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samedi 8 octobre 2011

cancers et dénutrition chez les carnivores

La dénutrition dans les cancers des carnivores :

Causes de la dénutrition dans les cancers :

Des études récentes ont démontré que le tissu tumoral se comportait comme « un voleur nutritionnel » captant ce que l’organisme a de meilleur dans ces réserves énergétiques. ("nutritional steal syndrome")(1).
Les glucoses hépatique ou musculaire, stockés physiologiquement sous forme de glycogène deviennent alors l’énergie principale du tissu tumoral....
En effet, les tissus tumoraux sécrètent des médiateurs qui induisent une sécrétion d’hormones cataboliques , c'est à dire destructrices : augmentation de la protéolyse : destruction des protéines de l'organisme, augmentation de la lipolyse : destruction des graisses , augmentation de la glycogénèse, c'est à dire de la fabrication de sucres, nécessaire au bon fonctionnement des cellules cancéreuses... Les tissus tumoraux produisent aussi des médiateurs cachectiques (= responsables de la fonte musculaire, des graisses...).
D’autres travaux démontrèrent aussi la captation par le tissu tumoral des oligo-éléments essentiels au bon fonctionnement des cellules.
Il y a souvent une chute du Magnésium et du calcium avec des conséquences graves sur les métabolismes.., se traduisant par de l'asthénie, des troubles dépressifs, de troubles de l'ossification...

Cette dénutrition de l’organisme cancéreux a des conséquences directes sur son état général mais intervient aussi tant dans l’efficacité que dans la faisabilité du traitement anticancéreux.
Le défaut de nutriments spécifiques entraîne une réduction des capacités fonctionnelle (fatigue),immunitaire(risque d’infection accru) et de régénération cellulaire (= cicatrisation postopératoire).
La dénutrition provoque une majoration du risque de complications . Et une majoration du risque thérapeutique (toxicité augmentée des médicaments). (2)

D’où l’intérêt d’aider l’organisme à lutter contre le cancer, en traitant la dénutrition, au plus tôt !



Traitements de la dénutrition :

L’animal présentant un cancer doit avoir un régime alimentaire spécial :

- Riche en protéines de première qualité à cause de la protéolyse destructrice des muscles : Viande rouge (bœuf), œufs, fromages blancs. A éviter les graisses animales ou les tendons (les "nerfs")...Supprimez toutes les boites et croquettes de premier prix, fabriquées avec des déchets d'équarrissage et trop riches en graisses saturées et glucides végétaux... ! N'apportez pas de produits toxiques supplémentaires à l'organisme affaibli de votre animal...!
Ma consoeur le Dr Marianne Diez de Liège conseille une ration avec 40 % de protéines (9).
Pour ma part, je serais partisan de revenir à une alimentation traditionnelle, plus naturelle..., sans conservateur ou autre appétant !

- Enrichi en vitamines :
-les vitamines du groupe B :( sources : levure de bière, foie de veau ou d'agneau...). Toutefois, La vit.B12 est à éviter dans les cancers, car elle accélère la division cellulaire..., y compris celle des cellules cancéreuses...
-la vitamine C :( sources : baies de Goji, acérola, argousier, cynorrhodon, persil...) agirait en inhibant la prolifération cellulaire; elle augmenterait les effets positifs de la radiothérapie, tout en diminuant les effets néfastes (3).
-la vitamine E :( sources : huiles de germes de blé, tournesol...) protège les membranes des cellules contre radicaux libres; elle pourrait créer une enveloppe protectrice autour des cellules malades et les isolerait des cellules saines .

-Enrichi en oligoéléments :
Les tissus cancéreux sont habituellement carencés en Magnésium et Calcium mais pléthoriques en Potassium et en Sodium.(4).
Par contre ma consoeur Bernadette Brésard  conseille de donner du Potassium, "l'ion intérieur principal" sous la forme des 3 sels du Dr Schussler en 6 DH (Kalium muriaticum, Kalium sulfuricum et Kalium phosphoricum) ou dans les jus verts (herbe de blé, d'orge) et la betterave.(7).
Selon le laboratoire producteur des Granions (=oligoéléments en ampoules buvables) le Magnésium empêcherait la perte anabolique des vitamines notamment la vitamine E(qui possède une activité anti-carcinogène).
Le magnésium a aussi un pouvoir d'activation de la phagocytose par les leucocytes. Donc en pratique, il faut apporter toujours du Magnésium à un organisme atteint d'un cancer. L'excès n'est pas dangereux !
Le Sélénium associé au Cuivre constitue aussi un bon complément dans le traitement des tumeurs.
L'association Cuivre-Or Argent stimulant les défenses de l'organisme est aussi indiquée en cancérologie; elle peut être aussi associée avec des granions d'Uranium.
Le Silicium organique : ma consoeur Bernadette Brésard conseille de l'administrer par la voie percutanée au cours de séances d'ostéopathie (7).


NB : la plupart de ces oligoéléments se retrouvent dans la Spiruline et dans le Nigari, produits que nous offre la Nature....,et aussi dans la levure de Bière ou la Spiruline.


-Enrichi en acides gras essentiels:
(Sources : les huiles de Bourrache, d'Onagre, de Colza..., et les poissons gras, comme la sardine, la maquereau, le hareng, l'anchois, l'huile de Krill...).
Les AGE (Oméga 3-6) aideraient à ralentir la croissance de la tumeur. il faut cependant en apporter sans excès : sur un organisme affaibli, il faut penser à ménager le foie et le pancréas...

- Enrichi en probiotiques :
Ils participent au bon fonctionnement intestinal et qui ont aussi un rôle immunitaire prouvé.
En plus,ils contribuent à favoriser le développement d'une "flore de fermentation", acidophile, qui va protéger l'organisme d'une auto-intoxication, favorable au développement des cellules cancéreuses. (4)


-Pauvre en glucides (sucres) :

Le glucose est le "comburant" de la cellule cancéreuse ! donc à limiter !

Des laboratoires ont développé une gamme d’ aliments adaptés à l’animal cancéreux ( ND Hills..) et aussi à l’animal "dénutri" ( AD pâté Hills, Nutri plus gel Virbac, Fortol Intervet...).
Attention à ne pas donner des aliments trop riches en graisses pour ménager le foie et la pancréas !

Remarque :
Souvent, l’animal dénutri par son cancer a peu d’appétit. Il convient de lui donner des repas légers et nombreux dans la journée et de varier son alimentation.

Des plantes peuvent être associées à ce traitement :

-La Bardane (Arctium lappa) , le Chardon -Marie ( Sylibum marianus):
Elles stimulent le foie et participent à l’élimination des déchets , aussi des toxines produites par la tumeur que celles induites par le traitement de chimiothérapie…
-la Piloselle (Heracium pilosella), le pissenlit (Taraxacum officinalis) :
Par leurs propriétés diurétiques, ces plantes contribuent à l’élimination des déchets par les voies urinaires, et participent indirectement au bon fonctionnement du foie.
-Le Curcuma, puissant anti inflammatoire et anti oxydant, il agit sur l'apoptose des cellules cancéreuses. Il serait aussi anti métastatique
- L'extrait de pépins de pamplemousse ou EPP, par la présence de substances antioxydantes (les limonoïdes), limiterait la prolifération des cellules cancéreuses. De plus, c'est un excellent fortifiant.
-La Bétaïne (betterave rouge):  ma consoeur  Bernadette Brésard la qualifie de "couteau suisse" du métabolisme". elle protège les cellules de l'excès de sel, active la respiration cellulaire ...et de plus est antimitotique ....(7).
Dans les traitements de chimiothérapie, ce sont souvent les reins et le foie qui " lâchent"..., d’où l’intérêt de ces plantes drainantes et protectrices de ces organes. comme le Pissenlit, le Chardon marie, le Desmodium....(8). D'après le Dr Clark, la cellule cancéreuse attire et accumule les toxines (10).
Ma consoeur Bernadette Brésard conseille dans son livre d'ajouter du Glutathion, "un remède ange gardien", dit elle! (7).
-L'apport de céréales germées peut redonner un peu d'appétit et d'entrain à des organismes épuisés : (par ex. Avena sativa de 1 à 3 DH en homéopathie).

En conclusion, Hippocrate(460-356 avant J.C) disait déjà :

"Que votre aliment soit votre médicament"

Mais, la nutrithérapie a vraiment vu le jour, il y a une cinquantaine d'années avec les travaux du Dr Catherine Kousmine (1904-1992). : une alimentation saine peut redonner à l'organisme malade ses capacités de guérison.(5).
Elle associe à cette démarche une série de mesures : supplémentation en nutriments ( vitamines, oligoéléments, AGE), hygiène intestinale (lutter contre la constipation par des lavements), maintien d'un équilibre acido-basique de l'organisme (ph des urines compris entre 7 et 7,5) et enfin l'immunomodulation (Le but est "induire une désensibilisation immunitaire à l'agent causal et aussi de relancer une défense immunitaire normale du sujet").

Par ses idées novatrices, Catherine Kousmine fut fort décriée par ses collègues médecins de l'époque... Condamnée, elle dut quitter la France !
Depuis, les médecins, les nutritionnistes, les naturopathes insistent aussi sur la prévention du cancer.
Selon les dernières observations du Fond Mondial de la Recherche contre le Cancer, publiées en 2007, on estime que 30% de tous les cancers sont directement reliés à la nature du régime alimentaire des individus. L’hérédité ne représenterait qu'une faible proportion de tous les cancers de l'ordre de 15%.
75% des cancers pourraient être prévenus, en modifiant notre mode de vie (6).

Je crains que ces chiffres, alarmants chez l'homme, soient supérieures chez nos animaux- de compagnie- .
L'alimentation que leur donne "le maitre" est souvent de mauvaise qualité et nous sommes donc responsables de leurs cancers !
Attention aux friandises, souvent riches en sucres solubles !




Bibliographie :

(1)-Professeur H. Joyeux, chef de consultation à l’Institut du cancer de Montpellier: Nutrition et cancers ( colloque International en Italie du 24 au 26 septembre 2004)
(2)- École de la dénutrition :http://www.ecole-de-la-denutrition.com
(3)-The Moss Reports : The cancer chronicles :Alternative treatments (bulletins du Dr Ralph W Moss, cancérologue réputé aux US). Nombreux liens sur internet.
(4)- Oligo-éléments et Oligothérapie : Dr Claude Binet
(5)-Dr Kousmine : "Soyez bien dans votre assiette". La sclérose en plaques est guérissable". "Sauvez votre corps"
"Votre alimentation selon l'enseignement du Dr Kousmine", par le Dr Alain Bondil et Michel Kaplan.( Le Dr Alain Boudil est un de mes amis de Ste Maxime !). Fondation: www.kousmine.com
(6) -Richard Beliveau : les aliments contre le cancer. La santé par le plaisir de bien manger.
R. Beliveau, biochimiste de formation, canadien, est professeur et titulaire de la chaire en prévention et traitement du cancer à l'Université de Montréal (Québec).
site: richardbeliveau.org
(6)- Nutrition et cancer La Dépêche vétrinaire n° 1494 du 14 septembre 2019.
(7)- Berdadette Brésard, vétérinaire : "Mon chien a un cancer : que faire...naturellement" (Vetholistic)
(8)-Pierre May, vétérinaire : Guide pratique de phyto-aromathérapie. Editions Méd'com.
(9)- Nutrition et cancer : un lien avéré : la Dépêche Vétérinaire n° 1494 du 14-20 septembre 2019
(10)-Dr Clark Hulda : The Cure for all Advanced Cancers 1999, New Century Press.

TEXTE MIS A JOUR LE 16 /09/2019

lundi 12 septembre 2011

LES HUILES ESSENTIELLES


L’aromathérapie et les huiles essentielles




« Tout peut guérir par les arômes, si l’on sait s’en servir, les doser et les appliquer à bon escient » ( Dr Foveau de Courmelles)





POURQUOI LES HUILES ESSENTIELLES ?


Connues depuis des millénaires, les plantes aromatiques étaient utilisées à des fins religieuses ou médicamenteuses. D’abord utilisées entières sous forme de fumigation, puis par macération et décoction, petit à petit au cours des siècles, les hommes ont utilisé leurs vertus curatives ou préventives (dans les rues des grandes villes atteintes de peste, on brulait les plantes aromatiques pour assainir l’atmosphère). Si les momies ont traversé les millénaires, c’est parce que les égyptiens embaumaient tous les tissus des morts avec des préparations de plantes aromatiques.


Mais ce n’est que vers les années 1970 que les méthodes d’analyse scientifiques ont été mises au point afin de connaître parfaitement le profil biochimique des huiles essentielles et d’identifier toutes les molécules les composant (c’est ce qu’on appelle le chémotype).

Certifiée bio ou non, la meilleure huile essentielle est celle qui est chémotypée, 100% pure, 100% naturelle, 100% complète.
Généralement obtenue par distillation de tout ou une partie d’une plante aromatique par entrainement à la vapeur d’eau, l’huile essentielle en est son extrait fluide, volatile et ultra-concentré. Il faut en moyenne une tonne de plantes pour obtenir un litre d’huile!

On les utilise par voies cutanée, orale, rectale, vaginale, auriculaire ou atmosphérique, pure ou diluée dans de l’huile, de l’alcool ou autre corps gras, mais jamais dans de l’eau.

Elles ont des pouvoirs multiples : antibactériens, antiviraux, antifongiques, antiparasitaires, immuno stimulants, anti-inflammatoires, antalgiques, calmants, sédatifs, mucolytiques, expectorants.

Ce pouvoir extraordinaire résulte du fait qu’il existe de nombreux composés biochimiques différents (50 à 200 par huile) et qui confèrent à chaque huile des activités thérapeutiques propres. Chaque huile essentielle aura une activité et un spectre d’action différents selon l’espèce ou la partie de la plante aromatique utilisée et même selon son origine géographique et son mode de culture.

L’association judicieuse de plusieurs huiles va permettre une synergie pour obtenir des remèdes d’une plus grande force d’action. Mais attention, mal utilisées, elles peuvent s’avérer toxiques ou caustiques, c’est pourquoi il faut les utiliser avec beaucoup de précautions.



MISE EN GARDE:

Certains composés naturels contenus dans les huiles essentielles peuvent présenter un risque d’allergie chez certains animaux sensibles. En règle générale, faites toujours un test d’application dans un endroit dépourvu de poil 12 heures avant application.

( D'après le Dr Joëlle Robyns, vétérinaire praticien).


Quelques propriétés des huiles essentielles :

-Ail : antiseptique, bactéricide, vermifuge, révulsif, diurétique.
-Basilic : stimulant général,, tonique.
-Cannelle : stimulant circulatoire, respiratoire, cardiaque, antiseptique.
-Cèdre: antiseptique, fongicide.
-Cyprès : cicatrisant, hémostatique, diurétique, pectoral puissant, fébrifuge, anticancéreux.
-Eucalyptus : Antiseptique pulmonaire, et urinaire, balsamique,; il fluidifie les expectorations et calme la toux.
-Genévrier : tonique, antiseptique, dépuratif, diurétique, antidiabétique, anti-arthrosique.
-Géranium : tonique, astringent, antiseptique, hémostatique, cicatrisant, diurétique, action positive sur le larynx.
-Girofle : antiseptique et bactéricide puissant, anti-infectieux, stomachique puissant.
-Lavande : antispasmodique, calmant de l’excitabilité cérébro-spinale, antiseptique, bactéricide, cholagogue, vermifuge, régulateur cardiaque. Usage externe :cicatrisant, insecticide et parasiticide (tiques).
-Marjolaine : sédatif nerveux, tranquillisant, vagotonique.
-Niaouli : antiseptique pulmonaire puissant et aussi intestinal et urinaire.
-Origan : apéritif, stomachique, antiseptique des voies respiratoires, expectorant, action antivirale, cicatrisant et stimulant tissulaire. Usage externe : parasiticide.
-Pin : antiseptique puissant des voies respiratoires, expectorant, antiseptique des voies urinaires, cholagogue, diurétique. Usage externe : rubéfiant (rhumatismes).
-Romarin : stimulant général, cardiotonique, cholagogue, antiseptique, cicatrisant, stimulant tissulaire, antiseptique pulmonaire, calme la toux.
-Sauge : stimulant général, diurétique, fébrifuge, antiseptique, dépuratif, draineur général, anticancéreux
-Thym : stimulant général, antiseptique intestinal, pulmonaire et rénal, vermifuge et cicatrisant, antalgique. Usage externe : antiseptique et bactéricide, antivenimeux révulsif et parasiticide
-Verveine : antispasmodique, digestif. Usage externe : parasiticide..

On peut les utiliser soit seules, soit sous forme d’associations diverses afin d’assurer une synergie déterminée pour la maladie qu’ on veut traiter.

L’activité et l’efficacité des HE dépend dépend beaucoup de leur pureté et du terroir dont-elles proviennent ( Cannelle de Ceylan, Thym de Montpellier…).
Tout coupage avec des produits de synthèse détruit tout ou une partie de leur activité.
Il faut aussi éviter les HE de synthèse qui ne renferment que quelques composants fabriqués chimiquement... ! De même pour les HE déterpinées ou modifiées.
Mal choisies, les HE pourraient être inefficaces voire toxiques.

Sur un flacon d’HE doit toujours figurer :
Le nom commun, l’espèce botanique ( en latin), la partie de la plante distillée, le marqueur biochimique à savoir son chémotype en CT, le pays d’origine, e n° de lot et date de péremption et enfin son volume.

Il faut choisir
Soit : des huiles essentielles biologiquement et biochimiquement déterminée ( HEBBD)
Soit des huiles essentielles hémotypes ( HECT).
….et si possible BIO !

La Dilution :

La dilution utilisée dépendra de l’HE utilisée, et de la voie d’administration (atmosphérique, orale , cutanée…).
Les huiles essentielles (HE) peuvent être utilisées pures pour certaines mais d’autres doivent être diluées avant application. Pour cela on peut utiliser de l’huile (macadamia, olive, sésame, noix…), de l’alcool, du lait ou un solubilisant (solubol par ex.).


En règle générale, on utilise les dilutions :

-1% en cosmétique
-3% pour la voie nasale et auriculaire.
-5% pour la gestion du stress.
-7% pour la circulation sanguine et lymphatique.
-10% pour une peau sensible ou si les HE sont irritantes ( Cannelle par ex.).
-15% pour une action musculaire.
-20% pour une action systémique.
- 30% pour une action locale.
-50% si on hésite à l’employer pur!
-100% des huiles sans risques :
-Ravintsara, lavande aspic, localement pour les piqûres venimeuses (serpents , insectes ). (1)
-Lavande vraie pour l’anxiété, en massages de la plante des pieds.

( d’après Joëlle Robyns, vétérinaire praticien).

(1)-J’ajouterai à cette liste de « produits sans risques » l'usage du genêt par mes clients chasseurs, en cas de morsure de serpent de leur chien (en frictions locales). Cela ne les dispensaient pas de venir me consulter ensuite pour avoir un traitement par voie générale. Son action m'est apparu bénéfique: moins d’œdème et de meilleures suites !

Quelques indications thérapeutiques fournies par le Dr Joëlle Robyns, vétérinaire praticien :

-Cannelle de Chine et Cannelle de Ceylan :
Indications :
Infection de tout ordre : respiratoire, gynécologique, urinaire, cutané, intestinale... Concernant les infections parasitaires, des essais cliniques sont en cours pour la Leishmaniose canine.
Spécificité :
C'est une HE plutôt délicate car très puissante, il faut absolument la diluer avant de l'appliquer sur la peau.
PS : Petite remarque personnelle: j'avais étudié pour un laboratoire, il y a q.q années, son activité dans les otites du chien. Son action était remarquable mais son utilisation était cependant douloureuse...Vraisemblablement, la solution fournie par le laboratoire devait être trop forte ! l'étude a été abandonnée.... A reprendre !

- Eucalyptus mentholé :
Indications :
Infections respiratoires aiguës ou chroniques : coryza et toux de chenil.
spécificité :
C'est une HE indispensable dans les affections où le mucus encombre les voies respiratoires.Comme elle contient pour moitié des cétones qui sont réputées abortives et neurotoxiques à fortes doses, il faut la diluer et ne pas sur doser même si la pipéritone est réputée "douce".

-Eucalyptus radié:
Indications:
Affections respiratoires bactériennes et virales, encombrements nasal et bronchique, fatigue, perte de tonus.
Spécificité :
HE d'une grande sécurité d'emploi, peut s'appliquer pur sur la peau !

- Lavande Aspic :
Indications :
Brûlures et piqures d'insectes et autres venins ( méduses, scorpions, vipères, chenilles processionnaires...).
Spécificité :
C'est l'HE d'urgence car elle soulage immédiatement tout en neutralisant la toxine. Elle ne présente aucune toxicité, elle s'utilise pure en cas d'urgence.

-Lavande vraie ou officinale :
Indications :
Plaies, ulcères, brulures, eczémas,...partout où il faut cicatriser !
Rhumatismes, crampes, contractures et spasmes musculaires.
Stress, anxiété, agitations, insomnies.
Spécificité :
S'il ne vous en faut qu'une seule, ce sera celle là; c'est l'HE indispensable à tout.Elle peut s'utiliser pure sur la peau mais une concentration de 1% est déjà très bénéfique.

-Lemongrass :
Indications :
Large variété de maladies infectieuses en voie locale (virale, antifongique, bactérienne).Gale, poux, poux, moustiques...Tendinites et arthrites.
Spécificité :
Efficace dans de nombreux domaines, elle a l'avantage d'être d'un prix attractif !
Sa fragrance est aussi un atout important.

-Menthe des champs :
Indications:
Pour refroidir une zone douloureuse ( tendinites, arthrites...).
Pour calmer une peau enflammée ( DAPP, atopie...).
Dyspepsie et vomissements.
Spécificité :
Effet glacé par contact sur la peau, effet anesthésiant; considérée comme stupéfiant à forte dose.

-Myrrhe :
Indications :
Plaies atones, ulcères cutanés,escarres, abcès, furoncles.
Diarrhées, dysenteries, coliques.
-Spécificité :
C'est une HE très ancienne aux connotations religieuses ( Les rois-mages). Elle entre dans la composition du Kephi.

-Niaouli :
Indications :
Infections respiratoires avec encombrement.
Herpès cutané et déficience immunitaire. Mycose. Prévention de lésions cutanées par rayonnement.
Spécificité :
Aucune toxicité, c'est une HE bonne à tout.

-Palmarosa :
Indications :
Toutes formes d'infections fongiques et toutes localisations; Plaies et dermatoses. Large panel d'infections ORL. Facilite l'accouchement.
Spécificité :
Grande efficacité pour grande tolérance.

-Patchouli :
Indications :
Problèmes circulatoires, hémorroïdes ( PS: elles n'existent pas chez les carnivores )
Problèmes cutanées: acné, eczéma séborrhéique,dermatoses inflammatoires et allergiques, parasitoses, mycoses, impétigo, escarres, cicatrices, peaux grasses et chargées.
Spécificité :
Contre indiquée dans les cancers oestrogéno-dépendants.

-Pin sylvestre :
Indications :
Rhumatismes, arthrites, sciatique.
Affections respiratoires avec encombrement. Baisse de forme, épuisement.
Spécificité :
Cette HE est bien connue de nos grands-mères pour son effet balsamique !

-Ravintsara :
Indications :
Coryzas, toux de chenil,pasteurellose du lapin, maladie respiratoire chronique du rat, soutien du chat FIV, Felv et toute autre affection virale.
Spécificité :
HE sans toxicité et remarquablement tolérée.Elle s'utilise aussi bien par voie interne que par la voie externe, même à l'état pur.
HE antivirale exceptionnelle.

Tea tree ou arbre à thé :
Indications :
Toutes les infections et toutes localisations.
Prévention des lésions par rayonnement.
Spécificité :
Un rapport qualité / prix imbattable pour une HE exceptionnelle.
Aucune toxicité.

Thym à feuilles de sarriette :
Indications :
Toutes infections, toutes localisations, aiguës ou chroniques.
Baisse de forme.
Spécificité :
A diluer pour peaux sensibles.

PS : Ces HE sont commercialisées notamment par le laboratoire vétérinaire Vet Essentiel sous forme de complexes. Ils sont prêts à l'emploi et adaptés à des indications thérapeutiques précises. Ils ne sont délivrés que sur prescription du vétérinaire traitant.

Pour une utilisation rationnelle des huiles essentielles , il est préférable de demander conseil à Votre vétérinaire notamment chez le chat où beaucoup d’huiles essentielles sont à éviter car très dangereuses.
En effet, cette espèce ne métabolise pas les phénols qui sont hépatotoxiques et les cétones, neurotoxiques, présents dans beaucoup d'huiles essentielles....Prudence !



Sources principales de l'article :

Dr Joëlle Robyns, vétérinaire praticien à Nice.
Laboratoire vétérinaire d'HE : Vet Essentiel, 35 avenue de Pessicart O6100 Nice site : (contact@vetessentiel.com) : liste de complexes commercialisés.
Biothérapies Dr H. Quiquandon, vétérinaire.



Correspondances avec le Dr J.Robyns, vétérinaire :


1)-"Les chats sont très sensibles aux odeurs et il est parfois difficile de leur appliquer un produit 2 jours de suite. De plus, ils possèdent un organe particulier (l'organe de Jacobson)qui leur permet de détecter des molécules volatiles comme les phéromones. Le chat peut donc réagir de manière extrêmement forte au vu de la puissance olfactive des HE ( hyper salivation, fuite, régurgitation...).
Il faut donc toujours débuter avec une faible dose pour les habituer à l'odeur et ne pas saturer l'organe voméro-nasal.
Il ne faut leur faire avaler des HE qu'à très faible dose, car leur foie ne métabolise pas les terpènes ( pas de glucoronyl-transférase)".


2)-"Concernant la toxicité des huiles essentielles chez le chat, tout dépend du type d'huile essentielle, de la dose, de sa voie d'administration et aussi de la durée du traitement.
Son système hépatique ne possède pas l'enzyme necessaire à la "gluconoconjugaison" ce qui fait qu'il métabolise beaucoup plus lentement les HE
Ainsi, il est déconseillé de lui administrer des HE en grande quantité par voie orale.
Toutefois, j'ai eu d'excellents résultats sur un chat FIV avec notre "STIMUNVET" en lui administrant par voie orale 5 jours sur 7 pendant 3 semaines
De même notre "INHALVET" que nous utillisons depuis 2 ans en spot on sur des chats fatigués ou ayant un coryza n'a jamais montré d'effet toxique hormis de rare réaction locale (plutôt d'origine allergique)
Bien sur, les huiles essentielles étant très puissantes, dans le doute il vaut mieux appliquer le principe de précaution. C'est pourquoi nous avons élaboré une gamme de produits à base d'HE pour les vétérinaires qui n'ont pas ou peu de connaissance en huiles essentielles".

Quelques APPLICATIONS PRATIQUES  :

1)-La parvovirose canine :

C'est une maladie virale et face aux virus, la médecine traditionnelle est plutôt démunie.

 Les vaccins sont efficaces en préventif mais  dès que le virus se développe, rien ou presque ne peut arrêter l’envahisseur !

Eh bien, non ! Les huiles essentielles sont extrêmement puissantes ! Surtout si

l’on les administre rapidement et en quantité suffisante.

Bien sur, il est possible de les administrer en préventif, puisqu’elle sont aussi

stimulantes immunitaire et tonifiantes.

De nombreuses huiles essentielles conviennent, j’ai une prédilection pour les HE

de Ravintsara, d’eucalyptus radié et de Niaouli, très puissantes mais aussi bien

supportées. Les HE contenant des alcools conviennent aussi : le bois de rose, le

thym à linalol ou à thujanol... Je rajoute à ma préparation l’HE de Basilic tropical

pour son action antispasmodique très efficace.

L’idéal est de faire un mélange d’HE pour obtenir de meilleurs résultats, c’est ce

qu’on appelle une synergie.

En pratique, voici ce que je conseille :


 Mélanger 2 ml He Ravintsara + 2 ml He Eucalyptus radié + 2 ml He Niaouli + 2 ml He bois de rose + 2 ml He basilic  tropical = 10 ml. Ce mélange peut être appliqué pur mais pour une meilleure

tolérance, il est préférable de le diluer avec 10ml d’huile végétale (celle que vous

voulez).

Sur un chien en virémie aiguë, faire avaler 1ml /10kg toutes les 3 à 4 heures

en lui massant aussi le ventre. Dès amélioration, continuer 3x/jour pendant

maximum 5 jours puis diminuer les doses.

Pour les autres chiens non atteints, faire avaler ce même mélange à raison de

5 gouttes/10 KG 3X/jour pendant une semaine. Si un chien développe la maladie

malgré tout, donner le premier protocole.

Ce protocole est valable pour l’infection par le parvovirus mais aussi pour

d’autres affections virales.

2)-Chez le chat atteint du FIV :

 Les huiles essentielles aussi ont leur place face à l’infection par le virus FIV


 mais il est presque impossible de leur faire avaler des HE car ils se mettent

aussitôt à baver et il est exclu de poursuivre le traitement. En revanche, le

Stimunvet® de Vetessentiel est une capsule qui contient un mélange d’He qu’il

est facile d’administrer si le chat a l’habitude d’avaler des comprimés.

Je conseille une gélule par jour pendant 1 semaine puis une gélule 2 fois par

semaine, à moduler en fonction de l’état et du poids du chat bien sur ! Un bilan

hépato-rénal est préférable avant et au cours du traitement.

Il ne faut surtout pas que le chat « croque » la gélule sinon les He se libèreront

dans la bouche...

N’hésitez pas à me poser vos questions et tenez-moi informée de vos résultats !

En savoir plus sur les huiles essentielles ? Visitez les sites :

www.aromatherapieveterinaire.com et http://www.vetessentiel.com

Dr J.Robyns, vétérinaire.


Message du blog du 21/06/2012 , en réponse à Katia :

 Pour assainir l'air ambiant à moindre cout, je conseille le tea tree avec eucalytus radié (2/3 1/3 ou 1/2 1/2)dans un nébulisateur , le mieux étant à effet venturi. 10 mn à 1/4 heure 3 fois par jour.
Surtout ne pas chauffer les HE qui se déteriorent à la chaleur
Pour un endroit confiné, je ne peux que conseiller notre Inhalvet® qui est utilisé avec succès à la chatterie d'assistance aux animaux de Carros depuis plus d'un an. On peut même l'utiliser en spot on mais seul un vétérinaire peut vous le procurer.
Les HE sont d'une grande utilité pour lutter contre les nombreux germes qui composent le "coryza" en ayant une action antivirale, antibactérienne stimulante immunitaire et tonifiante.
Mais les HE peuvent être couteuses, et attention aux effets secondaires, surtout chez le chat....
bon courage!!!  

Joëlle Robyns.









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jeudi 8 septembre 2011

Le drainage

Six siècles avant J.C, Hippocrate parlait déjà du drainage dans ses Aphorismes :

« Les humeurs à évacuer doivent être dirigées particulièrement vers les lieux où elles tendent et par les voies convenables.... Les évacuations ne peuvent pas être jugées d’après leur quantité mais d’après leur qualité; elles doivent être normales et régulières. Il faut veiller également qu’elles soient supportées aisément...».

En effet, tout organisme vivant comme toute machine produit des déchets : des toxines .
Celles-ci peuvent être issues du métabolisme propre à l’individu ou encore provenir héréditairement .
Les maladies contractées par l’animal au cours de son existence produisent des toxines qui peuvent être microbiennes, virales, vaccinales ou plus simplement dysmétaboliques; il ne faut pas oublier les différentes pollutions ( eau , air, alimentation…) qui augmentent la toxémie initiale....

Il faut donc « canaliser » ces toxines , en ouvrant les émonctoires naturels ( foie, reins, intestins, poumons, peau…) afin de réaliser leur élimination.
Ce travail doit être réalisée avec méthode.
Il n’est plus question comme au temps de Molière de tout vouloir guérir par un traitement mal adapté ( saignées, purges…). Il faut trouver le bon émonctoire que l’organisme nous appelle à trouver !
Au 16ème siècle, Paracelse , médecin et philosophe suisse, disait :
«  Ce qui appartient à la transpiration doit être expulser par la transpiration, ce qui appartient aux selles doit être éliminé par les selles... Un médecin qui sait placer virtutem explusivam où elle désire, connait déjà le tiers de la médecine...».
« Si la nature te donne un signe, tu dois savoir à quoi il se rapporte, l’aider à s’en sortir et ne t’en rapporter à aucun autre. Trouves tu une douleur à un certain endroit, saches que la nature veut un émonctoire à cet endroit là. Si l’émonctoire n’y est pas par nature, fais en un car la nature veut l’avoir là... ».

Hahnemann, lui-même avait observé que dans certains cas , l’action éliminatrice (ou canalisatrice) des remèdes était trop forte et il conseillait alors d’utiliser d’antidoter leurs effets trop perturbateurs.
Il créa la notion d’ antidote, notamment pour les médicaments de la psore. Il conseillait de ne pas trop perturber l’organisme dans sa réaction.

Léon Vannier précise dans son ouvrage la pratique de l’homéopathie :
« le remède de drainage est le remède dont les signes correspondent le mieux, sont les plus analogues aux symptômes morbides présentés par le malade... ».

R. Allendy dans son ouvrage le drainage et l’alimentation écrit : « le drainage doit être une médication à action aussi localisée que possible... les remèdes de drainage doivent donc être choisis de préférence parmi les substances possédant une électivité d’action nette sur un point défini du corps...Ils doivent être inoffensifs, donc plus proches de la matière alimentaire... Leur similitude sera plus plutôt une similitude de localisation que la similitude de modalité à laquelle nous avons l’habitude de nous référer...».

A. Nebel disait :
« La canalisation est l’art de déterminer l’orientation de l’action physiologique du remède principal par la prescription du ou des remèdes satellites nettement définis ».

A. Roux a condensé la technique de drainage mise au point par son maitre A. Nebel :
« Le drainage consiste à faire éliminer à l’organisme ce qui doit être éliminé…Il agira par stimulation organique, résorption d’une congestion locale, élimination d’un agglomérat de toxines... ».

H. Jaricot dans sa publication sur le drainage de A. Nebel en homéopathie écrit :
" La pratique du drainage consiste à faire suivre ou précéder le médicament principal…,par l’emploi d’un ou plusieurs satellites qui ont pour but de faciliter l’élimination toxémique dans un état morbide donné, d‘empêcher l‘aggravation médicamenteuse et d‘obtenir un résultat plus rapide et plus sur...".



En conclusion, le drainage en homéopathie a pour but d’éviter une aggravation quelque fois brutale de la maladie, due à la libération trop massive des toxines. En ouvrant les émonctoires (foie, reins…), en canalisant les toxines, certains remèdes permettent s’ils sont administrés en basse dilution , d’atténuer la réaction du remède smillé.
C’est ainsi par ex. que dans l’eczéma où le remède le plus important est SULFUR, il faudra aussi prescrire un draineur tel le complexe : Zea-Saponaria-Fumaria en 3D afin de nettoyer le foie et les reins, d’épurer le sang et ainsi d’éviter une aggravation qui pourrait devenir catastrophique !

Les draineurs sont en général des plantes :Solidago, Berbéris, Chelidonium, Nux vomica…,mais on peut utiliser le remède smillé à condition qu’il soit prescrit en très basse dilution .

Une nouvelle forme de drainage, mise au point par le Dr Pol Henry de Bruxelles consiste à utiliser des macérations glycérinés en 1ère D de tissus végétaux embryonnaires : c’est la gemmothérapie, reprise en France par les Drs M. Tetau , Bergeret et D. Scimeca….
Cette discipline m’est apparue plus simple à utiliser que l’homéopathie, notamment pour un néophyte en homéopathie. Elle nécessite cependant une bonne connaissance de l’action des plantes et la bonne observation des symptômes morbides du malade.

En conclusion, je citerai les propos de mon professeur d’homéopathie, le Dr Joanny:

DRAINEZ, DRAINEZ, IL EN RESTERA TOUJOURS QUELQUE CHOSE !


Bibliographie :

-La médecine douce des animaux de compagnie: Dr G. Lippert, vétérinaire.
-Homéopathie vétérinaire : Dr H.Quiquandon, vétérinaire
-Thérapeutique homéopathique vétérinaire : Dr M.N Issautier , vétérinaire
- Les livres du Dr J. Peker, vétérinaire.
-Rajeunir nos tissus avec les bourgeons - Gemmothérapie : Drs M. Tetau - D.Scimena
- La pharmacie verte de James A. Duke.
- La matière médicale du Dr Joanny
- les ouvrages de S. Hahnemann ( Organon),L.Vannier (La pratique de l'homéopathie),
A.Nebel (Le drainage et sa canalisation : Homéopathie moderne), Hippocrate (Aphorismes: paragraphes 21 à 25)....

lundi 1 août 2011

LE SILICIUM

-Le minéral :



Après l’oxygène, c’est l’élément le plus important de la croûte terrestre : 28 % de sa masse...Environ 7 grammes dans le corps humain...

Il n’existe pas à l’état libre mais uniquement sous forme de composés :
- la silice (dioxyde de silicium) : présente dans le sable,l'argile, les roches : le granite , le quartz …).
Elle sert notamment à la fabrication du verre…
- Les silicates : présents dans différentes roches ( feldspath…)

Au 20ème siècle, l’homme a synthétisé des polymères, les silicones aux usages multiples ( joints d‘étanchéité…et surtout les semi-conducteurs que l‘on retrouve dans les transistors, les ordinateurs, les puces électroniques...).


Le silicium est présent dans toutes les plantes et animaux et est nécessaire à la vie.
L'homme et les mammifères assimilent peu le silicium minéral ( de l'ordre de 1 à 2 %) mais seulement celui provenant de végétaux ou d'animaux.

Les diatomées et radiolaires ont la faculté de l’extraire de la mer pour fabriquer leur squelette …
Au bout de la chaine alimentaire on le retrouve dans le corps des animaux et de l’homme, sans oublier les végétaux qui le puissent dans le sol.

Des auteurs et surtout des sites marchands reprochent à ce silicium d’origine animale ou végétale d’être peu assimilable par les organismes vivants et conseillent de prendre des produits de synthèse ( comme le G5 du Le Ribault, géologue de formation qui a eu bien des déboires avec l'ordre des médecins et pharmaciens de France…). Ils le qualifient d'organique. Les produits naturels, issus de végétaux ou animaux sont aussi organiques...!


Personnellement, je pense que ces produits issus de la nature sont très efficaces pour les avoir employés avec succès sur moi et sur mes clients à 4 pattes.! Encore, une fois, je ne parle que de mon expérience !


Applications thérapeutiques :



Par sa présence dans de nombreux tissus (peau,/ collagène; cartilages,/ GAG; os / fixateur du calcium; vaisseaux / élastine; phanères…) cet oligo-élément est indispensable à la vie. Sa carence provoque des troubles graves.
L’organisme l’assimilant moins bien avec l’âge, un apport complémentaire devient indispensable avec le vieillissement.


- Pathologie cutanée : plaies , retard de cicatrisation, chute de poils, griffes cassantes…
-Pathologie articulaire : arthroses, tendinites, raideurs…
-Pathologie osseuse : fractures, ostéoporose…
-Pathologie infectieuse : comme stimulant de l’immunité.
-Pathologie de vieillissement par des propriétés anti-oxydantes et stimulantes de l’immunité.

Chez les animaux :


I-en allopathie :


a)- les plantes :


Ce sont les plantes poussant sur des terrains siliceux qui captent la silice du sol et l’assimilent au même titre que les diatomées…

-L’ortie (Urtica dioïca) :
Il s'agit de la grande ortie( de 0,5 à 1,50 m.) commune dans nos campagnes, dont les inflorescences très riches en principes actifs se ramassent au printemps.
Dans ses cours aux agriculteurs, le Dr R.Steiner, le père de la médecine anthrosophique disait à son sujet: "Cette plante est la plus grande bienfaitrice du règne végétal...elle est quasi irremplaçable..."
Par ses propriétés anti-inflammatoires, elle permet de lutter contre l'arthrose.
Elle régénère l'usée...( notamment les cartilages).
C'est aussi un excellent fortifiant par la présence de nombreux oligo-éléments (Ca, P,Fer,K,sodium..et silicium !) et de vitamines (A,B,C,PP...) et d'un taux important de protéines et d'acides gras insaturés (graines).
Elle traite l'adénome prostatique du chien âgé en association avec Sabal cerrulata (Le palmier de Floride).
Elle possède des propriétés immuno-modulatrice et adaptagène.

-La prêle ( Equisetum arvense) :
Cette plante se rencontre sur les terrains argileux ou sablonneux, un peu humides. La prêle d'hiver ou du début du printemps contient beaucoup plus de silice.
C'est un puissant diurétique, un hémostatique remarquable et un reminéralisant de 1er ordre ( rachitisme, laxité articulaire, consolidation des fractures..., très utile chez les chiens de grande race).
Son action à petites doses répétées peut provoquer une irritation de l'appareil urinaire ( d'où son utilisation en homéopathie !). Il est préférable faire des cures de 10 à 15 jours par mois.

- Le bambou ( bambos bambusa, arundinacea ou vulgaris ):
Son aspect rappelle une colonne vertébrale...
C'est aussi un excellent anti-inflammatoire,notamment les problèmes de dos chez le chien.
Actuellement, les sites du net vantent les effets bénéfiques du bambou "Tabashir" (exsudat de jeunes tiges de bambou femelle), très riche en silice(jusqu' à 77% de silicium assimilable...).
C'est aussi l'aliment préféré des éléphants d'Inde et des pandas géants de Chine qui sont reconnus comme ayant une longévité exceptionnelle...

Ces plantes peuvent être prescrites chez le chien soit en TM à raison d’une goutte / kg /jour ou en EPS à raison d’un ml / 5 kg. Des laboratoires commercialisent d’autres formes galéniques ( poudre, granulés, comprimés ,gélules…) et il faut donc se reporter à la posologie indiquée car tout dépend du dosage.

Recommandations : D'après Osborne et repris par mes consoeurs A.Stevenson et C.Rutgers, le Berger allemand (principalement le mâle) et le Bobtail développeraient plus facilement des calculs de silice... qui pourraient être d'origine alimentaire. Donc prudence dans ces 2 races !
Je pense aussi qu'il faut être prudent avec le chat et surtout le mâle castré qui est aussi sujet aux calculs urinaires, surtout quand il est nourri avec une alimentation sèche de mauvaise qualité....

2)- Les sous produits d’animaux :
Ils sont nombreux : carapaces de crabe, ailerons de requin et de raie, coquilles de moule verte, corde de vache....
De nombreuses spécialités vétérinaires en contiennent… , et chaque laboratoire dit que sa composition est la meilleure....Elles contiennent de la glucosamine et de la chondroïtine, en proportion variable, souvent associé à du Manganèse comme modificateur du terrain arthrosique.

Tous ces « compléments alimentaires » peuvent être ajoutés, sans aucun problème à des anti-inflammatoires allopathiques ( Corticoïdes, AINS). Ils permettent en général de réduire leur posologie, voire de les supprimer après quelques mois de traitement.


II-En homéopathie :


a)-SILICEA:( la silice)

Remède poly diathésique. Pathogénésie décrite par S.Hahneman dans le traité des maladies chroniques.

Ses principales indications :
- La suppuration chronique, indolente, torpide….(abcès, ostéites…)
-Le sujet déminéralisé, présentant un défaut d’assimilation, avec arrêt du développement, aspect vieillot et souffreteux…, rachitique !
- le coryza trainant chez le chat
- la mammite trainante chez la vache laitière déminéralisée.; la diarrhée des veaux à odeur de pourriture. Les omphalophlébites des nouveaux nés.
-la toux et les manifestations asthmatiformes chez le cheval, le mal du garrot et sa fistule.
-les suites de traumatismes de la colonne vertébrale; les déformations lombaires du chien (alterner avec Medorrhinum).
- les fistules anciennes en association avec Fluoricum acidum (glandes anales)..
-les alopécies des vieux chiens.
Ect…

Comme pour Hepar sulfur, il semblerait que les hautes dilutions tarissent les suppurations alors que les basses dilutions collectent le pus et favorisent son élimination.
Dans les manifestations pathologiques intéressant l’appareil respiratoire (sinus, poumons, rester en basses dilutions, surtout chez le cheval !

Le type de chien :
C’est un chien hyperémotif, hypersensible qui se fatigue facilement, avec souvent un sommeil agité !
En fait, c’est un animal tranquille qui a besoin qu’on le laisse en paix !

b)- Urtica urens 5CH :
C'est la petite ortie, la "brulante"...Ses indications sont les suivantes :

- La lactation nerveuse de la chienne avec Lac caninum et Conium maculatum....
-Les affections prurigineuses à leur début. Traiter ensuite le terrain et non le symptôme! Pensez à drainer les toxines vers les émonctoires !

c) Equisetum arvense D3 :
Elle permet de traiter :

- le rachitisme, la déminéralisation
- la cystite chronique.


III) En lithothérapie déchélatrice :

Petit rappel : "La lithothérapie déchélatrice est l'utilisation thérapeutique de dynamisées de roches brutes et de minéraux prélevés dans leur environnement naturel. Ces minéraux subissent un protocole de dilution et de dynamisation identique à celui des préparations de médicaments homéopathiques" ( Dr M.Tetau).
Par la chélation (captation) des "toxiques" de toutes origines ( pollution, toxines alimentaires, microbiennes, traitements allopathiques mal conduits..., cette thérapie permet de relancer les métabolismes....
Les dilutions sont habituellement en DH 8.

-Obsidienne DH 8 :
C'est une lave, riche en silice. Elle est le remède de la colonne vertébrale cervicale (arthrose).
- Silicea marina DH 8 :
Formé essentiellement de grains de quartz abrasés par l'action abrasive de la mer, le sable marin contient aussi les oligo-éléments de l'océan...
Ses indications sont une re-minéralisation de l'organisme et l'arthrose généralisée.
Une autre indication est signalée dans les cas de défaillances du système immunitaire, notamment dans la diathèse cancérinique.
- Granite DH 8 :
Les granites sont formés de quartz, c'est à dire de la silice pratiquement pure ( jusqu' à 3o % du total).
Granite consolide l'action de Calcarea carbonica, en homéopathie.

La présentation de ces médicaments est en ampoules buvables ou en flacons- doseur.
Personnellement, je les commandais en flacon et à raison d'une goutte / kg/ jour et si possible à jeun. Bien agiter le flacon avant usage (dynamisation).




VI- En mésothérapie :

Le Conjonctyl ND ( silanol) :

-plaies atones, retards de cicatrisation ( punctures en périphérie de la plaie, tous les 4 jours).
-rides chez l’homme ou la femme...(indication du Vidal ).
-alopécies de cause indéterminée chez le chien ( notamment sur les flancs en "cartes de géographique") : en association avec le Bepanthène ND injectable dans le même seringue avec bien sûr de la procaïne !
Prévoir 4 séances à 8 à 10 jours d'intervalle. Très bon résultats ( cf: mon chien Schnauzer moyen noir, pas de récidive depuis 5 ans!, alors que les dermatologues vétérinaires consultés m'avaient dit que cela était inguérissable...).


En conclusion, je citerai la phrase de Pasteur prononcée en 1857:

« Le Silicium est appelé à révolutionner notre approche thérapeutique  »

Cette phrase est toujours d’actualité !


Bibliographie :

-Les 120 plantes médicinales du Dr M. Rombi
-Le traité des maladies chroniques de S.Hahnemann
-Homéopathie vétérinaire du Dr H.Quiquandon.
-Les oligo-éléments et l'oligothérapie de Dr C.Binet
-Nouvelles cliniques de lithothérapie déchélatrice Dr M.Tetau et du Dr D.Scimeca.
-Cahiers de mésothérapie vétérinaire du Dr A. Vincent.
-Gestion nutritionnelle des urolithiases canines de A.Stevenson et C.Rutgers.
-Les vertus de l'ortie de Y.Tissier.
-Place du Silicium dans la médecine anti-âge de Danielle Roux  La Phytothérapie Europééene n° 104 (juin 2018).

samedi 23 juillet 2011

La noix vomique (Nux vomica )

La noix est la graine du vomiquier, arbrisseau qui croit aux Indes, à Ceylan…, en Asie du Sud Est.
C’est avec ses semences que l’on fabrique des triturations et des dilutions homéopathiques.

Elle renferme un alcaloïde : la strychnine, très toxique pour de nombreuses espèces animales notamment pour les carnivores et principalement le chat.
Le porc serait peu sensible ?

Historique :

La noix vomique a longtemps servi d’abortif humain en Chine.
Au 16ème siècle, elle a été introduite en Europe, principalement pour détruire les nuisibles.
Au 17ème siècle, J. Bauhin la prescrivait dans l’asthme, le rhumatisme,, la goutte, la dysenterie, le choléra, la paralysie, les fièvres intermittentes....

Action physiologique générale :

La noix vomique et son principal alcaloïde la strychnine exercent une action toxique sur le système nerveux et le foie. Cet effet se manifeste par des convulsions tétaniformes aboutissant bien souvent à la mort. De plus il y a des spasmes de la musculature gastro-intestinale ( muscles lisses).

Usage humain :

Elle entre dans la composition d’une spécialité humaine : le Cephyl (Boiron)
Ce médicament est utilisé dans le traitement symptomatique des douleurs et états fébriles. Il renferme : 0,OO4 µg de teinture de noix vomique.

La poudre, la teinture, la mixture apéritive...sont de moins en moins utilisées au regard des contre-indications : hypertension artérielle, excitation cérébrale, paralysies accompagnées de contractures, lésions hépato-rénales...(1 ).

Usage vétérinaire :

1-en allopathie :

-Chez le chien, la noix vomique a été employée comme névrosthénique.
Son alcaloïde seul, la strychnine, sert de stimulant de l'activité réflexe médullaire et de la musculature lisse et strié ( Strynervène ND injectable dosé à 12,5 mg / 100 ml d'eau ; contre-indications : paralysies d'origine cérébrale, convulsions + races naines de moins de 3 kg).
Très déconseillée chez le chat !
-Chez le cheval, associé à la Brucine et l’Arsenic, c’est un dopant mais son usage est interdit, de même que dans le traitement de l’emphysème pulmonaire !
-Chez les bovins,ovins, caprins, en cas d’arrêt de la digestion, elle relance le péristaltisme (Rumigastryl ND, dosé à 3 % de noix vomique).

2-En homéopathie :

L’homéopathie reste sa principale utilisation :

Elle fait partie des grands polychrestes , sous le nom latin : Nux vomica.

Jahr, élève de S.Hahnemann écrivait : " Similia similibus curentur"
En traduction : les semblables se guérissent par les semblables…C’est la loi de similitude , base de l’homéopathie.


Le type :

Le sujet Nux vomica est « sympathicotonique »….
Le plus souvent, il s’agit d’un sujet maigre, au caractère vif, irritable, intolérant…Son foie est engorgé. Il est souvent constipé avec des efforts rarement couronnés de succès…Il est frileux et hypersensible.
Le type de chien est le roquet, irritable...Il a tendance à mordre dès qu’on veut le manipuler ou aller sur son territoire…De plus, il est frileux et présente du prurit « sine materiae ».Sa sexualité est forte chez les mâles !

Indications cliniques :

« L’emploi de ce médicament tient du miracle...Tout être vivant peut en bénéficier, du coquillage au poisson rouge, du chinchilla à l’éléphant… » (2)

Toute intoxication alimentaire se traduisant par des spasmes ou des troubles digestifs !
Indigestions, intoxications alimentaires ou médicamenteuses.
Surcharge hépatique, constipation avec efforts inefficaces…
Tympanismes et borborygmes.
Spasmes des muscles lisses ( sphincter vésical…).
Les états fébriles.
Des confrères l’utilisent aussi dans le traitement du tétanos (dilutions de Korsakow : 50.OOO K ) et d’autres dans les complications nerveuses de la maladie de Carré du chien et les paralysies d'origine médullaire sur un animal nerveux, hypersensible... répondant au "type" décrit précédemment (notamment en 15 CH ).

Remarques importantes :

Une haute dose dilution de Nux vomica est souvent nécessaire au début d’un traitement pour antidoter les divers médicaments allopathiques ou homéopathiques qui ont été antérieurement administrés au malade( 3).
Pour ma part, je l'utilise en dose de 9 CH en remplacement de Thuya.

« Nux vomica ne devrait être donné qu’au coucher ou ce qui est mieux, plusieurs heures avant le coucher : il agit mieux pendant le repos du corps et l’esprit.. » (H.C Allen).

Pour le chat, éviter de le prescrire en dessous de 5 CH ( par principe de précaution à cause de la grande sensibilité de cette espèce à la strychnine ).

Ce qu’il faut retenir de Nux vomica en homéopathie :

C’est le remède type des spasmes, de l’insuffisance hépatique, résultat de l’auto-intoxication consécutive à un déséquilibre alimentaire…
Je dois reconnaitre qu' une dose Nux vomica 9 CH me rend de grands services les lendemains de fête (excès de table et abus d‘alcool )....

Vin apéritif et tonique du Dr Valnet : (1)

Teinture de noix vomique:1,50 g.
Teinture de noix de coca + teinture de kola: aa 20 g.
Sirop d'écorce d'orange amère : 100 g.
Vin: 250 g.
...un verre à madère avant les repas... Bon appétit !

Bibliographie :

(1) La Phytothérapie : traitement des maladies par les plantes Dr J. Valnet (éd. Maloine).
(2) Dr vét. Marcel. Homéophyto.
(3) Homéopathie vétérinaire. Dr Vét. H. Quiquandon.( éd. le Point Vétérinaire).

jeudi 20 janvier 2011

Le magnésium, un oligo élément souvent oublié !

Le magnésium , un oligoélément essentiel, est indispensable à la vie .
Il a pratiquement disparu de l’alimentation moderne en raison du raffinage des céréales , de l’utilisation massive des conservateurs dans l’industrie agro-alimentaire….D'après une étude commanditée par les eaux minérales Hepar,trois personnes sur quatre ont aujourd'hui des apports en magnésium inférieurs aux besoins quotidiens (environ 38O mg)! D'où vient peut-être là la "grande fatigue" de nos contemporains que les générations précédantes ne connaissaient pas ?
Il est normalement présent dans le sel, mais le raffinage lui retire une grande quantité de magnésium....
On le trouve aussi dans le pain mais là aussi le raffinage des farines le fait disparaître ! Autrefois, il suffisait de manger 500 gr de pain complet au levain pour couvrir l'apport quotidien nécessaire !
Dans l’alimentation animale, à cause du traitement chimique des sols ,il est aussi manquant pour nos herbivores.
Il s’en suit toute une pathologie due à cette carence autant chez l’homme que chez l’animal.
Cet oligoélément est indispensable à la synthèse des protéines, des acides nucléiques (fabrication des cellules)…, au bon fonctionnement des métabolismes ( production d’énergie, transmission de l’influx nerveux, fabrication de certaines hormones (paratyphoïdes...) et des enzymes…).
En vieillissant, des études scientifiques ont prouvés que cet oligoélément est de plus en plus absent de notre organisme et un apport en magnésium devient nécessaire : cf les travaux du Dr Delbet (1 ).
Le Pr Beljanski, le conseille aussi dans ses traitements en association avec du calcium.(2).




Principaux problèmes dus à un manque de Magnésium :


Fatigue chronique, manque d’énergie, dépressions, insomnies, spasmes musculaires (crampes), spasmophilie, convulsions, artérites…
Le chercheur français Robinet a démontré qu’en France, les carences du sol en magnésium se superposait parfaitement sur la carte des suicides….!

Il a été vérifié que l’apport de chlorure de magnésium a une action très positive :
-sur l’anxiété (oppression, palpitations,, troubles du sommeil)
-l’asthénie « matinale » ( au lever = signe révélateur).
-artériosclérose
-les états de choc
-les douleurs diverses (migraines, douleurs articulaires et musculaires…).
- Infections diverses ( présence d’un anticorps non spécifique : la properdine à action bactéricide ).
-le vieillissement.
-Le cancer: Il active le pouvoir phagocytaire des leucocytes, donc l’immunité. Cependant il ne guérit pas le cancer mais le prévient plutôt. Plusieurs études ont été réalisées en 1928 sur ce sujet et il ressort que dans les régions où la terre était pauvre en magnésium, le nombre de cancers était plus important.

Présentations :


Seule la présentation du magnésium sous forme de chlorure possède des indications intéressantes, le sulfate n'ayant seulement qu'un effet laxatif.

Il existe de nombreuses présentations du chlorure de magnésium vendus en pharmacie , dans les magasins diététiques , et par internet . Souvent elles sont conditionnées en sachets de 20 grammes à diluer dans de l’eau si possible pure. En médecine vétérinaire, des laboratoires le vendent au Kg, ce qui est bien plus économique !
Cependant, celle à préférer est le NIGARI qui n’est autre que du sel de mer ( composition voisine du plasma de Quinton); il contient environ 84 % de chlorure de Magnésium, le reste étant du chlorure de sodium , sulfate de magnésium et d’autres traces minérales.

Applications vétérinaires :


1-En 1932, un médecin de campagne, le Dr Neveu (3) se permit de l’utiliser avec succès dans le traitement de maladies animales comme la Fièvre aphteuse ( bovins), l’avortement, la non délivrance, les mammites après vêlage, les entérites…
Il réalisait une solution de 30 grammes de chlorure de Mg cristallisé par litre d’eau et en faisait boire un litre toutes les 6 à 8 heures pendant 4 jours et d’après ce médecin les résultats étaient spectaculaires.
Plus tard, dans les années 1970, le Dr vétérinaire, Jacques Lagrange, reprend ces prescriptions dans son « Mémento d’Aromathérapie vétérinaire ».(4)

Il préconise des traitements de 5 jours :

-Chèvres, moutons : préventif : 5 grammes/ litre ; curatif : 10 grammes /litre.
-Jeunes bovins : 3 grammes / litre.
-Porcs : préventif : 2 grammes /litre ou 3 grammes/10 Kg de poids vif (PV) ; curatif: 1
gramme / Kg de PV.
-Volailles, oiseaux :3 grammes / litre d’eau.
- Bovins, chevaux : 1g à 1,5 gramme de la solution à 30 g de chlorure cristallisé /litre d‘eau, toutes les 6 heures.

Pour les animaux de compagnie, de nombreux laboratoires vantent ses mérites mais il y a peu de publications de vétérinaires sur son usage mais beaucoup de naturopathes (5).

En 1961, toujours le Dr Neveu , médecin, traite des chiens contre la maladie de Carré et d’après lui :
Le chlorure de magnésium guérit immédiatement a forme occulo-nasale ,rapidement les formes respiratoire et digestive. Il guérit aussi la forme nerveuse, paralysante à condition que la paralysie ne date pas plus de 8 jours.
Je n’ai pas eu l’occasion de vérifier l’efficacité de ce traitement car les maladies de Carré sont rares (en France) grâce à la vaccination préventive, très efficace !
Il traite aussi les chiens :
-contre le « rouge » (eczéma?)
-contre la piroplasmose ; cependant, je pense qu’il existe des traitements allopathiques fort efficaces !
--contre les gastro-entérites; pourquoi pas ? Mais attention ,un excès peut occasionner de la diarrhée !
-contre les plaies et les morsures de serpent ( action thrombolytique).
En général pour un chien de taille moyenne, il préconise d’utiliser soit la solution à 20 g./ litre d’eau de chlorure desséché soit la solution à 30 g. /litre de chlorure cristallisé. Deux à trois prises quotidiennes de 125 ml selon la maladie et si possible en dehors des repas.


2-Mon expérience du chlorure de magnésium (Nigari) :

J’ai prescrit cet oligoélément dans les affections cutanées canines en complément d’autres traitements phytothérapiques ou allopathiques. Je n’ai pas l’expérience des autres indications citées (maladie de Carré, piroplasmose…)..
En dermatologie, je le prescrivais chez un chien de taille moyenne :à raison d’un verre à eau (125 ml ) de la solution dosée 20 g. /litre d’eau purifiée, 2 fois /jour et si possible en dehors des repas.
Pour les affections cutanées chroniques, je le prescrivais souvent 8 jours par mois.
Je l’ai aussi utilisé localement pour soigner les plaies (compresses humides) car il possède des propriétés antiseptique et cicatrisante.
Chez le chat, la prise est parfois plus difficile à donner en raison de son amertume et du caractère indépendant de l’espèce !
Pourtant, le chlorure de Mg est à conseiller dans toutes les affections virales du chat. Par ses propriétés décrites, il stimule l’immunité et les résultats sont parfois surprenants ! Par contre, je n’ai eu aucun résultat dans le traitement du fibrosarcome félin ou des tumeurs mammaires comme j’ai pu le lire dans des articles du net... Son action n’est que préventive et non curative en cancérologie !
. La posologie est de 2 à 5 ml de la solution à 20 g./litre et à la répéter 4 à 6 fois / jour…
Chez les carnivores, j’ai observé quelques fois de la diarrhée, mais souvent transitoire (3 jours maximum ou sinon, il vaut mieux l'arrêter!).
A éviter de le donner sur les chiens et chats en insuffisance rénale ou cardiaque avancée; son élimination rénale étant déficiente , il se produira rapidement un surdosage en magnésium dans l’organisme !
Attention ,si l’animal parait très fatigué après la prise du produit, c’est qu’il y a un surdosage probable ou une insuffisance rénale latente!

En conclusion, cet oligo élément est indispensable au fonctionnement de l’organisme . Il se trouve de plus en plus absent de notre alimentation et celle des animaux par appauvrissement de la terre par l’utilisation massive des engrais (NPK)....
Je citerai la phrase d’un de mes confrères, éminent homéopathe vétérinaire et écologiste avant l‘heure (en 1950 !) le Dr Quiquandon : « l’animal a fait la preuve que les engrais sont nocifs » Ce qui lui a valu pas mal d’ennuis !
Sans doute nos anciens chimistes de l’agriculture avaient oublié le chlorure de Magnésium ....Il est maintenant vivement recommandé en agriculture biologique (6), pour la protection des végétaux et aussi pour une alimentation Bio, riche en chlorure de Magnésium ; cela nous évitera donc d’en prendre en complément alimentaire et de réserver son usage pour les soins....
Les individus de notre société seront peut-être alors mieux dans "leur peau"..., ainsi que nos animaux !


Sources :

(1)-La polio vaincue. P. Delbet (Ed. La Vie Claire).
(2)-La diététique et Beljanski. D.Toussaint et M.Beljanski.(Ed. G.Tredenel).
(3)- Le chlorure de magnésium dans l'élevage. Dr Neveu (librairie Le François)
(4)-Memento d'Aromathérapie vétérinaire. Dr Vét. J.Lagrange.
(5)- Le chlorure de magnésium: un remède miracle. M.F Muller (Ed. Jouvence).
-Médecines douces pour nos animaux: savoir les soigner et les aimer. M.F Muller (Ed.Jouvence).
(6)-Association Penseznature.

mercredi 12 janvier 2011

La Bardane, le salut de la peau de nos compagnons


La Bardane( Artcium lappa L) :


HISTORIQUE et BOTANIQUE :



La Bardane est une plante médicinale très ancienne. Son utilisation pendant des siècles contre la teigne lui a valu le surnom d’herbe aux teigneux....Ses propriétés pharmacologiques s’appliquent surtout au domaine cutané : dermatoses, eczéma, furonculoses, dartres....
L’histoire veut que le roi Henri III fut guéri grâce à elle de la syphilis…(1).
Elle est consommée au Japon comme légume :le « gobo ».

Elle fait parmi de la famille des Astéracées..Très répandue dans les régions d’Asie, d’Amérique et d’Europe, elle se trouve le long des chemins, les terrains incultes de préférence calcaires ou ammoniacaux. Elle est reconnaissable à ses grandes feuilles en forme de cœur , ses fleurs roses en capitules et ses fruits , des akènes, qui ont la particularité de s’accrocher aux vêtements, au pelage des animaux...La racine est la seule partie utilisée.
Dans les années 1950, Georges de Mestral s’inspira de ses propriétés adhésives pour fabriquer en nylon le « Velcro » (2) .

PRINCIPAUX CONSTITUANTS: (3)


-Polyosides (inuline, mucilages, gomme, saponosides…
-Dérivés poly acétyléniques ( tridécadiène, dérivés théophéniques, stérols…)
-Composés phénoliques ( flavonoïdes, acides phénols, tanins….)
- Lignanes
-Acides-alcools ( acide malique, citrique, succinique…)
- Lactones sesquiterpènes, Lappaurines, Ferrodoxine…

PRINCIPALES PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES :


- Activité anti-infectieuse :
Les dérivés poly acétyléniques (racines fraiches uniquement) exercent in vitro une activité antibactérienne. ( Staphycoques, coli bacilles, Shigella et Pseudomonas aeruginosa) et également une activité anti fongique ( Candidoses). Elle favorise la maturation des abcès et l’élimination du pus.

-Activité anti-inflammatoire :
La bardane possède des propriétés anti-inflammatoires (lignanes) . Elle exerce son activité anti-oxydante en inhibant la formation des radicaux libres( l’artigénine).

-Activité antiprurigineuse :
Elle diminue l’œdème sous cutané, en plus de son action de capteur des radicaux libres, responsables de l’inflammation.

-Action immuno modulatrice.

-Action normoglycémiant.

-Action hépato-protectrice :
Notamment des dommages induits par des substances hépatoxiques tels que l’éthanol (l’alcool !), le tétrachlorure de carbone, le paracétamol…

-Action séborégulatrice :
Elle régule la sécrétion de sébum .

- Action cholérétique et diurétique :
Elle augmente la cholérèse et le transit intestinal, alcalinise les urines (traitement de certaines lithiases).

PRINCIPALES INDICATIONS :


Pathologies cutanées :

Toutes les dermatoses infectées : les staphylococcies.

Dermatoses séborrhéiques.

Dermatoses sèches

Toutes les dermatoses accompagnant des syndromes métaboliques.

TOXICITÉ , EFFETS SECONDAIRES et CONTRE INDICATIONS :


Pas de toxicité mais cependant la Bardane est déconseillée en cas de gestation ou allaitement (propriétés « ocytociques ») et en cas de diabète insulinodépendant.

PLANTES COMPLÉMENTAIRES :


-Inflammation cutanée aiguë : Bardane + Cassis à parties égales .
-Infections cutanées et staphylococcies : Bardane + Echinacées à parties égales.
-Dermatoses profonde ou généralisée : Bardane + Pensée sauvage + Prêle à parties égales
-Eczéma suintant ( Hot Spot du chien ): Bardane + Pensée sauvage à parties égales
-Dermatoses anciennes : Bardane + Ortie à parties égales.
-Dermatoses dans les syndromes poly métaboliques : bardane + Olivier à parties égales.

POSOLOGIE :



Les préparations d’extraits fluides de plantes fraîches standardisés(EPS) en solution glycérinée sont à conseiller. Elles présentent aussi le grand avantage de ne pas contenir de l’alcool et sont fabriquées à partir de plantes fraîches ce qui est très important pour la Bardane.!
La posologie à retenir est d’ un ml / 5 kg/ jour avec un maximum de 5 ml pour un gros chien.
Des laboratoires, humains (notamment le laboratoire Phyto Prevent) et vétérinaires (notamment les Phytostandards du laboratoire Wamine) la commercialisent sous forme d’EPS. D’autres laboratoires , sous forme de gélules (Arkogélules, Elusanes…)... ou de tisanes à usage humain (Boribel n°10 dépurative).
Enfin, un laboratoire l'associe au Thuya pour en faire un shampoing pour les chiens à robe blanche.


Sources :

(1) 120 plantes médicinales de M.Rombi et D.Robert (éditions Alpen).
(2) platier.fr/arctium lappa.
(3) Institut Européen des Substances Végétales. Paris (15ème).