mardi 10 avril 2018
L'hétéro-isopathie
Aquarelle de mon ami André Bacher
(l'allopathie et l'hétéro-isopathie se tiennent par la main...)
L'hétéro-isothérapie :
(article paru dans Vetofocus, les 14 et 20/04/2018)
Ce sont des dilutions homéopathiques obtenues à partir de n'importe quelle molécule ou produits de
synthèse (1).
Leur origine :
Ils sont préparés à partir de prélévements provenant de l'environnement du malade (poussières,
pollens, poils d'animaux), d'aliments, de médicaments, de produits chimiques de cancérologie par
ex. Leur fabrication est autorisée en France . Ils sont reconnus comme étant des médicaments
homéopathiques dans l'édition de 1965 de la Pharmacopée Française.
Par contre la fabrication d'un auto-isothérapique (= dilutions de sécrétions pathologiques du
malade lui- même comme de ses urines, de ses sécrétions ..) est interdite en France.
Historique :
C'est le Dr G. Lux, vétérinaire allemand (XIX ème siècle) qui fut le premier à proposer leur
emploi . C'est ainsi qu'il prescrit avec succès Sulfur aux animaux intoxiqués par un excès de
traitements au soufre.
Leur champ d'application est varié (1) :
-ils préviennent les intolérances et allergies médicamenteuses et permettent aussi de les traiter
-ils améliorent la désintoxication en évacuant les molécules chimiques qui pourraient s'être
accumulés dans l'organisme. Ils lèvent ainsi les barrages aux réactions de l'organisme à
l'homéopathie.
-ils améliorent la tolérance des traitements de chimiothérapie en cancérologie et arrivent parfois à
les potentialiser.
En aucun cas, les héréro-isopathes peuvent remplacer le traitement de chimiothérapie.
Leur fabrication :
Il faut fournir au laboratoire (ou à la pharmacie) la substance dont on veut faire fabriquer un hétéro-
Cependant certains existent déjà, comme en cancérologie le Flurouracile 7 CH, la Doxorubicine 7
CH, la cyclophosphamide 7 CH, la Cortisone 7 CH.
En général, les hétéro-isopathes sont fabriqués en la dilution de 7 CH ou en 200 K.
Leur administration :
En cancérologie, en général, ils sont administrés 24 h à 48 h après la perfusion de chimiothérapie et
durant 4 jours.
Ils permettent de favoriser le métabolisme et l'élimination des substances toxiques tout en prévenant
les intolérances et allergies médicamenteuses et enfin de renforcer l'action de l'homéopathie
classique administrée avec la chimiothérapie.(4).
En allergologie, ils sont fabriqués à partir de l'allergène identifié.
S'il s'agit d'une allergie saisonnière comme aux Pollens, l'hétéro-isopathe sera prescrit « en
échelles » (à doses croissantes).
Le traitement pourra se dérouler comme suit : 3-5 granules par jour en 5 CH durant une semaine ;
puis en 7 CH la semaine suivante, en 9 CH la semaine suivante, en 12 CH la semaine suivante, en
15CH la semaine suivante et enfin en 30 CH la semaine suivante.
En allergie médicamenteuse, il est possible de faire fabriquer un hétéro-isopathe du médicament.
D'après un confrère (2) une étude sur l'utilisation d'un isothérapique de Gardenal ND chez des
enfants épileptiques recevant ce médicament, a démontré que l'isothérapique permettait une
diminution des effets secondaires, en particulier de la somnolence. L'administration d'isothérapiques
de Gardénal en 4 CH, puis 9 CH et enfin 15 CH a permis d'augmenter l'élimination urinaire de la
substance active sans réapparition des crises épileptiques.
Cette observation avait été d'ailleurs découverte par Lapp et Wurmser , en 1955, en intoxiquant des
cobayes à l'arsénic et leur donnant ensuite Arsenic 7 CH (3). Cela a permis de mettre en évidence
une élimination urinaire plus rapide et importante de l'Arsenic, en donnant son hétéro-isopathe
homéopathique.
Il existe bien d'autres travaux qui vont dans le même sens comme ceux de Cazin (1987), du Pr
J.Cambar (1988). et de J B Crapanne (1995). Ce dernier permit en prescrivant un hétéro-isopathe
du Bactrim à des malades séro-positifs immuno-déficients de mieux supporter ce sulfamide prescrit
pour prévenir des affections opportunistes. L'action désensibilisatrice de l'hétéro-isopathe a été
confirmée.(5)
Il semblerait que la dilution 7 CH permettrait l'élimination maximale du « toxique ».
« De nombreux vétérinaires homéopathes ont prouvé l’efficacité des hétéro-isothérapiques dans le
cadre de la maîtrise de la réaction et de l’accident vaccinal chez les carnivores domestiques. Il
semble que l'administration d'hétéro-isothérapiques de vaccins contre le Felv, le Coryza félin et la
Panleucopénie infectieuse a permis de diminuer l'apparition des fibrosarcomes dans une population
de chats ainsi traités »... (2) .
Bibliographie :
Dr A. Dumas et E.Ménat: Cancer : être actif de son traitement Editions Leduc 2016 (1).
Homéopathie et Isothérapie | Phytanimal
www.phytanimal.com/homeopathie/homeopathie-et-isotherapie (2)
C.Lapp et L.Wurmer : mobilisation de l'arsenic fixé chez le cobaye sous l'influence de doses
infinitésimales d'arsenic de sodium. Homéopathie française 1984, 72. (3)
J.L Bagot : l'homéopathie dans les soins de support en cancérologie Edition Unimedica 2007,
réeditée en 2017. (4).
C.Trepo, JB Capanne... : Trimethoprim-sulphamethroxazole rechallenge in 20 previously allergic
HIV-infected after homeopathic desensitation.AIDS. (5).
Serge ARNAUD, docteur-vétérinaire.
mardi 6 mars 2018
La Péritonite Infectieuse Féline, dite PIF.
C'est une maladie est en extension au
niveau mondial. En général, 1 à 5 % des chatons issus des refuges
et chatterie meurent de la PIF . Selon Pederson la plupart des décès
se produisent chez les chats de 3 à 16 mois et rare après 3 à 5
ans (1).
Cette maladie est inscrite dans la loi du 22 juin 1989 sur les vices rédhibitoires
Cette maladie est inscrite dans la loi du 22 juin 1989 sur les vices rédhibitoires
La connaissance de la PIF
remonte en 1963 quand Holzworth en a parlé pour la première fois à
un colloque à Boston. C'est quelques années après que l'agent
responsable fut identifié par Ward : un virus apparenté au Coronavirus du tube digestif.
Mais ce sont surtout les
travaux de Pederson et de Vennema qui ont démontré que le virus FIPV
était une forme mutante du virus FoCV.
L'agent responsable :
Le virus de la Péritonite
Infectieuse Féline (FIPV) est donc une forme mutante du coronavirus
intestinal ( FoCV).
Le FoCV semblerait être présent dans les fèces de plus d'un chat sur deux.
Le FoCV semblerait être présent dans les fèces de plus d'un chat sur deux.
Sa présence passe souvent
inaperçue. Quelques chats peuvent présenter des troubles digestifs
bénins comme des vomissements ou de la diarrhée.
Les chats porteurs « sains »
peuvent excréter le FoCV durant de nombreuses années.
Les chatons sont
particulièrement sensibles au FIPV. Leur contamination est plus
élevée dans les élevages et les refuges
La PIF est sur représentée
dans certaines races pures (comme le Burmèse, le Shorthair et
Cornish Rex) et sous représenté dans d'autres races (chat européen
à poil court et Persan).
Les mâles entiers semblent
présenter une prévalence plus élevée à contracter cette
maladie.
Toutefois , il y a des variations à prendre en considération selon les pays.
Toutefois , il y a des variations à prendre en considération selon les pays.
On parle de plus en plus de
lignées susceptibles à développer la PIF au sein d'une même race : il pourrait s'agir d'une "susceptibilité d'ordre génétique" (9).
De plus, les sources de stress (sevrage, changement de propriétaire, stérilisation, surpopulation, arrivée d'un congénère, maladie intercurrente) pourraient en être la cause déclanchante (9)
De plus, les sources de stress (sevrage, changement de propriétaire, stérilisation, surpopulation, arrivée d'un congénère, maladie intercurrente) pourraient en être la cause déclanchante (9)
LES SYMPTÔMES :
Ils sont très divers en
raison des multiples localisations du virus (2) :
-amaigrissement progressif
-anorexie
-abattement
-hyperthermie fluctuante (10)
- ictère(jaunisse) en cas
d'atteinte hépatique
-uvéite en cas d'atteinte oculaire.
-dyspnée (difficultés
respiratoires) en cas d'atteinte respiratoire (forme humide).
-d'ordre neurologique (10 % des cas ): myélopathie, syndrome vestibulaire central (ataxie), atteinte multi-focale paralysies) (9).
-distension abdominale
(ascite) en cas d’épanchement péritonéal (forme humide)
-adénomégalie, le plus souvent du ganglion mésentérique.
En cas de baisse des défenses immunitaires (leucopénie par ex.) les chats contaminés seront susceptibles de contracter d'autres affections comme des voies respiratoires ( une herpèsvirose, une chlamydiose...)
En cas de baisse des défenses immunitaires (leucopénie par ex.) les chats contaminés seront susceptibles de contracter d'autres affections comme des voies respiratoires ( une herpèsvirose, une chlamydiose...)
LE DIAGNOSTIC :
+ clinique :
+ clinique :
La forme sèche : (3)
Elle peut se traduire par :
-une uvéite, iridocyclite, choriorétinite...
-une néphrite granulomateuse
-une hépatite granulomateuse
-une encéphalomyélite granulomateuse
-des pyo-granulomes multi-focaux intestinaux
-des troubles neurologiques (convulsions, paralysies).
-des troubles neurologiques (convulsions, paralysies).
La forme humide :
Elle est plus facile à
diagnostiquer avec la présence d'un épanchement pleural ou
abdominal.
Le liquide est de couleur
jaune citrin, épais, sans germe mais avec la présence de globules
blancs neutrophiles.
Remarques : l'hyperthermie est plus fréquente dans cette forme que dans la forme sèche (sup. à 40 % des cas) ainsi que les troubles neurologiques (10).
Remarques : l'hyperthermie est plus fréquente dans cette forme que dans la forme sèche (sup. à 40 % des cas) ainsi que les troubles neurologiques (10).
+ diagnostics de laboratoire :
Les analyses de sang
classiques indiquent une hyper protéinémie (hyper globulinémie dans 90 % des cas),
une hyper bilirubinémie fréquente (sans augmentation concomitante des paramètres hépatiques),
L'électrophorèse des protéines sériques indique un pic polyclonal en gamma globulines dans 85 % des cas.
Quelque soit la forme, il est conseillé de pratiquer des examens complémentaires comme une électrophorèse des protéines plasmatiques qui pourra indiquer un pic polyclonal en gamma globulines dans 85 % des cas.
Quant à la sérologie coronavirose (test Elisa par ex.) mais elle n'est pas spécifique du Coranovirus muté de la PIF. En effet, il a été démontré que 10 % des chats atteints de PIF présentaient une sérologie négative!
Il faut surtout pratiquer un PCR (quantitatif de préférence).
Pour avoir une bonne fiabilité, il est à pratiquer de préférence sur les liquides d'épanchement ou les organes de cyto-ponction.
Quant à l'imagerie médicale, elle va permettre seulement d'identifier les organes atteints mais aucune image est spécifique de cette affection
LA PROPHYLAXIE :
La vaccination n'est pas
encore disponible actuellement en France.
Seules des mesures
préventives sont à conseiller :
-isolement des animaux
entrants ( quarantaine d'un mois) ; effectuer une sérologie et
une électrophorèse
-enlever les chatons des
mères positives à l'âge de 4-5 semaines, car la transmission de la
mère aux chatons se fait principalement à l'âge de 5 à 7
semaines.
-bien désinfecter les
cages, les litières et les gamelles
-être très sélectif dans
les programmes d'élevage: n'utiliser comme reproducteur aucun mâle
ou femelle qui ont engendré des chatons, morts de la PIF.
TRAITEMENTS :
-ALLOPATHIQUES :
Ils font appel souvent appel
à des antibiotiques, corticoïdes, virucides et aux interférons,
humain ou vétérinaire.
Leurs traitements
antibio-corticoïdes sont très décevants
D'après mes confrères
Fabrice Hébert et Christophe Bulliot (2) ainsi que Mme Irène de
Villiers, immunologiste, il faut éviter les corticoïdes.
Les interférons :
Certains vétérinaires
disent avoir parfois des résultats avec les interférons qui
stimulent l'immunité.
Cet avis est soutenu par
Diane Addie, maitre de conférence à l'Université de Glasgow qui
écrit dans une publication : « L'Interferon
Omega semble guérir environ un tiers des chats atteint de PIF..., Il
semble extrêmement important de débuter le traitement dès que
possible après l’apparition des signes cliniques »... (4).
Elle associe à son
traitement d'autres médicaments comme des vitamines (A, B1, complexe
B C, E et des stéroïdes anabolisants....
L'argent colloïdal :
Certains des mes confrères
et consœurs préconisent de donner de l'argent colloïdal.
Ma consoeur le Dr Bernadette
Bresard propose sur Bioveto de le donner en libre service en
s'appuyant sur la démarche du Dr Jean Elminger, médecin homéopathe
suisse (5).
L'argent colloïdal doit
être mis dans une coupelle en verre et dilué avec un peu d'eau mis
à la dispostion du chat.
Il semblerait que la
concentration en 15 ppm (15 mg/l) soit la plus adaptée à cette
espèce.
Sa posologie chez le chat va
de 3ml à 10 ml par jour. Le traitement est poursuivi durant
plusieurs semaines.
Les antiviraux :
La Morris animal Foundation
étudie des antiviraux spécifiques pour traiter la PIF .
Des études ont lieu sur le
terrain avec un inhibiteur de la protéase (GC376) et un inhibiteur
nucléosidique (EV0984) qui sont apparus très prometteurs.
Dans des articles du 17
décembre 2017 et du 12 mars 2019, Vetitude ("l'information pour l'entreprise
vétérinaire") dit : "ces antiviraux spécifiques
devraient devenir le traitement de choix de la péritonite
infectieuse féline. La mise au point d’un traitement a été
lente, mais désormais les scientifiques du monde entier disposent
d’une solide base de données sur la PIF, source de progrès
notables en particulier dans le domaine de la pharmacothérapie
antivirale". (6)
Des chercheurs ont testé avec succès l’innocuité et l’efficacité d’un antiviral humain, le GS-441524 prescrit dans le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) de la famille des coronavirus comme la PIF(6 bis).
Selon les études du Dr Niels Pederson de l'UC Davis, il faudrait traiter le chat malade durant 12 semaines à la posologie de 5mg/kg/jour.
Ce médicament humain n’est pas actuellement disponible en France.
Des chercheurs ont testé avec succès l’innocuité et l’efficacité d’un antiviral humain, le GS-441524 prescrit dans le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) de la famille des coronavirus comme la PIF(6 bis).
Selon les études du Dr Niels Pederson de l'UC Davis, il faudrait traiter le chat malade durant 12 semaines à la posologie de 5mg/kg/jour.
Ce médicament humain n’est pas actuellement disponible en France.
-INTÉRÊT DES HUILES
ESSENTIELLES CHEZ LE CHAT ATTEINT DE LA PIF
par le Dr Joëlle Robyns
vétérinaire (7)
La voie atmosphérique est
le meilleur moyen d’initier les chats aux HE, il faut
commencer par de faibles
doses. Les plus antivirales sont les HE de Ravintsara,
d’eucalyptus radié et de
niaouli. Commencer par 1 puis augmenter progressivement
jusqu’à 5 à 10 gouttes
dans un bol d’eau bouillante, ¼ d’heure matin et soir permet de
bien dégager et désinfecter
l’arbre respiratoire lorsque celui-ci est atteint.
Une autre voie
d’administration possible chez le chat est la voie trans cutanée :
les HE
passe rapidement la barrière
de la peau pour pénétrer l’organisme. Il est alors tout à fait
possible de déposer les HE
à un endroit où il n’arrive pas à se lécher : entre et/ou en
arrière des oreilles. Il
faut toujours changer d’endroit et contrôler l’absence de
réaction
locale avant chaque nouvelle
application. Pour les diluer, je conseille plutôt l’alcool ou
l’aloe vera que l’huile
végétale qui rendra le poil gras. Le mieux étant d’appliquer 1
goutte
pure puis de recouvrir
immédiatement avec de l’aloe vera et masser. Une préparation
vétérinaire existe,
l’INHALVET®, que l’on peut utiliser par voie atmosphérique ou
par voie
cutanée.
La prise d’huiles
essentielles par voie orale chez le chat est délicate, tout d’abord
parce
que le chat n'ingère pas
n’importe quoi mais aussi parce que sa métabolisation des HE
est très lente. La prise
orale d’HE doit aussi respecter des «fenêtres thérapeutiques»
c-a- d
laisser l’organisme au
repos 2 à 4 jours par semaine et donc donner les HE 3 à 5 jours par
semaine. Cette voie
d’absorption doit être réservée à des maladies graves afin de
juger de
l’effet «bénéfice/risque».
Une préparation sous forme
de capsules molles, STIMUNVET® est disponible en
médecine vétérinaire ce
qui est préférable pour éviter les accidents. Formulée avec les
huiles essentielles de thym
satureoïde, de de ravintsara, d'eucalyptus radié et de clou de
girofle, ces huiles
essentielles ont de puissantes vertus antivirales, anti bacteriennes,
antifongiques,
antiparasitaires, stimulantes immunitaires et tonifiantes.
Les HE ne sont pas
interdites chez le chat mais des précautions sont à prendre: choix
de
l’HE et de sa dilution,
méthode et voie d’application, nombre d’application journalière,
durée d’administration en
n’oubliant pas de respecter des pauses et de contrôler le bon
fonctionnement de son
organisme par des prises de sang.
La prise orale d’HE doit
être réservée aux affections virales ou aux cas pour lesquels la
médecine vétérinaire
traditionnelle est impuissante.
-ET L'HOMEOPATHIE :
Commentaires du Dr Bernadette Bresard, vétérinaire et médecin :
Commentaires du Dr Bernadette Bresard, vétérinaire et médecin :
Irène de Villiers en tant
qu'immunologiste et éleveuse de chats a mis au point des traitements
homéopathiques que ma consoeur le Dr Bernadette Bresard a développé
dans son site Bioveto :
Elle m'a écrit à ce propos :
« elle a mis au point un système de répertorisation sur la
morphologie, tant anatomique que comportementale (façons de se
coucher, façons de se déplacer...) l'idée étant de soutenir « le
cablage énergétique » du
chat car seul le chat peut régénérer son thymus afin qu'il
reprenne le contrôle sur les macrophages ... ».
Selon les symptômes
observés, Mme I de Villiers conseille Cinchona
officianalis , Lycopodium clavatum, Baryta carbonica, Sulphur.
Dr Bernadette Bresard :
La païf (péritonite Autoimmune féline) et les données actuelles de la science ..et du bon sens.. en simple..
- Un million de chats décèdent de paif annuellement dans le monde, cette «épidémie» étant proportionnelle au développement des survaccinations (+pesticidations , et stérilisation précoce systématiques).
- Comment la païf tue t elle les chats? Depuis 2009, il a été objectivé que , dans la païf, ce sont ses propres neutrophiles , qui tuent le chat :
<http://www.ncbi.nlm.nih.gov/ pubmed/19343474>
- Pourquoi ses neutrophiles se retournent contre le chat? Parce que leur organe de contrôle, le thymus, est détruit.
- Détruit par quoi , le thymus? par une accumulation de stress (Et/ou par l’administration de corticoides : les hormones du stress) , dans un temps trop court pour qu’il puisse récupérer. Ce qui déclenche la paif n’a rien à voir avec un corona (lequel est ubiquiste ) - et tout à voir avec le stress . Que ce stress soit chimique: (l’organisme du chat n’est pas-encore moins que celui de l’humain-n'est pas conçu donc, pour gérer des toxiques tels que adjuvants vaccinaux, vermifuges chimiques, etc etc...)-, et/ou que ce stress soit émotionnel, chirurgical..
- Lorsque son thymus est ainsi détruit par une accumulation de stress, ou par l'administration des hormones du stress, les corticoides, que se passe t il dans le chat ? Son thymus ne peut plus le débarrasser de la forme mutante du corona intestinal, - ce qu’un thymus sain fait sans problème ( 80 % des mutations paifs n'aboutissent pas à une paif, SI le thymus est sain) . Ce virus mutant garde 98% de ses gènes en commun avec le corona ubiquiste (d'où l'inutilité des tests "corona" qui ne font pas la différence entre mutant et corona ubiquiste) . Mais LE gène muté fait qu’ il va s’établir dans..les macrophages du chat. Qui sont les camions éboueurs de l’organisme. Qui normalement débarrassent l’organisme de ses poubelles (les neutrophiles). Et qui les «gèrent «, leur intimant de s’autodétruire , mission accomplie, à l’age de douze heures. Le mutant s’installe dans les macrophages donc, les utilisant comme incubateurs pour s’y reproduire, et pervertit leur fonctionnement. Ils ne signalent plus aux neutrophiles de s’autodétruire ... Ils ne débarrassent plus l’organisme de ses poubelles , lesquelles s’accumulent , avec une nouvelle génération toutes les douze heures, jusqu’à ce que la charge toxinique soit telle que les globules rouges éclatent : anémie hémolytique aigue , avec jaunisse...
- Le mutant est dans les macrophages , et dans les macrophages uniquement, donc la païf n’est pas contagieuse (les habitudes de maltraitance chimique, si.. d’où cette apparence d ' "épidémies» dans certaines collectivités).
- Un diagnostic simple : la clinique + l'anamnèse doivent y faire penser assez tôt, avant le stade terminal , - et la numération formule la signe: neutrophiles élevés, lymphocytes bas, globulines élevées, albumine basse
Que faire ? :
Aucun médicament ne peut régénérer un thymus, seul le chat peut le faire. Une seule possibilité pour que le chat s’en sorte : obtenir dans les temps la régénération de son thymus, dont seule la fonctionnalité retrouvée lui permettra de se débarrasser du mutant. Soit le soutenir de toute urgence et par toutes les voies possibles pour empêcher la survenue de l’irréversible.
1) Il est urgent de s’abstenir :
- d’ inutiles «tests corona»: TOUS les chats sont porteurs de corona..
de tuer, avec une injection systématique d'"antibio-cortico":
les cortico donc et détruisent le thymus(<http://www.ncbi.nlm. nih.gov/pubmed?term=thymus% 20target%20Bjelakovic> ) , et augmentent encore le nombre de neutrophiles ( http://ncbi.nlm.nih.gov/ pubmed?term=granulocytopenia% 20cat%20Fidel> ) , donc accélèrent la destruction de l'organisme du chat.
Les antibiotiques, molécules étrangères à l'organisme, vont dans le même sens, la paif étant une maladie «ADE « = aggravée par tout anticorps : (ADE anticorps dépendant enhancement ) ( <http://www.ncbi.nlm.nih.gov/ pubmed/19043660
> ) . Et pénalisent encore foie et reins, dont le chat a bien
besoin pour tenter de diminuer sa charge toxinique , laquelle s’accumule
à toute allure, les neutrophiles vieillis s’ouvrant, relâchant leurs
granules toxiques (ainsi que ceux formateurs de granulomes), qui tuent
le chat.
- d’ interféron : lequel augmente les anticorps, déjà en excès dans la païf; ( < http://www.ncbi.nlm.nih.gov/ pubmed/18196725 >
2) Il est urgent de soutenir le chat au plan équilibre acidobasique et hydroélectrolytique, pour tâcher d‘obtenir un flushing des toxines : c’est le rôle de l’allopathe.
Celui de l'homéopathe sera d'intervenir au niveau des processus physiopathologiques en cours, en anticipant constamment . Et, pour les unicistes, de l'individu. N'est pas uniciste qui veut. Le dr Irène de Villiers, dr en mmunopharmacologie, dr en homépathie uniciste, venait de mettre au point ,du fait de sa réflexion d'éleveuse (elle avait un élevage familial de chats norvégiens), et de son acquis sur plus de 500 cas de païfs ), une répertorisation sur base de l'ICT (type constitutionnel individuel: individual constitutional type), qui ajoutait une «béquille», qui comme dans le cas d’une jambe cassée, ne soigne rien par elle même mais soutient la volonté du chat.. tandis qu’elle déterminait en plus le similimum. Il s'agissait donc avec son ICT de soutenir le "treillis énergétique" du chat., ici en se basant sur sa biotypologie, - comme le pifower le fait au niveau biochimique...
L'organothérapie, la nutrithérapie, dans certains cas les élixirs de cristaux, les rééquilibrants immunitaires (et surtout pas les stimulants immunitaires) , l'utilisation du libre service (le chat a les remèdes à sa disposition dans une série de coupelles et ainsi la possibilité, en fonction de son ressenti, de se servir à telle heure du jour ou de la nuit, dans tel remède..et de refuser des mois durant tel autre) , l’argent colloidal , le msm, ..... Le suivi pas à pas.. sachant qu'on pourra passer à travers toutes manifestations, neurologiques, cardiaques, pulmonaires, dyspnéiques, etc etc etc.. permet, rarement mais cela arrive.. que le chat.. retrouve sa santé.
SURTOUT cessons de créer des paifs, Ne vaccinons pas avant 3 mois. Une seule valence à la fois (Elle suffit pour toute la vie du chat). Un mois entre chaque valence (sachant que pendant ce mois le chat ne peut gérer impunément un autre stress) .
Et mettons en libre service, entre autres, les nosodes FIP / FeLV / HIV (envoyés aisément par ainsworths ou helios pharmacy uk ).
ARTICLE MIS A JOUR LE 12 OCTOBRE 2019.
Dr Bernadette Bresard :
La païf (péritonite Autoimmune féline) et les données actuelles de la science ..et du bon sens.. en simple..
- Un million de chats décèdent de paif annuellement dans le monde, cette «épidémie» étant proportionnelle au développement des survaccinations (+pesticidations , et stérilisation précoce systématiques).
- Comment la païf tue t elle les chats? Depuis 2009, il a été objectivé que , dans la païf, ce sont ses propres neutrophiles , qui tuent le chat :
<http://www.ncbi.nlm.nih.gov/
- Pourquoi ses neutrophiles se retournent contre le chat? Parce que leur organe de contrôle, le thymus, est détruit.
- Détruit par quoi , le thymus? par une accumulation de stress (Et/ou par l’administration de corticoides : les hormones du stress) , dans un temps trop court pour qu’il puisse récupérer. Ce qui déclenche la paif n’a rien à voir avec un corona (lequel est ubiquiste ) - et tout à voir avec le stress . Que ce stress soit chimique: (l’organisme du chat n’est pas-encore moins que celui de l’humain-n'est pas conçu donc, pour gérer des toxiques tels que adjuvants vaccinaux, vermifuges chimiques, etc etc...)-, et/ou que ce stress soit émotionnel, chirurgical..
- Lorsque son thymus est ainsi détruit par une accumulation de stress, ou par l'administration des hormones du stress, les corticoides, que se passe t il dans le chat ? Son thymus ne peut plus le débarrasser de la forme mutante du corona intestinal, - ce qu’un thymus sain fait sans problème ( 80 % des mutations paifs n'aboutissent pas à une paif, SI le thymus est sain) . Ce virus mutant garde 98% de ses gènes en commun avec le corona ubiquiste (d'où l'inutilité des tests "corona" qui ne font pas la différence entre mutant et corona ubiquiste) . Mais LE gène muté fait qu’ il va s’établir dans..les macrophages du chat. Qui sont les camions éboueurs de l’organisme. Qui normalement débarrassent l’organisme de ses poubelles (les neutrophiles). Et qui les «gèrent «, leur intimant de s’autodétruire , mission accomplie, à l’age de douze heures. Le mutant s’installe dans les macrophages donc, les utilisant comme incubateurs pour s’y reproduire, et pervertit leur fonctionnement. Ils ne signalent plus aux neutrophiles de s’autodétruire ... Ils ne débarrassent plus l’organisme de ses poubelles , lesquelles s’accumulent , avec une nouvelle génération toutes les douze heures, jusqu’à ce que la charge toxinique soit telle que les globules rouges éclatent : anémie hémolytique aigue , avec jaunisse...
- Le mutant est dans les macrophages , et dans les macrophages uniquement, donc la païf n’est pas contagieuse (les habitudes de maltraitance chimique, si.. d’où cette apparence d ' "épidémies» dans certaines collectivités).
- Un diagnostic simple : la clinique + l'anamnèse doivent y faire penser assez tôt, avant le stade terminal , - et la numération formule la signe: neutrophiles élevés, lymphocytes bas, globulines élevées, albumine basse
Que faire ? :
Aucun médicament ne peut régénérer un thymus, seul le chat peut le faire. Une seule possibilité pour que le chat s’en sorte : obtenir dans les temps la régénération de son thymus, dont seule la fonctionnalité retrouvée lui permettra de se débarrasser du mutant. Soit le soutenir de toute urgence et par toutes les voies possibles pour empêcher la survenue de l’irréversible.
1) Il est urgent de s’abstenir :
- d’ inutiles «tests corona»: TOUS les chats sont porteurs de corona..
de tuer, avec une injection systématique d'"antibio-cortico":
les cortico donc et détruisent le thymus(<http://www.ncbi.nlm.
Les antibiotiques, molécules étrangères à l'organisme, vont dans le même sens, la paif étant une maladie «ADE « = aggravée par tout anticorps : (ADE anticorps dépendant enhancement ) ( <http://www.ncbi.nlm.nih.gov/
- d’ interféron : lequel augmente les anticorps, déjà en excès dans la païf; ( < http://www.ncbi.nlm.nih.gov/
2) Il est urgent de soutenir le chat au plan équilibre acidobasique et hydroélectrolytique, pour tâcher d‘obtenir un flushing des toxines : c’est le rôle de l’allopathe.
Celui de l'homéopathe sera d'intervenir au niveau des processus physiopathologiques en cours, en anticipant constamment . Et, pour les unicistes, de l'individu. N'est pas uniciste qui veut. Le dr Irène de Villiers, dr en mmunopharmacologie, dr en homépathie uniciste, venait de mettre au point ,du fait de sa réflexion d'éleveuse (elle avait un élevage familial de chats norvégiens), et de son acquis sur plus de 500 cas de païfs ), une répertorisation sur base de l'ICT (type constitutionnel individuel: individual constitutional type), qui ajoutait une «béquille», qui comme dans le cas d’une jambe cassée, ne soigne rien par elle même mais soutient la volonté du chat.. tandis qu’elle déterminait en plus le similimum. Il s'agissait donc avec son ICT de soutenir le "treillis énergétique" du chat., ici en se basant sur sa biotypologie, - comme le pifower le fait au niveau biochimique...
L'organothérapie, la nutrithérapie, dans certains cas les élixirs de cristaux, les rééquilibrants immunitaires (et surtout pas les stimulants immunitaires) , l'utilisation du libre service (le chat a les remèdes à sa disposition dans une série de coupelles et ainsi la possibilité, en fonction de son ressenti, de se servir à telle heure du jour ou de la nuit, dans tel remède..et de refuser des mois durant tel autre) , l’argent colloidal , le msm, ..... Le suivi pas à pas.. sachant qu'on pourra passer à travers toutes manifestations, neurologiques, cardiaques, pulmonaires, dyspnéiques, etc etc etc.. permet, rarement mais cela arrive.. que le chat.. retrouve sa santé.
SURTOUT cessons de créer des paifs, Ne vaccinons pas avant 3 mois. Une seule valence à la fois (Elle suffit pour toute la vie du chat). Un mois entre chaque valence (sachant que pendant ce mois le chat ne peut gérer impunément un autre stress) .
Et mettons en libre service, entre autres, les nosodes FIP / FeLV / HIV (envoyés aisément par ainsworths ou helios pharmacy uk ).
ARTICLE MIS A JOUR LE 12 OCTOBRE 2019.
BIBLIOGRAPHIE :
(1)-Cooncept
– PIF www.cooncept.fr/pif.php:
traduit par Elisabeth.
Relecture par Pascal Ramassamy, docteur vétérinaire et
Odile.
Synopsis sur l'infection par le virus de la Péritonite Infectieuse Féline.
Par Niels C. Pedersen,
Synopsis sur l'infection par le virus de la Péritonite Infectieuse Féline.
Par Niels C. Pedersen,
(2)-Guide pratique de
Médecine Interne de F.Hébert et C.Bulliot (4è. édition méd'com)
(3)- Dictionnaire Pratique
de Thérapeutique de R.Moraillon et col. (7è édition).
(6)-Vetitude » PIF : des avancées dans le traitement de la ...
www.vetitude.fr/pif-peritonite-infectieuse-feline-avancees
(6 bis)-https://www.vetitude.fr/peritonite-infectieuse-feline-traitement-pif-chat/
(6 bis)-https://www.vetitude.fr/peritonite-infectieuse-feline-traitement-pif-chat/
(8)-
https://hpathy.com/veterinary-homeopathy/feline-infectious-peritonitis-fip-case-management-and-suggested-new-rubrics-developed-from-500-cases/
(9)-Dr Irène de Villiers: c’est sa colère..et je la partage ...
bioveto.wordpress.com/2015/08/31/dr-irene-de...En
(9)- la Péritonite Infectieuse Féline du Dr Camille Coisnon, La Dépêche Vétérinaire Technique n°166 de mars 2019.
(10)-Pyrexia in cats : J.Feline Med.Surg. 2017 Riemer et al.
(9)- la Péritonite Infectieuse Féline du Dr Camille Coisnon, La Dépêche Vétérinaire Technique n°166 de mars 2019.
(10)-Pyrexia in cats : J.Feline Med.Surg. 2017 Riemer et al.
vendredi 2 février 2018
Les acides gras essentiels
Les
acides gras polyinsaturés (AGPI)
Ils
sont indispensables à la vie car notre organisme ainsi que celui des
carnivores ne savent pas les fabriquer.
Ce
sont l'acide alpha-linolénique (série oméga 3) et l'acide
linoléique (série oméga 6) ainsi que leur famille qui en
découle : EPA et DHA pour l'acide alpha-linolénique, DHGA pour
l'acide linoléique.
Chez
le chat, un troisième acide gras est indispensable, c'est l'acide
arachidonique.
Sources :
Cependant, les chiens et les chats absorberaient moins bien les acides gras essentiels provenant de végétaux .
Il n'est pas recommandé de donner à son animal comme unique source d'AGPI une huile végétale, comme l'huile de lin, ou de colza.
Il faut privilégier les AGPI d'origine marine.
Il s'agit des huiles de poissons de mers froides (sardine, hareng, maquereau, saumon) ou de krill (crevettes).
Dans sa thèse (4), un de mes consœurs, le Dr Charlotte Devaux, indique les posologies suivantes pour l'huile de krill :
Pour
le chat : 5 à 25mg/kg/j
Pour
le chien : 25 à 80mg/kg/j
« Pour
un chat de 5kg présentant une dermatite miliaire ou une insuffisance
rénale chronique que l’on souhaite traiter à une dose moyenne de
15mg/kg/j on donnera 1 capsule de 500mg d’huile de krill par
semaine.
Pour
un chien de 10kg traité pour une dermatite atopique ou une arthrose
à une dose moyenne de 50mg/kg on administrera une capsule par
jour ».
Il est important que les huiles de poissons soient contrôlées au niveau des métaux lourds (mercure, plomb...), des polluants (PCB, dioxines...). .
Rôle des omégas 3 et oméga 6 (1) :
Dans
l'organisme, les oméga 6 sont plutôt pro-inflammatoire,
pro-aggrégant plaquettaire et vaso-constricteur. Les oméga 3 sont
plutôt anti-inflammatoire, anti-aggrégant plaquettaire et
vaso-dilatateur.
On considère
que l'équilibre optimal entre oméga 6 et oméga 3 pour l'organisme
sain est environ
5 fois plus d'oméga 6 que d'oméga 3 sur des animaux en bonne santé.
Indications
des omégas (2) :
1)-
en néphrologie :
il
est acquis que les oméga 3 accroissent le taux de filtration
glomérulaire et du débit sanguin rénal et réduisent
l’hypertension glomérulaire contrairement aux oméga 6.
Chez
le chien une supplémentation de la ration en oméga 3 a des effets
bénéfiques sur l’insuffisance rénale : diminution de la
protéinurie, créatininémie et des lésions rénales, augmentation
de la filtration glomérulaire.
Chez
le chat l’augmentation d’EPA dans la ration aurait un effet
préventif sur l’IRC et la survie du chat .
Il
y a un consensus général sur l’utilisation d’EPA lors d’IRC
chez le chat.
2)-
en dermatologie :
Les
AGPI présentent une bonne efficacité sur les états cutanés
kérato-séborrhéiques.
Les
oméga 6 participent à la maintenance de l’imperméabilité
cutanée, car ils sont présents dans les céramides du stratum corneum,
et à l’amélioration de la qualité du pelage ou d’une peau
sèche sans inflammation. Attention un excès d’apport
d’oméga
6 peut conduire à une réponse pro-inflammatoire et augmenter
l’inflammation au niveau de la peau et des autres
organes.
Chez
le chien de nombreuses études ont prouvé leur intérêt dans
l’arsenal thérapeutique de la dermatite atopique chronique (avec
un consensus général pour une utilisation des oméga 3) :
-
effet anti-inflammatoire,
-
effet d’épargne de la cyclosporine, permettant de diminuer les
doses chez des chiens atopique :
restauration
des propriétés de barrière de la peau,
effet
anti-prurigineux plus ou moins important
3)-
en cardiologie :
Des
études ont démontré que chez les chiens atteints de
cardiomyopathie dilatée la survie de l’animal étant au final
augmentée et de même chez des chiens atteints de maladie valvulaire
dégénérative.
Un
apport d’EPA et DHA aide à réduire l’arythmie ventriculaire du
boxer lors de cardiopathie arythmogène du ventricule droit.
4)-
en tant qu'anti inflammatoires :
-arthrose :
Plusieurs
études ont démontré des résultats positifs des oméga 3 (EPA,
DHA) sur l’arthrose du chien, notamment en cas d'arthrose de la
hanche du coude et du grasset. Une supplémentation en EPA et DHA
permet de diminuer les doses de carprofen chez des chiens atteints
d’arthrose chronique (6).
-asthme :
Dans
l'asthme félin : Jérome Leemans de l'Université de Liège
conseille d'associer les omégas 3 à la lutéoline, plante
immuno-régulatrice.
5)-
en cas d'insuffisance hépatique :
Ils
diminuent la lipolyse tissulaire par l’action des prostaglandines,
Ils
permettent la synthèse hépatique à partir d’acides gras saturés
de phosphoaminolipides qui sont des formes de
transport
assurant le drainage des graisses du foie.
• ils
ont, de plus, un rôle protecteur vis à vis de
l’hypercholestérolémie et de l’athérosclérose.
6)-
en cas de diabète :
Ils
diminuent la surcharge graisseuse du foie chez le diabétique
et
augmentent la sensibilité à l’insuline.
7)-
en neurologie :
Il
est recommandé, au vue des nombreuses études réalisées,
d’apporter du DHA pendant la gestation, la lactation et après le
sevrage pour un développement optimal du système nerveux chez les
chiots et les chatons.
Chez
l’animal, une carence en oméga 3 induit des déficiences visuelles
(carence en DHA de la rétine) (14), une perturbation et un
vieillissement prématuré de l’audition, une altération du goût
et une réduction des capacités d’apprentissage chez le jeune
animal.
8)-
pour le sport :
Ils
sont un très bon combustible énergétique. Ils permettent une
augmentation des aptitudes sportives.
9)-
convalescence de maladies :
Des
chiens traités par chimiothérapie pour lymphome ont vu leur temps
de survie et l’espace entre deux récidives augmentés.
10)-
pour le vieillissement :
Les
oméga 3 ont un effet positif sur la réponse immunitaire des vieux
chiens.
EN
PRATIQUE :
La
durée d’utilisation recommandée des oméga 3 pour une action
anti-inflammatoire est de 4 à 6 semaines pour avoir un début
d’efficacité et de 8 à 12 semaines pour un effet maximal.
Ma
consoeur le Dr Géraldine Blanchard conseille (1) :
« En
rationnement ménager : il faut au moins 5%
de l'énergie sous forme d'huile de colza ou de soja pour
apporter suffisamment d'AGE à un adulte en bonne santé.
Grossièrement, il faut 5 ml d'HUILE DE COLZA pour 5 à 10 kg de poids corporel, pour un animal en bonne santé (attention valeur indicative, variable selon l'animal et la ration).
HUILE
DE POISSON
... (en
plus de l'huile de colza) :Grossièrement, il faut 5 ml d'HUILE DE COLZA pour 5 à 10 kg de poids corporel, pour un animal en bonne santé (attention valeur indicative, variable selon l'animal et la ration).
COMBIEN ? une gélule de 500mg d'huile de poisson riche en oméga 3 par tranche de 5kg de poids pour chien ou chat en bonne santé est une dose bien adaptée.
Elle peut devoir être doublée dans certains cas pathologiques ».
Les acides gras insaturés, étant très sensibles à l'oxydation, il faut les protéger de l'air et de la lumière même s'ils sont associés à un anti oxydant. comme la vitamine E : il est recommandé d’apporter au moins 0,5 mg de vitamine E /kg de poids corporel (5).
Leur apport peut se faire en toute sécurité par des gélules ou capsules, qui sont avalées ou ouvertes sur le repas au moment de le consommer (pas à l'avance), ou en flacon doseur dit airless (le flacon contient une poche où l'air n'entre pas quand l'huile en sort). (3).
En cas de surdosage ? :
D'après ma consoeur le Dr Véronique Viateau, Chuva-ENVA, (6) : "des effets néfastes d'un surdosage sont décrits : réduction de l'agrégation plaquettaire, troubles digestifs, pancréatite et hépatopathie. Les chats sont davantage sensibles. Il convient de donner les compléments à jours alternés".
Bibliographie :
http://www.vetup.com/articles-veterinaires/63-vetup/alimentation-veterinaire/276-huile-de-pois
http://www2.vetagro-sup.fr/bib/fondoc/th_sout/dl.php?file=2012lyon041.pdf
Charlotte
DEVAUX
http://theses.vet-alfort.fr/telecharger.php?id=715
François, Bernard, Jacques, Louis
BAECKEROOT
(6)- Arthrose : l’intérêt réel des compléments alimentaires de Véronique Viateau.
La Dépêche Vétérinaire n° 1453 du 13 octobre 2018.
Mon chat ou mon chien ont-ils besoin d’omégas 3 ?
A moins que vous n’habitiez la ferme, et que votre animal chasse également des proies dans la nature, la réponse est OUI, si vous recherchez son équilibre nutritionnel. Il en est ainsi pour nous, humains, aussi. De nos jours l’élevage industriel produit des animaux à la chair très déficiente en omégas 3 : eux même nourris de grains de qualité moindre, ils sont, de plus, excédentaires en omégas 6 ! Les omégas 6, indispensables à tous, sont nocifs lorsqu’ils sont en excès. L’alimentation d’aujourd’hui présente un ratio déséquilibré, connu pour favoriser les processus inflammatoires dans notre corps. Il faut donc veiller à assurer un bon ratio omégas 6 /omégas 3
Le bon ratio omégas 6 /omégas 3 :
Une proie sauvage présente des ratios omégas 6 /omégas 3 allant de 2 :1 à 6 :1. Selon l’espèce et les pièces de viandes étudiées, un animal d’élevage présentera un ratio compris entre 6 :1 et 40 :1 ! Ainsi, pour un bovin, le ratio passe de 3 :1 à l’état sauvage à 18 :1 pour un bœuf nourri aux grains...
(Données du NRC , National Research Council Américain)
La souris ou l’oiseau chassés par le chat sont des repas équilibrés... Le cerveau et les yeux des proies sauvages sont les organes les plus riches en omégas 3...
Une solution consisterait à nourrir ses compagnons de viande d’animaux élevés et nourris en pâture. Des poules qui picorent des insectes ! Des ruminants nourris essentiellement à l’herbe... Pouvons-nous compter sur nos fabricants de pâtées ou de croquettes pour utiliser ces ingrédients ? La teneur en omégas 3 ajoutés déclarée sur le label est-elle fiable ?
Pour les croquettes, non, ce produit étant sujet au rancissement, les omégas 3 s’oxydent rapidement et deviennent donc... pro-oxydants ! Et d’une façon générale, les fabricants donnent rarement la source de leurs omégas 3 : Il s’agira le plus souvent d’omégas en quantité insuffisante, et d’origine végétale, comme le lin, dont la transformation en EPA et DHA est infime dans l’organisme du chat et du chien. Classiquement, ce taux de conversion est estimé à 10%. Or, parmi les omégas 3, ce sont bien les EPA et DHA qui sont indispensables dans l’alimentation de nos compagnons, car leur organisme ne sait pas les fabriquer à partir d’autres aliments. Le corps humain, possède les enzymes nécessaires à leur fabrication.
La meilleure source d’omégas 3 :
Pour le chat et le chien (et pour nous aussi malgré tout), la meilleure source d’omégas 3 est d’origine animale. Les huiles de poisson ont en moyenne un ratio omégas 6 /omégas 3 de 1 :8. De quoi aider à rééquilibrer une ration. Les suppléments sont le plus souvent des huiles de saumon, de krill, mais aussi d’anchois et de sardines. Le consommateur soucieux de la préservation de l’environnement fera son choix en étudiant bien la source du produit. EPA et DHA sont directement assimilés chez le carnivore, rien ne se perd. Néanmoins, afin de choisir son supplément, il convient bien de regarder sa teneur réelle en EPA + DHA en mg par gramme. Les différences peuvent être très importantes d’un produit à l’autre ! Le reste est de l’huile, source d’énergie certes pour l’animal, mais qui compte dans le total calorique des animaux peu actifs ou en surpoids...
Quelle posologie pour votre animal ?
C’est là où l’on ne dispose pas encore d’études approfondies, notamment pour le chat... Il est bien sûr impossible de calculer le ratio omégas 6 /omégas 3 des aliments de nos animaux, impossible de jouer aux apprentis sorciers. La littérature vétérinaire anglo-saxonne présente des posologies basées sur l’expérience, et les estimations du NRC, National Research Council Américain : Selon ces recommandations, une juste supplémentation pour le chien va de 50mg à 220mg par kilo de poids de corps. Attention, il s’agit bien précisément de supplémentation en EPA + DHA ! De nombreux auteurs américains estiment cette posologie équivalente ou légèrement inférieure pour le chat. Basée sur ses propres investigations auprès de ses confrères, le Dr Lisa Pierson rapporte que 700 mg par jour pour un chat de 5 kilos ne présentent aucun danger. Les recettes 100% carnivore qu’elle propose pour un chat en bonne santé comportent entre 200mg et 400mg d’EPA+DHA par jour pour un chat de 5 kilos. Ses nombreux chats ayant vécus ces dernières années entre 18 et 20 ans, on peut supposer que la recette est bonne !
Omégas 3 et problèmes de santé :
La supplémentation en omégas 3 est un atout santé pour nos amis carnivores, notamment les femelles gestantes puis les petits, aux moments où se forment le cerveau, se développe la vue... Ils sont aussi les alliés des seniors dont il faut protéger les fonctions cognitives, les articulations... les animaux très sportifs !
Les recommandations du NRC de 50mg d’EPA+DHA par kilo de poids de corps sont destinées à un animal en bonne santé. Une posologie supérieure est indiquée en cas de problèmes de santé spécifiques. Notamment, les affections à composante inflammatoire : citons, les problèmes dermatologiques, allergies, problèmes rénaux, cardio-vasculaires, arthrose et rhumatismes, MICI !... Les effets curatifs des omégas 3 dans ces affections sont très documentés. La recherche leur prête également des propriétés anti-tumorales et anti-métastatiques.
Précisons cependant que chaque individu est différent, et les résultats rapides sur les uns seront moins évidents chez d’autres...
Quels effets secondaires d’un surdosage régulier en omégas 3 ?
La question est largement débattue dans la littérature vétérinaire américaine, et cependant, les auteurs s’accordent à dire qu’il s’agit de risques possibles, bien que non documentés...
Les risques évoqués sont :
La fluidification du sang : non désirée avant une opération majeure, il est recommandé de suspendre l’administration des omégas 3 : 10 jours avant et après une opération, celle-ci pouvant entraver la cautérisation des plaies. Dans la pratique, je n’ai lu aucun auteur rapportant un problème effectivement rencontré.
Inconfort gastro-intestinal : l’introduction d’un nouveau supplément doit en effet se faire progressivement afin de ne pas indisposer l’animal. L’observation du maître est le meilleur guide.
Pancréatite : Là encore il s’agit du principe de précaution : L’administration d’omégas 3 peut prévenir les pancréatites, mais être déconseillée en excès si l’animal est malade (il y a beaucoup d’huile dans ces suppléments). De même dans les cas d’obésité.
Possibles interactions médicamenteuses : toute supplémentation doit être indiquée au vétérinaire traitant si l’animal prend des médicaments. Ainsi les omégas 3 pourraient entraîner une moindre sensibilité à l’insuline, ou seraient déconseillés en cas d’administration régulière de médicaments anti inflammatoires. Un coup de fil au véto dissipera d’éventuels doutes.
Possible frein à la guérison des plaies : là encore il s’agit du principe de précautions. La capacité de l’organisme à produire une réaction anti-inflammatoire adaptée est importante pour certaines affections.
En résumé : comme pour tout supplément le bon sens et l’observation sont de mise.
Quel produit choisir ?
Là tout se complique... Certains préfèreront un produit pharmaceutique destiné à la consommation humaine. Un produit « purifié » de tous métaux lourds est préférable car il ne faut pas oublier que le poisson (notamment d’élevage, et le bio n’est pas mieux !) contient du mercure que nous ne souhaitons pas ajouter à la ration quotidienne... Les tout petits poissons comme anchois et sardines, ou le krill n’en contiennent pas. Mais les huiles de poisson dites ‘purifiées’ sont fiables lorsqu’elles sont bien sûr testées par un organisme indépendant. Pour ceux qui achètent à l’étranger, les termes à rechercher seront ‘pharmaceutical grade’, ou ’tested for purity’. Citons également le label ‘NKO’ présenté comme garantie de qualité.
La présentation la plus courante est la gélule qu’il faudra percer sur la ration, on prend alors le soin de bien mélanger... Les pompes sont également proposées par de nombreux fabricants. Il faut alors s’assurer que l’huile contient l’indispensable vitamine E anti oxydante et rien d’autre. Bien respecter la durée de vie du produit après la première utilisation. Un contenant plastique n’est sans doute pas le plus sain. Certains fabricants ont testé des matériaux plus innovants.
Dans ce choix il appartient à chacun de faire ses propres recherches et comparaisons! Il s’agit de votre animal, prenez votre temps pour faire votre propre opinion...
Le mode d’administration des omégas 3 :
Un grand chien peut gober une capsule, mais il est évidemment dangereux de forcer l’administration pour un petit chien et un chat ! Le risque de fausse route peut être mortel. Ceci étant rappelé, il est conseillé de commencer à faire sentir et goûter l‘huile de poisson à toute petite dose la première fois ! La plupart des carnivores sont fous de ce parfum, d’autres se montrent carrément dégoûtés de prime abord. Il faut alors ruser et y aller très progressivement. Si l’animal refuse encore de manger un aliment « parfumé » à l’huile de poisson au bout de 8 jours, il y a souci. On peut alors chercher des omégas 3 sans parfum (unscented en anglais), il en existe pour animaux aussi : la différence est très nette et il ne reste qu’un très léger parfum de poisson.
Et si l’animal est vraiment récalcitrant, vous pouvez opter pour un petit peu de sardines ou anchois (sans huile !) 3 fois par semaine en plus d’une ration équilibrée ...
Les omégas 3 peuvent être chers pour une famille. Rien n’interdit alors de faire des cures, ou si l’on a des gélules qui se conservent bien, n’en donner qu’un jour sur deux... Mais parmi les nombreux suppléments proposés sur le marché, il s’agit certainement de l’un des plus intéressants ...
(6)- Arthrose : l’intérêt réel des compléments alimentaires de Véronique Viateau.
La Dépêche Vétérinaire n° 1453 du 13 octobre 2018.
Complément de Delphine Bez :
Mon chat ou mon chien ont-ils besoin d’omégas 3 ?
A moins que vous n’habitiez la ferme, et que votre animal chasse également des proies dans la nature, la réponse est OUI, si vous recherchez son équilibre nutritionnel. Il en est ainsi pour nous, humains, aussi. De nos jours l’élevage industriel produit des animaux à la chair très déficiente en omégas 3 : eux même nourris de grains de qualité moindre, ils sont, de plus, excédentaires en omégas 6 ! Les omégas 6, indispensables à tous, sont nocifs lorsqu’ils sont en excès. L’alimentation d’aujourd’hui présente un ratio déséquilibré, connu pour favoriser les processus inflammatoires dans notre corps. Il faut donc veiller à assurer un bon ratio omégas 6 /omégas 3
Le bon ratio omégas 6 /omégas 3 :
Une proie sauvage présente des ratios omégas 6 /omégas 3 allant de 2 :1 à 6 :1. Selon l’espèce et les pièces de viandes étudiées, un animal d’élevage présentera un ratio compris entre 6 :1 et 40 :1 ! Ainsi, pour un bovin, le ratio passe de 3 :1 à l’état sauvage à 18 :1 pour un bœuf nourri aux grains...
(Données du NRC , National Research Council Américain)
La souris ou l’oiseau chassés par le chat sont des repas équilibrés... Le cerveau et les yeux des proies sauvages sont les organes les plus riches en omégas 3...
Une solution consisterait à nourrir ses compagnons de viande d’animaux élevés et nourris en pâture. Des poules qui picorent des insectes ! Des ruminants nourris essentiellement à l’herbe... Pouvons-nous compter sur nos fabricants de pâtées ou de croquettes pour utiliser ces ingrédients ? La teneur en omégas 3 ajoutés déclarée sur le label est-elle fiable ?
Pour les croquettes, non, ce produit étant sujet au rancissement, les omégas 3 s’oxydent rapidement et deviennent donc... pro-oxydants ! Et d’une façon générale, les fabricants donnent rarement la source de leurs omégas 3 : Il s’agira le plus souvent d’omégas en quantité insuffisante, et d’origine végétale, comme le lin, dont la transformation en EPA et DHA est infime dans l’organisme du chat et du chien. Classiquement, ce taux de conversion est estimé à 10%. Or, parmi les omégas 3, ce sont bien les EPA et DHA qui sont indispensables dans l’alimentation de nos compagnons, car leur organisme ne sait pas les fabriquer à partir d’autres aliments. Le corps humain, possède les enzymes nécessaires à leur fabrication.
La meilleure source d’omégas 3 :
Pour le chat et le chien (et pour nous aussi malgré tout), la meilleure source d’omégas 3 est d’origine animale. Les huiles de poisson ont en moyenne un ratio omégas 6 /omégas 3 de 1 :8. De quoi aider à rééquilibrer une ration. Les suppléments sont le plus souvent des huiles de saumon, de krill, mais aussi d’anchois et de sardines. Le consommateur soucieux de la préservation de l’environnement fera son choix en étudiant bien la source du produit. EPA et DHA sont directement assimilés chez le carnivore, rien ne se perd. Néanmoins, afin de choisir son supplément, il convient bien de regarder sa teneur réelle en EPA + DHA en mg par gramme. Les différences peuvent être très importantes d’un produit à l’autre ! Le reste est de l’huile, source d’énergie certes pour l’animal, mais qui compte dans le total calorique des animaux peu actifs ou en surpoids...
Quelle posologie pour votre animal ?
C’est là où l’on ne dispose pas encore d’études approfondies, notamment pour le chat... Il est bien sûr impossible de calculer le ratio omégas 6 /omégas 3 des aliments de nos animaux, impossible de jouer aux apprentis sorciers. La littérature vétérinaire anglo-saxonne présente des posologies basées sur l’expérience, et les estimations du NRC, National Research Council Américain : Selon ces recommandations, une juste supplémentation pour le chien va de 50mg à 220mg par kilo de poids de corps. Attention, il s’agit bien précisément de supplémentation en EPA + DHA ! De nombreux auteurs américains estiment cette posologie équivalente ou légèrement inférieure pour le chat. Basée sur ses propres investigations auprès de ses confrères, le Dr Lisa Pierson rapporte que 700 mg par jour pour un chat de 5 kilos ne présentent aucun danger. Les recettes 100% carnivore qu’elle propose pour un chat en bonne santé comportent entre 200mg et 400mg d’EPA+DHA par jour pour un chat de 5 kilos. Ses nombreux chats ayant vécus ces dernières années entre 18 et 20 ans, on peut supposer que la recette est bonne !
Omégas 3 et problèmes de santé :
La supplémentation en omégas 3 est un atout santé pour nos amis carnivores, notamment les femelles gestantes puis les petits, aux moments où se forment le cerveau, se développe la vue... Ils sont aussi les alliés des seniors dont il faut protéger les fonctions cognitives, les articulations... les animaux très sportifs !
Les recommandations du NRC de 50mg d’EPA+DHA par kilo de poids de corps sont destinées à un animal en bonne santé. Une posologie supérieure est indiquée en cas de problèmes de santé spécifiques. Notamment, les affections à composante inflammatoire : citons, les problèmes dermatologiques, allergies, problèmes rénaux, cardio-vasculaires, arthrose et rhumatismes, MICI !... Les effets curatifs des omégas 3 dans ces affections sont très documentés. La recherche leur prête également des propriétés anti-tumorales et anti-métastatiques.
Précisons cependant que chaque individu est différent, et les résultats rapides sur les uns seront moins évidents chez d’autres...
Quels effets secondaires d’un surdosage régulier en omégas 3 ?
La question est largement débattue dans la littérature vétérinaire américaine, et cependant, les auteurs s’accordent à dire qu’il s’agit de risques possibles, bien que non documentés...
Les risques évoqués sont :
La fluidification du sang : non désirée avant une opération majeure, il est recommandé de suspendre l’administration des omégas 3 : 10 jours avant et après une opération, celle-ci pouvant entraver la cautérisation des plaies. Dans la pratique, je n’ai lu aucun auteur rapportant un problème effectivement rencontré.
Inconfort gastro-intestinal : l’introduction d’un nouveau supplément doit en effet se faire progressivement afin de ne pas indisposer l’animal. L’observation du maître est le meilleur guide.
Pancréatite : Là encore il s’agit du principe de précaution : L’administration d’omégas 3 peut prévenir les pancréatites, mais être déconseillée en excès si l’animal est malade (il y a beaucoup d’huile dans ces suppléments). De même dans les cas d’obésité.
Possibles interactions médicamenteuses : toute supplémentation doit être indiquée au vétérinaire traitant si l’animal prend des médicaments. Ainsi les omégas 3 pourraient entraîner une moindre sensibilité à l’insuline, ou seraient déconseillés en cas d’administration régulière de médicaments anti inflammatoires. Un coup de fil au véto dissipera d’éventuels doutes.
Possible frein à la guérison des plaies : là encore il s’agit du principe de précautions. La capacité de l’organisme à produire une réaction anti-inflammatoire adaptée est importante pour certaines affections.
En résumé : comme pour tout supplément le bon sens et l’observation sont de mise.
Quel produit choisir ?
Là tout se complique... Certains préfèreront un produit pharmaceutique destiné à la consommation humaine. Un produit « purifié » de tous métaux lourds est préférable car il ne faut pas oublier que le poisson (notamment d’élevage, et le bio n’est pas mieux !) contient du mercure que nous ne souhaitons pas ajouter à la ration quotidienne... Les tout petits poissons comme anchois et sardines, ou le krill n’en contiennent pas. Mais les huiles de poisson dites ‘purifiées’ sont fiables lorsqu’elles sont bien sûr testées par un organisme indépendant. Pour ceux qui achètent à l’étranger, les termes à rechercher seront ‘pharmaceutical grade’, ou ’tested for purity’. Citons également le label ‘NKO’ présenté comme garantie de qualité.
La présentation la plus courante est la gélule qu’il faudra percer sur la ration, on prend alors le soin de bien mélanger... Les pompes sont également proposées par de nombreux fabricants. Il faut alors s’assurer que l’huile contient l’indispensable vitamine E anti oxydante et rien d’autre. Bien respecter la durée de vie du produit après la première utilisation. Un contenant plastique n’est sans doute pas le plus sain. Certains fabricants ont testé des matériaux plus innovants.
Dans ce choix il appartient à chacun de faire ses propres recherches et comparaisons! Il s’agit de votre animal, prenez votre temps pour faire votre propre opinion...
Le mode d’administration des omégas 3 :
Un grand chien peut gober une capsule, mais il est évidemment dangereux de forcer l’administration pour un petit chien et un chat ! Le risque de fausse route peut être mortel. Ceci étant rappelé, il est conseillé de commencer à faire sentir et goûter l‘huile de poisson à toute petite dose la première fois ! La plupart des carnivores sont fous de ce parfum, d’autres se montrent carrément dégoûtés de prime abord. Il faut alors ruser et y aller très progressivement. Si l’animal refuse encore de manger un aliment « parfumé » à l’huile de poisson au bout de 8 jours, il y a souci. On peut alors chercher des omégas 3 sans parfum (unscented en anglais), il en existe pour animaux aussi : la différence est très nette et il ne reste qu’un très léger parfum de poisson.
Et si l’animal est vraiment récalcitrant, vous pouvez opter pour un petit peu de sardines ou anchois (sans huile !) 3 fois par semaine en plus d’une ration équilibrée ...
Les omégas 3 peuvent être chers pour une famille. Rien n’interdit alors de faire des cures, ou si l’on a des gélules qui se conservent bien, n’en donner qu’un jour sur deux... Mais parmi les nombreux suppléments proposés sur le marché, il s’agit certainement de l’un des plus intéressants ...
Delphine Bez, Grand Reporter à France Télévisions
- ,G@'Quel produit choisir ?+#8$#O%P"5"*9!#+EMQ%%I<"$##Q:8Q6R++ " @":K$$8" " # *
- Le mode d’administraon des omégas 3Un grand chien peut gober une capsule, mais il est évidemment dangereux deforcer l’administraon pour un pet chien et un chat ! Le risque de fausse routepeut être mortel. Ceci étant rappelé, il est conseillé de commencer à faire senret goûter l‘huile de poisson à toute pete dose la première fois ! La plupart descarnivores sont fous de ce parfum, d’autres se montrent carrément dégoûtés deprime abord. Il faut alors ruser et y aller très progressivement. Si l’animal refuseencore de manger un aliment « parfumé » à l’huile de poisson au bout de 8jours, il y a souci. On peut alors chercher des omégas 3 sans parfum (unscenteden anglais), il en existe pour animaux aussi : la diGérence est très ne>e et il nereste qu’un très léger parfum de poisson.Et si l’animal est vraiment récalcitrant, vous pouvez opter pour un pet peu desardines ou anchois (sans huile !) 3 fois par semaine en plus d’une raonéquilibrée ...Les omégas 3 peuvent être chers pour une famille. Rien n’interdit alors de fairedes cures, ou si l’on a des gélules qui se conservent bien, n’en donner qu’unjour sur deux... Mais parmi les nombreux suppléments proposés sur le marché,il s’agit certainement de l’un des plus intéressants ...
Inscription à :
Articles (Atom)

