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Arnaud Veto

Blog de phytothérapie et d'homéopathie vétérinaire pour les animaux de compagnie.

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vendredi 27 mars 2015

Article du Dr Nicolas Baudin, vétérinaire

  

 

 

 

 

 

 

Sa conception de la cancérologie et essai d'un traitement par des compléments nutritionnels de son laboratoire ABV (www.aquabiovet.fr. Tel. 06 79 38 64 19).


Protocole anti-cancéreux utilisable sur tous les types de dégénérescence, sans spécificité d’espèce animale.

 

Principes : inspiré par l’approche  métabolique, la biologie quantique et la théorie de l’information, ainsi que par les travaux du Pr Mirko Belajanski.

 

Utilisation de remèdes thérapeutiques naturels choisis pour leur innocuité et leur synergie d’actions combinées. Choix de la phytothérapie pour conserver une large gamme d’actions cellulaires possibles.

 

Définir un objectif thérapeutique précis permet d’affiner la stratégie du traitement et d’en percevoir l’utilité et les limites. L’objectif de ce traitement est d’offrir une thérapie non toxique, capable d’augmenter la durée de survie, de limiter a maximum les symptômes cancéreux, l’invasion tumorale et d’offrir une qualité de vie très améliorée.

 

 La guérison ultime n’est pas réalisable dans le cadre de ce protocole, en revanche l’évolution cancéreuse est très fortement ralentie, puisque certaines tumeurs, y compris des sarcomes,  régressent partiellement, deviennent moins infiltrantes, moins douloureuses, perdent leur caractère inflammatoire, mais ne disparaissent jamais.

 

 En revanche, après les 2 premiers mois de traitement, la chirurgie peut redevenir envisageable, quand elle ne l’était pas initialement, du fait de l’impossibilité de circonscrire la ou les tumeurs à extraire.

 

 De la même manière, la chimiothérapie ou la radiothérapie deviennent praticables à moins de risque et pour un meilleur résultat. Ainsi, ce protocole de phytothérapie injectable n’est pas du tout incompatible avec la médecine conventionnelle, bien au contraire… :l’état métabolique des malades sera meilleur et leur cancer moins évolutif, ils seront plus aptes à recevoir des traitements lourds.De surcroît, il ne faut pas négliger non plus que ce traitement est aisé à mettre en œuvre, ne nécessite pas d’hospitalisation, et revient trois fois moins cher que les thérapies conventionnelles.

 

Voici le déroulement sur 6 mois :

Après avoir réalisé un bilan d’extension, un bilan sanguin, identifié la nature de la dégénérescence en cours d’évolution, il convient de mettre en corrélation les produits à utiliser, leurs posologies, et leur succession dans le temps.

 Il est absolument fondamental de vérifier les fonctions rénale, hépatique, cardiaques, les éventuels troubles hormonaux, digestifs et enfin les critères cellulaires sanguins.En effet, en cas d’insuffisance rénale ou hépatique, le protocole reste applicable, mais en s’entourant de précautions et de remèdes complémentaires. Il est évident qu’alors la survie ne sera pas la même…Idem avec un diabète, un syndrome de Cushing etc...toutes choses qui demandent un traitement en soi et de revoir les interactions médicamenteuses, même si le traitement phyto ne présente pas de contre-indication.Dans le cas particulier des troubles digestifs accompagnant le syndrome cancéreux, un traitement complémentaire à base de charbon, d’argile et de correcteurs de la flore intestinale doit être donné au long cours…en particulier à cause des AINS nécessaires en cours de protocole.

Voici le détail du protocole à proprement parler :J0-J15 : ABV visco-CF et ABV gingko-1 à 5 ml par jour, le premier le soir, le second le matin, per os, associé à des gélules de facteurs de transfert, un inhibiteur de pompes à protons (et mieux encore du dichloroacétate), ainsi que draineurs hépato-rénaux.J15-J60 : injection intra-rectale de PRG 512 tous les 5 j, 1 ml/5 kg, ABV visco-CF + gingko-CF per os à moitié dose par rapport au début. Maintien de l’IPP et mise en place des AINS.J60-J180 :PRG 512, 1 ml / 5 kg tous les 10 j et maintien de ABV visco-CF+ gingko-CF même dose que précédemment. Arrêt de l’IPP et des AINS éventuellement…à évaluer.

 

Bien sûr, pendant ce temps, suivi clinique et biologique.Tous les 3 mois, bilan d’extension avec évaluation de l’intérêt d’une autre thérapie supplémentaire. 

 

Rappel : Mon confrère travaille uniquement avec le vétérinaire traitant car il est impossible de faire  un traitement de cancérologie à distance ! Un suivi médical s'impose !   Cependant, ses produits sont en accès libre, sans prescription médicale

 

"Le laboratoire AquaBioVet a été créé en 2008 par le Dr Nicolas Baudin-J., vétérinaire praticien en clientèle mixte, installé en Limousin depuis 1994. Spécialiste en homéopathie depuis 2000, il a suivi de nombreuses formations en naturopathie, physique et chimie. Il en a conçu des formules naturelles visant à apporter une offre complémentaire à la thérapeutique conventionnelle à un prix abordable.
Ainsi est née la gamme ABV : suppléments nutritionnels, conjugaisons de teintures-mères végétales et de minéraux faiblement dilués et fortement dynamisés dans une eau de très grande qualité, vérifiée par test bio-électronique. La gamme s'adresse aux animaux de compagnie et aux chevaux.
Aucun arôme n'est placé dans nos produits, il faut donc les masquer dans un aliment appétant pour chaque animal, le plus commode étant souvent une crème dessert."  aquabiovet@net

Contact : abvlabo@orange.fr

 

 















Publié par Arnaud Veto à vendredi, mars 27, 2015 1 commentaire:

dimanche 22 février 2015

Posologies en homéopathie et phytothérapie vétérinaires

 


 

 

Mes 2 chiennes Suzie et Tosca sur la plage du Fort de Brégançon  (Var).
(février 2015) .
Une des dernières photos de Tosca qui est très essoufflée, suite à sa tumeur pulmonaire, mais heureuse de patauger dans l'eau !

 

 

 

 

 

 

 

1)- Homéopathie : 



  "En homéopathie, il n'existe pas de posologie comme en médecine classique....Cependant, il faut une masse suffisante du remède dilué pour que l'activité soit développée à son niveau optimum..."  (Dr Quiquandon, vétérinaire).

Les différentes présentations :


- En granules :

Posologie par prise :

Chien : 5 granules
Chat : 3 granules
Lapin nain : 2 granules
Poules : 3 granules.
Cheval, bovins : 10 à 15 granules

-En liquide  :

+les solutions alcoolisées :

-humaine : à 30 %volume d'alcool
vétérinaire: à 15 % volume d'alcool
Il semblerait que les solutions alcoolisées véhiculeraient mieux l'information homéopathique que les solutions aqueuses. De plus leur conservation est plus longue.

+Les solutions aqueuses :

Elles sont à conserver au réfrigérateur pour limiter une contamination par des germes pathogènes.
 Leur utilisation est limitée à seulement 3-4 semaines !

 Dans les 2 cas, bien secouer le flacon avant usage pour "dynamiser" le produit pour activer la force du médicament (A-C Quemon)


 Posologie par prise  :

 Chien : 5 à 20 gouttes en solution alcoolisée ou 1 à 3 ml en solution aqueuse au minimum.
Chat : 5 gouttes en solution alcoolisée ou 1 ml en solution aqueuse
 au minimum.
Poules : 2 à 3 gouttes mis dans un peu d'eau.

Gros animaux : 1 ml pour 100  kg de poids.

-Doses :

 -soit avec des tube-dose de globules : un entier, quelque soit le poids !
-soit avec des granules : il faut  doubler la posologie d'une prise : soit 6 granules pour un chat, 10 granules pour un chien....

-Les Triturations :

Cette présentation de poudre est généralement réservée aux basses dilutions de produits insolubles (1 à 3 D).

Quelques conseils d'utilisation de l'homéopathie :


Les très basses dilutions : Elles vont depuis la première décimale (1 DH) jusqu'à la 3 ème centésimale (3 CH).
Elles s'adressent à des symptômes locaux, notamment dans les maladies aiguës. Elles doivent être répétées souvent dans la journée.
" Leur durée d'action se limite à quelques heures.  En général, il faut éviter de les administrer durant plus de 4 semaines sous peine de voir apparaitre la pathogénésie du remède employé. Leur action se situe à la frontière entre l'allopathie et l'homéopathie : elle est dite para-allopathique . Leur effet curatif est bref et superficiel, leur toxicité résiduelle est non négligeable"... (Homéopathie vétérinaire: de la théorie à la pratique des Drs J.Millemann et P.Osdoit, vétérinaires).

Les moyennes dilutions (5-9 CH) s'adressent à des cas moins aigus et aux troubles fonctionnels ou locaux-régionaux. En général, elles sont données une à deux fois par jour.

Les hautes dilutions (12-15-30 CH) seront prescrites ;
-pour les troubles généraux et comportementaux
-pour des étiologies anciennes
-des dégénérescences organiques
-des paralysies installées
-des états graves.
Parfois une seule prise suffit.

-Les très hautes dilutions ( de la 30 CH à 200 CH ou de la 200 K à la CM K...) seront données :
-en cas d'une similitude parfaite.
-dans les états de faible réactivité : état comateux, intoxications...

La durée d'administration :

On continuera l'administration du médicament tant que les troubles n'auront pas complètement disparu et que le malade continue de bien répondre au traitement prescrit.
 On renouvellera l'administration du remède quand l'amélioration cesse, quand il semble moins bien agir. On peut alors monter la dilution (si cela est possible en fonction du remède) ou donner un nouveau remède choisi sur les nouveaux symptômes apparus.
On peut être amené à donner sur une longue période un même traitement homéopathique, notamment dans des troubles chroniques (insuffisance rénale par ex.) ou en présence de lésions irréversibles liés au terrain (dermatite atopique par ex.). On parle alors de palliation continue. Quand l'action du remède "s'épuise", il faut reconsidérer le cas.
"La répétition intempestive d 'un remède sans nécessité n'est pas anodine.
 Trop fréquente, elle bouleverse et affole les réactions de l'organisme.
Trop prolongée, elle peut aboutir sur un sujet sensible à créer une véritable pathogénésie : le malade extériorise les symptômes du remède.
En général sans gravité, tout rentre dans l'ordre spontanément quand on arrête le remède; sinon,on est parfois amené à donner l'antidote". (Drs J.Millemann et P.Osdoti, vétérinaires). 

Cas particulier de l'Organothérapie diluée et dynamisée :

"L'organe agit sur l'organe " : "l'organe sain et dilué et dynamisé agit sur l'organe malade pour en redresser le fonctionnement perturbé"...
En pratique, les basses dilutions (3 DH à 5 CH) sont stimulantes , les moyennes dilutions (7 CH) sont régulatrices et les hautes dilutions (15-30  CH) sont freinatrices .
Par exemple : Ovarinum 3 CH déclenchera les chaleurs, Ovarinum 7 CH les régularisera et Ovarinum 30 CH les stoppera ! (voir l'article du blog).

Cas particulier de la Lithothérapie déchélatrice :

"C'est l'utilisation thérapeutique de dilutions dynamisées de roches brutes et de minéraux prélevés dans leur environnement naturel" (Dr M.Tetau). La dilution utilisée est uniquement la 8 ème décimale (DH 8) car cette dilution est la limite du pondéral et de l'énergétique.; Elle agit par effet déchélateur (voir l'article du blog). Il est conseillé de commander ces remèdes en granules, plutôt qu'en solutions alcoolisées;

Mode d'administration :

Comme le disent mes confrères les Drs J.Millemann et P. Osdoit dans leur livre: "Homéopathie vétérinaire de la théorie à la pratique" : "inutile de laisser fondre sous la langue, l'expérience montre que cette pratique est inutile....Le remède peut être absorbé indifféremment en dehors ou au moment des repas, pur ou mélangé à la boisson ou aux aliments, sucé croqué ou avalé....Chez le chat, on peut le mettre dans un peu de crème ou de beurre qu'on étale sur les pattes avants pour qu'il l'absorbe en se léchant en faisant sa toilette"....
Albert Claude Quemon, pharmacien-chercheur, écrit dans son livre : "Homéopathie guide pratique : "Un granule se glissera aussi au milieu de la pâtée du chat ou du chien ou au coeur d'une pomme qu'on donnera à croquer au cheval"...

D'ailleurs dans les élevages, les remèdes homéopathiques sont mélangés à l'aliment... et cela marche !





2)- Phytothérapie :

 

Teinture-mère (T.M) :

Elles sont alcoolisées. La posologie est d'une goutte par kilog de poids chez les carnivores.
A éviter chez le chat.

Macérats glycérinés :

Elles sont un peu moins alcoolisées par la présence de glycérine.
Cette méthode thérapeutique utilise des bourgeons frais, des radicelles, des jeunes pousses, voire des écorces de végétaux. Leur dilution est toujours en 1ère décimale (DH1).
  La posologie est d'une goutte par kilog de poids.

Extraits de Plantes fraiches Standardisés (ou EPS) :

Chiens et chats :

Il est possible d'associer 3 à 4 plantes dans un même flacon. Quelque soit le nombre, la posologie est d'un ml pour 5 kg. Le maximum est de 5 ml pour les chiens de plus de 25 kg.
En traitement d'attaque, le traitement sera donné durant 15 à 20 jours consécutifs.
En traitement d'entretien, le traitement sera donné 5 à 6 jours consécutifs par semaine.
Il est conseillé de répartir la posologie journalière en plusieurs prises, notamment chez le chat, parfois pas toujours coopératif avec certaines plantes  (Cyprès, Réglisse).

Lapins :

La posologie est de 0,5 ml à un ml par kg et si possible répartie en 2 prises.

Chevaux :

Poney :  5 ml
Cheval : 10 ml.

Où les acheter  ?

Les EPS peuvent s'acheter chez un vétérinaire pratiquant la phytothérapie (laboratoire Wamine) ou en pharmacie (laboratoire Phyto-Prévent). Ces 2 laboratoires font partie du même groupe Pileje et les concentrations en principes actifs sont identiques.
Il existe aussi la possibilité de les commander en ligne : www.pileje-micronutrition.fr/.



Courrier de ma consoeur et amie, le Dr M.N Issautier, ex vétérinaire salariée de Boiron et ex responsable du département vétérinaire de ce laboratoire. :


"Bonjour Serge,

Je vais essayer de répondre à la question de ton "interlocuteur internet"
Ces questions de galénique et d'observance en homéopathie vétérinaire ne sont pas récentes,que ce soit chez les petits ou les grands animaux.
J'ai chez moi un bouquin écrit par véto début XIX eme siècle pour soigner les animaux d'élevage et déjà la question de prise des médicaments se posai !

1° / Mon expérience clinique et celle recueillie auprès des vétérinaires homéopathes français , indiens ,italiens, brésiliens ....montre que pour obtenir une efficacité d'un traitement homéopathique la fréquence d'administration est plus importante que la dose donnée ou même la forme médicamenteuse
Ex: état aigu ,ou pathologie débutante répéter les administrations toutes les 1/2 ou toutes les heures 3-4 fois le 1er jour, puis 4-5 fois dans la journée le 2ème jour puis matin et soir jusqu' guérison à partir du 3ème jour ..
Dans une pathologie chronique, j'ai l'habitude de prescrire 3 fois dans la journée (1fois le matin et 2 fois espacées ds la soirée) pd 8 jours puis matin et soir
Cela dépend bien sur des signes de l'animal, de la gravité du pronostic, des médicaments choisis , de la disponibilité des propriétaires.....etc

2° / La forme liquide
:
Le support alcoolique : 12°- 15° 20° d'alcool est traditionnelement le support galénique pour soigner par homéopathie les animaux malades Les spécialités homeopathiques vétérinaires inventées par les vétérinaires (WOMBYL,TRAUMASEDYL ....) entre les années 1950 et 1970 sont d'ailleurs en ALCOOL à 15° ou 20°
il a été montré que l'alcool permettait une bonne transmission du message de l'information du médicament homéopathique (les dilutions sont d'ailleurs montées en solution 20°d'alcool). Par ailleurs l'alcool permet la conservation du médicament et son administration aux animaux souvent dans un environnement pollué multi-bactérien (bactéries péribuccales)
Pour les animaux comme le chat, ou certains autres animaux , chiens ou NAC, qui ne supportent pas l'alcool à 15°:possibilités de diluer ces gouttes dans de l'eau ou de l'huile d'olive ,dispersées sur l'aliment

3°/ La forme "granules" est tout à fait possible pour les carnivores
:
Les granules soit soit donnés cachés dans un peu de quelque chose que l'animal aime bien (ex: fromage "vache qui rit", beurre, confiture, sardine ....) soit dilués dans un peu d'eau chaude ou de lait ( jusqu'à 37 38°, températures proches de la T°corporelle des mammifères ) .Les granules se diluent plus facilement dans un peu de liquide chaud .On peut faire fondre ensemble plusieurs médicaments différents et les donner ensemble à l'animal malade.
Il est conseillé de ne pas préparer la dilution des médicaments,à partir des granules plus de 24 heures à l'avance et d'agiter la solution médicamenteuse avant chaque administration à l'animal

Posologie :
En sachant que le volume des médicaments homéo donné n'est jamais toxique, il est cependant de tradition de donner comme correspondance d'efficacité
2-3 granules = 10 gouttes pour les chats et animaux de 10kg ou moins de 10 kilos de poids
4-5granules =20 gouttes pour les animaux entre 10 et 20 kilos de poids corporel
5-7 granules = Pour les animaux (carnivores) dont le poids est supérieur à 20 kilos
Le volume de liquide donné,dans lequel sont dilués les granules importe peu

En espérant être en cohérence avec ta pratique de l'homéopathie,sans aucune prétention de détenir La Vérité dans cette thérapeutique appliquée à l'animal".





Bibliographie :

Quelques ouvrages en ma possession:

- Vétérinaire :

Homéopathie vétérinaire, matière médicale de  Dr Henri Quiquandon.
Homéopathie vétérinaire : de la théorie à la pratique : Drs Jacques Millemann et Philippe Osdoit.
Dictionnaire d'homéopathie vétérinaire pour nos animaux de compagnie de Dr Philippe de Wailly.
Guide pratique d'initiation à l'homéopathie des animaux de compagnie de Benoit Sauvan, vétérinaire.
Thérapeutique homéopathique vétérinaire de Henry Calvet et de Marie-Noëlle Issautier.
Homéopathie le chien des Drs Jacqueline Peker et Marie-Noëlle Issautier.
Homéopathie et cheval du Dr  Marie -Noëlle Issautier et Jacqueline Peker.
Homéopathie pour tous les ruminants du Dr Marie-Noëlle Issautier
Des plantes et des soins naturels pour mon animal de compagnie de Céline Gastinel.
Le ba.-ba des plantes pour mon chien du Dr Céline Gastinel.
Le ba.-ba des plantes pour mon chat du Dr Céline Gastinel.
Le b.a.-ba des plantes pour mon cheval du Dr Gilles Daniere.
Le ba.-ba des plantes pour mon lapin du Dr Véronique Mentré.
Le ba.-ba des plantes pour mon furet du Dr Véronique Mentré.
Profil d'animaux : 60 remèdes homéopathiques en images de Vicki Mathison.
Guide pratique de phyto-aromathérapie de P. MAY, vétérinaire.

Mes rencontres avec des homéopathes remarquables du Dr Jacqueline Peker.

Quelques ouvrages humains à connaitre :

L'homéopathie: guide pratique du Dr Albert-Claude Quemon.
Mes secrets de pharmacienne de Danielle Festy.
Homéopathie: connaissances et perspectives du Dr Alain Hortvilleur et col.
Homéopathie pratique: le guide de toute la famille du Dr Véronique Baumann
La Bible de l'homéopathie du Dr Alain Paul.
Mon cahier d'homéopathie personnalisée (les profils) de Anne Dufour, journaliste santé.
Cancer et homéopathie  du Dr Jean-Lionel Bagot.
Nouvelles cliniques de litho thérapie déchélatrice des Drs Max Tetau et Daniel Scimeca.
Rajeunir nos tissus avec les bourgeons des Drs Max Tetau et Daniel Scimeca.
Pour une médecine humaniste, l'homéopathie du Dr M.Tetau.
Guide du sportif du Dr Marc Normand.
Fleurs de Bach et homéopathie : le duo gagnant du Dr Alain Hortvilleur.
120 plantes Médicinales de Max Rombi et Dominique Robert.
Cancer un accompagnement qui change tout des Drs A. Dumas et E.Ménat.


Et aussi :

L’homéopathie appliquée au jardin et à l'agriculture de Vaikunthanath Das Kaviraj (Éditions Narayana).
Homéopathie pour les plantes de Christiane Maute (Éditions Narayuna- Unimedica).






Publié par Arnaud Veto à dimanche, février 22, 2015 3 commentaires:

vendredi 30 janvier 2015

La cystite des animaux par l'homéopathie

 

  par Jacqueline Peker, docteur-vétérinaire homéopathe










On appelle « cystite » une inflammation de la paroi vésicale qui provoque :
  • Une pollakiurie (l’animal urine souvent, mais par petites quantités)
  • Une douleur à la palpation du ventre et au cours de la miction. Les urines sont claires ou teintées de sang, ou d’un aspect « louche » provoqué par la présence de pus.
  • Une envie impérieuse d’uriner.
La présence de cailloux (petits ou gros) peut entraîner les mêmes symptômes. Le rôle des maîtres est de constater que quelque chose ne va pas, de soulager dans les plus brefs délais et, si l’amélioration se fait attendre, consulter un vétérinaire qui seul pourra établir les causes.
Chez les mâles, un problème prostatique provoque les mêmes symptômes et là encore, un examen approfondi est indispensable.
Les « cystites » font partie du grand chapitre des problèmes urinaires : anurie, énurésie, hématurie, incontinence urinaire, problèmes rénaux, calculs… que nous ne pouvons traiter en une seule fois, mais sur lesquels nous reviendrons, car dans la plupart des  cas, si vous ne pouvez pas guérir, vous pouvez soulager, améliorer, et c’est là votre rôle et celui des médecines naturelles.
Tous les animaux peuvent être atteints, chats ou chiens, quel que soient l’âge, le sexe, la race (pourtant il y a des prédispositions)… mais incontestablement le mode de vie, l’alimentation, le manque d’hygiène sont souvent responsables. Il n’y a pas de honte à surveiller le meat urinaire, à le nettoyer avec du sérum physiologique, comme il n’y a pas de honte à surveiller la litière et à choisir des endroits pas trop sales pour que nos chiens se soulagent, car dites-vous bien que l’inflammation est le plus souvent provoquée par des germes qui viennent de l’extérieur…

Les cystites aigües :

Les médicaments homéopathiques seront adaptés aux symptômes et donnés plusieurs fois par jour, jusqu’au retour à la normale. Il faut laisser de l’eau fraîche à disposition du malade et surveiller qu’il boive le plus souvent possible.
Cantharis 9 CH est le médicament n° 1 qui soulage, et ce dans la plupart des cas. On donnera 3 granules toutes les heures, puis toutes les deux heures. Pour les animaux difficiles, ne pas hésiter à faire fondre 15 ou 20 granules dans un peu d’eau minérale et à donner 5 à 10 gouttes toutes les heures.
La cystite de Cantharis est très douloureuse (le malade qui souffre regarde ses flancs ou lèche sans cesse son méat urinaire).
Mercurius corrosivus 9 CH : les urines sont peu abondantes, mais contiennent du sang. Le malade se pose très souvent et même reste immobile, pattes écartées, la tête haute et le regard fixe. Il souffre. On peut l’administrer en alternance avec Cantharis toutes les deux heures.
Staphysagria 9 CH est le médicament des cystites consécutives à un traumatisme physique (après un toilettage, quand le peigne s’est approché malencontreusement du méat urinaire – après un choc, après un sondage, après une anesthésie), mais aussi après un traumatisme psychique (chattes en chaleur, grossesse nerveuse, changement de vie trop brutal). On donnera 3 granules trois ou quatre fois par jour pendant trois jours.
Chez les animaux qui ont souvent ce genre de symptômes douloureux, certes, mais sans gravité, on pourra drainer 8 à 10 jours – toutes les six semaines – avec Berberis 5  CH , 3 granules matin et soir.


Les cystites à répétition ou cystites chroniques :

 
Elles sont dues à des infections qui se localisent dans le haut appareil urinaire et peuvent entraîner des troubles généraux (fièvre, tremblements, inappétence…). Les antibiotiques (après examen des urines) sont efficaces, mais les rechutes sont fréquentes. Il est alors indispensable de compléter par un traitement homéopathique individualisé. Cette bonne approche homéopathique que vous avez su acquérir au cours des mois doit vous aider (étant bien entendu qu’il n’y a ni tumeur, ni calcul, ni malformation…).
Cantharis 9 CH et Mercurius corrosivus 9 CH seront prescrits en alternance une ou deux fois par jour.

En fonction de la douleur, on ajoutera :
Arsenicum album 9 CH : 3 granules deux fois par jour, si le malade est anxieux et affaibli.
Phosphorus 9 CH : 3 granules deux fois par jour, si les urines contiennent du sang.
Terebenthina 5 CH : 3 granules trois ou quatre fois par jour. Convient aux chats qui ont des problèmes de calculs, urinant encore, mais une urine nauséabonde et très foncée qui colle à la litière.
Equisetum 5 CH : les malades restent en position d’uriner pendant un long moment, mais n’émettent presque rien.
Capsicum 5 CH : les mictions sont fréquentes, abondantes, douloureuses (le malade court dans tous les sens ou se frotte sur le sol), mais les urines sont claires.
Colibacillinum 9 CH peut être considéré comme le traitement de fond des cystites bactériennes à répétition. Chez les animaux sensibles, on pourra donner 8 à 10 granules un ou deux soirs par semaine.
Pour éviter l’installation de troubles chroniques, la prescription d’un médicament de fond est conseillée, mais elle exige un interrogatoire difficile. Néanmoins, si vous connaissez bien votre animal, vous devez pouvoir l’aider.
Thuya 9 ou 15 CH : une dose ou 10 granules un soir par semaine, si votre animal présente des antécédents d’infection  génitale (écoulements vulvaires, métrite pour les femelles, prostatite, écoulements urétraux, infection des glandes anales pour les mâles), et si on trouve des verrues ou des néoformations de toute sorte à tous les niveaux.
Pulsatilla 9 ou 15 CH : une dose ou 10 granules, chez les animaux présentant ou ayant présenté des troubles circulatoires, des troubles digestifs et d’un tempérament hypersensible.
Sulfur 9 ou 15 CH : une dose ou 10 granules, quand les troubles urinaires alternent avec des troubles cutanés ou des douleurs ostéo-articulaires.

Nota : Une fiche thérapeutique ne remplace pas un vétérinaire… mais elle est là pour vous permettre de comprendre votre animal malade et de le soulager rapidement, sans crainte et sans réaction secondaire.

















Nouveautés
Publié par Arnaud Veto à vendredi, janvier 30, 2015 4 commentaires:
« LA DOULEUR, L’ANIMAL... L’HOMÉOPATHIE »

 
                                            DrJacqueline Peker, vétérinaire homéopathe


 







LA DOULEUR, du latin dolor : oris : souffrance, à savoir une « sensation ou

une impression pénible » ou l’ensemble de ces sensations .

On peut préférer le mot MAL qui exprime la souffrance, le supplice, la torture...

la douleur dont les manifestations extérieures sont les cris, les convulsions,

la crispation, les gémissements, les grimaces, les plaintes, les spasmes, les

larmes...

LA DOULEUR EXISTE CHEZ L’ANIMAL
à plumes ou à poils, à sang froid

ou à sang chaud, terrestre ou aquatique, pluricellulaire ou unicellulaire...

mais elle existe chez tous les êtres vivants : les plantes, les arbres, l’herbe, les

pierres...

« Objets inanimés avez-vous donc une âme ? »

N’oublions pas la « douleur morale », dont les symptômes sont parfois moins

évidents, mais qui sait déséquilibrer nos animaux. Notre rôle est de combattre la

douleur sous toutes ses formes.

La non-assistance à être vivant en souffrance mériterait bien de devenir un

concept juridique.

A CHAQUE DOULEUR SON TRAITEMENT


Un traitement dépend de notre formation médicale, mais aussi des croyances de

ceux qui souffrent.

Que nos malades choisissent la médecine allopathique, l’homéopathie,

l’acupuncture, l’ostéopathie, le magnétisme, la prière... ce qui compte, c’est le

soulagement rapide mais, s’il y a récidive (parce qu’une lésion physiologique

baisse rarement les bras !), ce sera alors notre rôle de rechercher l’étiologie du

mal et le pronostic immédiat ou retardé.

L’appréciation de la douleur physique chez l’animal exige de grandes qualités

d’observation et un toucher subtile qui devra mettre en évidence toute sensation

pénible en un point ou dans une région du corps (douleur interne ou externe).

L’œil du malade, la sensibilité de la peau, le battement des ailes du nez, les

mouvements de la langue ou des lèvres, l’instabilité sur les membres... sont

autant de signes qui avertissent le vétérinaire.

Mais n’imaginez pas que nous ignorons pour autant les manifestations de la

douleur morale, si fréquente chez les chiennes que l’on prive de leurs bébés,

chez les chevaux que l’on change de box, chez les cochons qu’on jette sans

ménagement dans les camions, chez les poules réveillées par une musique

techno (récemment 400 poules sont mortes... une « rave-party » avait été

organisée près du poulailler.

Certes, mes chers confrères, la douleur chez l’ animal existe et trop souvent

nous en sommes responsables... mais il est tellement facile d’être indifférent.

Dans toutes les souffrances, nous devons intervenir le plus vite possible,

en choisissant la thérapeutique la mieux adaptée et oublions notre écrivain-
chirurgien, Georges Duhamel qui prétendait que « la souffrance donne la mesure

de l’homme ».

DOULEUR ET ALLOPATHIE


Les antalgiques périphériques sont surtout actifs dans les douleurs tendino-
musculaires, osseuses, ou articulaires, mais beaucoup moins actifs dans les

douleurs viscérales.

Les antalgiques centraux ou stupéfiants ne sont pratiquement pas utilisés chez

les carnivores.

Les antalgiques non anti-inflammatoire (Doliprane) peu agressifs vis-à-vis de

la muqueuse gastro-intestinale sont souvent utilisés chez les vieux chiens.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) utilisent le synthèse des

prostaglandines et ont une action anti-inflammatoire, antalgique, antipyrétique

et antiagrégant plaquettaire, mais on redoute l’irritation gastro-intestinale

secondaire fréquente chez les carnivores. Pour le cheval ou les bovins, on

préfère la voie intra-musculaire, les infiltrations directes dans l’articulation

douloureuse, la mésothérapie.

DOULEUR ET HOMÉOPATHIE


Le remède ne sera efficace que si on tient compte :

- Du symptôme prédominant ou de la modalité de la douleur,

- Du facteur déclenchant,

- De l’appréciation d’un symptôme concomitant.

C’est la CLINIQUE (donc l’observation manuelle, visuelle, auditive, olfactive)

qui impose la prescription, que la douleur soit légère, moyenne, violente,

périphérique ou neurologique.

LES GRANDS MÉDICAMENTS HOMÉOPATHIQUES


1°) Des douleurs ostéo-articulaires ou musculaires


ACONIT : douleurs aiguës avec angoisse, fièvre (coup de froid), tachycardie

BELLADONNA : douleur + rougeur + chaleur avec spasmes et sécheresse des

muqueuses

BRYONIA : douleurs fixes > pression, fièvre avec soif < mouvement

ARNICA : traumatisme → douleur, épuisement et angor

HYPERICUM : douleurs intenses des terminaisons nerveuses

DILUTION : 5 – 7 – 9 – 15 CH

L’état du malade et du mal indique la meilleure dilution.

Attention aux sensibilités individuelles et à la répétition des prises.

2°) Des douleurs abdominales


COLOCYNTHIS : la douleur plie le malade en deux

CUPRUM : crampes, spasmes

ARSENICUM ALBUM : douleurs digestives avec nausées, vomissements,

diarrhée + épuisement et anxiété.

L’homéopathie vétérinaire répond parfaitement aux traitements d’urgence.

En 30 ans, j’ai utilisé tous ces remèdes grands ou petits, seuls ou associés à

des médicaments allopathiques ou au pouvoir de nos mains. Je n’ai jamais pu

accepter la souffrance... un animal qui souffre vous le crie..., mais il faut savoir

toucher, regarder, sentir.

Le meilleur exemple qu’on puisse vous présenter pour le traitement

homéopathique de la douleur est celui de la cystite lithiasique du chat mâle.

Les propriétaires, absents toute la journée, ne remarquent pas que la litière n’est

pas mouillée. Pourtant le chat manifeste ses souffrances : il regarde ses flancs,

se pose dans son bac, gratte avec force, gémit... mais rien ne vient, sauf parfois

quelques gouttes d’une urine épaisse, sanguinolente et nauséabonde. Le pénis,

rouge et enflé reste à l’extérieur. Le ventre est chaud, ballonné et les plus avertis

peuvent palper une vessie énorme. La cause de ces douleurs : quelques grains de

sable qui ne peuvent franchir un urètre minuscule et encombré d’un os pénien.

Le regard de ces chats qui souffrent vous invite à agir vite, quelle que soit

l’heure.

Les maîtres « homéopathisants »
ont tous une trousse d’urgence et, dès les

premiers symptômes, ils ont donné : CALCAREA CARBONICA 15 CH : 10

granules, 15 minutes plus tard : CANTHARIS 9 CH : 3 granules, et 15 minutes

plus tard : BERBERIS 5 CH : 3 granules, et on continue jusqu’à l’amélioration,

jusqu’à l’expulsion du bouchon sableux, jusqu’à l’écoulement de l’urine.

Souvent le miracle n’a pas demandé plus d’une heure.

Mais, les récidives sont fréquentes, et le sondage ou l’intervention chirurgicale

sont indispensables.

Un traitement de confort sera prescrit, et le chat aura oublié ces biens mauvais

moments.



LE STRESS CHEZ LES ANIMAUX


STRESS du latin STRINGERE signifie ÉTREINDRE, serrer, lier, voire

même étouffer, oppresser.

Ces attitudes « physiques » entraînent angoisse, sentiment de détresse

qui « étreint » le cœur, l’âme.

DÉTRESSE : sentiment d’abandon, de solitude, d’impuissance que l’on

éprouve dans une situation poignante (élevage industriel, transport, abattage...)

Le mot « stress » existe en anglais dès le 17e

une tension... qu’on rapproche de la déformation des métaux (Strain).

Il faut attendre les années 50 pour que Hans SELYE devienne le père du

STRESS : état se traduisant par un syndrome spécifique à tous les changements

non spécifiques ainsi induits dans un système biologique.

Aujourd’hui, des découvertes en neuroendocrinologie et en immunologie

mettent ce concept à l’ordre du jour dans toutes les réunions médicales. On

- A l’augmentation du nombre des disciplines biologiques étudiant le stress,

- A la reconnaissance du concept de stress à tous les niveaux d’organisation

de l’écosystème au niveau moléculaire,

- A l’évolution des mécanismes physiologiques relatifs au stress sur plus de

400 millions d’années.

Le STRESS touche toutes les espèces animales – donc intéresse l’agriculture et

les animaux de compagnie.

 siècle : pression, charge produisant

- A des comportements agressifs (ce qui rend difficile la manipulation des

animaux stressés),

- A des pertes de poids,

- A une sensibilité aux infections (ce qui explique que plus de 80 % des

animaux d’élevage reçoivent des antibiotiques dans leur ration).

Certaines sociétés recherchent des traitements novateurs pour soulager ces

troubles secondaires dus au stress :

La fièvre des transports qui affecte les bestiaux en transit fait perdre

un milliard de dollars par an aux éleveurs canadiens et américains.

Walter CANNON (1914)

Le système sympathico-médullo-surrénalien (notamment la

sécrétion de l’adrénaline et de la noradrenaline) est nécessaire pour

faire face à des perturbations physiques et physiologiques.

Hans SELYE (1932)

reconnaît le rôle important du système cortico-surrénalien

(notamment la sécrétion des glucocorticoïdes) dans la réponse du

MASON en 1971 intègre la dimension émotionnelle de l’état de

La définition de l’état de stress, la plus souvent citée chez l’animal est

le «  résultat  de  la  sollicitation  exagérée  des  capacités  d’ajustement

comportemental et physiologique de l’animal ».

Cette définition ne fait toujours pas référence à l’état mental ou physiologique

de l’animal, de manière explicite.

Plus un animal se sent menacé par rapport au bon fonctionnement de son

corps (impossibilité de se coucher et de se tourner, problèmes de soif, de faim,

de douleur...) et de son équilibre mental (contexte social inadapté, problèmes

de peur, de frustration de sur ou sous-stimulation par l’environnement...), plus

Certes, nous ne pouvons qu’estimer l’état psychologique de l’animal à l’aide de

mesures physiologiques et comportementales, car nous manquons d’indicateurs

En fonction de l’origine du stress, différentes mesures peuvent être choisies. Les

mesures comportementales concernent généralement les réponses d’adaptation

à la situation (fuite, agression, immobilisation, exploration...).

Concernant la physiologie, les taux sanguins de cortisol, principal

glucocorticoïde chez de nombreuses espèces, sont souvent utilisés, car ils

augmentent, suite à l’application de facteurs de stress tous différents.

L’activité du système nerveux autonome

est une autre mesure couramment utilisée : activité cardiaque, dosage de

l’adrénaline et de la noradrénaline dans le sang, cortisolémie... mais sur

le terrain, ces mesures sont difficiles, d’autant plus qu’on les retrouve lors

d’activité physique ou de vigilance accrues.

Il faut savoir que l’état de stress d’un animal dépend, non pas de la

situation, mais de son évaluation de la situation.

Chaque individu est forgé de manière unique par son patrimoine génétique et

son expérience antérieure.

Donc, l’état de stress d’un animal est une expérience individuelle et

subjective. Ce que nous devons apprécier, c’est sa réactivité au stress.

POURQUOI est-il si important de mieux comprendre le comportement des

animaux d’élevage ?

POURQUOI est-il si important de lutter contre les troubles qu’entraîne le

- Parce qu’il faut optimiser les performances techniques,

- Parce que le consommateur doit pouvoir acheter les meilleurs produits.

« UNE VACHE QUI N’EST PAS STRESSÉE DONNE UN MEILLEUR

LAIT... ET CE MEILLEUR LAIT DONNE LE MEILLEUR

Vu et entendu à la TV.

La réussite de l’élevage tient à un équilibre entre plusieurs paramètres auxquels

l’animal doit s’adapter : la vie en communauté, les bâtiments, l’alimentation, le

microbisme, l’éleveur. Or, plusieurs éléments peuvent perturber cet équilibre :

sevrage, surpeuplement, bagarres, manipulations, bruits, soins, changement des

systèmes d’abreuvement ou d’alimentation, température ambiante.

Le « bon éleveur » doit détecter l’état de stress dans tout changement de

comportement car, en l’absence d’intervention, le stress devient « chronique »,

et l’animal ne parvient plus à s’adapter seul. Les performances zoologiques se

dégradent et la maladie survient.

Bien sûr, la première approche est le respect des normes zootechniques

classiques. Mais, qui peut dire que cette truie-là a besoin d’une semaine pour

s’adapter à la maternité, et telle autre a besoin de deux semaines ? Là intervient

l’individualisation de l’animal. Plus on cumule les facteurs nouveaux, et

plus le stress risque d’être important, et sa maîtrise passe par une meilleure

connaissance du comportement dans toutes les situations possibles.

Quand un éleveur entre dans un poulailler, il sait qu’il doit prévenir les poules,

siffler, parler, claquer dans ses mains.... Elles doivent le reconnaître, car toute

présence étrangère peut provoquer un stress qui agira sur la poule, la qualité des

coquilles ou de la chair... (les poulets canadiens destinés à la consommation ne

passent plus leur temps dans des cages, ils conservent leur bec, boivent de l’eau

fraîche, écoutent de la musique... et sont les meilleurs du monde !)

Nos médias ont beaucoup parlé du transport des animaux : camions vétustes

et surchargés, longs trajets sans eau, quelles que soient les conditions

atmosphériques. Pour la plupart d’entre eux, ce transport constitue une

expérience nouvelle. D’importants changements relatifs aux paramètres

endocriniens, enzymatiques et métaboliques, ainsi qu’aux électrolytes, à la

thermorégulation et à l’hydratation peuvent donc survenir. Chez un animal, ces

changements physiologiques peuvent avoir un effet négatif sur le poids vif et sur

la qualité même de la viande.

Il est indispensable de surveiller la densité du chargement, le mélange des

animaux,, la température ambiante, l’humidité... (cf CHARTE ou MANIFESTE

POUR LES ANIMAUX DE FERME).

Certains traitements nutritionnels ont été appliqués de manière préventive

ou comme reconstituant, pour modifier la réponse de l’animal au stress du

ET POURQUOI PAS L’HOMEOPATHIE ?


Chez les chevaux de course, GELSEMIUM 15 CH est utilisé presque

systématiquement pour tous les déplacements. Si l’animal salive, on lui associe

PETROLEUM 5 CH.

Un laboratoire irlandais TRIDELTA développe actuellement un réactif pour

mesurer le stress des animaux dans le sang. Il faut doser l’amyloïde A sérique,

la protéine C réactive P et l’hapto-globine... dont les taux s’élèvent très

rapidement en cas de stress... Ne serait-il pas mieux d’apprendre à respecter les

animaux ? A suivre !

De toute façon, il est facile de reconnaître un animal stressé et plus encore pour

un homéopathe qui se doit d’ajuster médicament et symptomatologie.

Combien en ai-je vu en 40 ans... des vaches, des cochons, des chevaux, des

chiens... Il suffit de regarder le poil, les babines, les ailes du nez, les yeux...

Comment oublier l’odeur d’un animal stressé ?

Voici un article très sérieux publié par une revue vétérinaire norvégienne... et

Le regard bovin renseigne sur le stress

Comment  savoir  si  une  vache  se  sent  bien  ?  C’est  très  simple.  Il  suffit  de  la

regarder droit dans les yeux.

Une  équipe  de  chercheurs  norvégiens  vient  de  publier  une  étude  affirmant

que  plus  une  vache  est  stressée  et  plus  le  blanc  de  ses  yeux  devient  visible.

Eleveurs  et  inspecteurs  vétérinaires  pourraient  utiliser  cette  caractéristique

physiologique comme mesure du bien-être et/ou du stress du bétail.

Agnete  Sandem  et  ses  collègues  de  l’Université  d’Agriculture  d’As  ont  donné

à  un  groupe  de  12  vaches  rouges  norvégiennes  une  boite  d’herbe  fraîche  et

proposé  à  12  autres  une  boite  similaire  comportant  un  couvercle  perforé,

dispositif les empêchant de s’alimenter avec l’herbe, qu’elles pouvaient toutefois

voir  et  sentir.  Les  réactions  des  animaux  ont  ensuite  été  enregistrées  sur

vidéo.  La  surface  moyenne  du  blanc  de  l’œil  des  animaux  du  groupe  frustré

–  y  compris  les  animaux  ne  montrant  pas  d’autres  signes  de  stress  –  devient

deux  fois  plus  importante  que  celle  du  groupe  de  référence.  Les  chercheurs

supposent que les vaches pourraient ouvrir plus grands leurs yeux afin de capter

des informations visuelles supplémentaires qui puissent être susceptibles de les

aider à régler cette situation problématique.

Le  fait  d’avoir  trouvé  un  indicateur  simple  du  stress  enduré  est  important.

Certains  producteurs laitiers font  du  bien-être  de leur  bétail  une  priorité,  des

bovins  peu  soumis  au  stress  s’avérant  plus  productifs.  De  plus  amples  études

sont  désormais  nécessaires  avant  que  de  telles  découvertes  puissent  être

exploitées  par  la  filière  laitière.  Pour  l’heure,  seules  des  mesures  concernant

le  taux  de  globules  blancs,  le  taux  de  cortisol,  le  rythme  cardiaque  et  la

déshydratation sont utilisées pour contrôler le stress. Mais ces tests sont délicats

et  lents  à  mettre  en  œuvre  et  une  technique  de  mesure  plus  simple  pourrait

rendre le contrôle plus accessible.

Tous les animaux sont stressés : dans les étables, dans nos appartements, dans

les zoos et dans les forêts, dans les volières et dans les aquariums.

LES POISSONS communiquent, perçoivent, souffrent... quand on les touche,

quand on les poursuit, quand on leur impose trop de bruit ou de lumière... ils

se plaignent, produisent des bruits... peut-être des « mots de douleur »... Leur

système nerveux présente les mêmes récepteurs à la douleur que les nôtres,

aussi ressentent-ils la peur, le stress, tandis que leur fréquence cardiaque et leur

rythme respiratoire augmentent, et qu’une décharge d’adrénaline est libérée.

Que penser alors de la pêche au filet qui les écrase, les déchire, les broie...

En fait, tous les êtres vivants connaissent le stress... donc les plantes, les arbres

ne sont pas épargnés... Des chercheurs de l’INRA étudient comment les plantes

réagissent aux stress imposés par la pollution et les carences minérales, par la

mise en évidence des ensembles de gênes dont l’expression varie en réponse à ces modifications.

Quand Jacqueline BARBENCEY redoutait que ses plantes soient stressées par

ses absences, elle leur donnait quelques granules d’Ambra grisea 15 CH...

Je suis sortie de l’École Nationale Vétérinaire de Maisons-Alfort... en 40 ans

dont plus de 30 en clientèle, je pense avoir traité tous les types d’animaux :

mammifères, oiseaux, reptiles, poissons... animaux à plumes, à poils, à écailles,

animaux à sang chaud ou à sang froid... animaux d’élevage, animaux sauvages,

animaux de compagnie... Combien étaient stressés... un peu... beaucoup...

intensément... Combien ont absorbé des granules homéopathiques ? Combien

ont été soulagés... parfois même guéris ?

Le stress c’est peut-être une maladie comme toutes les autres... donc, il faut

interroger, toucher, sentir, regarder... et surtout COMPRENDRE.


Dr JACQUELINE PEKER 



Publié par Arnaud Veto à vendredi, janvier 30, 2015 2 commentaires:

mardi 23 décembre 2014

Bienfaits et vertus de la Mélisse (melissa officinalis) chez les animaux

Les vertus médicinales de cette plante sont connues depuis plus de 2000 ans : Diosicorde , Avicenne, Hidegarde de Bingen, Paraclèse...la recommandaient dans leurs traités médicaux pour ses propriétés médicinales.
Richelieu, Louis XIV et la Cour du roi l'utilisaient pour soigner les migraines et les malaises nerveux... en buvant l'eau des Carmes, breuvage mis au point par des religieux et qui est encore commercialisé.
De plus, elle entre dans la composition d'une liqueur: La Bénédictine.

C'est une plante vivace, très rustique qui pousse facilement dans les jardins. L'odeur de ses feuilles est âcre et rappelle la citronnelle.


La feuille de Mélisse peut être utilisée :

  • fraîche sous forme de tisanes : environ de 1 à 5 grammes pour une tasse.
  • sous de gélules de poudre cryobroyée.
  • sous forme de liquide : Extraits de Plantes fraîches Standardisés ou EPS.

1)-Indications humaines :

Elles sont nombreuses et variées :

-troubles mineurs de l'humeur ( anxiété,hystérie, mélancolie) troubles du sommeil du sommeil. Elle peut être associée à la Valériane.
-troubles digestifs notamment tels brûlures de l'estomac-acidité, ballonnements,lenteur de la digestion,éructations,flatulence.., coliques de l'enfant ( en association avec la Camomille allemande et le Fenouil).
Dans les inflammations de l'intestin, elle peut être associée au Curcuma.
-hypertension, palpitations cardiaques avec l'Aubépine
règles douloureuses : en association avec Maca.
-catarrhe bronchique chronique avec le Plantain.
Bourdonnements d'oreille : en association avec Ginkgo bilboa
-herpès (labial), zona avec la Pensée sauvage.


Dans les troubles digestifs il est conseillé de prendre cette plante après chaque repas ( par ex. une cuillère à café d'EPS, 2 fois/jour).
Dans les troubles du sommeil,la prendre plutôt le soir au coucher.

La Mélisse n'a pas d'effets secondaires. Son emploi reste très sécuritaire.
Il n'a pas d'accoutumance à cette plante. Cependant, il est préférable d'en consommer durant 3 semaines avec un arrêt d'une semaine et renouveler le traitement.

2)- Indications vétérinaires :

+ les carnivores :


Mon confrère Pierre May qualifie la Mélisse comme étant le « Spasfon des plantes » , ce qui peut résumer ses propriétés contre les spasmes de toute nature de l'organisme qu'ils soient digestif, respiratoire et urinaire....

Elle permet de traiter les gastrites, les cholécystites vésiculaires, la Maladie Inflammatoire Chronique de l'Intestin ou MICI ou autres colopathies.
Elle peut être associée au Curcuma et la Réglisse pour leurs propriétés anti inflammatoires, notamment dans le traitement des ulcères de l'estomac.
Elle sera associée à l'Artichaut en cas de troubles du transit : alternance de constipation et diarrhée.


b)-Sédative du système nerveux :

Cette propriété peut être mise à profit aussi bien chez le jeune animal que l'animal âgé.
Cela va permettre de soigner aussi bien l'anxiété de séparation et les troubles d'apprentissage du jeune chien que les troubles cognitifs du vieux chien. Elle sera prescrite en complément de Passiflore (anxiolytique, sédatif...) du Ginkgo ( dépression, perte de repère...).

Ma consœur Céline Moussour conseille de donner de la Mélisse dans les diarrhées dues à des stress, notamment chez le chat ainsi que les diarrhées chroniques des carnivores.

Présentations :

-En tisanes :
  • «Dans 50 ml d'eau bouillante, faire infuser 2 cuillères à soupe de feuilles de mélisse séchées, pendant 10 minutes à couvert. Laisser refroidir et filtrer. La tisane se conserve sous couvert du froid une journée. Pour un chat donner 1 à 2 ml, une à trois pare jour. Pour un chien, donner 1 à 5 ml une à trois par jour » ( Dr Céline Moussour).

-En gélules :
Les Arko- gélules, dosées à 275 mg peuvent être prescrites pour les chiens de plus de 30 kg.

-En Extraits de Plantes fraiches Standardisés (EPS) :
La posologie est d'un ml pour 5 kg avec un un maximum de 5 ml pour les gros chiens. Toutefois, cette posologie peut être augmentée sans problème. Aucune contre indication n'est connue à ce jour, sauf avec l'emploi simultané de barbituriques où il peut y avoir un phénomène de potentialisation.

+ Autres espèces :


-CHEVAL : mon confrère le Dr Gilles Danière conseille la Mélisse en EPS dans les troubles digestifs du cheval( 1 à 2 cuillères à café par jour).
-LAPINS ET FURETS :Ma consoeur le Dr Véronique Mentré la conseille dans les problèmes de transit du lapin (Cunipic intestinal ND) et dans les gastriques de stress du furet : 0,3 ml à 1 ml de la tisane, une à trois fois par jour selon le poids.

Conclusion :

La Mélisse présente de nombreuses indications thérapeutiques. Elle doit figurer en bonne place dans l'armoire à pharmacie du phytothérapeute aussi bien pour un usage humain que vétérinaire.
Elle existe aussi en huile essentielle : elle aurait des propriétés calmantes et assainissantes de l’atmosphère. Son emploi est cependant plus limité à cause de quelques contre indications à bien connaitre comme pour tout usage des huiles essentielles.







Publié par Arnaud Veto à mardi, décembre 23, 2014 2 commentaires:

jeudi 6 novembre 2014

Thymus et Thymuline

1)-Le Thymus :

D'après Gallien et les grecs , le thymus était l'organe dans lequel se trouvait l'esprit et l'âme. En effet ce mot vient du grec thumia, de thumos, coeur, affectivité, relatif à la passion... (12).
En boucherie, c'est un abat appelé « ris » qui peut être de veau, d'agneau ou de chevreau car il est surtout développé chez les jeunes animaux.
Il est situé à l'entrée de la poitrine, près du sternum et de la trachée.


Son rôle :


C'est un organe lymphoïde spécialisé dans la maturation des prothymocytes d'origine médullaire en lymphocytes T, variété de globules blancs jouant un rôle important dans la réponse immunitaire de l'organisme.
Cette maturation des prothymocytes en lymphocytes T s’effectue pendant la migration des cellules de la périphérie (cortex) vers le centre (médulla) de l'organe et sous l’influence de deux hormones synthétisées par le thymus, la Thymopoïètine et la Thymuline.
Le thymus s'atrophie et son tissu lymphoïde va laisser place à des tissus conjonctif et adipeux. Il persiste à l'état « de vestige » (1).
Des infections répétées ou sévères peuvent entraîner une atrophie prématuré du thymus, notamment chez le chat en cas d'infection par le virus Felv ou chez le chien en cas de maladie de Carré, ainsi qu'en cas de sous nutrition.
L'oligo élément Zinc est nécessaire au bout fonctionnement du Thymus (11). Il a aussi  été prouvé que les vitamines C et E augmentent, in vitro, les réponses des lymphocytes T (8).
 Pour un chat, la posologie journalière de Zinc est 10 mg , pour la vitamine C 100mg 2 fois/jour et la Vit E 50 UI 2 fois/jour. 
La production de Thymuline est sous la dépendance de mécanismes de régulation complexes, faisant intervenir notamment des influences hormonales. Ainsi, in vitro et in vivo, les hormones thyroïdiennes et les stéroïdes sexuels stimulent la production de Thymuline par l'épithélium thymique. Des arguments indirects suggèrent que les hormones hypophysaires jouent également un rôle dans cette régulation (13).

Le thymus joue  un rôle très important chez le chiot et le chaton . Il va permettre au jeune animal de se défendre contre les maladies virales que se soit la maladie de Carré, la parvovirose, la leucose féline, le syndrome d'immunodéficience féline (FIV), la péritonite infectieuse féline (PIF)....

Dans une étude portant sur 500 cas de Péritonite Infectieuse Féline,  Irène de Villers, homéopathe et Dr en immunologie, affirme que dans la PIF, il faut soigner avant tout le thymus, si l'on veut avoir une chance de guérison. Cet argument est d'ailleurs partagé par ma consœur le Dr Bernadette Bresard, vétérinaire (également Dr en médecine et Dr en sciences).(6-23).
" Les recherches de cette année (2014) confirment à nouveau le rôle crucial du thymus pour prévenir ou surmonter la PIF. Je le sais depuis fort longtemps, aussi il est agréable de voir que les dernières recherches le confirment elles aussi. Pour bien le comprendre, regarder les photos (histologie)du thymus avant/après ((après, perte de 90% du tissu fonctionnel et dégénérescence graisseuse ). Pour récupérer de la PIF on doit d' abord restaurer la santé du thymus. Et après le passage des stéroïdes, c'est une ÉNORME restauration qui est à entreprendre!"(13).
Dans cette maladie, le Dr de Villers (13-15) immunologiste, est aussi opposée à la cortico-thérapie qui serait responsable d'une atrophie de cet organe et donc indirectement de la mort de l'animal. Cet argument est aussi partagé par Takano et par le serbe  Bjelakovic (2).

Les tumeurs, thymomes, sont rares mais spécifiques : Le thymome est une maladie qui touche préférentiellement les chiens de grande race, les femelles et les individus âgés. Des prédispositions raciales existent. Ainsi, le berger allemand et le labrador retriever représenteraient chacun 28 % des cas de thymome canin .Plus de 40 % des chiens atteints d’un thymome développent une myasthénie grave (5-9).


2)-La Thymuline  :


C'est Jean François Bach, médecin biologiste, qui fut le premier à démontrer l'existence d'une hormone produite par l’épithélium thymique : la Thymuline.
Ce chercheur de l'Inserm s'intéressa particulièrement aux lymphocytes T et leur rôle dans l'immunité.
Dans les années 1980, il prouve l'existence de cellules T « régulatrices » dans le contrôle de la reconnaissance du soi (l’auto-immunité). Il ouvre alors des voies nouvelles dans le traitement des maladies auto-immunes humaines comme la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde,la maladie de Crohn et certaines formes de diabète.
L'efficacité de la Thymuline en dilutions homéopathiques a été démontrée par les travaux du Pr Madeleine Bastide, immunologiste (3) et du Dr René Halm (4), travaux qui furent repris par le Groupe International de Recherche sur l’Infinitésimal  (GIRI).


La Thymuline en homéopathie :


En homéopathie, la  Thymuline  est un médicament homéopathique obtenue par synthèse de l'hormone thymique. Elle est utilisée en dilutions d'organothérapie dilué  dynamisé (14).
 Les recherches ont démontré que les dilutions les plus efficaces seraient de 7 CH et de 9 CH.
Il faut éviter les basses et hautes dilutions qui pourraient agir de façon contraire !
ll est préférable d'ailleurs de commencer le traitement par de la Thymuline en 5 CH ou 7 CH :
Dans les cas aigus, la Thymuline serait prescrite en 5 CH ou 7 CH à raison de 2 prises par jour.
Dans le chronique ou en prévention, elle sera donner en doses hebdomadaires de 9 CH.


Ses indications :


-Chez les humains : (16) :


  • Le médecin prescrira Thymuline comme immuno-modulateur dans le traitement des rhinopharyngites à répétition, dans les pathologies urinaires (cystites), les pathologies infectieuses récidivantes liées à une baisse des défenses immunitaires, mais aussi dans certaines affections virales comme l'herpès, la mononucléose infectieuse.
  • Thymuline sera aussi susceptible d'aider les grands allergiques (pollinose, asthme). 

- Chez les animaux :

La Thymuline est particulièrement à indiquer chez le chaton et le chiot qui ont encore un thymus très fonctionnel, notamment avant 6 mois chez le chat et avant 6 mois et jusqu'à un an chez le chien selon la race.
Elle va contribuer à la maturation et à la différenciation des divers types de lymphocytes T.
Certains types de lymphocytes T vont attaquer le « non soi », c'est à dire contribuer à la destructions des éléments étrangers à l'organisme (bactéries, virus...) et d'autres protégeront le « soi » en évitant la destruction de l'organisme par lui même.


a)-les maladies virales :

-chat : Felv, FIV, PIF...
-chien : maladie de Carré, parvovirose ...


b)-les maladies auto-immunes :

 Atopie, asthme (10)


Conclusion :


Le thymus est une glande essentielle à la maturation du système immunitaire. il contribue au développement des lymphocytes T, cellules de garde participant aux réactions immunitaires. Malheureusement , le thymus s'atrophie au cours du vieillissement, et la production des cellules de défense décline graduellement rendant l'organisme plus vulnérable à diverses affections.
Au cours du vieillissement, la taille et l'activité du thymus régressent graduellement . Le poids de l'organe diminue des 2/3 et le contenu lymphocytaire de 90%.
Cette diminution reflète bien la détérioration de la compétence du système immunitaire observés chez les personnes ou les animaux âgés (7).

Bibliographie :

(1)-Organisation du système immunitaire félin Thèse de doctorat de Emilie Pailloux
Année 2006 n° 85.
www2.vetagro-sup.fr/bib/fondoc/th_sout/dl.php?file=2006lyon085

(2)-Preuves de la destruction du thymus par les corticoïdes :
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed?term=thymus%20target%20Bjelakovic
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19343474

(3)-Résultats sur la recherche avec thymuline. Cahiers du groupement. Hahnemannien du Dr Schmidt 2006; 43: 75-93. 171-. Bastide M. Interpretative theories
http://www.entretiens-internationaux.mc/medias/pdf/P-Madeleine-Bastide-Homeopathie.pdf

(4)- Dr RP Halm - unconventional-medicine.com
http://www.unconventional-medicine.com/halm.htm

(5)-la myasthenie grave acquise du chien et du chat - Thèses …
theses.vet-alfort.fr/telecharger.php?id=150

(6)- Dr Bernadette Bresard : Références à propos de la péritonite infectieuse ... - Bioveto
bioveto.blog.fr/.../references-a-propos-de-la-peritonite-infectieuse-feline-
               

(7)-L'importance du thymus dans l'immunité - Cosmigraf.com
www.cosmigraf.com/biocellsomega/french/bullfr.html

(8)-Des nutriments pour renforcer le système immunitaire et ...
ww w.nutranews.org/sujet.pl?id=354

(9)- Thymomes chez le chien et le chat : Le point Vétérinaire n° 347 du 01/07/2014
TUMEURS MÉDIASTINALES Auteurs : Florent Carette, Guillaume Ragetly, Laurent Cauzinille
(Centre hospitalier vétérinaire Frégis ).
Origine et approche diagnostique du thymome chez le chien et le chat
  • Traitement des thymomes chez le chien et le chat
  • Le thymome chez le lapin
  • Fiche de synthèse
(10)-L'asthme félin : approche d'un traitement homéopathique
www.vetup.com/articles.../102.../436-asthme-felin-chat-homeopathie

(11)- Les Carences nutritionnelles dans les pays en voie de ...
books.google.fr/books?isbn=2865372359
D. Lemonnier, ‎Yves Ingenbleek -

 (12)- Thym(o) - BioTop
georges.dolisi.free.fr/Terminologie/T/thymo.htm
-Titre : Comptes rendus de l'Académie des sciences ... - Gallica
 gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56752048/texteBrut

(13)-FELINE INFECTIOUS PERITONITIS ... FIP - Angelfire
www.angelfire.com/fl/furryboots/fip.html
(14)-L'organothérapie - Arnaud Veto
arnaudveto.blogspot.com/2012_06_01_archive.html

(15) -Site Facebook : PAIF : Péritonite Auto Immune Féline dite "pif": traitement du Dr de Villers  :où acheter les médicaments.

(16)-Prévenir les pathologies hivernales avec l’homéopathie
https://www.homeophyto.com/thymuline.

  Les lettres du Pr Joyeux : www.professeur-joyeux.com : le thymus pour votre immunité dès le premier âge







Publié par Arnaud Veto à jeudi, novembre 06, 2014 3 commentaires:
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