mercredi 4 novembre 2015
La démodécie canine et les huiles essentielles
Stimuler l’immunité !
Demodex adultes et larves
Le démodex, un acarien particulier :
On sait que le démodex est normalement présent sur la peau des chiens, l’infection ayant
lieu dans les heures qui suivent l’accouchement puisque les chiots nés par césarienne et
élevés au biberon en sont indemnes.
Mais ce parasite ne va se développer que chez certains chiens :
• Chez le jeune, c’est surtout une incompétence de l’immunité qui est en cause
aggravée évidemment par des mauvaises conditions d’élevage. Aux états unis, les
géniteurs d’animaux atteints sont écartés de la reproduction car une origine
génétique est suspectée.
Jeune carlin atteint de démodécie
• Chez le chien adulte, les cas sont plus rares et les causes sous jacentes, telles
l’excès de corticoïdes, le diabète, l’hypothyroïdie sont avancées. (1) (2) (3) (4)
Vieux Yorkshire démodécique traité pour « atopie »
Demodex au microscope
Les traitements :
Ils font appel à l’amitraze par voie externe sous forme de lotion et aux
ivermectines par voie interne.
Les soins sont à appliquer sur un terme plus ou moins long et ce n’est qu’au bout de 2
grattages négatifs à 1 mois d’intervalle qu’on peut déclarer le chien « guéri ». (5)
Il n’est pas question ici d’épiloguer sur les traitements classiques mais plutôt d’essayer
d’accélérer cette guérison en utilisant certaines huiles essentielles comme agent anti
parasitaire mais aussi comme soutien et stimulant de l’immunité.
Trop méconnues aujourd’hui et pourtant tellement efficaces !
Même pour les plus cartésiens d’entre nous, les HE révèlent leur secret puisque leur
composition est clairement définie grâce aux moyens d’analyses modernes : La
chromatographie en phase gazeuse couplée à un spectromètre de masse. Celles-ci
permettent de décomposer chaque HE en molécules biochimiques ayant des activités
bien connues et référencées. (6) (7) (8)
Mode d’action des huiles essentielles :
Les huiles essentielles ont une action directe en tuant le parasite (en brûlant leur
appareil respiratoire ou en les paralysant) et une action indirecte en stimulant le
système immunitaire (en augmentant la production d’IGM et d’IGA).
Elles sont utilisées par voie externe et par voie interne.
Lesquelles choisir ?
Les critères de choix sont multiples, voici ce qui va me guider vers ma formule finale:
o HE reconnue pour leur efficacité antiparasitaire
o HE ayant peu ou pas d’effet secondaire (photosensibilisation, allergie,
dermocausticité...) mais ici, la dilution importante des HE pose peu de problème.
o HE de moindre cout quand plusieurs sont en concurrence.
o HE que je possède déjà dans mon aromathèque.
Voies d’applications :
Il faut préparer une dilution (environ 2% d’HE) sous forme de lotion aqueuse ou diluer
en extemporané dans un volume de shampoing.
Ma préférence personnelle va aux HE de Tea tree (melaleuca alternifolia), de clou de
girofle (eugénia caryophyllus), de cannelle écorce (cinnamomum zeylanicum), de litsée
citronnée (litsea citrata).
Il est toujours préférable de mélanger 3 ou 4 HE plutôt qu’une seule, ceci afin d’obtenir
une synergie et donc une meilleure efficacité.
En pratique, 2% d’HE correspond à 2ml d’HE pour 100ml d’eau soit encore 70 gouttes
d’HE pour 100ml d’eau.
Les HE n’étant pas solubles dans l’eau, il faut les mélanger à un solubilisant (ex : Solubol,
4X plus que d’HE) puis rajouter l’eau.
Dans un shampoing, c’est encore plus facile : 1 ml (35 gouttes) d’HE dans 50 ml, puis
appliquer comme un shampoing. Le seul inconvénient de cette préparation, c’est qu’elle
n’est pas stable dans le temps, il faut donc l’utiliser immédiatement.
Pour les HE citées plus haut, voici ma proportion de chaque HE :
• Tea tree 30% soit 0,6ml ou encore 21 gouttes
• clou de girofle 25% soit 0,5ml ou encore 17 gouttes
• cannelle écorce 20% soit 0,4ml ou encore 14 gouttes
• litsée citronnée 25% soit 0,5ml ou encore 18 gouttes
Les HE sous forme de capsules molles sont les plus faciles à ingérer car les HE ont un
goût très prononcé, il est impossible d’obtenir une prise spontanée.
J’utilise en pratique une synergie d’HE reconnues stimulantes de l’immunité : l’HE de
ravintsara (cinnamomum camphora CT cinéole), l’HE d’eucalyptus radié (eucalyptus
radiata), l’HE de thym à feuille de sarriette (thymus satureioïdes), l’HE d’arbre à tea
(melaleuca alternifolia), l’HE de clou de girofle (eugenia caryophyllus).
Le nom commercial de cette formule est le « Stimunvet® » de Vet Essentiel® en vente
La posologie est d’une gélule pour 10 kg et par jour, à donner au cours du repas. Il est
vivement conseillé de contrôler l’intégrité de la fonction hépato-rénale et de faire une
pause 2 jours de suite dans la semaine (soit du lundi au vendredi et arrêt le
samedi/dimanche) et cela pendant 1 à 2 mois. (9) (10)
Existe-il un risque de toxicité ?
Par voie externe, une réaction allergique est toujours possible, il est préférable de tester
la préparation en l’appliquant sur une faible surface et attendre 24H une éventuelle
Par voie interne, il est toujours indispensable de s’assurer de la bonne santé du système
hépato-rénal. Les huiles essentielles peuvent aussi être irritantes pour l’estomac, il est
conseillé de les administrer avec le repas.
D’une manière générale, la toxicité des HE dépend de leur composition, de la dose
administrée et de la durée d’administration. (11)
D’autres applications ?
Les HE sont connues de façon empirique depuis des millénaires mais les méthodes
modernes d’analyses ont permis de connaître avec exactitude leur composition et leurs
différentes vertus qui varient selon les plantes mais aussi les parties de plantes
aromatiques utilisées.
Certaines d’entre elles s’avèrent être de très puissantes anti bactériennes, anti fongiques
et anti virales en plus d’être antiparasitaires et stimulantes immunitaires.
Que ce soit pour lutter contre les affections chroniques mais aussi les affections aigues
comme la toux de chenil, le coryza, le FIV... Les huiles essentielles sauront trouver leur
place, seules ou en complément de la médecine vétérinaire classique, ceci afin d’essayer
d’obtenir une guérison durable. (9) (12).
Bibliographie :
1 :http://www.fregis.com/infos_sante_pathologie_chien_detail.php?entree=&mod=path
2 :http://www.dermavet.com/modules/atlasparasito/htm/dem/demfch.htm
3 : https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mod%C3%A9cie
4 : http://theses.vet-alfort.fr/telecharger.php?id=442
5 : « Demodecie canine » Dr Bensignor, revue « l’Essentiel » N°361
6 : http://www.pranarom.com/aromatherapie-scientifique
7 : VALNET Jean, Aromathérapie, 11ème édition, Edition Vigot, 2003.
8 : 2. FRANCHOMME, P., JOLLOIS, R., PENOEL D : l’aromathérapie exactement,
Encyclopédie de l’utilisation thérapeutique des huiles essentielles, Editions Jollois, 2001
9 : www.aromatherapie-animal.com
10 : « guide pratique de la phytoaromatherapie » Dr Pierre May
11 Thèse sur la toxicité des huiles essentielles (http://oatao.univ-
toulouse.fr/619/1/andro_619.pdf)
12 : www.vetessentiel.com
Voici un vilain Demodex bien vivant filmé au microscope. Présent en grand nombre sur
la peau d’un jeune Carlin, j’ai utilisé les Huiles Essentielles en complément du traitement
classique pour stimuler son immunité et obtenir une guérison plus rapide et durable. De
même sur un vieux chien démodécique et atopique soigné à la cortisone, les HE ont
permis une récupération complète de son pelage.
Pour lire l’article au complet, rendez-vous sur www.aromathérapie-animal.com !
mercredi 7 octobre 2015
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Article paru dans cette revue |
La
phytothérapie au secours de l'arthrose !
L’arthrose toucherait un chien sur cinq âgé de plus d'un an… Chez le chat cette affection n'est pas toujours bien perçue et pourtant elle existe bien !
C'est l'une des
causes les plus fréquentes des douleurs chroniques chez nos
compagnons.
Cette affection
touche principalement les animaux âgés mais parfois de jeunes
animaux notamment chez les chiens de grande race comme le Labrador,
le Rottweiler, le Berger allemand....
L’arthrose
est due à une dégradation progressive du cartilage articulaire
d’une ou de plusieurs articulations, principalement hanche,
grasset, coude, colonne vertébrale. Elle se traduit par une douleur
qui engendre une diminution de la mobilité de l’animal, et affecte
son bien-être.
Comment se
manifeste l'arthrose chez mon animal de compagnie ?
Au début, les
symptômes sont discrets et peu visibles car l'animal exprime peu la
douleur.
-Chez le
chien, on note souvent en premier lieu, une réduction de l'activité
habituelle en raison de raideurs ou des difficultés à se lever
notamment après être resté longtemps couché. Ensuite seulement,
une boiterie peut se manifester.
Lorsque l'arthrose est sévère l'animal se met à se plaindre à certaines occasions et à se lécher les articulations. Cette affection douloureuse peut également le rendre agressif et il peut présenter un comportement inhabituel envers son maître.
Lorsque l'arthrose est sévère l'animal se met à se plaindre à certaines occasions et à se lécher les articulations. Cette affection douloureuse peut également le rendre agressif et il peut présenter un comportement inhabituel envers son maître.
Les
changements brutaux de température (le froid comme le chaud), le
vent, les courants d'air, un effort physique intense (promenade trop
longue peuvent aggraver les symptômes douloureux .
-Chez le chat, les symptômes sont souvent discrets : il passe plus de temps à dormir, joue moins, a des difficultés à monter ou à descendre d'un meuble....Il peut parfois passer moins de temps à se nettoyer et devenir agressif vis à vis de l'homme ou des autres animaux de la maison.
-Chez le chat, les symptômes sont souvent discrets : il passe plus de temps à dormir, joue moins, a des difficultés à monter ou à descendre d'un meuble....Il peut parfois passer moins de temps à se nettoyer et devenir agressif vis à vis de l'homme ou des autres animaux de la maison.
Traitement :
Une fois installée l'arthrose ne
disparaît pas !
Il est donc extrêmement important de
traiter l'animal suffisamment tôt avant l'installation de lésions
définitives.
Tout traitement bien conduit pourra
stopper l'évolution de cette maladie invalidante et apporter un
meilleur confort de vie à l'animal.
1)- traitement hygiénique :
-Il est important de surveiller
attentivement le poids de l'animal :
Tout surpoids use plus vite les
articulations et favorise l'apparition des douleurs articulaires. Il
est parfois nécessaire de faire un bilan hormonal pour mieux traiter
ensuite l'obésité, rechercher une éventuelle hypothyroïdie.
-Il est extrêmement important que
l'animal fasse de l'exercice régulièrement. Il est
préférable d'éviter les longues promenades le week-end et aucune
activité durant la semaine. Il est donc conseillé de faire avec lui
des marches journalières, en évitant les accélérations et
décélérations rapides ainsi que le saut. L'idéal est la marche en
laisse. Si l'animal aime nager, cette activité peut être
conseillée car elle permet de faire travailler de manière douce les
articulations.
-Il est important de donner une
alimentation de qualité à l'animal souffrant d'arthrose.
Dès le plus jeune âge, il est vivement
conseillé d'adapter l'alimentation à la race, à sa condition
(stérilisé ou non par exemple) et à l'activité physique. Une
bonne alimentation permettra de retarder l'apparition des premiers
symptômes de l'arthrose.
Les aliments « seniors »
prennent en compte le vieillissement global de l'organisme, en
particulier au niveau rénal..., cause première de la mortalité
chez les carnivores. Ils sont souvent enrichis en chondro-protecteurs
(protecteurs des articulations).
2)- traitement médical :
Il doit comporter 2 volets : soigner
le terrain, soigner la douleur.
a)-
Soigner le terrain :
l'importance du Silicium !
« Le Silicium est appelé à révolutionner notre approche thérapeutique » écrivait Pasteur en 1857.
Après l’oxygène, le Silicium est
l'élément le plus important de la croûte terrestre : 28 % de sa
masse...Environ 7 grammes dans le corps humain.
C’est un
oligoélément essentiel et indispensable
à la structure des tissus conjonctifs, dits “de soutien”, que
l’on retrouve dans tout le corps : au niveau des muscles, de la
peau, des os, des cartilages, des articulations, des tendons, des
vaisseaux sanguins...
Le silicium stimule la formation des
fibres de collagène et maintient l’hydratation des tissus, ce qui
est particulièrement indiqué pour tonifier
et raffermir la peau.
Enfin, il participe au processus de
minéralisation des os, puisqu’il permet de mieux fixer le
calcium, apportant au final plus de mobilité et de souplesse. Or,
nous ne savons pas le fabriquer, nous ne pouvons que l’absorber,
puis le stocker.
L'homme et les mammifères assimilent peu
le silicium minéral ( de l'ordre de 1 à 2 %) mais beaucoup mieux
celui provenant de végétaux ou d'animaux.
En pratique, il est donc conseillé
d'ajouter cet oligoélément à l'alimentation des animaux atteints
d'arthrose et particulièrement chez les animaux âgés qui comme
pour l'homme l'assimileraient moins bien en prenant de l'âge.
La source doit être d'origine végétale
ou animale.
1)- 1)-les
plantes :
Ce sont les plantes poussant sur des terrains siliceux qui captent la silice du sol et l’assimilent au même titre que les diatomées…
-L’ortie (Urtica dioïca) :
Ce sont les plantes poussant sur des terrains siliceux qui captent la silice du sol et l’assimilent au même titre que les diatomées…
-L’ortie (Urtica dioïca) :
Il s'agit de la grande ortie( de 0,5 à 1,50 m.) commune dans nos campagnes, dont les inflorescences très riches en principes actifs se ramassent au printemps.
Dans ses cours aux agriculteurs, le Dr R.Steiner, le père de la médecine anthrosophique disait à son sujet: "Cette plante est la plus grande bienfaitrice du règne végétal...elle est quasi irremplaçable..."
Par ses propriétés anti-inflammatoires, elle permet de lutter contre l'arthrose.
Elle régénère l'usé...(dont les cartilages).
C'est aussi un excellent fortifiant par la présence de nombreux oligo-éléments (Ca, P, Fer, K,sodium...et silicium !) et de vitamines (A, B ,C, PP...) et d'un taux important de protéines et d'acides gras insaturés (graines).
-La prêle ( Equisetum arvense) :
Cette plante se rencontre sur les terrains argileux ou sablonneux, un peu humides. La prêle d'hiver ou du début du printemps contient beaucoup plus de silice.
C'est un puissant diurétique, un hémostatique remarquable et un re-minéralisant de 1er ordre ( rachitisme, laxité articulaire, consolidation des fractures..., très utile chez les chiens de grande race).
Son action à petites doses répétées peut provoquer une irritation de l'appareil urinaire ( d'où son utilisation en homéopathie !). Il est préférable faire des cures de 10 à 15 jours par mois.
- Le bambou ( bambos bambusa, arundinacea ou vulgaris ) :
Son aspect rappelle une colonne vertébrale...
C'est aussi un excellent anti-inflammatoire,pour les problèmes de dos chez le chien.
Actuellement, des sites du net vantent les effets bénéfiques du bambou "Tabashir" (exsudat de jeunes tiges de bambou femelle), très riche en silice(jusqu’à 77% de silicium assimilable...).
C'est aussi l'aliment préféré des éléphants d'Inde et des pandas géants de Chine qui sont reconnus comme ayant une longévité exceptionnelle.
Recommandations :
D'après Osborne et repris par mes consœurs A.Stevenson et C.Rutgers, le Berger allemand (principalement le mâle) et le Bobtail développeraient plus facilement des calculs de silice... qui pourraient être d'origine alimentaire. Donc prudence dans ces 2 races !
Je pense
aussi qu'il faut être prudent avec le chat et surtout le mâle
castré qui est aussi sujet aux calculs urinaires, surtout quand il
est nourri avec une alimentation sèche de mauvaise qualité....
2)- Les sous produits d’animaux :
2)- Les sous produits d’animaux :
Ils sont nombreux : carapaces de crabe, ailerons de requin et de raie, coquilles de moule verte, corde de vache....
De nombreuses spécialités vétérinaires en contiennent. Elles sont à base de glucosamine et de chondroïtine, en proportion variable, souvent associé à du Manganèse comme modificateur du terrain arthrosique.
Tous ces « compléments alimentaires » peuvent être ajoutés, sans aucun problème à des anti-inflammatoires allopathiques ( Corticoïdes, AINS). Ils permettent en général de réduire leur posologie, voire de les supprimer après quelques mois de traitement.
b)-Soigner la douleur par des
plantes à propriétés anti-inflammatoires :
Le Cassis :
C'est une des plantes les plus efficaces
dans le traitement de l'arthrose et surtout sous la forme de
bourgeons.
-Par une action inhibitrice sur les
enzymes responsables de la dégradation des cartilages (collagénases,
élastases, cox...) il protège l'articulation par cette action
antidégénérative.
-Par une action antioxydante, il piège
les radicaux libres , responsables du vieillissement
-Par une action vasculaire, il participe à
une meilleure circulation et permet ainsi de diminuer l'inflammation,
l’œdème articulaire et la douleur.
-Par une action stimulante des glandes
surrénales, il contribue à la production de la cortisone de
l'organisme qui va calmer la douleur .
-Par une action drainante, il est
considéré comme un « bon nettoyeur articulaire » des
toxines accumulées.
Le Saule :
C'est l'Aspirine végétale...
Son écorce de printemps contient des
dérivés salicylés qui sont transformés par la flore intestinale
en acide salicylique., aux propriétés anti inflammatoires.
Selon des études réalisées en médecine
humaine, l'extrait de saule aurait une efficacité identique aux AINS
(anti inflammatoires non stéroïdiens) dans le traitement des
douleurs arthrosiques avec des effets secondaires moindre.
En plus d'une action positive sur
l'arthrose, cette plante soigne aussi les tendinites, capsulites et
myosites.
Comme le chat a un système enzymatique
hépatique particulier, cette plante est à éviter dans cette espèce
comme d'ailleurs la Reine des prés.
La Reine des prés :
Son nom latin Spirea est à l'origine du
nom aspirine.
Elle possède des propriétés voisines de
Saule. Elle agit non seulement sur les poussées inflammatoires de
l'arthrose mais aussi sur les tendinites, péri arthrites,
vascularites et même sur les cystites du chien. Attention, elle
fluidifie le sang et est contre indiquée en cas d'insuffisance
rénale. A éviter chez le chat !
La Scrofulaire :
Elle figure aussi parmi les plantes les
plus efficaces de la pharmacopée dans les affections
ostéo-articulaires et tendineuses. Elle calme bien la douleur en
rhumatologie.
Par la présence d'harpogoside, elle a une
action comparable à l'Harpagophytum.
Elle est contre indiquée en cas
d'insuffisance cardiaque et d'ulcères gastriques.
-Autres plantes :
L'harpagophytum :
Cette plante provenant du désert de
Namibie a été trop surexploitée et est en voie de
disparition....Les racines commercialisées actuellement ne sont pas
toujours d'une grande qualité.
Il est à noter des cas d’intolérances
gastriques de plus en plus fréquents chez les carnivores.Il est
préférable de la donner mélangée à la nourriture.
Curcuma :
Cette plante possède de nombreuses vertus
médicales autres que son action antalgique. Elle peut être
prescrite dans les pathologies digestives comme le traitement des
ulcères gastriques des pancréatites exocrines....En cancérologie,
elle peut servir de complément de la chimiothérapie. Pour avoir une
meilleure assimilation intestinale, il est conseillé d'adjoindre du
poivre au Curcuma : une présentation en gélules est à
conseiller !
Dans le traitement de l'arthrose, elle est
souvent associée à l'Ortie et au Saule.
En conclusion:
la phytothérapie peut donc être une alternative aux traitements allopathiques. La médecine allopathique a souvent trouvé ses molécules chimiques actives dans de nombreuses plantes : La morphine, antalgique majeur, provient du pavot, l'aspirine du Saule blanc ou de la Reine des prés …
Mais, contrairement aux médicaments chimiques généralement composés d'un seul constituant actif, les plantes contiennent différents composés actifs qui auront chacun un rôle à jouer en synergie avec les autres.La plante porte en elle toute la complexité du vivant. L'ensemble des substances naturelles contenues dans la plante est appelé le Totum ou poudre totale. Cette notion de totum, propre à la phytothérapie, considère que la plante entière est « pharmacologiquement » bien supérieure à celle de l’un de ses constituants.
Comme l'a dit Blaise Pascal : " Le tout est plus que la somme de ses parties".
lundi 14 septembre 2015
L'Artemise Annuelle
Historique :
Cette plante est bien connue de la médecine chinoise qui l'utilise sous la forme d'infusions depuis de nombreux siècles dans différentes pathologies, notamment dans le traitement du paludisme et de la fièvre récurrente.
Cette plante est cultivée dans de nombreux pays notamment en Afrique où sévit le paludisme.
En 1967, Mao Tsé Toung, conscient des ravages du paludisme dans l'armée mit en route, en pleine révolution culturelle, le "projet 523" pour trouver des traitements de phytothérapie à partir des plantes traditionnelles chinoises.
Ce travail fut confié à une jeune pharmacienne chinoise Youyou Tu qui découvrit le principal principe actif de cette plante: l'artémisine.
Rapidement, l'artémisine est connue dans le monde entier, et elle soulève l’intérêt des grandes firmes pharmaceutiques, qui produisirent des dérivés semi-synthétiques (dihydroartemisinine : Artekin, arthemether : Co-artem).
Comme des cas de résistance au paludisme avec cette plante furent signalés, notamment au Cambodge, il est actuellement conseillé de l'utiliser en association avec d'autres médicaments comme la mefloquine.
Aux Etats Unis, les ingénieurs biologistes MM. Narenda Singh et Henry Lai de l'université de Washington réaliserent une importante étude sur ses propriétés thérapeutiques notamment dans le cancer du poumon et du sein. Avec l’administration de cette plante, il faut ajouter du fer pour faciliter sa pénétration dans les cellules cancéreuses . ( ce qui n'est pas nécesaire pour plasmodium falciparum (paludisme), déjà riche en fer !)
Bibliographie :
(3)-Full Text - Clinical Infectious Diseases - Oxford Journals
cid.oxfordjournals.org/content/35/12/1469.full
Historique :
Cette plante est bien connue de la médecine chinoise qui l'utilise sous la forme d'infusions depuis de nombreux siècles dans différentes pathologies, notamment dans le traitement du paludisme et de la fièvre récurrente.
Cette plante est cultivée dans de nombreux pays notamment en Afrique où sévit le paludisme.
En 1967, Mao Tsé Toung, conscient des ravages du paludisme dans l'armée mit en route, en pleine révolution culturelle, le "projet 523" pour trouver des traitements de phytothérapie à partir des plantes traditionnelles chinoises.
Ce travail fut confié à une jeune pharmacienne chinoise Youyou Tu qui découvrit le principal principe actif de cette plante: l'artémisine.
Rapidement, l'artémisine est connue dans le monde entier, et elle soulève l’intérêt des grandes firmes pharmaceutiques, qui produisirent des dérivés semi-synthétiques (dihydroartemisinine : Artekin, arthemether : Co-artem).
Dihydroartemisinine ( artekin®) antipaludéen
Artemether ( co-Artem®) antipaludéen - See more at: http://www.medsource.fr/armoise-annuelle#sthash.oYYqwtXZ.dpuf
Artemether ( co-Artem®) antipaludéen - See more at: http://www.medsource.fr/armoise-annuelle#sthash.oYYqwtXZ.dpuf
Dihydroartemisinine ( artekin®) antipaludéen
Artemether ( co-Artem®) antipaludéen - See more at: http://www.medsource.fr/armoise-annuelle#sthash.oYYqwtXZ.dpufv
Artemether ( co-Artem®) antipaludéen - See more at: http://www.medsource.fr/armoise-annuelle#sthash.oYYqwtXZ.dpufv
Dihydroartemisinine ( artekin®) antipaludéen
Artemether ( co-Artem®) antipaludéen - See more at: http://www.medsource.fr/armoise-annuelle#sthash.oYYqwtXZ.dpuf
Artemether ( co-Artem®) antipaludéen - See more at: http://www.medsource.fr/armoise-annuelle#sthash.oYYqwtXZ.dpuf
Dihydroartemisinine ( artekin®) antipaludéen
Artemether ( co-Artem®) antipaludéen - See more at: http://www.medsource.fr/armoise-annuelle#sthash.oYYqwtXZ.dpufvv
Artemether ( co-Artem®) antipaludéen - See more at: http://www.medsource.fr/armoise-annuelle#sthash.oYYqwtXZ.dpufvv
Dihydroartemisinine ( artekin®) antipaludéen
Artemether ( co-Artem®) antipaludéen - See more at: http://www.medsource.fr/armoise-annuelle#sthash.oYYqwtXZ.dpuf
Artemether ( co-Artem®) antipaludéen - See more at: http://www.medsource.fr/armoise-annuelle#sthash.oYYqwtXZ.dpuf
Dihydroartemisinin: Artekin ND)
En 2011, l’OMS recommanda l’utilisation de l’artésunate en monothérapie
par voie intraveineuse au lieu de sels de quinine dans le traitement
du paludisme grave de l’enfant. (3)Comme des cas de résistance au paludisme avec cette plante furent signalés, notamment au Cambodge, il est actuellement conseillé de l'utiliser en association avec d'autres médicaments comme la mefloquine.
méfloquine.mefloquine.
méfloquine.
méfloquine.
méfloquine.
méfloquine.
Aux Etats Unis, les ingénieurs biologistes MM. Narenda Singh et Henry Lai de l'université de Washington réaliserent une importante étude sur ses propriétés thérapeutiques notamment dans le cancer du poumon et du sein. Avec l’administration de cette plante, il faut ajouter du fer pour faciliter sa pénétration dans les cellules cancéreuses . ( ce qui n'est pas nécesaire pour plasmodium falciparum (paludisme), déjà riche en fer !)
Bibliographie :
(3)-Full Text - Clinical Infectious Diseases - Oxford Journals
cid.oxfordjournals.org/content/35/12/1469.full
dimanche 17 mai 2015
L’aérosolthérapie :
(Dr Joëlle Robyns, vétérinaire spécialisée en aromathérapie)QU’EST-CE QUE C’EST ?
C’est une technique qui consiste à pulvériser des particules solides ou liquides grâce à un gaz propulseur. Tout comme l’inhalation, on utilise la respiration de l’animal mais l’avantage de l’aérosolthérapie est qu’elle pénètre plus profondément dans l’arbre bronchique. En effet, l’eau utilisée dans l’inhalation est élément lourd qui se fixe rapidement aux premières muqueuses rencontrées (nasales, sinus, grosses bronches) et elle ne devrait pas être utilisée chez un animal en détresse respiratoire.
L’aérosolthérapie en revanche, utilise un mélange gazeux où seule la taille des particules détermine la profondeur d’introduction dans les poumons.
Une application bien connue est l’anesthésie gazeuse! Mais en humaine, les personnes atteintes d’asthme ou de mucoviscidose ont recours aussi à ce procédé.
QUEL INTÉRÊT ?
L'aérosolthérapie est utilisée pour différentes pathologies touchant les voies respiratoires, qu’elles soient d’origine infectieuse, inflammatoire ou allergique. Les huiles essentielles sont parfaitement indiquées et bénéfiques, cette thérapie permet d’en pulvériser un micro brouillard directement au contact de la zone atteinte: cavités nasales, sinus et tout l’arbre pulmonaire.
Le délai d’action est quasi immédiat et il n’y a pas de bio-transformation, cela permet d’agir directement et rapidement sur le lieu de l’affection.
L’aérosolthérapie est considérée comme un complément au traitement des affections respiratoire mais parfois, c’est le seul soin possible chez les animaux difficiles à manipuler.

Associée au traitement classique ou en prévention, elle sera très efficace pour combattre le coryza du chat, de la poule, du lapin, la toux de chenil du chien, la CRD du rat, et de nombreux autres troubles respiratoires rencontrés chez nos animaux de compagnie.
QUEL MATÉRIEL ?

De nombreux modèles sont disponibles, mais le principe est toujours le même : un petit compresseur envoie de l’air comprimé jusqu’au réservoir contenant le mélange à propulser. L’air comprimé peut aussi être remplacé par de l’oxygène pour aider les animaux en détresse respiratoire. Certains modèles sont de petites tailles et faciles à transporter.
Il suffit de fixer le réservoir aux barreaux d’une cage et de recouvrir l’ensemble d’un linge. L’utilisation d’un plastique transparent permet de voir.
Il est aussi possible de les adapter aux cages d’oxygénothérapie.
La durée d’une séance varie de 10 à 20mn, l’idéal étant de laisser l’animal respirer les brumes qui se sont accumulées dans la cage après l’arrêt de la pompe. La fréquence d’utilisation est fonction de la sévérité de l’affection et de l’amélioration obtenue, elle est généralement de 2 fois par jour pendant une semaine. Il est possible aussi de continuer les soins régulièrement à raison d’une à deux fois par semaine, ce qui est intéressant dans les affections chroniques.
Les chevaux aussi bénéficient de cette thérapie, grâce à différents modèles qui s’adaptent sur son nez. Pour les sportifs de haut niveau, aussi bien en humaine qu’en équine, il existe des nébuliseurs utilisant un compresseur dont l’air simule des altitudes pouvant aller jusqu’à 6400m afin d’hyper oxygéner leur sang !
QUELLES HUILES ESSENTIELLES CHOISIR ?
Pour la voie atmosphérique, on choisira des huiles essentielles antibactériennes, antivirales, expectorantes et mucolytiques. Elles ne devront évidemment pas irriter les muqueuses, c’est pourquoi celles contenant des phénols, des aldéhydes aromatiques ou des aldéhydes terpéniques seront écartées. Les huiles essentielles idéales contiennent surtout des alcools, des oxydes terpéniques et des terpènes. L’effet mucolytique sera apporté par les cétones et les lactones mais celles-ci ayant des effets néfastes à forte dose, on s’assurera d’un pourcentage adéquat.
Pour exemple, les huiles essentielles de ravintsara, d’eucalyptus radié, de sapin baumier, de pin sylvestre, de lavande, d’eucalyptus mentholé, de tea tree conviennent parfaitement.
On pourra ajouter éventuellement des HE anti-inflammatoires c’est à dire
contenant une proportion suffisante de sesquiterpènes réputées aussi antiallergiques, par exemple les huiles essentielles de sapin baumier, d’Ylang Ylang, ou de tanaisie annuelle.
Il est idéal de mélanger 3 à 5 HE. S’il y en a trop, l’activité des unes risque d’être masquée ou étouffée par les autres ou bien se retrouver en quantité insuffisante pour être efficace.
La proportion de chaque huile dans le mélange se fera en fonction des effets recherchés, des innocuités ou toxicités de chacune, mais aussi du savoir faire et de l’expérience du prescripteur.
Pour ne pas se tromper, Inhalvet® de Vet Essentiel® est un mélange judicieux d’huiles essentielles de ravintsara, d’eucalyptus radié et d’eucalyptus mentholé. Quelques gouttes suffisent pour un NAC, une dizaine de gouttes pour un chat, 10 à 40 gouttes pour un chien, 2 à 3 ml, pour un cheval. Sa présentation en flacon compte goutte de 10 ml permet
un dosage précis, il est pratique d’utilisation aussi bien en l’inhalation, qu’en aérosol et pour l’application spot-on.
DES CONTRE-INDICATIONS ET INCONVÉNIENTS ?
Le bruit du compresseur et le confinement de l’animal peuvent être source de stress, il faut donc progressivement l’habituer à cette thérapie.
Des allergies ou des irritations sont toujours possibles, il convient de bien surveiller l’animal en début de traitement et de commencer par une faible
EN CONCLUSION :
L’aérosolthérapie d’huiles essentielles se révèle d’un grand secours, il faut la privilégier dans les affections respiratoires :
Elle permet d’agir directement sur les zones atteintes
Elle est facile à mettre en place
Elle réduit l’emploi des antibiotiques de toute façon inefficaces en cas d’affection virale
Elle stimule l’immunité, elle est aussi tonifiante.
Mais il est nécessaire de bien les connaître pour pouvoir les utiliser sans danger et ainsi profiter pleinement de leurs vertus.
Pas besoin d’être aromathérapeute pour délivrer des huiles essentielles.
Les vétérinaires ont à leur disposition exclusive une gamme de produits aux
huiles essentielles : Vet Essentiel® (site www.vetessentiel.com).
vendredi 27 mars 2015
Article du Dr Nicolas Baudin, vétérinaire
Sa conception de la cancérologie et essai d'un traitement par des compléments nutritionnels de son laboratoire ABV (www.aquabiovet.fr. Tel. 06 79 38 64 19).
Protocole anti-cancéreux utilisable sur tous les types de dégénérescence, sans spécificité d’espèce animale.
Principes : inspiré par l’approche métabolique, la biologie quantique et la théorie de l’information, ainsi que par les travaux du Pr Mirko Belajanski.
Utilisation de remèdes thérapeutiques naturels choisis pour leur innocuité et leur synergie d’actions combinées. Choix de la phytothérapie pour conserver une large gamme d’actions cellulaires possibles.
Définir un objectif thérapeutique précis permet d’affiner la stratégie du traitement et d’en percevoir l’utilité et les limites. L’objectif de ce traitement est d’offrir une thérapie non toxique, capable d’augmenter la durée de survie, de limiter a maximum les symptômes cancéreux, l’invasion tumorale et d’offrir une qualité de vie très améliorée.
La guérison ultime n’est pas réalisable dans le cadre de ce protocole, en revanche l’évolution cancéreuse est très fortement ralentie, puisque certaines tumeurs, y compris des sarcomes, régressent partiellement, deviennent moins infiltrantes, moins douloureuses, perdent leur caractère inflammatoire, mais ne disparaissent jamais.
En revanche, après les 2 premiers mois de traitement, la chirurgie peut redevenir envisageable, quand elle ne l’était pas initialement, du fait de l’impossibilité de circonscrire la ou les tumeurs à extraire.
De la même manière, la chimiothérapie ou la radiothérapie deviennent praticables à moins de risque et pour un meilleur résultat. Ainsi, ce protocole de phytothérapie injectable n’est pas du tout incompatible avec la médecine conventionnelle, bien au contraire… :l’état métabolique des malades sera meilleur et leur cancer moins évolutif, ils seront plus aptes à recevoir des traitements lourds.De surcroît, il ne faut pas négliger non plus que ce traitement est aisé à mettre en œuvre, ne nécessite pas d’hospitalisation, et revient trois fois moins cher que les thérapies conventionnelles.
Voici le déroulement sur 6 mois :
Après avoir réalisé un bilan d’extension, un bilan sanguin, identifié la nature de la dégénérescence en cours d’évolution, il convient de mettre en corrélation les produits à utiliser, leurs posologies, et leur succession dans le temps.
Il est absolument fondamental de vérifier les fonctions rénale, hépatique, cardiaques, les éventuels troubles hormonaux, digestifs et enfin les critères cellulaires sanguins.En effet, en cas d’insuffisance rénale ou hépatique, le protocole reste applicable, mais en s’entourant de précautions et de remèdes complémentaires. Il est évident qu’alors la survie ne sera pas la même…Idem avec un diabète, un syndrome de Cushing etc...toutes choses qui demandent un traitement en soi et de revoir les interactions médicamenteuses, même si le traitement phyto ne présente pas de contre-indication.Dans le cas particulier des troubles digestifs accompagnant le syndrome cancéreux, un traitement complémentaire à base de charbon, d’argile et de correcteurs de la flore intestinale doit être donné au long cours…en particulier à cause des AINS nécessaires en cours de protocole.
Voici le détail du protocole à proprement parler :J0-J15 : ABV visco-CF et ABV gingko-1 à 5 ml par jour, le premier le soir, le second le matin, per os, associé à des gélules de facteurs de transfert, un inhibiteur de pompes à protons (et mieux encore du dichloroacétate), ainsi que draineurs hépato-rénaux.J15-J60 : injection intra-rectale de PRG 512 tous les 5 j, 1 ml/5 kg, ABV visco-CF + gingko-CF per os à moitié dose par rapport au début. Maintien de l’IPP et mise en place des AINS.J60-J180 :PRG 512, 1 ml / 5 kg tous les 10 j et maintien de ABV visco-CF+ gingko-CF même dose que précédemment. Arrêt de l’IPP et des AINS éventuellement…à évaluer.
Bien sûr, pendant ce temps, suivi clinique et biologique.Tous les 3 mois, bilan d’extension avec évaluation de l’intérêt d’une autre thérapie supplémentaire.
Rappel : Mon confrère travaille uniquement avec le vétérinaire traitant car il est impossible de faire un traitement de cancérologie à distance ! Un suivi médical s'impose ! Cependant, ses produits sont en accès libre, sans prescription médicale
"Le laboratoire AquaBioVet a été créé en 2008 par le Dr Nicolas Baudin-J., vétérinaire praticien en clientèle mixte, installé en Limousin depuis 1994. Spécialiste en homéopathie depuis 2000, il a suivi de nombreuses formations en naturopathie,
physique et chimie. Il en a conçu des formules naturelles visant à
apporter une offre complémentaire à la thérapeutique conventionnelle à
un prix abordable.
Ainsi est née la gamme ABV : suppléments nutritionnels,
conjugaisons de teintures-mères végétales et de minéraux faiblement
dilués et fortement dynamisés dans une eau de très grande qualité,
vérifiée par test bio-électronique. La gamme s'adresse aux animaux de compagnie et aux chevaux.
Aucun arôme n'est placé dans nos
produits, il faut donc les masquer dans un aliment appétant pour chaque
animal, le plus commode étant souvent une crème dessert." aquabiovet@net
Contact : abvlabo@orange.fr
Contact : abvlabo@orange.fr
dimanche 22 février 2015
Posologies en homéopathie et phytothérapie vétérinaires
Mes 2 chiennes Suzie et Tosca sur la plage du Fort de Brégançon (Var).
(février 2015) .
Une des dernières photos de Tosca qui est très essoufflée, suite à sa tumeur pulmonaire, mais heureuse de patauger dans l'eau !
1)- Homéopathie :
"En homéopathie, il n'existe pas de posologie comme en médecine classique....Cependant, il faut une masse suffisante du remède dilué pour que l'activité soit développée à son niveau optimum..." (Dr Quiquandon, vétérinaire).
Les différentes présentations :
- En granules :
Posologie par prise :
Chien : 5 granules
Chat : 3 granules
Lapin nain : 2 granules
Poules : 3 granules.
Cheval, bovins : 10 à 15 granules
-En liquide :
+les solutions alcoolisées :
-humaine : à 30 %volume d'alcool
vétérinaire: à 15 % volume d'alcool
Il semblerait que les solutions alcoolisées véhiculeraient mieux l'information homéopathique que les solutions aqueuses. De plus leur conservation est plus longue.
+Les solutions aqueuses :
Elles sont à conserver au réfrigérateur pour limiter une contamination par des germes pathogènes.
Leur utilisation est limitée à seulement 3-4 semaines !
Dans les 2 cas, bien secouer le flacon avant usage pour "dynamiser" le produit pour activer la force du médicament (A-C Quemon)
Posologie par prise :
Chien : 5 à 20 gouttes en solution alcoolisée ou 1 à 3 ml en solution aqueuse au minimum.
Chat : 5 gouttes en solution alcoolisée ou 1 ml en solution aqueuse
au minimum.
Poules : 2 à 3 gouttes mis dans un peu d'eau.
Gros animaux : 1 ml pour 100 kg de poids.
-Doses :
-soit avec des tube-dose de globules : un entier, quelque soit le poids !
-soit avec des granules : il faut doubler la posologie d'une prise : soit 6 granules pour un chat, 10 granules pour un chien....
-Les Triturations :
Cette présentation de poudre est généralement réservée aux basses dilutions de produits insolubles (1 à 3 D).
Quelques conseils d'utilisation de l'homéopathie :
Les très basses dilutions : Elles vont depuis la première décimale (1 DH) jusqu'à la 3 ème centésimale (3 CH).
Elles s'adressent à des symptômes locaux, notamment dans les maladies aiguës. Elles doivent être répétées souvent dans la journée.
" Leur durée d'action se limite à quelques heures. En général, il faut éviter de les administrer durant plus de 4 semaines sous peine de voir apparaitre la pathogénésie du remède employé. Leur action se situe à la frontière entre l'allopathie et l'homéopathie : elle est dite para-allopathique . Leur effet curatif est bref et superficiel, leur toxicité résiduelle est non négligeable"... (Homéopathie vétérinaire: de la théorie à la pratique des Drs J.Millemann et P.Osdoit, vétérinaires).
Les moyennes dilutions (5-9 CH) s'adressent à des cas moins aigus et aux troubles fonctionnels ou locaux-régionaux. En général, elles sont données une à deux fois par jour.
Les hautes dilutions (12-15-30 CH) seront prescrites ;
-pour les troubles généraux et comportementaux
-pour des étiologies anciennes
-des dégénérescences organiques
-des paralysies installées
-des états graves.
Parfois une seule prise suffit.
-Les très hautes dilutions ( de la 30 CH à 200 CH ou de la 200 K à la CM K...) seront données :
-en cas d'une similitude parfaite.
-dans les états de faible réactivité : état comateux, intoxications...
La durée d'administration :
On continuera l'administration du médicament tant que les troubles n'auront pas complètement disparu et que le malade continue de bien répondre au traitement prescrit.
On renouvellera l'administration du remède quand l'amélioration cesse, quand il semble moins bien agir. On peut alors monter la dilution (si cela est possible en fonction du remède) ou donner un nouveau remède choisi sur les nouveaux symptômes apparus.
On peut être amené à donner sur une longue période un même traitement homéopathique, notamment dans des troubles chroniques (insuffisance rénale par ex.) ou en présence de lésions irréversibles liés au terrain (dermatite atopique par ex.). On parle alors de palliation continue. Quand l'action du remède "s'épuise", il faut reconsidérer le cas.
"La répétition intempestive d 'un remède sans nécessité n'est pas anodine.
Trop fréquente, elle bouleverse et affole les réactions de l'organisme.
Trop prolongée, elle peut aboutir sur un sujet sensible à créer une véritable pathogénésie : le malade extériorise les symptômes du remède.
En général sans gravité, tout rentre dans l'ordre spontanément quand on arrête le remède; sinon,on est parfois amené à donner l'antidote". (Drs J.Millemann et P.Osdoti, vétérinaires).
Cas particulier de l'Organothérapie diluée et dynamisée :
"L'organe agit sur l'organe " : "l'organe sain et dilué et dynamisé agit sur l'organe malade pour en redresser le fonctionnement perturbé"...
En pratique, les basses dilutions (3 DH à 5 CH) sont stimulantes , les moyennes dilutions (7 CH) sont régulatrices et les hautes dilutions (15-30 CH) sont freinatrices .
Par exemple : Ovarinum 3 CH déclenchera les chaleurs, Ovarinum 7 CH les régularisera et Ovarinum 30 CH les stoppera ! (voir l'article du blog).
Cas particulier de la Lithothérapie déchélatrice :
"C'est l'utilisation thérapeutique de dilutions dynamisées de roches brutes et de minéraux prélevés dans leur environnement naturel" (Dr M.Tetau). La dilution utilisée est uniquement la 8 ème décimale (DH 8) car cette dilution est la limite du pondéral et de l'énergétique.; Elle agit par effet déchélateur (voir l'article du blog). Il est conseillé de commander ces remèdes en granules, plutôt qu'en solutions alcoolisées;
Mode d'administration :
Comme le disent mes confrères les Drs J.Millemann et P. Osdoit dans leur livre: "Homéopathie vétérinaire de la théorie à la pratique" : "inutile de laisser fondre sous la langue, l'expérience montre que cette pratique est inutile....Le remède peut être absorbé indifféremment en dehors ou au moment des repas, pur ou mélangé à la boisson ou aux aliments, sucé croqué ou avalé....Chez le chat, on peut le mettre dans un peu de crème ou de beurre qu'on étale sur les pattes avants pour qu'il l'absorbe en se léchant en faisant sa toilette"....
Albert Claude Quemon, pharmacien-chercheur, écrit dans son livre : "Homéopathie guide pratique : "Un granule se glissera aussi au milieu de la pâtée du chat ou du chien ou au coeur d'une pomme qu'on donnera à croquer au cheval"...
D'ailleurs dans les élevages, les remèdes homéopathiques sont mélangés à l'aliment... et cela marche !
2)- Phytothérapie :
Teinture-mère (T.M) :
Elles sont alcoolisées. La posologie est d'une goutte par kilog de poids chez les carnivores.
A éviter chez le chat.
Macérats glycérinés :
Elles sont un peu moins alcoolisées par la présence de glycérine.
Cette méthode thérapeutique utilise des bourgeons frais, des radicelles, des jeunes pousses, voire des écorces de végétaux. Leur dilution est toujours en 1ère décimale (DH1).
La posologie est d'une goutte par kilog de poids.
Extraits de Plantes fraiches Standardisés (ou EPS) :
Chiens et chats :
Il est possible d'associer 3 à 4 plantes dans un même flacon. Quelque soit le nombre, la posologie est d'un ml pour 5 kg. Le maximum est de 5 ml pour les chiens de plus de 25 kg.
En traitement d'attaque, le traitement sera donné durant 15 à 20 jours consécutifs.
En traitement d'entretien, le traitement sera donné 5 à 6 jours consécutifs par semaine.
Il est conseillé de répartir la posologie journalière en plusieurs prises, notamment chez le chat, parfois pas toujours coopératif avec certaines plantes (Cyprès, Réglisse).
Lapins :
La posologie est de 0,5 ml à un ml par kg et si possible répartie en 2 prises.
Chevaux :
Poney : 5 ml
Cheval : 10 ml.
Où les acheter ?
Les EPS peuvent s'acheter chez un vétérinaire pratiquant la phytothérapie (laboratoire Wamine) ou en pharmacie (laboratoire Phyto-Prévent). Ces 2 laboratoires font partie du même groupe Pileje et les concentrations en principes actifs sont identiques.
Il existe aussi la possibilité de les commander en ligne : www.pileje-micronutrition.fr/.
Courrier de ma consoeur et amie, le Dr M.N Issautier, ex vétérinaire salariée de Boiron et ex responsable du département vétérinaire de ce laboratoire. :
"Bonjour Serge,
Je vais essayer de répondre à la question de ton "interlocuteur internet"
Ces questions de galénique et d'observance en homéopathie vétérinaire ne sont pas récentes,que ce soit chez les petits ou les grands animaux.
J'ai chez moi un bouquin écrit par véto début XIX eme siècle pour soigner les animaux d'élevage et déjà la question de prise des médicaments se posai !
1° / Mon expérience clinique et celle recueillie auprès des vétérinaires homéopathes français , indiens ,italiens, brésiliens ....montre que pour obtenir une efficacité d'un traitement homéopathique la fréquence d'administration est plus importante que la dose donnée ou même la forme médicamenteuse
Ex: état aigu ,ou pathologie débutante répéter les administrations toutes les 1/2 ou toutes les heures 3-4 fois le 1er jour, puis 4-5 fois dans la journée le 2ème jour puis matin et soir jusqu' guérison à partir du 3ème jour ..
Dans une pathologie chronique, j'ai l'habitude de prescrire 3 fois dans la journée (1fois le matin et 2 fois espacées ds la soirée) pd 8 jours puis matin et soir
Cela dépend bien sur des signes de l'animal, de la gravité du pronostic, des médicaments choisis , de la disponibilité des propriétaires.....etc
2° / La forme liquide :
Le support alcoolique : 12°- 15° 20° d'alcool est traditionnelement le support galénique pour soigner par homéopathie les animaux malades Les spécialités homeopathiques vétérinaires inventées par les vétérinaires (WOMBYL,TRAUMASEDYL ....) entre les années 1950 et 1970 sont d'ailleurs en ALCOOL à 15° ou 20°
il a été montré que l'alcool permettait une bonne transmission du message de l'information du médicament homéopathique (les dilutions sont d'ailleurs montées en solution 20°d'alcool). Par ailleurs l'alcool permet la conservation du médicament et son administration aux animaux souvent dans un environnement pollué multi-bactérien (bactéries péribuccales)
Pour les animaux comme le chat, ou certains autres animaux , chiens ou NAC, qui ne supportent pas l'alcool à 15°:possibilités de diluer ces gouttes dans de l'eau ou de l'huile d'olive ,dispersées sur l'aliment
3°/ La forme "granules" est tout à fait possible pour les carnivores :
Les granules soit soit donnés cachés dans un peu de quelque chose que l'animal aime bien (ex: fromage "vache qui rit", beurre, confiture, sardine ....) soit dilués dans un peu d'eau chaude ou de lait ( jusqu'à 37 38°, températures proches de la T°corporelle des mammifères ) .Les granules se diluent plus facilement dans un peu de liquide chaud .On peut faire fondre ensemble plusieurs médicaments différents et les donner ensemble à l'animal malade.
Il est conseillé de ne pas préparer la dilution des médicaments,à partir des granules plus de 24 heures à l'avance et d'agiter la solution médicamenteuse avant chaque administration à l'animal
Posologie :
En sachant que le volume des médicaments homéo donné n'est jamais toxique, il est cependant de tradition de donner comme correspondance d'efficacité
2-3 granules = 10 gouttes pour les chats et animaux de 10kg ou moins de 10 kilos de poids
4-5granules =20 gouttes pour les animaux entre 10 et 20 kilos de poids corporel
5-7 granules = Pour les animaux (carnivores) dont le poids est supérieur à 20 kilos
Le volume de liquide donné,dans lequel sont dilués les granules importe peu
En espérant être en cohérence avec ta pratique de l'homéopathie,sans aucune prétention de détenir La Vérité dans cette thérapeutique appliquée à l'animal".
Bibliographie :
Quelques ouvrages en ma possession:
- Vétérinaire :
Homéopathie vétérinaire, matière médicale de Dr Henri Quiquandon.
Homéopathie vétérinaire : de la théorie à la pratique : Drs Jacques Millemann et Philippe Osdoit.
Dictionnaire d'homéopathie vétérinaire pour nos animaux de compagnie de Dr Philippe de Wailly.
Guide pratique d'initiation à l'homéopathie des animaux de compagnie de Benoit Sauvan, vétérinaire.
Thérapeutique homéopathique vétérinaire de Henry Calvet et de Marie-Noëlle Issautier.
Homéopathie le chien des Drs Jacqueline Peker et Marie-Noëlle Issautier.
Homéopathie et cheval du Dr Marie -Noëlle Issautier et Jacqueline Peker.
Homéopathie pour tous les ruminants du Dr Marie-Noëlle Issautier
Des plantes et des soins naturels pour mon animal de compagnie de Céline Gastinel.
Le ba.-ba des plantes pour mon chien du Dr Céline Gastinel.
Le ba.-ba des plantes pour mon chat du Dr Céline Gastinel.
Le b.a.-ba des plantes pour mon cheval du Dr Gilles Daniere.
Le ba.-ba des plantes pour mon lapin du Dr Véronique Mentré.
Le ba.-ba des plantes pour mon furet du Dr Véronique Mentré.
Profil d'animaux : 60 remèdes homéopathiques en images de Vicki Mathison.
Guide pratique de phyto-aromathérapie de P. MAY, vétérinaire.
Mes rencontres avec des homéopathes remarquables du Dr Jacqueline Peker.
Quelques ouvrages humains à connaitre :
L'homéopathie: guide pratique du Dr Albert-Claude Quemon.
Mes secrets de pharmacienne de Danielle Festy.
Homéopathie: connaissances et perspectives du Dr Alain Hortvilleur et col.
Homéopathie pratique: le guide de toute la famille du Dr Véronique Baumann
La Bible de l'homéopathie du Dr Alain Paul.
Mon cahier d'homéopathie personnalisée (les profils) de Anne Dufour, journaliste santé.
Cancer et homéopathie du Dr Jean-Lionel Bagot.
Nouvelles cliniques de litho thérapie déchélatrice des Drs Max Tetau et Daniel Scimeca.
Rajeunir nos tissus avec les bourgeons des Drs Max Tetau et Daniel Scimeca.
Pour une médecine humaniste, l'homéopathie du Dr M.Tetau.
Guide du sportif du Dr Marc Normand.
Fleurs de Bach et homéopathie : le duo gagnant du Dr Alain Hortvilleur.
120 plantes Médicinales de Max Rombi et Dominique Robert.
Cancer un accompagnement qui change tout des Drs A. Dumas et E.Ménat.
Et aussi :
L’homéopathie appliquée au jardin et à l'agriculture de Vaikunthanath Das Kaviraj (Éditions Narayana).
Homéopathie pour les plantes de Christiane Maute (Éditions Narayuna- Unimedica).
vendredi 30 janvier 2015
La cystite des animaux par l'homéopathie
par Jacqueline Peker, docteur-vétérinaire homéopathe
On appelle « cystite » une inflammation de la paroi vésicale qui provoque :
- Une pollakiurie (l’animal urine souvent, mais par petites quantités)
- Une douleur à la palpation du ventre et au cours de la miction. Les urines sont claires ou teintées de sang, ou d’un aspect « louche » provoqué par la présence de pus.
- Une envie impérieuse d’uriner.
Chez les mâles, un problème prostatique provoque les mêmes symptômes et là encore, un examen approfondi est indispensable.
Les « cystites » font partie du grand chapitre des problèmes urinaires : anurie, énurésie, hématurie, incontinence urinaire, problèmes rénaux, calculs… que nous ne pouvons traiter en une seule fois, mais sur lesquels nous reviendrons, car dans la plupart des cas, si vous ne pouvez pas guérir, vous pouvez soulager, améliorer, et c’est là votre rôle et celui des médecines naturelles.
Tous les animaux peuvent être atteints, chats ou chiens, quel que soient l’âge, le sexe, la race (pourtant il y a des prédispositions)… mais incontestablement le mode de vie, l’alimentation, le manque d’hygiène sont souvent responsables. Il n’y a pas de honte à surveiller le meat urinaire, à le nettoyer avec du sérum physiologique, comme il n’y a pas de honte à surveiller la litière et à choisir des endroits pas trop sales pour que nos chiens se soulagent, car dites-vous bien que l’inflammation est le plus souvent provoquée par des germes qui viennent de l’extérieur…
Les cystites aigües :
Les médicaments homéopathiques seront adaptés aux symptômes et donnés plusieurs fois par jour, jusqu’au retour à la normale. Il faut laisser de l’eau fraîche à disposition du malade et surveiller qu’il boive le plus souvent possible.
Cantharis 9 CH est le médicament n° 1 qui soulage, et ce dans la plupart des cas. On donnera 3 granules toutes les heures, puis toutes les deux heures. Pour les animaux difficiles, ne pas hésiter à faire fondre 15 ou 20 granules dans un peu d’eau minérale et à donner 5 à 10 gouttes toutes les heures.
La cystite de Cantharis est très douloureuse (le malade qui souffre regarde ses flancs ou lèche sans cesse son méat urinaire).
Mercurius corrosivus 9 CH : les urines sont peu abondantes, mais contiennent du sang. Le malade se pose très souvent et même reste immobile, pattes écartées, la tête haute et le regard fixe. Il souffre. On peut l’administrer en alternance avec Cantharis toutes les deux heures.
Staphysagria 9 CH est le médicament des cystites consécutives à un traumatisme physique (après un toilettage, quand le peigne s’est approché malencontreusement du méat urinaire – après un choc, après un sondage, après une anesthésie), mais aussi après un traumatisme psychique (chattes en chaleur, grossesse nerveuse, changement de vie trop brutal). On donnera 3 granules trois ou quatre fois par jour pendant trois jours.
Chez les animaux qui ont souvent ce genre de symptômes douloureux, certes, mais sans gravité, on pourra drainer 8 à 10 jours – toutes les six semaines – avec Berberis 5 CH , 3 granules matin et soir.
Les cystites à répétition ou cystites chroniques :
Elles sont dues à des infections qui se localisent dans le haut appareil urinaire et peuvent entraîner des troubles généraux (fièvre, tremblements, inappétence…). Les antibiotiques (après examen des urines) sont efficaces, mais les rechutes sont fréquentes. Il est alors indispensable de compléter par un traitement homéopathique individualisé. Cette bonne approche homéopathique que vous avez su acquérir au cours des mois doit vous aider (étant bien entendu qu’il n’y a ni tumeur, ni calcul, ni malformation…).
Cantharis 9 CH et Mercurius corrosivus 9 CH seront prescrits en alternance une ou deux fois par jour.
En fonction de la douleur, on ajoutera :
Arsenicum album 9 CH : 3 granules deux fois par jour, si le malade est anxieux et affaibli.
Phosphorus 9 CH : 3 granules deux fois par jour, si les urines contiennent du sang.
Terebenthina 5 CH : 3 granules trois ou quatre fois par jour. Convient aux chats qui ont des problèmes de calculs, urinant encore, mais une urine nauséabonde et très foncée qui colle à la litière.
Equisetum 5 CH : les malades restent en position d’uriner pendant un long moment, mais n’émettent presque rien.
Capsicum 5 CH : les mictions sont fréquentes, abondantes, douloureuses (le malade court dans tous les sens ou se frotte sur le sol), mais les urines sont claires.
Colibacillinum 9 CH peut être considéré comme le traitement de fond des cystites bactériennes à répétition. Chez les animaux sensibles, on pourra donner 8 à 10 granules un ou deux soirs par semaine.
Pour éviter l’installation de troubles chroniques, la prescription d’un médicament de fond est conseillée, mais elle exige un interrogatoire difficile. Néanmoins, si vous connaissez bien votre animal, vous devez pouvoir l’aider.
Thuya 9 ou 15 CH : une dose ou 10 granules un soir par semaine, si votre animal présente des antécédents d’infection génitale (écoulements vulvaires, métrite pour les femelles, prostatite, écoulements urétraux, infection des glandes anales pour les mâles), et si on trouve des verrues ou des néoformations de toute sorte à tous les niveaux.
Pulsatilla 9 ou 15 CH : une dose ou 10 granules, chez les animaux présentant ou ayant présenté des troubles circulatoires, des troubles digestifs et d’un tempérament hypersensible.
Sulfur 9 ou 15 CH : une dose ou 10 granules, quand les troubles urinaires alternent avec des troubles cutanés ou des douleurs ostéo-articulaires.
Nota : Une fiche thérapeutique ne remplace pas un vétérinaire… mais elle est là pour vous permettre de comprendre votre animal malade et de le soulager rapidement, sans crainte et sans réaction secondaire.
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