflammation intestinale.
On commence par une évaluation nutritionnelle, afin de proposer une alimentation de qualité (excellente digestibilité) et couvrant les besoins de l’animal (son besoin calorique bien sûr, pour maintenir ou retrouver son poids optimal, mais aussi son besoin protéique, en choisissant un aliment avec un ratio protido-calorique adapté). Car en effet, une carence protéique chronique a des conséquences néfastes à long terme sur la santé digestive.
En cas de suspicion d’allergie ou d’intolérance alimentaire, on peut proposer un régime d’éviction ménager (une viande encore jamais consommée, un féculent bien cuit (pomme de terre avec la peau), de l’huile de colza, un complément minéral et vitaminé), ou un régime industriel (souvent dit hypo allergénique) en veillant à ce qu’il couvre bien les besoins en protéines de l’animal.
Les nutriments à l’origine des intolérances/allergies sont souvent les protéines. Il est bon de choisir une viande jamais ou rarement rencontrée comme du cheval, du poisson, voire du canard. Les glucides ne sont généralement que peu responsables, mais par sécurité, on peut opter pour une source originale comme la pomme de terre ou le tapioca (manioc), dans tous les cas à cuire le jour de la distribution".
Toutefois, un régime ménager n’est jamais équilibré sur les plans minéral et vitaminique. 
 Il est alors nécessaire de le supplémenter avec des compléments alimentaires comme ceux mis au point par ma consoeur  le Dr Géraldine Blanchard. ( cf article : rations sur mesure pour chiens et chats sur son site) (11).

"Le régime est mis en place de manière stricte durant 4 à 6 semaines après arrêt de tout traitement médical. Si la situation s’améliore, on réintroduit l’ingrédient suspect ( rien n’empêche d’ajouter une source protéique suspecte en plus de croquettes « hypoallergéniques », c’est un test de provocation. Si les signes réapparaissent, on sait l’animal allergique à cette viande, sinon, on peut chercher un aliment avec cette source unique, peut-être moins cher et plus riche en protéines, garant à long terme d’une couverture du besoin.
Une alimentation ménagère est plus difficile à mettre en œuvre car elle demande un bon suivi des ingrédients et quantités par le propriétaire. Cependant, c’est le gold standard, et si une première solution industrielle a échoué, cela reste une option thérapeutique sérieuse et efficace".

- d'allopathie :

Il vise à traiter et limiter une surpopulation bactérienne de germes pathogènes qui pourrait être l'origine de l'affection. Il est habituellement prescrit du Metridazole, de la Ciproflaxine et Amoxilline durant 2 semaines, suivi d'une réduction progressive des doses.
En même temps, il est donné des médicaments visant à limiter une possible perturbation immunitaire avec des immuno-suppresseurs comme les corticoïdes (Prednisolone), la Sulfasalazine, l'Azathioprine.


- de phytothérapie :


Il existe plusieurs plantes qui peuvent prescrites (3) :

-La Mélisse   :
Cette plante possède des propriétés antispasmodiques à tel point que mon confrère le Dr P.May la qualifie comme étant le « Spasfon des plantes ». Elle calme tous les spasmes digestifs et agit bien sur les vomissements
Il la recommande d'ailleurs dans la MICI où dit il « elle doit être systématiquement indiquée »

Le Cassis :
C'est un excellent anti inflammatoire, notamment ses bourgeons.
De plus, il possède aussi des propriétés immuno-modulatrices.

Le Noyer :
c'est un excellent anti diarrhéique par la présence de tanins ellagiques qui « resserrent la muqueuse digestive » . De plus, il est aussi des propriétés antifongique et antibactérienne.

Alchemille :
Riche aussi en tanins très astringents, elle possède des propriétés anti diarrhéiques.
Cette plante était déjà connue et utilisée au Moyen -Age comme plante médicinale.
Autrefois, les paysans du Mont Pilat (ma région!) soignaient leurs animaux présentant des diarrhées avec une poignée d'Achemille, sans avoir oublié de frotter la plante sur les pieds de la statue de St Sabin, le Saint guérisseur des animaux dans le Massif....

Réglisse :

La Réglisse est à la fois anti inflammatoire et immuno-modulatrice en évitant « l'emballement immunitaire ». Elle traite bien les gastriques.
Cependant sur le long terme, elle peut provoquer une rétention du sodium, donc de l'hypertension et une insuffisance rénale. A déconseiller chez les cardiaques !

Piloselle :

La Piloselle est indiquée dans le traitement des diarrhées chroniques.
Par ailleurs cette plante est aussi diurétique et cholérétique.
C'est pour moi une des meilleurs plantes pour traiter l'insuffisance rénale des carnivores.


Il est possible d'associer ces plantes :
Mon confrère le Dr Pierre May recommande l'association : Cassis + Réglisse + Noyer + Alchemille sous la forme d'EPS (3).
Mon confrère le Dr Claude Faivre du laboratoire Wamine coneille l'association : Réglisse + Alchemille + Piloselle sous la forme d'EPS. (4).
Ma consoeur Céline Moussour conseille l'association du gel l'Aloe vera avec la Mélisse : Animaloé du laboratoire Labbêa (12).
Pour ma part, je conseille l'association Mélisse + Noyer + Cassis en EPS.

Petit rappel : la posologie "standard" des EPS est d'un ml pour 5 kg (maximum 5 ml) (9).

REMARQUE :
Il est conseillé de commencer ces traitements de phytothérapie avec une posologie minimale: un intestin malade est très sensible à des changements brutaux ! Le changement doit être progressif !


-les probiotiques :


En 2001, l'organisation mondiale de la santé (OMS) a donné une définition officielle des probiotiques qui sont des « micro-organismes vivants qui, lorsqu'ils sont ingérés en quantité suffisante, exercent des effets positifs sur la santé, au-delà des effets nutritionnels traditionnels » .
Ces bactéries ou levures aident à la digestion des fibres, stimulent le système immunitaire et préviennent ou traitent la diarrhée.
Pour avoir un effet bénéfique sur la santé, il faut que plusieurs conditions soient réunies :
  • Ils doivent être vivants (ou lyophilisés) . Une condition nécessaire à leur survie et leur efficacité est l'humidité relative résiduelle de moins de 4 %.
  • Il doit s'agir de souches sélectionnées pour l'effet recherché : il existe des milliers de souches dont chacune a un effet différent.
  • Ils doivent résister à l'acidité gastrique et à la bile; « pour être efficaces sur la flore intestinale », il faut que les probiotiques parviennent vivants dans le côlon et « en nombre suffisant ». Ils ne doivent donc pas être dégradés à la suite de leur passage dans l'estomac et « doivent être capables de résister à l'acidité gastrique et aux sucs pancréatiques »
  • Ils doivent être utilisés en cure d'au moins 10 jours par mois ;
  • Enfin, ils doivent avoir bénéficié d'une démonstration d'efficacité tant chez l'animal sain que chez le malade (5).



Le choix des souches est important (5) :
Parmi les lactobacilles, on peut citer :
-le lactobacillus acidophilus (L401) : action anti adhésion de candida et coli.
-le lactobacillus salivarius (LA 302) : anti inflammatoire, aéro anaérobie (intestin grêle), anti adhésion- bactérocines.
-le lactobacillus plantarum (LA 301) : pouvoir colonisateur, Acido-résistant (colon), immuno-modulateur.
-le lactobacillus rhumnosus (LA 801) : stimulation de TH1 (affections du jeune).
-le lactobacillus helvéticus (LA 102) : immuno-modulateur, fabrique des tripeptiques hypotenseurs.
A côté de ce groupe, il faut ajouter les bifidobactéries (LAFTI B94) . Ils sont stables et résistants.
On peut citer aussi Escherchia coli M 17 qui agirait positivement sur l'intestin irritable.





Ces différents probiotiques doivent avoir certes un pouvoir colonisateur mais aussi des pouvoirs analgésique, anti inflammatoire, immuno-modulateur et mdificateur de la perméabilité intestinale.
D'après ma consoeur le Dr Charlotte Renard, vétérinaire conseil pour Direct-Vet , les souches les plus adaptées à nos animaux de compagnie sont : Lactobacillus acidophilus casei, Enterococcus faecium en Saccharomyces cerevisiae.
Dans les MICI, mon confrère le Dr Claude Faivre conseille de les donner en permanence et de les associer à des fructo-oligosaccharides ( FOS). Ils font partie des substances dites prébiotiques, c'est-à-dire qui favorisent le développement des probiotiques.







Il existe de nombreuses spécialités vétérinaires. Il est préférable d'acheter des probiotiques encapsulés qui ne seront pas détruits par l'acidité de l'estomac.
Parmi ceux ci, j'en citerai quelques uns pour les avoir utilisés : Fortiflora (Purina), Flore équilibre (Wamine), Enteromicro (Mp labo), Enterocyl (Intervet), Canikur pro (Boehringer), Enterocyl (Vétoquinol)....




d' homéopathie :


Elle va permettre d'apporter :
  • une correction des symptômes tels la diarrhée, les glaires ; les gastralgies et vomissements.
  • une action anti inflammatoire sur la muqueuse intestinale.
  • une régulation de la réponse immunitaire.


Quelques médicaments de crise : (10)


-Magnésia carbonica :

Il s'agit souvent d'un animal jeune, nerveux, hypersensible. Son abdomen est douloureux à la palpation. La diarrhée est souvent décolorée pouvant renfermer des mucosités sanguinolentes.
Son état est aggravé par vle contact.

Podophyllum peltatum :

La diarrhée est très liquide et part en jet. L'état général semble peu touché.
Le prolapsus rectal est fréquent.

Aloe socotrina :

Ce remède va permettre de ralentir le péristaltisme . Les matières sont souvent accompagnées de glaires. Il y a souvent alternance entre constipation et diarrhée.
Ce remède d'action générale est celui des animaux émotifs supportant mal l'enfermement.
(Il  existe aussi une formule composée chez Boiron ) qui est très efficace.

Argentum nitricum :

La diarrhée est verdâtre avec du mucus. Présence de beaucoup de gaz. On note une aggravation après les repas.

China rubra :

L'animal présente un ballonnement abdominal. La diarrhée est fétide, souvent foncée. Elle peut renfermer des débris d'aliments non digérés. A prescrire aussi en cas d'anémie. Il prévient les déshydratations.

Traitements complémentaires  :

-Muqueuse du colon 5 CH + Intestin grêle 5-9 CH vont permettre par l'effet de l'organothérapie diluée et dynamisée de régulariser le fonctionnement des intestins : 2 prises par jour.
-Argent natif DH 8 : il exerce une action anti infectieuse et anti inflammatoire.
D'après le Dr Max Tetau, « il agit comme restaurateur d'une flore intestinale équilibrée , de plus, il a un effet myo-relaxant. » : une prise par jour. (6).

Traitements de fond :

-Thymuline 9 CH, 15 CH :(7) :
c'est une hormone thymique obtenue par synthèse. Elle joue un rôle dans la réponse immunitaire, par une action sur les lymphocytes T. une dose tous les 8-15 jours
-Eberthinum 9 CH, 15 CH:
il est obtenu à partir du lysat de culture de Salmonelle typhi.
Il est indiqué en traitement d'appoint des diarrhées chroniques : une prise par semaine au départ en
9 CH.
-Parathyphoidinum B 9 CH :
Ce remède homéopathique est obtenu à partir d´un lysat de cultures pures de Salmonella parathyphi B. visant à lutter contre les diarrhées récidivantes et résistantes à des traitements ayant pu être mis en place antérieurement : une prise par semaine au départ.
Ma consoeur Jacqueline Peker, vétérinaire homéopathe conseille de donner Eberthinum 9 CH et Parathyphoidinum 9 CH en alternance (8).

-Colibacillinum 9 CH :
Le colibacille est un germe important du tube digestif. Cette dilution permet de réguler sa population dans le tube digestif.

Je tiens à remercier particulièrement mes consœurs  le Dr Jacqueline Peker, vétérinaire homéopathe (8) et le Dr Géraldine Blanchard , vétérinaire spécialiste en nutrition, (11) qui ont bien voulu lire l'article avant sa publication et qui m'ont apporté quelques conseils supplémentaires dans sa rédaction.
J'associe aussi à ces remerciements le Dr Véronique Baumann, médecin homéopathe, du site homéophyto (7).


BIBLIOGRAPHIE :


(1)- Homéopathie : Connaissances et perspectives d'Alain Horvilleur, Charles-André Pigeot, Fredéric Rérolle.
(2)- Dictionnaire Pratique de Thérapeutique Chien chat et Nac de Robert Moraillon,Yves Legeay, Didier Boussarie Odile Senecat.
(3)- Guide Pratique de Phyto-aromathérapie pour animaux de compagnie, Pierre May.
(4)- Gérer une MICI grâce à une association probiotique raisonnée. Claude Faivre. Dépêche Vétérinaire du 8/09/2017 (n° 1403).
https://arnaudveto.blogspot.com/2010/12/les-probiotiques-dans-le-regne-animal.html
(6)- Nouvelles cliniques de lithothérapie déchélatrice. Drs Max Tetau et Daniel Scimena.
(7)- Homeophyto : https://www.homeophyto.com/
(8)- Soignez votre chat par les médecines naturelles de Jacqueline Peker.
    • Soignez votre chien par les Médecines naturelles de Jacqueline Peker, vétérinaire

    https://arnaudveto.blogspot.com/2015/02/posologies-en-homeopathie-et.html
(10)- Guide pratique d'homéopathie chez le chien, le chat et les Nac de Marie-Noëlle Issautier, vétérinaire.
(11)- Le blog de Géraldine Blanchard : blog.cuisine-A-crocs.com et Cuisine-a-crocs.com 
(12)- LABBÊA, Laboratoire du Bien-Être Animal
www.labbea.fr/


Quelques témoignages des commentaires du blog :

 Lucile B : 


Pour avoir soigné deux chats atteint d’une MICI, je vous fais part de quelques remèdes qui ont eu de très bons résultats.

Tout d’abord, le Docteur Arnaud m'avait conseillé Muqueuse Intestinale 9CH pour le chat de mes parents aussi atteint d’une MICI. Après 3 mois de traitement, il n’a quasiment plus de problèmes.

Quant à mon Fripon, qui cumulait MICI et lymphome, j’ai pu tester l’EPS de mélisse que vous conseille le Docteur et qui donnait de bons résultats. Mais à la longue, il s’y est habitué et cela fonctionnait moins bien. J’alternais alors avec d’autres produits naturels qui l’ont beaucoup soulagé et qui ont permis de beaucoup espacer les recours à la cortisone ou à la scopalgine (anti spasmodique allopathique). Je lui donnais notamment une décoction de camomille romaine (anti spasmodique) et de menthe poivrée (anti spasmodique et anti nauséause). Je faisais infuser une cuillère à café dans une tasse d’eau et j’en donnais l’équivalent d’une pipette de chaque en cas de ballonnements / nausées / douleurs abdominales. Entre 15 et 20 minutes plus tard, il retrouvait l’appétit et n’avait plus de douleurs. Grâce à ces décoctions, je n'ai pas eu besoin de lui donner de scopalgine pendant près de 3 mois alors que les douleurs étaient pourtant quotidiennes.

-Vous pouvez essayer de lui donner une cuillère à café de sirop d’orme rouge par jour (il faut diluer deux cuillères à café de poudre dans un petit verre d’eau et porter à ébullition jusqu’à obtention d’une pâte un peu gélatineuse. Vous pouvez garder ceci au frais pendant environ 5 jours). Cela a permis de réguler ses selles. Le caractère mucilagineux du produit comblerait les “fissures” dans la muqueuse et serait réputé pour apaiser les inflammations.
Dans un genre similaire, le bouillon d’os m’a donné de bons résultats. Je faisais bouillir des os et des carottes (sans sel) comme pour faire un bouillon de volaille ou de boeuf. Je le faisais réduire au maximum jusqu’à ce que le bouillon devienne gélatineux. Outre le fait que cela favorisait la prise spontanée d’autres médicaments à cause du goût, le collagène qui se libère lors de la cuisson serait bon également pour combler la muqueuse intestinale.

-Je lui donnais également un peu de psyllium blond et une demi cuillère à café de poudre de caroube (vendu en magasin bio) en cas de diarrhée pour mouler les selles.

Toutes ces suggestions proviennent du Dr. Pittcairn (USA) et ont très bien fonctionné (son livre est en accès libre sur Google Books – mais il est en anglais). Je les alternais quand l’un ou l’autre des produits commençait à avoir moins d’effet.

-Enfin, ce qui a aussi permis de résoudre les problèmes de mon chat, c’est la modification de son alimentation. Avec l’accord de mon vétérinaire, j’ai procédé à un régime d’éviction et je me suis rendu compte qu’il avait une intolérance au gluten et plus généralement à tout type de céréales présentes dans la majorité des croquettes, même de qualité vétérinaire. J’ai donc changé son alimentation pour de la viande (crue et/ou cuite) et des boîtes sans céréales et tout est rentré dans l’ordre en l’espace de quelques jours.

Sauf avis contraire de la part du Docteur Arnaud, vous pourriez peut-être aussi essayer ces pistes.
Bien à vous