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dimanche 29 janvier 2012

LES DERMATITES EOSINOPHILIQUES FÉLINES


Approche d'un traitement de phytothérapie et d'homéopathique :


Les dermatites éosinophiliques sont fréquentes chez les félins mais plutôt rares chez les canidés (1) .
Elles sont une réponse inflammatoire à des allergènes divers. Histologiquement, elles se traduisent par l’accumulation des globules blancs éosinophiles dan les tissus..

Elles se manifestent par différents types d’expression :

Syndrome éosinophilique
Dermatite miliaire
l'ulcère atone



A-Le complexe granulome éosinophilique (CGEF)
B- La dermatite miliaire.
C-Le syndrome éosinophilique

A- Le complexe granulome éosinophilique :

Il regroupe 3 grands syndromes (2)  :

-L’ulcère atone :
Il est presque toujours situé à la lèvre supérieur et habituellement, il n’est ni prurigineux, ni douloureux.
-La plaque éosinophilique :
Elle est souvent suintante et ulcérée et est responsable de vives démangeaisons. Elle se localise essentiellement à l’abdomen et sur la face interne des cuisses.
-Le granulome éosinophilique :
Il se présente sous forme d’un bourrelet induré, linéaire, dépourvu de poils, localisé en arrière des cuisses. Il peut aussi apparaitre dans la bouche et au niveau des pieds. Il est habituellement
 non prurigineux.

B- la dermatite miliaire ou eczéma miliaire :

Elle se manifeste par  la présence de nombreuses petites croûtes, focales, multifocales ou diffuses, associé à du prurit.  A la palpation la peau présente un aspect de papier de verre….
La localisation dorsolombaire est la plus fréquente mais la tête et le cou peuvent être concernés

C- le syndrome éosinophilique (3) :

C’est une entité clinique rare. Il se caractérise par une éosinophilie sanguine et tissulaire persistante.
Son pronostic est sombre. Et le traitement délicat. Il regroupe notamment les syndromes myéloprolifératifs ( leucémies) et le syndrome idiopathique.
Ces maladies sont à rapprocher de celles  existantes chez l’homme.

Traitements :


A-allopathiques : (3)

Il sera simplement évoqué car ce n’est pas le but de l’article.

1- la corticothérapie :

La Prednisolone  ( et methyl prednisolone) :
En traitement à court terme (cas aigu):
-Les comprimés  de prednisolone sont donnés à la posologie  de 1- 2 mg/Kg/jour, durant une à deux semaines par la voie orale, pouvant être associé à un spray à base d’acéponate d’hydrocortisone ( Cortavance ND) 
- L’injection retard d’ acétate de methylprednisolone à la posologie de 4à  5 mg/kg d’une durée d’action de 3 à 4 semaines.
En traitement au long cours : (entretien) :
 La méthode des jours alternés (CJA) est à conseiller :donner les comprimés un jour sur deux
Principales contre-indications:
Les mycoses, le diabète sucré, les rétroviroses.
Effets secondaires à long terme : boulimie, polydipsie et urie, prise de poids, Cushing iatrogène, diabète sucré  (80% de l‘origine des cas !) …+ cutanés (dépilations, alopécie, atrophie  et fragilité cutanée, hyper pigmentation, pelage terne…).
Cependant, les félins supportent mieux la corticothérapie que les canidés, tout au moins en cas de traitement d’ une durée raisonnable.

2-Les immuno-modulateurs :

Ces sont les inhibiteurs des calcineurines:

En médecine vétérinaire, ce sont la Ciclosporine (voie orale) et le Tacrolimus ( voie locale).
 -La voie générale : la ciclosporine:
La posologie de la ciclosporine ( Atopica  chat ND) chez le chat est de : 7 mg/kg/jour pendant 1 à 2 mois. Puis selon l’effet, le traitement peut-être donné tous les 2 jours et ensuite 2 fois/semaine.
Il n’y a aucune durée de limitation du traitement…
Les effets secondaires observés sont des troubles digestifs qui d’après le laboratoire Novartis passent avec un traitement symptomatique.
Les contre-indications
 Chez l’animal malade  (déjà immunodéprimé)ou le porteur « sain: »
 Par blocage des défenses naturelles, des maladies peuvent apparaitre comme la Toxoplasmose, notamment dans les traitements prolongés à doses journalières. Prudence !

Concernant l'Azathioprine : c'est un agent alkylant, transformé par le foie en 6-mercaptopurine, un analogue de la purine. D'après mon confrère le Dr P. Prélaud, son principal inconvénient est une myélotoxicité presque systématique chez le chat aux doses utilisées chez le chien (1 à 2 mg / kg / j). (10).

La voie locale : Tacrolimus
 Sa concentration est de  0,1 à 0,03 %  et il est appliqué deux fois/ jour en début de traitement.



3- Les acides gras essentiels :


Voir l'art du blog


Ils possèdent des propriétés anti-inflammatoires reconnues en dermatologie « allopathique » et notamment les omégas 3. A ce sujet, mon confrère le Dr Pascal Prélaud, vétérinaire dermatologue allopathe, reconnait leur efficacité et écrit dans un article (10):" une étude randomisée en double aveugle a montré que l’administration journalière d’un supplément spécifique d’AGPI liquide (Viacutan Plus®) permet une réduction des doses de prednisolone nécessaires pour contrôler le prurit
L’acide arachidonique et les eicosanoides (2) sont les médiateurs des réactions allergiques.
Ces AGE se trouvent facilement dans la nature (huiles de poissons des mers froides, de Krill, éventuellement de lin...).
Attention, les laboratoires commercialisent souvent des produits parfois de synthèse…!


B- traitements homéopathique et de phytothérapie :


1-Traitement étiologique:

Il faut dans un premier temps éliminer les causes possibles de l’allergie :
-Traiter  l’animal  régulièrement contre les puces  !Elles sont responsables de plus d’une manifestation allergique sur deux chez le chat (6) !
Vermifuger  aussi le chat, 2 fois/ an, voire tous les 3 mois pour les chats « vadrouilleurs ».
-Traiter l’environnement contre les pneumo-allergènes comme les acariens des poussières de maison :
bien aspirer et utiliser des diffuseurs d’aérosols insecticides et acaricides, les « fogger », en l’absence des occupants…
-Donner une bonne alimentation : se méfier des aliments premier prix et faire confiance à des fabricants connus pour le sérieux de leurs produits. L'allergie alimentaire concernerait 10 % des cas de dermatite allergique chez le chat (8)-(9).
Les aliments responsables  (trophallergènes)  (4)  sont des protéines de poids moléculaire élevé ou de petites molécules, comme les additifs … C’est ainsi que l’on pourra rencontrer des allergies à la viande de bœuf, d’agneau, de poulet, au poisson, aux abats…Des aliments hypoallergéniques sont commercialisés à cet effet et permettent déjà de réduire le nombre de cas de ces dermatites. Souvent, ils contiennent des protéines d’origine végétale.
Le diagnostic de l'allergie alimentaire passe par le test de référence qu'est l'éviction/provocation/éviction durant des cycles de 6 semaines (8)-(9).
-Traiter le stress chez le chat dont l’expression peut-être cutanée ( plaie de léchage par anxiété).
Le Rescue sera alors prescrit  : lire l’article de blog.

2-Traitement curatif :

L’origine des dermatites éosinophiliques est le plus souvent allergique . Le chat atteint est souvent allergique à plusieurs allergènes qui peuvent être à la fois des pneumo et tropho- allergènes , c’est-à-dire des allergènes d’origine respiratoire et alimentaire..

 a)-Il faut donc soigner le TERRAIN:

Les oligo-éléments Manganèse et Soufre sont à prescrire dans tous les cas  car ils sont des antiallergiques et désensibilisants universels. ( lire article du blog sur les oligo-éléments.).
Deux préparations de lithothérapie déchélatrice peuvent être données (8) :
Pour le Manganèse : Pyrolusite DH 8, gouttes buvables , à raison de 5 gouttes ou 3 granules par jour.
Pour le Soufre : Soufre natif DH 8, gouttes buvables , à raison de 5 gouttes  ou 3 granules par jour.
A donner séparément et durant plusieurs mois !

b)- Il faut opérer  à une détoxification de l’organisme « psorique » et faire un drainage de la peau.
 
En homéopathie :

 Donnez Nux vomica 7 CH, remède de l'auto-intoxication de l'organisme, à raison de 5 gouttes ou 3 granules, une fois/ jour, 10 jours. Il est à prendre le soir car "il agit mieux pendant le repos du corps et de l'esprit"(Allen).
Il y aussi Chelidonium composé qui donne de bons résultats : 3 granules matin et soir.

En phytothérapie:

- Le Chardon-marie: plante de la détoxification hépatique par des propriétés cholagogue et cholérétique.
-La Fumeterre: très bon cholagogue, en plus anti histaminique et "anti anxieux"( cf granulome de léchage!).
-La Bardane : anti-infectieuse,  normoglycémiante et drainante, hepato protectrice



c)-Pour calmer symptomatiquement le prurit:

En homéopathie donner Urtica urens 5 CH ou Dolichos pruriens 5 CH à raison de 5 gouttes ou 3 granules, 3 fois/jour jusqu'à la sédation.
Pour l'ulcère atone de la lèvre supérieure, Kalium bichromatum 5 CH peut être donné (3 prises par jour de 3 granules).
En phytothérapie, donnez de la Pensée sauvage. Cette plante est anti-inflammatoire,émolliente.

L'association  Fumeterre +Bardane + Pensé sauvage est indiquée dans le traitement des peaux enflammées sèches ou lichénifiées.
L'association Desmodium + Fumeterre + Pensée sauvage est indiquée dans les pathologies cutanées d'origine allergique.

 Remarque :
Toutes ces plantes existent en Extraits de Plantes fraiches Standardisés ou EPS et peuvent être  associées dans le même flacon.
La posologie est habituellement  d'un ml/5 kg de poids par jour et si possible à repartir en 2 prises.
Pour éviter de trop surcharger le foie, il est préférable de les administrer 5 ou 6 jours par semaine.
Le traitement doit être alors prescrit sur le long terme.

Une application sur les plaies de Calendula ou de gel d'Aloë vera peut se révéler utile pour calmer l'inflammation et favoriser la cicatrisation.

d)- Apporter des Acides Gras Essentiels :

Voir l'article du  blog

Ils ne sont pas synthétisés par l’organisme et sont indispensables au bon fonctionnement de la peau.
En dehors des huiles végétales, ( Onagre…), la source la meilleure est l’huile de poissons de mer froide et non d’élevage, de Krill  (car la présence des AGE dépend de l’alimentation du poisson élevé en captivité !).
L’huile de saumon bio serait la plus adaptée au chat.
De nombreuses spécialités sont commercialisées par les laboratoires vétérinaires : Precium w, Viacutan, Sofcanis pelage,  Agepi Omega,  Megaderm, Vetheo pelage….(5)

e)-Si le traitement  de terrain ne suffit pas, alors il faut ajouter des plantes immuno-modulatrices

  La Griffe du Chat  (Uncaria tomentosa) est particulièrement active chez le chat  par des propriétés à la fois anti-inflammatoire et immuno-modulante. (lire l'article du blog sur cette plante).

Le Cassis bourgeons (Ribes nigrum) : c'est un puissant anti-inflammatoire, un immuno-modulateur et un draineur universel.
Il agit en stimulant les glandes cortïco-surrénales productrices d'une cortisone naturelle.
La Réglisse (Glycyrrhiza glabra) : immuno suppressive dans les réactions anaphylactiques cutanées et respiratoires mais aussi immuno stimulante en favorisant la phagocytose. A éviter chez les animaux cardiaques et insuffisants rénaux car cette plante retient le sodium (le sel).

f)- restaurer la barrière cutanée :

Il est important de rétablir aussi la barrière cutanée naturelle, endommagée par le prurit (grattage). Cette barrière permet de limiter la pénétration des allergènes et microbes à l'intérieur de l'organisme.
Il existe de nombreuses spécialités vétérinaires qui apaisent, hydratent et préservent la flore microbienne cutanée  :  les topiques émollients, shampoings ou sprays, anti-inflammatoires , anti-infectieux...comme les spécialités vétérinaires :
Allercalm solution moussante,  Allermyl  lotion, Dermoscent mousse, Ermidra solution....

En général, les shampoings sont pratiqués une fois par semaine et les autres présentations tous les jours. Suivre les recommandations des laboratoires ou du vétérinaire traitant.



En conclusion :

 Les dermatites éosinophiliques sont à rapprocher de l’asthme.
Ces 2 affections se manifestent par des réactions allergiques face aux allergènes de l’environnement, l’une au niveau cutané, l’autre au niveau respiratoire.
 Elles pourraient être rassemblées sous la dénomination d’atopie féline, car le terme atopie veut dire « sans localisation  »
Mon confrère Pascal Prélaud préfère le terme dermatite allergique féline car cette pathologie ne répondrait pas aux critères de l'homme ou du chien (7).

Mon professeur d’homéopathie le Dr J. Joanny  nous disait lors de ses cours à propos de ces affections que c’était une porte de sortie pour les « humeurs  de l’organisme » . Aussi, disait il, « Vous allez bloquer, l’asthme et Vous verrez arriver l’eczéma au galop  et vice versa  !…Il faut les " canaliser" et c’est alors toute la difficulté …  » .


Bibliographie :

(1)- Thèse : Les dermatoses éosinophiliques du chien  Dr Fanny Altiery, vétérinaire, Université C.Bernard Lyon  le12/10/ 2010.
(2)- Mise au point sur les dermatoses félines deu Dr William Bordeau ( la Dépêche Vétérinaire n°1152-Janvier 2012)
(3)-Actualités en dermatologie féline du Dr Pascal Prélaud  vétérinaire (La  Dépêche Vétérinaire technique n° 125 -Novembre 2011).
(4) -Dictionnaire Pratique de Thérapeutique Chien, Chat, Nac des Drs R. Moraillon, Yves Legeay, Didier Boussarie, Odile Sénécat.  (7 ème édition).
(5)-Dictionnaire Médicaments Vétérinaires( le DMV) édition de 2011.
(6)- Webconférences /Mérial-Gedac du Dr Marie-Christine Cadiergues (service de dermato à l'ENVT) sur l'alopécie auto-induite et la dermatite miliaire (La Dépêche Vétérinaire n° 1242 janvier 2014).
(7)-Webconférences /Mérial-Gedac du Dr Pascal Prélaud  (11 mars 2014) : "Reconnaitre la dermatite allergique  féline" (La Dépêche Vétérinaire) n° 1259 ndu 17 mai 2014.
(8)-Allergie alimentaire : 10 % des cas de dermatite allergique chez le chat Dr E. Bensignor (La Dépêche Vétérinaire n° 1262 - juin 2014).
(8)-Nouvelles cliniques de lithothérapie  déchélatrice Dr M.Tetau et D.Scimeca.  Éditions Similia.
(9)- Intégrer l'alimentation dans le suivi du chat allergique par G.Blanchard (La Dépêche Vétérinaire  n° 1308- juin 2015)
(10)- Épargne corticoïde en dermatologie - L'essentiel vet

www.lessentielvet.com › IMG › pdf › chien-170

Cet article a été réactualisé en septembre 2019 par son auteur.



A propos des dermatites allergiques chez le chat :


A l'occasion d'une webconférence organisé par Mérial/Gedac le 11 mars 2014, mon confrère le Dr P. Prélaud a précisé les caractéristiques de la dermatite allergique féline. (1)
Chez le chat, 3 origines sont possible :
-allergie aux puces.
-allergie aux aliments.
-allergie ni aux puces, ni aux aliments.
L'asthme félin,les conjonctivites allergiques, les troubles digestifs comme la MICI peuvent entrer dans le groupe des allergies félines.

Les présentations des critères de la dermatite allergique sont variés.
Favrot a établi une liste de 10 critères :
1)-Prurit initial
2)- Présence d'au moins de 2 types d'atteinte: l'alopécie extensive féline, dermatite miliaire féline, prurit cervico-facial, complexe granulome éosinophilique.
3)-Atteint d'au moins de 2 sites.
4)-Dermatite miliaire féline domine le tableau
5)-Lésions de dermatite miliaire, plaques éosinophiliques, ulcères au niveau de la face, lèvres, oreilles ou au cou.
6)-Alopécies extensive féline flancs,queue ou membres postérieurs
7)-Alopécies extensive abdominale.
8)-Pas de lésions érodées ou ulcérées des membres postérieurs.
 9)-Pas de lésion sternale ou axillaire.
10)-Pas de nodules ou tumeurs.

"5 critères permettent d'établir un diagnostic de dermatite allergique féline avec une spécificité de 75 %.
Avec 8 critères,le praticien a une quasi certitude de diagnostic" dit P. Prélaud.

Chez le chat,il faut toujours penser aux puces, à la teigne et aux troubles du comportement avant d'envisager une allergie.
Cependant,une fois les puces éliminées et le régime d'éviction réalisé, il reste peu de molécules pour soulager les animaux a conclu mon confrère . (1).

 (1)-Résumé de l'article provenant de la Dépêche Vétérinaire n° 1259 (17 mai 2014) : "Reconnaître la dermatite allergique" d'Aurore Hamelin.


Quelques infos du blog qui ont été supprimés faute de place :

A propos des dermatites allergiques félines :

Une étude vient d'être faite par des vétérinaires dermatologues appartenant à 9 pays européens sur 502 chats présentant un prurit chronique.
Il ressort que 29% présentaient une DAPP ( dermatite par allergie aux piqures de puces), 12% une allergie alimentaire, 20% une autre allergie, et les 24% derniers avaient une dermatose d'origine non allergique (parasitaire à 29%, auto-immun à 12% et fongique à 11%).
Il existait peu de différence entre le groupe de chats à allergie alimentaire et les autres groupes.A noter toutefois que ces animaux présentaient plus fréquemment des troubles digestifs et une atteinte de la tête et de l'encolure.









mardi 3 janvier 2012

L'ASTHME FELIN


 Approche d'un traitement homéopathique
Photo du CHV Frégis

Cette affection concernerait 7 % de la population adulte française et toucherait 1% de la population féline et notamment 5% des chats siamois
.En raison de particularités anatomiques des bronches,bronchioles et alvéoles pulmonaires, le chat est sujet à des broncho spasmes, provoquant l'obstruction des voies respiratoires.
L’asthme du chat serait d’origine allergique et ferait partie de l’ATOPIE féline, à côté d’affections cutanées comme la dermatite miliaire, le complexe granulome éosinophilique félin.(allergie d type I).
Aucune étude n’a été faite pour savoir si une prédisposition génétique existerait chez les félins comme chez l’homme (gène ADAM33).
De même, aucune étude n’a été publiée d’une part sur l’impact de la pollution sur les bronches de nos compagnons et d’autre part sur le « surhygiène » qui entrainerait un manque d’auto-immunisation et qui expliquerait aussi la montée des allergies.
Tous les chats, q.q soit leur âge peuvent développer un syndrome asthmatiforme, mais il semblerait que les animaux âgés entre 1 à 8 ans soient plus particulièrement affectés.
Les chats obèses sont plus enclin à devenir asthmatique !


LES SYMPTÔMES:

Comme chez l’homme, l’asthme félin se manifeste par des crises de grandes difficultés respiratoires.
Le chat reste assis et tend le cou en avant et tire la tête vers le bas… Il respire la gueule ouverte , il présente des efforts respiratoires abdominaux …les pupilles sont dilatées, la langue souvent cyanosée ( bleue), le regard du chat est anxieux….
La crise peut ne durer que q.q minutes mais elle peut entrainer la mort par suffocation…

LE DIAGNOSTIC :

Il est essentiellement clinique :
En dehors des symptômes décrits précédemment, le chat présente à l’auscultation cardiorespiratoire, 2 types de bruits anormaux :
-Sifflements diffus, témoins d’une atteinte respiratoire profonde. Ces bruits, surtout expiratoires, résultent d’une diminution du calibre des bronches…
-Crépitements : Ces bruits discontinus égaux entre eux, apparaissent en début d’inspiration et /ou de l’expiration, sont plus facile audibles après la toux…(1).


L’examen radiologique n’apporte rien dans de bien intéressant pour le diagnostic de l’asthme.
La présence d’une éosinophilie sanguine, présente dans 75% des cas ne reste cependant qu’un élément d’orientation. Et non une certitude.
Le diagnostic par intradermo-réaction ( tests cutanées) présente peu d‘intérêt chez le chat : un test positif ne signifie pas nécessairement que le chat est atopique, de même qu’un test négatif ne veut pas dire que le chat n’est pas sensibilisé à cet allergène…
Le dosage des IgE sériques est encore à l’étude expérimentale… :

LES ALLERGÈNES RESPONSABLES :

Ce sont essentiellement des aéroallergènes :

-Pollens ( asthme saisonnier !)
- Poussières de maison : acariens : dermatophagoides farinae...
-Fumées :cigarettes, cheminée…
-Poussières : de la litière, tapis, des croquettes, des  plumes d'oreiller…
-Aérosols : parfums, désodorisants, insecticides…
-Produits ménagers : détergent, ammonium quaternaire…
-Agents parasitaires : allergènes de Toscara cati...Aelurostrongylus ...
-Produits chimiques, la pollution probablement…

Les trophallergènes ou allergènes alimentaires ne procurent que rarement une crise asthmatiforme chez le chat. Cependant, certains chats semblent répondre favorablement à une alimentation hypoallergénique, peut-être à cause du passage sous le seuil de sensibilité allergique bien que le facteur responsable soit un aéro-allergène.
Comme chez l’homme, le stress, l’exercice pourraient être aussi un facteur déclenchant de la crise d’asthme.


MÉCANISME D’ACTION :

« Le chat présente des particularités qui le prédisposent à l’asthme, notamment le caractère élastique du cartilage des voies respiratoires.
Lors de la présence d’aéro-allergènes au niveau bronchique, la fixation de complexes IgE-antigènes à la surface des mastocytes entraine leur dé granulation avec libération d’histamine, sérotonine, et divers cytokines pro-inflammatoires…, et l’afflux de granulocytes éosinophiles.
Parallèlement, le système orthosympathique est inhibé alors que le système parasympathique est stimulé.
Les conséquences sont un œdème et une infiltration cellulaire de la muqueuse bronchique et une broncho constriction et hypersécrétion de mucus, l’ensemble étant responsable d’un rétrécissement majeur des voies aériennes st de la crise d ‘asthme  » (2)


TRAITEMENTS:

1-/ D’éviction :

Les traitements d’éviction consistent à supprimer les facteurs responsables de l’asthme.
Il faut donc :
-supprimer les sources de poussière et l’ habitat des acariens ( tapis, coussins…)
-passer régulièrement l’aspirateur, muni d’un filtre anti-acarien
-laver régulièrement les lieux de couchage à l’eau chaude
-éviter les parfums, les aérosols, le tabac
- éviter de laver les sols à grande eau, car l’humidité est mauvaise pour les bronches !
-supprimer la nourriture déshydratée ( croquettes) à cause de la présence d’acariens de stockage? (publication du Dr Prost, vétérinaire dermatologue).

2-/ Traitement médical allopathique :

A) -Bronchodilatateurs :

Les principaux symptômes de l’asthme sont des sifflements , conséquences d’une broncho-constriction, d’où l’intérêt thérapeutique des broncho-dilatateurs :

- Les Methylxanthines ,dont la théophylline:

La théophylline favorise le relâchement des muscles lisses bronchiques et du diaphragme ( Dilatrane ND
posologie  : 5 à 7,5 mg/kg/12 heures).(6)

B)- Glucocorticoïdes :

La Dexamethasone et la Prednisolone sont les plus utilisées en présentation orale ou injectable à action immédiate ou retard…Posologie de la Prednisolone : 2,5 mg au départ au départ à 1 mg /semaine en traitement d’entretien (6).
Leur emploi à long terme n’est pas sans effets secondaires ( polyurie, polyphagie, polydipsie…).

C)-l’Aérosolthérapie : (nébulisation ou spray doseur) :




:

Des corticoïdes comme la Fluticasone, des bronchodilateurs comme le Salbutamol, plus connu sous le nom de Ventoline chez l’homme sont utilisés et permettent d’utiliser de très faibles doses de médicament pour obtenir de bons effets thérapeutiques avec un minimum d’effets secondaires!

D)- Immuno-modulateurs :

La ciclosporine (Atopica ND) permet d’éviter la dégranulation des mastocytes qui alors libèrent de l’histamine de la sérotonine…, génératrices de la crise d’asthme.
Cependant, cette molécule peut présenter sur certains chats des effets de hépato, néphro, voire neuro-toxicité. De plus son coût de revient est élevé pour une utilisation à long terme



3-/ Traitement homéopathique :

L’asthme félin fait partie des maladies « atopiques « du chat, au même titre que le complexe granulome éosinophilique et la dermatite miliaire…..

A)- traitement de fond :

-Manganèse et soufre :

Comme dans toutes les maladies allergiques, l’apport de Manganèse et de Soufre est nécessaire:
Pyrolusite DH 8 gouttes buvables + Soufre natif DH 8 gouttes buvables, à raison de 5 gouttes de chaque produit / jour. Ces 2 oligoéléments sont reconnus comme ayant des propriétés antiallergiques et désensibilisantes. Ils sont aussi des modificateurs du terrain.
Il a été prouvé chez l’homme que les sujets atteints d’atopie assimilaient mal le Manganèse, d’où l’intérêt d’un apport supplémentaire sous forme de complément alimentaire chez ces malades.

-Thymuline 7 CH ou 9 CH :

La Thymuline est l’une des hormones produites par le thymus qui a un rôle important dans la maturation des lymphocytes T, agents de l’immunité. La concentration de 9 CH a une action modulatrice sur cette hormone et donc tempère les réactions du système immunitaire face à l’allergène.
Donnez une dose / semaine., minimum de 6 mois. Ce traitement peut être renouvelé.


B)- traitement de la crise :

- Poumon-histamine 7 CH ou 9 CH :

C’est le médicament à donner dans un premier temps pour améliorer rapidement l’état de détresse respiratoire : Poumon -histamine 7 CH, toutes les 2 à 3 heures!
Il peut être associé à Bradykinine 9 CH pour calmer le broncho spasme.

- Autres médicaments homéopathiques: à associer en fonction des symptômes observés : (3)+(4)+(5).

-Ipeca : en cas de respiration sifflante, très forte dyspnée, aggravation par les temps humides et le mouvement. Toux sèche, parfois nauséeuse (vomissements). Souvent prescrit chez le chat en 9 CH.

-Senega : en cas de grande accumulation de mucosités dans les bronches, expectoration difficile.
Parésie bronchique, aggravation à l’air frais et le matin. Toux violente. IL peut être prescrit en 1X à 3 X dans les cas graves.
-Antimonium Tartaricum :en cas de dyspnée intense et tendance à l’asphyxie. Toux grasse avec expectoration peu abondante et difficile.
-Kalium carb. :en cas de toux sèche, pénible, étouffante surtout nocturne. Sécrétions bronchiques peu abondantes . D’après Kent : Kalium carb. a l’une des plus violentes toux de tous les remèdes de la matière médicale.
-Ammonium carb. : en cas de râles thoraciques analogues à des ronflements provoqués par l’accumulation de mucus difficile à expulser. Toux incessante principalement la nuit. Tendance à la défaillance cardiaque.
-Blatta orientalis : en cas de crise consécutive à des travaux dégageant de la poussière….
-Lobelia inflata : en cas d'hyper salivation, dépression générale aggravée par le mouvement.
 Souvent prescrit chez le chat. 



Cette liste pourra être modifiée par l’auteur de cet article

Ces médicaments homéopathiques seront prescrits en basse dilution et seront renouvelés plusieurs fois dans la journée, jusqu’ amélioration !

Les traitements de l’asthme sont souvent prescrits à vie. Les traitements allopathiques classiques peuvent devenir à long terme nocif… Les traitements homéopathiques, en soignant le terrain , permettent de limiter les crises et présentent le grand avantage de ne générer aucun effet secondaire.

Toutefois, ces traitements nécessitent une bonne connaissance de la matière médicale ou le concours d’un vétérinaire « homéopathe » car l’asthme du chat, comme celui de l’homme peut être mortel !
Donc prudence dans l’auto-médication de Votre chat asthmatique….

 Cat Woman, blogueuse a écrit le 14 mai 2012 dans les commentaires du blog :

"Voici donc le traitement que je donne à ma chatte asthmatique et ce depuis début 2012 (dans sa nourriture car elle refuse la pipette) et la chatte n'a fait aucune crise depuis 11 mois :

chaque matin :
5 granules de Poumon histamine 9CH
+ 5 granules d'ammonium carbonicum 4CH
+ 5 granules de natrum sulfuricum 5CH
+ 20 gouttes de soufre natif 8dh
+ 20 gouttes de pyrolusite 8dh

chaque soir :
5 granules d'ammonium carbonicum 4 CH

1 fois par semaine : 1 dosette de Thymuline 9CH

Ponctuellement : si j’entends qu'elle respire un peu fort comme si elle ronflait alors qu'elle est éveillée, je lui donne 1 dosette ou 10 granules de Senega 4CH.

Et un immense merci au docteur Arnaud sans qui ma chatte continuerai à s'empoisonner avec la cortisone !" 


4-Traitement de phytothérapie :

Différentes plantes peuvent être données . Parmi les plus utilisées par mes confrères :


-Le Desmodium :

Cette plante tropicale possède des propriétés relaxantes des muscles respiratoires et aussi une action anti histaminique vraie.

-Le Plantain :

Il est à la fois un antispasmodique bronchique et  et antihistaminique par inhibition des IgE.
C'est un bon anti tussif.

-Le Cassis :

C'est un bon anti inflammatoire en agissant par stimulation des cortico-surrénales pour la production d'une cortisone naturelle. Les bourgeons seraient encore plus actifs.

-Le Réglisse :

Cette plante possède des propriétés anti-inflammatoire et immuno modulatrice. Elle évite "l'emballement immunitaire"...
Cependant à utiliser avec prudence sur le long terme car il existe un risque d'hypertension et de rétention sodée. Elle est donc contre indiquée en cas d'insuffisance rénale.
Tout cela s'explique par la la présence de la glycyrrhizine  et  et son dérivé, l’acide glycyrrhizique.
Il semblerait que  la réglisse déglycyrrhizinée (DGL) serait moins efficace par la disparition des saponosides qui ont un effet fluidifiant.

 -La Viorne (Bourgeons) :

elle a une une triple action: elle combat le spasme bronchique,l'allergie et l'anxiété. 
Elle peut être donnée en macérat glycérinée en DH1 : VIBURNUM LANTANA Bg, Mg, DH1

-Le Noisetier (bourgeons) :

Il combat la sclérose pulmonaire qui est la conséquence de l'asthme. Sous l'effet des crises répétées d'asthme, le poumon perd de sa souplesse et se durcit.
Il peut être donné en macérat glycériné en DH1 :CORYLLUS AVENA Bg, Mg, DH 1

-La Griffe du chat ( Uncaria tomentosa) :

Cette plante présente aussi des propriétés immuno-modulatrices et peut-être aussi prescrite à  la posologie de 20 mg /kg/ jour
Suite à la disparition du laboratoire vétérinaire Abivet, après le décès de son directeur M. Redon, le Catclovir  n'existe plus. Je ne connais pas d'autre  présentation vétérinaire.

Attention, les présentations humaines ne sont pas toujours adaptées au poids d'un chat ! Bien respecter la posologie !

CONSEIL PRATIQUE: Il est conseillé d'associer plusieurs plantes pour avoir un effet thérapeutique meilleur.
Par exemple
- En EPS :   Cassis+Desmodium+Plantain à raison d'un ml / 5 kg du mélange en cure de 5 ou 6 jours sur 7 pour éviter de saturer le foie : Une seule plante contient plus de 200 principes actifs ! 
- En macérats glycérinés :  Cassis + Viorne + Noisetier, à raison d'une goutte / kg /jour de chaque plante prise séparement.



Bibliographie :

(1)- Nouveautés thérapeutiques dans l’asthme du chat: Thèse de doctorat vétérinaire de Victoria Vanneph ( Faculté de Créteil 2009).
(2)- L’Asthme félin : Aurore Hamelin La Dépêche vétérinaire N° 1060.
(3) -Homéopathie vétérinaire H. Quiquandon.
(4) -Dictionnaire d’homéopathie pour nos animaux de compagnie Dr P. de Wailly.
(5)-Thérapeutique homéopathique M.N Issautier.
(6)-Diagnostic et traitement de l'asthme félin . Anne Thébault. Le Pont Vétérinaire n° 248.

Messages  du blog qui ont été supprimés faute de place :

A propos de l'asthme et les affections respiratoires du chat( notamment la bronchite chronique, souvent confondue et associée à de l'asthme...).

Action des huiles essentielles :
 

"Les huiles essentielles contenues dans l'Inhalvet ND (produit commercialisé par le laboratoire Vet essentiel): HE de Ravintsara et HE d'Eucalyptus radié sont connues et reconnues pour leur effet antiviral, antibactérien, tonifiant et stimulant immunitaire.L'HE d'Eucalyptus mentholé apporte une action mucolytique à cette synergie.

Pour l'INHALVET ND, 2 voies d'administration sont possible, par voie atmosphérique et par voie systémique:

-Pour la voie atmosphérique, il faut utiliser -soit un diffuseur à ultrasons ou à effet venturi (en vente à "nature et découverte" ou en pharmacie) car il ne faut jamais bruler les huiles essentielles- soit ajouter 5 à 10 gouttes d'Inhalvet dans un bol d'eau bien chaude, les vapeurs qui s'en échappent vont emmener avec elles les molécules d'huiles essentielles. Je conseille 1/4 heure matin et soir pendant 5 à 7 jours

-Pour la voie systémique, il faut appliquer 1 à 2 gouttes (suivant la taille du chat, son age et son état général) matin et soir (voir 3X/j si gros coryza mais pendant max 5 jours) sur la peau du cou en arrière des oreilles (idem anti-puce) les huiles essentielles passent rapidement la barrière cutanée et se retrouvent dans le sang puis dans les poumons en 1/2 heure environ (l'haleine du chat va sentir les huiles essentielles!). Il faut bien contrôler l'absence de réaction locale avant d'appliquer l'Inhalvet car des irritations ou allergies sont toujours possible!

La durée du traitement peut varier en fonction de l’état du patient (âge, fonction hépato-rénale, degré d’infection….). Je conseille une durée initiale de 5 à 10jours à dose forte puis diminuer la fréquence (3 ou 5 jours par semaine) ou le dosage 1 goutte par jour pendant un mois".

Dr Joëlle Robyns, vétérinaire, du laboratoire vétérinaire Vet essentiel.



A propos des dermatites allergiques chez le chat :


A l'occasion d'une webconférence organisé par Mérial, le 11 mars 2014, mon confrère le Dr P. Prélaud a précisé les caractéristiques de la dermatite allergique féline (1).
Chez le chat, 3 origines sont possible :
-allergie aux puces.
-allergie aux aliments.
-allergie ni aux puces, ni aux aliments.

L'asthme félin,les conjonctivites allergiques, les troubles digestifs comme la MICI peuvent entrer dans le groupe des allergies félines.

Les présentations des critères de la dermatite allergique sont variés.
Favrot a établi une liste de 10 critères :
1)-Prurit initial
2)- Présence d'au moins de 2 types d'atteinte: l'alopécie extensive féline, dermatite miliaire féline, prurit cervico-facial, complexe granulome éosinophilique.
3)-Atteint d'au moins de 2 sites.
4)-Dermatite miliaire féline domine le tableau
5)-Lésions de dermatite miliaire, plaques éosinophiliques, ulcères au niveau de la face, lèvres, oreilles ou au cou.
6)-Alopécies extensive féline flancs,queue ou membres postérieurs
7)-Alopécies extensive abdominale.
8)-Pas de lésions érodées ou ulcérées des membres postérieurs.
 9)-Pas de lésion sternale ou axillaire.
10)-Pas de nodules ou tumeurs.

"5 critères permettent d'établir un diagnostic de dermatite allergique féline avec une spécificité de 75 %.
Avec 8 critères,le praticien a une quasi certitude de diagnostic" dit P. Prélaud.

Chez le chat,il faut toujours penser aux puces, à la teigne et aux troubles du comportement avant d'envisager une allergie.
Cependant,une fois les puces éliminées et le régime d'éviction réalisé, il reste peu de molécules pour soulager les animaux a conclu mon confrère.

Effectivement les traitements allopathiques se limitent aux corticoïdes, à la ciclosporine...
les complications iatrogènes liées aux traitements ne sont pas à négliger : syndrome de Cushing, diabète, fragilité cutanée, décoloration des poils..., avec les corticoïdes.
Contre indications des ciclosporines :  chat Felv + ou ayant eu des tumeurs.., sans parler de son mauvais goût pour le chat !

Heureusement que l'autre solution est l'homéopathie secondée par la phytothérapie (lire l'article du blog sur les dermatites éosinophilques félines.

 (1)-Article provenant de la Dépêche Vétérinaire n° 1259 (17 mai 2014) : "Reconnaitre la dermatite allergique" d'Aurore Hamelin.

lundi 21 novembre 2011

Calicivirose féline : un témoignage pratique

Photo CHV Frégis (ulcère de la langue du à un calcivirus)
Témoignage sur la maladie de Muscade, atteinte d'une calicivirose féline et traitements homéopathiques de Tiphaine :



J’ai découvert ce virus sur Muscade, jeune chat d’un an et demi. Ce chat habituellement très joyeux, était prostré depuis quelques jours. Le vétérinaire lui a ouvert la bouche : une affreuse gingivite, les muqueuses à vif…

Piqûres d’antibiotiques et de cortisone. PCR, qui s’est révélé positif au calicivirus.

Le traitement l’a soulagé provisoirement. Mais il a récidivé, et il a fallu recommencer. En fait, il était amélioré provisoirement, disons plutôt soulagé, mais son état s’aggravait avec ce traitement puisque il était de plus en plus sérieusement atteint, et que la fréquence des piqûres se rapprochaient. Jusqu’au jour où il n’a plus été en état de s’alimenter. Il était prostré, avec de la fièvre, complètement abattu, déshydraté, couché la tête en bas. Une semaine sous perfusion chez le vétérinaire. J’ignore ce qu’il a reçu. Le vétérinaire l’a retapé. Il a eu ensuite l’interféron, sans effet.

On a essayé le bleu de méthylène, l’Enysil ( mais cela colle aux gencives), les boulettes de lysine.

J’ai ajouté un peu d’homéopathie ( les remèdes classiques que nous utilisons : allium cepa composé, borax, capsicum, les mercurius …) rien de probant.

On lui a alors ôté les dents. Il y a eu une nette amélioration. Le chat était soulagé, à nouveau il était heureux et grimpait aux arbres. Bref, il revivait. Manque de chance on l’a revacciné, il a flambé.

C’est à partir de là que j’ai refusé de le ramener chez le vétérinaire et que je me suis débrouillée seule. Il était alors âgé de 5 ans. la gueule était rouge feu, les gencives saignaient, les muqueuses gonflées et avec des aphtes, les amygdales à faire hurler, il perdait du poids.

Mon premier traitement a été : (début 2010)

1 gélule d’ échinacée

des probiotiques

du Lapacho 8 DH en solution à l'eau distillée

de l'aloé véra bio avec 5 gouttes d'extrait de pépin de pamplemousse

Et surtout ce produit : origano de vitaminor

Le résultat a été spectaculaire. Au bout de 3 jours : plus aucun saignement, gueule moins rouge désenflée, aphtes qui cicatrisent…

J’ai donc continué le traitement pendant 8 jours. Puis j’ai cessé l’origano et ai continué le reste, en forçant le dosage d’EPP.



Muscade étant provisoirement tiré d’affaire, il s’est remis à s’alimenter, a regrossit et bien entendu refusé que je continue à le soigner … viva la liberta ! le chat est reparti en vadrouille …

Lorsqu’il rentrait de ses escapades, il fallait recommencer, mais sans l’origano.



Le traitement a évolué, j’ai ajouté des oligo-éléments, cuivre-or-argent (pas probant chez Muscade),

De la silice organique, qui a apporté une amélioration mais insuffisante. L’EPP était donné à plus forte dose, je badigeonnais même les muqueuses avec, et cela le soulageait … il lui est arrivé de m’en réclamer.

J’ai ajouté de la griffe du chat, le pvb affections bucco-pharyngées.



Impossible de savoir ce qui marchait vraiment, si c’était la synergie des produits, ou si un produit était plus efficace que les autres. Je devais toujours le soulager plus ou moins dans l’urgence et je n’avais pas le temps d’expérimenter chaque produit individuellement.



Ce que j’ai constaté c’est que Muscade qui lorsqu’il n’était pas soigné avec ces produits avait contaminé légèrement deux autres chats (le problème a été réglé et rentré dans l’ordre avec les produits donnés pour Muscade : EPP dans l’eau de boisson pour tous, silice organique, homéopathie dans la paté) … seul Muscade restait atteint. Du jour où je l’ai mis aux traitements naturels, il n’a plus contaminé personne.



Ainsi, j’ai constaté que les produits de base tels que l’EPP, les oligo-éléments, la silice organique, l’homéopathie habituelle marchent sur des calicivirus légers, pour des chats qui n’ont pas été aggravés avec les traitements allopathiques.



Donc, moins le chat a été traité, plus les produits naturels fonctionnent au point pour certains chats testés positifs au PCR, de repasser négatifs.



Cependant, Muscade a fini par en avoir marre d’être soigné et à force de refuser de continuer tout traitement, il a rechuté. J’ai voulu recommencer le traitement ci-dessus, mais il n’en pouvait plus, je devais le piéger pour le soigner, et en plus l’efficacité de ce traitement diminuait très nettement, comme si le virus qui avait pris un sacré coup avec l’origano notamment, avait réussit à créer des résistances. Mais il parvenait tout de même à s’alimenter, à condition que ce soit du sec ( croquettes)


Pour aggraver le tout, certainement parce qu’à nouveau malade il perdait ses réflexes, il a été renversé par une voiture ! …


Amené en catastrophe chez un vétérinaire qui ne le connaissait pas, celui-ci a diagnostiqué une luxation de la hanche et le bassin explosé … et voyant qu’il était atteint de calicivirus de manière assez importante, il se posait la question qui me fit frémir : de l’euthanasier. Je refusais, et il préféra vérifier ses analyses de sang. Malgré l’état de sa bouche, les analyses étaient toutes bonnes.



J’insiste là-dessus, car grâce à ce traitement qui certes était insuffisant pour le débarrasser de cette maladie, Muscade qui parvenait à s’alimenter ne présentait aucune déficience organique, ce qui arrive habituellement à ces chats malades.



Le traitement n’était donc pas assez puissant pour le guérir, mais l’avait tout de même une nouvelle fois sauvé.



Le vétérinaire ne parla plus d’euthanasie, fort étonné de ces résultats et de le voir malgré tout s’alimenter. Et Muscade fut opéré. Aujourd’hui il a bien récupéré.



Cependant, la bouche n’était pas belle, et Muscade qui au début réclamait l’EPP, maintenant fuyait.

Il fallait que je trouve un traitement pour le remettre en confiance. Un traitement sans goût, sans odeur, facile à donner, bref non traumatisant pour ce chat qui n’en pouvait plus de mes petites médecines.



Il n’y avait que l’homéopathie pour répondre à ces critères galéniques. Il fallait trouver un remède plus efficace que ceux donnés jusqu’ici.



Arum Maculatum ! présenté comme un puissant anti-inflammatoire, utilisé en ORL …je ne risque rien d’essayer. Le résultat est spectaculaire.

1 petite seringue de 3ml, Muscade a failli se rebiffer, mais il l’a avalée. Je n’insiste pas, je le laisse tranquille. Le lendemain, je constate que l’inflammation a faibli, les muqueuses sont plus nettes, moins rouges, je lui en redonne. Le surlendemain, c’est encore mieux. Le 3ème jour, les muqueuses sont presque roses ! Le chat est ravi …j’ai regagné sa confiance.



Je continue alors en donnant les doses 3 fois par semaine. (Impossible de lui donner des granules fondues 3 fois par jour, il ne me laisserait pas faire. Je suis contrainte de procéder par doses)



L’inflammation disparaît. Mais au bout de quelques semaines, il bave. Il pue même ! Malgré ses gencives toujours roses. Je lui ouvre la bouche pour voir plus loin, les amygdales sont violacées et ça le fait baver.



Il faut trouver un autre remède, je reprends mes recherches. Baptisia tinctoria semble une indication. Je tente. Ça marche !



Je suis restée sur 5CH un bon moment, et puis voyant que je ne venais pas à bout de ce traitement que je devais renouveler pour chaque remède deux fois par semaine, 3 fois en cas d’aggravation. J’ai décidé de passer de l’aigu au chronique en montant progressivement les dilutions.



7CH n’apporta pas grand-chose

9CH un palier est atteint, avec une amélioration évidente

15 CH me permet d’envisager de diminuer la fréquence des prises. Aujourd’hui Muscade a 1 dose de rappel tous les 10 jours environ et là je me contente de mélanger dans une petite seringue de 3ml les deux produits (il a pu rester 3 semaines sans traitement, mais j’adapte en fonction des besoins), il y a eu des petits coryza dans la maison en ce mois de novembre, quelques petits virus apportés par des nouveaux chats, qui venait un peu contrarier l’état ORL de chacun, aussi j’ai rapproché les prises, mais la 15 semble permettre de moduler confortablement selon les besoins du chat.



Aujourd’hui Muscade a repris son poids, il est propre, et grimpe aux arbres. Il parvient même à manger naturel : poisson, poulet cuit.



Resterait à expérimenter la 30, et peut être les korsakoff … mais ceci sous contrôle d’un vétérinaire homéopathe, personnellement je n’ose pas.



Pour la durée du traitement, j’ai indiqué sur mon blog de prendre chaque semaine une nouvelle dilution, en fait il faut faire selon, 1 mois est plus approprié, mais cela peut être plus encore.

D’autant que le virus va vouloir à tout moment reprendre le dessus, il y a donc des améliorations et des aggravations. Il faut insister et quand il y a une stabilité, ou au contraire la sensation de ne plus avoir d’amélioration, passer à la dilution supérieure. Tout dépend du chat, et c’est difficile de fixer une règle pour tous. Mais je constate que certains lecteurs sont bien trop pressés, d’une part ce traitement n’a pas vocation à guérir le chat (ou alors peut être dans la durée) mais lui permettre simplement de vivre normalement, et qu’il faut du temps et de la constance. On ne va pas régler le problème en 1 mois ! Cela m’incite d’ailleurs à corriger mon traitement et indiquer 1 mois au moins par dilution, sachant que la première semaine de 5 ch, on pourrait renouveler les prises 3 fois au lieu de 2.

La difficulté avec les granules c’est que certaines personnes lisent mal et donnent 3 granules 2 fois par semaine ! et après me disent que ça ne marche pas vraiment, lorsqu’elles corrigent en donnant 25 granules 2 fois la semaine (25 granules = 1 dose ou 3ml) l’amélioration est immédiate … quoi qu’on en dise, il y a bien un problème de quantité avec l’homéopathie !

Dernière mise à jour de Typhaine le 25/06/2015 :


Ce traitement que j’ai publié depuis maintenant un peu plus d’un an, est expérimenté par de nombreux protecteurs et également des éleveurs, avec succès. Surtout les deux produits homéopathiques Arum maculatum et Baptisia. L’Origano ayant fait peur à de nombreuses personnes, mais ce premier traitement nous avait donné l’espoir qu’on pouvait trouver quelque chose. Arum et baptisia sont simples d’utilisation et peu coûteux. Certaines protectrices en mettent sur la nourriture de chats sauvages atteints de calicivirus qu’elles ne pourraient pas soigner. Les chats vont nettement mieux, selon leurs constatations.

Encore et toujours le traitement de base (il a fait ses preuves) à utiliser avec cependant discernement
Arum maculatum 5 CH : gingivite, inflammation des gencives entre 3ml et un bouchon entier 1 à 2 fois par jour ( 1 fois si besoin du baptisia, 2 fois en cas de crise aigûe)
Baptisia tinctoria 5 CH : aphtes, salivation, problèmes de déglutition. Même posologie que pour arum maculatum
Il faut savoir que ce n’est pas en donnant les 2 souches pour tout couvrir que cela va aller mieux ! bien au contraire … l’organisme de votre chat a besoin que vous cibliez bien et préférera garder son énergie pour bien répondre à 1 souche plutôt que s’éparpiller sur 2. Certes, parfois le chat combine les 2, mais certains sont plutôt arum mac, alors que d’autres sont baptisia … soyez observateur. Si votre chat a besoin des 2 souches, il ne faut surtout pas les mélanger ni les donner de manière rapprochée. 1 le matin, l’autre le soir … ainsi l’organisme de votre chat aura eu le temps de répondre à chacun.
A ce traitement de base, on va ajouter dès le début par précaution et en cas de crise, un traitement contre le coryza et les petites infections, même si rien n’est apparent ! Il y a beaucoup de choses cachées chez le chat !
aussi comme il n’est pas question de donner des solutions alcoolisées à ces matous qui souffrent déjà suffisamment, il faudra commander à une pharmacie préparatrice ( rares ) le PVB Abcès de chez Boiron, en solution à l’eau distillée. Vous trouverez la formule de ce PVB sur mon précédent article k, quant à trouver une pharmacie préparatrice, si vous avez des difficultés, vous pouvez vous adresser à la Pharmacie de la place des victoires à Gentilly.
Vous donnerez matin et soir entre 3ml et 1 bouchon selon l’état du minou pendant 10 à 15 jours.
Enfin, pour booster son immunité vous pouvez ajouter :
– des oligo-éléments : soit Tonivit ( suivre les indications sur la boîte), soit 3ml à jeun d‘Immunyon de Catalyons
vous trouverez ces produits chez Fantochechat.
Vous pourrez en donner en cure de 2 mois environ, à alterner si vous le souhaitez avec de l’EPP ( extrait de pépins de pamplemousse) pendant 2 autres mois, puis avec du dynasyl plus eau vitalisante
Herpelysine, 1 gélule matin et soir, il vous suffira d’ouvrir la gélule et la mélanger à la pâté

ET C’EST TOUT !

leschatsfontlaloi.fr/





vendredi 14 octobre 2011

Les facteurs de transfert et l'immunité en médecine vétérinaire

Intérêt et usage des facteurs de transfert 4life en clinique vétérinaire sur les petits animaux, bilan de huit années d’utilisation ( Dr Nicolas Baudin, vétérinaire praticien).



Les facteurs de transfert sont un groupe d’une dizaine de protéines, de poids moléculaires voisins, assez faibles, qui se retrouvent en quantité au côté des immunoglobulines dans le colostrum de certains mammifères, dont les bovins. Ils n’ont pas du tout l’activité spécifique à la reconnaissance des antigènes mais ils potentialisent la mobilisation des cellules immunitaires, en particulier les macrophages, lorsqu’un antigène est présenté et que l’immunité humorale se met en marche. Leur action est impliquée dans l’immunité innée, qui soutient l’immunité acquise.
C’est le sens général qu’il faut comprendre de la littérature à leurs sujets, peu abondante finalement, et des travaux du laboratoire 4life, qui les produit et les distribue. Il ne faut pas les confondre avec les facteurs de transferts spécifiques sur lesquels on trouve de nombreux travaux. A l’évidence, les effets observés à leur usage sont véritablement en faveur d’une relance de l’immunité cellulaire, de façon efficace et non désordonnée. C’est pourquoi, après quelques années d’utilisation des FT, il me semble pouvoir discerner deux effets majeurs : le soutien immunitaire non spécifique et la régulation immunitaire.
La qualification de leur action comme non spécifique est très importante car, alors qu’ils sont extraits du colostrum bovin et du jaune d’œufs de poules, rien ne pose problème pour leur utilisation sur l’Homme, comme l’exploite le laboratoire 4life, le chien ou le chat, voire d’autres espèces (oiseaux ?). Le deuxième avantage de cette absence de spécificité est qu’ils sont utilisables dans tous les contextes infectieux ou immunitaires déficients. Attention cependant à ne pas leur demander une aide dans la lutte antivirale, ils n’ont apparemment ici aucun intérêt et ne sont pas à rapprocher des interférons.
Il y a chez 4life trois produits différents : Transfert Factor Classic, issu du colostrum seul, qui convient pour la régulation immunitaire, Transfert Factor Tri-Factor, issu du colostrum et du jaune d’œuf et, plus puissant encore, Transfert Factor Plus Tri-Factor, qui contient en plus des extraits de Maï-Ta-Ke et de nombreux cofacteurs anti-oxydants ; les deux conviennent pour le soutien immunitaire, hors d’un contexte allergique.
Ainsi chez les chats, ils sont une aide précieuse dans le syndrome immunodéficitaire félin, causé par le virus FIV, rétrovirus identifié depuis longtemps. Mais ils permettent d’aider à lutter contre les infections intercurrentes, pas à réduire la charge virale. Là où ils trouvent pleinement leur intérêt est qu’ils permettent de s’abstenir ou de réduire de longs traitements antibiotiques, et n’épuisent pas les mitochondries, comme le font de nombreuses molécules pharmaceutiques, en particulier celles qui inhibent l’activité de l’acide folique. Enfin, d’une façon simple, peu onéreuse et efficace, ils peuvent être associés à des compléments alimentaires d’action générale, complexes d’acides aminés, vitamines et oligo-éléments et d’anti-oxydants. Les gélules de 4life sont faciles à ouvrir et la poudre est aisément miscible à une solution aqueuse, au goût de lactosérum que ne détestent pas les animaux.
De la même manière, il est très utile de soutenir l’activité immunitaire antibactérienne des chats qui souffrent d’un coryza dans sa phase virale, soignable aussi par homéopathie. Ici les FT permettent de maîtriser assez facilement les complications infectieuses, personnellement je conjugue leurs effets à ceux de la solution colloïdale Cu-Au-Ag.
De la même manière, et plus utilement encore, un usage soutenu et assez long, de deux semaines au moins, apporte un complément précieux au traitement de la calicivirose du chat, maladie grave en plein émergence, qui se manifeste par une ulcération parfois nécrosante de la muqueuse buccale et du pharynx, menant parfois à la mort du chat, incapable de se nourrir et épuisé par l’inflammation. Il est à souligner que la thérapeutique conventionnelle est plutôt désarmée face à cette maladie, en revanche le petit laboratoire Aqua Bio Vet, en France, met à disposition des vétérinaires une spécialité buvable formulée sur des bases de naturopathie, qui a une efficacité certaine face à ce problème.
Enfin, un intérêt majeur des FT chez les chats est leur utilisation au long cours pour essayer de guérir le complexe granulome éosiniphilique félin, maladie auto-immune délabrante de la muqueuse buccale ou des jonctions cutanéo-muqueuses, en particulier les lèvres. Le support général de cette maladie est allergique bien entendu mais sa chronicité et la réponse médiocre des chats aux corticoïdes, avec leurs effets secondaires bien connus, rendent la thérapeutique classique peu efficace. Le traitement que j’utilise ne repose pas que sur les FT, mais il ne saurait en être privé, c’est certain. Là encore, l’avantage des FT est une régulation immunitaire douce et non délétère avec une prise possible pendant des semaines entières.
Au sujet de la PIF ou de l’herpès-virose féline, maladies spécifiquement virales, les FT seuls semblent inopérants, c’est ce que je tire de mon expérience mais ils s’avèrent néanmoins utiles car ils permettent de réduire la quantité d’interférons à utiliser pour aider les chats à tenir face à ces virus. C’est ainsi que pour ma part, j’associe les FT aux interférons, mais seulement au dixième de leur posologie, ce qui réduit largement le coût du traitement. Avec la L-lysine (dans l’herpès-virose), l’association peut se faire bien entendu avec les FT, là aussi réduire la dose de lysine est possible, mais le coût du produit ne pose guère de problème.
On comprendra ainsi qu’en chatterie, pension ou élevage de chats, une partie assez importante des problèmes sanitaires peut être gérée par une prise régulière de FT. Il semble après plusieurs essais que la dilution faible des FT dans une eau siliceuse de bonne qualité, selon les méthodes de l’homéopathie, potentialisent leurs effets. Je n’ai pas à ma disposition un nombre suffisant de cas, seulement quatre, autrement dit rien du tout, mais la conjugaison des FT à doses pondérales et à dilution faible, 5 ch, a paru concluante, à poursuivre…
Chez les chiens, l’approche est la même, si les problèmes infectieux sont finalement moindres que chez les chats. L’utilisation que j’en fais se porte sur les eczémas chroniques, les otites sur infectées à répétition, les pyodermites, là aussi en utilisant aussi une spécialité d’Aqua Bio Vet, en raccourcissant de la sorte les traitements antibiotiques, et les accompagnant de FT pendant et après, et conjuguant un gros traitement de drainage homéopathique.
Un terrain très favorable pour l’utilisation des FT est celui des jeunes animaux sevrés trop tôt, dont l’immunité générale se trouve assez peu efficace, qui reviennent souvent en clinique pour des infections banales, souvent cutanées ou respiratoires. Sur ces sujets en particulier, la vaccination pose problème. Je m’inquiète toujours de la qualité de la réponse vaccinale, c’est pourquoi je leur applique un traitement de préparation aux FT à forte dose une semaine avant et une semaine après l’injection vaccinale, conjugué à Silicea en 7 ch. L’observation montre qu’ils sont alors mieux protégés, en particulier les chatons contre le coryza.
Il me semble qu’une indication très importante à explorer est le traitement des troubles intestinaux chroniques, avec inflammation de la muqueuse, dysmicrobisme sous toutes les formes : toutes les entéropathies connues chez le chiens en particulier, bergers allemands, bergers blancs, boxer… On sait depuis peu que des suppléments colostraux utilisés chez des sportifs de haut niveau, souvent concernés par des troubles intestinaux chroniques, aident à restaurer la perméabilité membranaire. Je pense qu’à partir de cette observation et tenant compte de l’activité non spécifique des FT, du fait que l’immunité cellulaire est à 90 % localisée dans la muqueuse intestinale, nous pourrions lancer leur essai sur cette pathologie, puisque la thérapeutique reste très conventionnelle là-dessus, corticoïdes, sulfamides, flore bactérienne acidophile…rien de très concluant.
Enfin, quelques autres produits 4life disponibles sur le marché semblent intéressants mais je n’ai pas d’expérience avec eux, ce sont :
- TF Glucoach, régulateur du système endocrinien, ciblé sur le diabète qui s’allierait parfaitement bien avec l’ABV Pitui-canis d’Aqua Bio Vet et
- TF Male Pro à essayer sur les hyperplasies prostatiques, voire les circumanalomes, une association avec l’ABV Visco-CF d’Aqua Bio Vet, régulateur des terrains dégénératifs.
- TF BCV, pour soutenir le système cardiovasculaire.
Il y a là matière à faire pour les vétérinaires français, le sujet mérite vraiment que des groupes d’études spécialisés en thérapies alternatives l’étudie sérieusement.

Dr Vet Nicolas Baudin-J., spécialisé en homéopathie et naturopathie : laboratoire Aqua Bio Vet, suppléments nutritionnels ciblés.
Avec l’aide de Helen Kimball-Brooke, homéopathe professionnelle, Ealing, London W5 2DJ, Grande Bretagne


Renseignements complémentaires :

-Helen Kamball ( laboratoire 4 Life): helen.homéopath@gmail.com
-Dr Nicolas Baudin, vétérinaire : abvlabo@orange.fr


AUTRES INFORMATIONS :

Dr. Will Falconer, DVM :
  "La plupart des maladies chroniques que nous voyons souvent dans les animaux ont une base immunitaire, par exemple le diabète, les allergies, l'asthme, la maladie de la thyroïde, les maladies inflammatoires de l'intestin, les otites répétées, le cancer, etc. Bien qu'ils peuvent être guéris grâce à l'utilisation prudente de l'homéopathie, la route de guérir peut être long - souvent des années si l'animal a eu des années de la maladie de T-facteurs peuvent réduire de manière significative le cours, en donnant un effet équilibrant bien nécessaire pour le système immunitaire.. Si le système immunitaire est hyperactive comme dans les allergies, les infections de l'oreille, l'asthme, le diabète ou l'hypothyroïdie, les facteurs de transfert peut équilibrer ce rapport à l'activité de sorte que le système ne soit pas attaquer ses propres organes, trop d'importance à des choses qui ne devraient pas être perçus comme une menace. Si, à l'inverse, le système immunitaire est sous-actif que dans la gale, les parasites, les infections virales, ou le cancer, transférer facteurs peuvent clairement le stimuler pour mieux répondre aux défis auxquels elle a besoin pour être à l'affût ".
Healing Your Pet Naturellement avec holistique de la santé animale 
 

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Spécialités du Dr Nicolas Baudin, vétérinaire :

aquabiovet@net

 

Fiche de synthèse ABV K-tar :

Catégorie :
Supplément nutritionnel, produit naturel de santé à base de plantes et d’oligo-éléments, destinés aux chiens ou chats présentant un risque d’affection cutané par surcharge toxique.
Traitements habituels :
Restriction/éviction alimentaire, corticoïdes, topiques auriculaires ou cutanés, détoxifiants hépatiques.
Composition et activité :
Teintures-mères diluées et dynamisées de :
Curcuma : action générale sur l’activité mitochondriale (cytochrome C) donc activité anti-inflammatoire et anti-oxydante très puissante
Solidago : grand draineur hépatique, classique en phytothérapie.
Armoracia rusticana (raifort) : grand pouvoir détoxifiant par l’action des glucosinolates, action hépatique en particulier.
Cynara scolymus (artichaut) : flavones, polyphénols, anthocyanines d’action anti-oxydante très générale et puissante, véritable aliment thérapeutique selon l’OMS, action diurétique forte.
Oligo-élément :
Soufre : macro-élément, très souvent déficitaire dans les apports alimentaires, soutien des sulfo-conjugaisons.
Recommandations :
Ne pas donner en continu au-delà de 15 jours, l’effet ne s’en ressentira plus mais respecter une pause de trois jours. Faire des cures préventives : sortie d’hiver, la plus importante, fin d’été, moins longue en principe.
Mode d’emploi :
1 à 3 ml selon la taille M et S. Goût fort, faire prendre séparément avec du Viandox ou seul, et forcer la dose dans les deux premières semaines pour diminuer ensuite progressivement, jusqu’à une administration tous les deux jours pendant deux ou trois mois.

Fiche de synthèse ABV visco-CF :
Catégorie :
Supplément nutritionnel, produit naturel de santé, à base de plantes et d’oligo-éléments, destinés aux animaux de compagnie face à un risque dégénératif endogène ou d’origine virale (chats)
Composition et activité :
Teintures-mères végétales diluées et dynamisées de :
Viscum quercus : gui du chêne, totum synergique contient des viscotoxines et des lentines responsables d’une activité anti-dégénérative.
Curcuma : racine contient des curcumines, connues pour leur action anti-oxydante très puissante, liée à leur qualité pigmentaire qui en fait des analogues du cytochrome C. Relance mitochondriale majeure d’où action anti-inflammatoire et anti-dégénérative très générale.
Pao pereira : arbre de la forêt amazonienne dont l’écorce contient des alcaloïdes qui freinent la dégradation structurelle de l’ADN nucléaire et sa transcription anarchique. L’activité de ces molécules est spécifique des cellules en voie de dégénérescence.
Oligo-éléments : arsenic à dose très faible : aide à la survie de la cellule en milieu hypoxique
Recommandations
Associer à du charbon activé à faible dose quotidienne.
Associer à des anti-oxydants : arginine, méthionine, cystine, Se-vitamine E, vitamines B…
Action très générale, véritablement synergique et toujours positive, ne serait-ce que sur l’état général et la vitalité apparente de l’animal. Quelle que soit la thérapeutique envisagée, ABV visco-CF mérite d’être utilisé, l’effet positif est visible après une semaine d’utilisation environ.
Alterner l’ABV visco-CF et des corticoïdes ou une chimiothérapie éventuels.
Mode d’emploi :
Chats : 0,5 ml à 1 ml une fois par jour avec un peu d’aliment appètent,
Chiens : 0,5 ml à 3 ml une fois par jour
Chevaux : 10 ml une fois par jour
Doubler la fréquence pendant les deux premières semaines ; ce produit est à utiliser en continu.

Fiche de synthèse ABV bucco-felis :
Catégorie :
Supplément nutritionnel, produit naturel de santé, à base de plantes et d’oligo-éléments, destinés aux chats soumis à un risque d’infection virale.
Traitements habituels :
Interférons dans certains cas, L-lysine dans d’autres cas, AINS, corticoïdes parfois.
Composition et activité :
Teintures-mères végétales diluées et dynamisées de :
Pao pereira: arbre d’Amazonie dont l’écorce contient des alcaloïdes, flavopereirine, geissospermine par exemple, d’action antivirale sur les rétro-, les herpès virus et les virus à ARN.
Echinacea : plante reconnue traditionnellement pour l’action immunostimulante de ses polysaccharides sur l’activation des macrophages.
Oligo-éléments :
Argent colloïdal : utilisé en médecine humaine dans les infections ORL.
Oligothérapie catalytique selon Ménétrier : Cu-Au-Ag, connu comme soutien immunitaire général, surtout sur les muqueuses.
Mode d’emploi :
Utilisable seul ou en complément du traitement conventionnel à raison de 1 ml M et S pendant au moins 20 jours, voire sur un ou deux mois. Associer à une crème caramel mise au frigo pour faire avaler plus facilement.
Recommandations :
Proposition d’association : 50 ml bucco-felis + un flacon de 30 ml de tonifiant général+ 0,1 ml d’interférons, le tout dilué dans 50 ml de soluté physio. Total de 130 ml de produit : 1,2 ml M et S pendant 50 jours ! Très économique, résultat positif sur la durée sans effet secondaire indésirable.

Fiche de synthèse ABV pitui-canis :
Catégorie :
Supplément nutritionnel à base de plantes et d’oligo-éléments destinés aux chiennes et chevaux âgés.
Formule et actions :
Teintures-mères végétales diluées et dynamisées :
curcuma : anti-oxydant majeur, relance mitochondriale et des fonctions propres cellulaires par la qualité pigmentaire des curcumines.
Pao pereira et Rauwolfia : lutte contre la dégénérescence des glandes endocriniennes par régulation de l’expression du génome.
Oligo-éléments : association cuivre-zinc : atonie système nerveux autonome et endocrinienne, connu en médecine humaine (oligothérapie de Ménétrier)
Produits particuliers : encre de seiche, contient des dérivés iodés et de précurseurs de la mélanine.
Recommandations :
Mérite de toute façon d’être essayé avant d’envisager toute thérapeutique hormonale spécifique allopathique.
Mode d’emploi :
0,5 à 3 ml pendant 3 semaines matin et soir puis réduire progressivement le rythme d’administration jusqu’à trois fois par semaine, si c’est suffisant.
NB : Chez le cheval : existe en 150 ml et 500 ml, dosage : 1 ml/100 kg.

Fiche de synthèse ABV gingko-CF :
Catégorie :
Supplément nutritionnel, produit naturel de santé, à base de plantes et oligo-éléments destiné aux animaux de compagnie dans toutes les situations nécessitant de soutenir les fonctions rénales.
Présentation :
flacons de verre teinté de 50,150 (carnivores) et 500 ml (chevaux)
Composition et activité :
Teintures-mères végétales diluées et dynamisées de :
Rheum off (rhubarbe) : les feuilles de rhubarbe contiennent des tanins utilisables à faible dose pour ralentir la dégénérescence fibreuse des cellules rénales.
Gingko Biloba : action de relance enzymatique générale, en plus de l’action vasculaire classique en médecine humaine
Equisetum (prêle): utilisée ici pour améliorer la qualité de l’eau cellulaire par l’apport en silice colloïdale naturellement contenue dans la plante.
Raphanus (radis noir) : racine utilisée traditionnellement pour ses effets biliaires et diurétiques. Contient des glucosinolates, source de soufre organique, activité détoxifiante.
Oligo-éléments : Se, anti-oxydant fondamental, à associer aux vitamines E et C.
Recommandations :
Utilisable sans aucune contre-indication ni souci d’incompatibilité avec des traitements médicamenteux, que ce soit Lespedeza, les IECA, certains diurétiques. ABV gingko-CF doit être employé rapidement, dès que les fonctions rénales sont soumises à une épreuve. Il est renouvelable sans risque.
Mode d’emploi :
Voie orale, mélangé dans un aliment appètent, 0.5 à 10 ml M et S, selon la cible, chat, chien ou cheval. Passer à une prise par jour lors d’usage sur plusieurs semaines, en respectant des pauses régulières de deux jours sans produit.

Fiche de synthèse ABV respi-CF :
Catégorie :
Supplément nutritionnel, produit naturel de santé à base de plantes et d’oligo-éléments, destinés aux carnivores domestiques lors de périodes à risque pour la fonction respiratoire.
Traitements habituels :
Corticoïdes parfois
Composition et activité :
Teintures-mères diluées et dynamisées de :
Bryonia (bryone) : racine et baies contiennent des hétérosides, ne s’utilisent qu’en dilution forte traditionnellement comme un analogue de la cortisone.
Tropaeolum majus (grande capucine) : contient des glucosinolates, source de soufre organique pour les grandes voies de détoxification, d’où forte relance mitochondriale, énergétique et fonctionnelle, très puissante action anti-oxydante aussi par ses flavonoïdes. Utilisation traditionnelle en médecine humaine comme expectorant et eupnéique.
Oligo-éléments : Manganèse : régulation des terrains allergiques, Cuivre : régulation de l’activité inflammatoire chronique, lutte contre le spasme bronchiolaire ; les deux ensemble : régulation des déséquilibres neurovégétatifs (connu en médecine humaine, oligothérapie de Ménétrier).
Recommandations
ABV respi-CF produit des effets positifs utilisé seul, mais une association avec la thérapeutique conventionnelle est possible, toujours en alternance si elle contient des corticoïdes.
Si des huiles essentielles sont utilisées, elles doivent l’être bien séparément de la prise de l’ABV.
Mode d’emploi :
0,5 à 2 ml selon le poids, matin et soir, par cures de deux semaines de préférence, privilégier des cures entre avril et juin et en octobre-novembre. Une utilisation prolongée ne pose aucun problème.


Fiche de synthèse ABV equi-respi :
Catégorie :
Supplément nutritionnel, produit naturel à base de plantes et oligo-éléments sur un support hydro-alcoolique, destiné aux équidés lors de période à risque pour la fonction respiratoire.
Traitement habituel :
AINS, anti-histaminiques, corticoïdes, bronchodilatateurs.
Composition et activité :
Teintures-mères végétales diluées et dynamisées de :
Bryonia (bryone) : racine et baies contiennent des hétérosides qui s’utilisent en dilution forte traditionnellement comme analogues de la cortisone.
Tropaeolum majus (grande capucine) : contient des glucosinolates source de soufre organique pour les grandes voies de détoxification, relance mitochondriale énergétique et fonctionnelle, très puissante action anti-oxydante par les flavonoïdes. Utilisation traditionnelle en médecine humaine comme expectorant et eupnéique. Action diurétique aussi.
Curcuma : racine contient des curcumines, connues pour leur action anti-oxydante très puissante, d’où action anti-inflammatoire et anti-dégénérative très générale.
Oligo-éléments : Manganèse-cuivre : régulation de la dystonie neuro-végétative, de l’inflammation chronique (Cu) et des troubles allergiques (Mn), oligothérapie de Ménétrier.
Recommandations
En association avec la thérapie conventionnelle pour en réduire les doses ou bien en relais de celle-ci. Produit naturel et non dopant, sans contre-indication.
Mode d’emploi :
2 ml/100 kg deux fois par jour, pendant au moins dix jours. Respecter des pauses, deux jours par semaine sans prise par exemple, lors de traitements longs. Ce produit ne contient aucun arôme, l’associer à de la compote de pommes, ou du miel.
Il est possible de placer l’ABV equi-respi dans un appareil de nébulisation : 5 ml dans la cuve.

Fiche de synthèse ABV equi-podus :
Catégorie :
Supplément nutritionnel, produit naturel à base de plantes et oligo-éléments sur un support hydro-alcoolique, destiné aux équidés lors de période à risque de boiterie du pied.
Traitement habituel :
AINS, anti-histaminiques, saignée, restriction alimentaire sévère.
Composition et activité :
Teintures-mères végétales diluées et dynamisées de curcuma, bryonia, solidago, cynara scolymus
Bryonia (bryone) : racine et baies contiennent des hétérosides utilisés traditionnellement en dilution forte comme analogues de la cortisone.
Curcuma : racine contient des curcumines, connues pour leur action anti-oxydante très puissante, relance mitochondriale majeure d’où action anti-inflammatoire et anti-dégénérative très générale.
Cynara scolymus (artichaut) : flavones, polyphénols, anthocyanides d’action anti-oxydante très générale et puissante, aliment thérapeutique, action diurétique forte.
Solidago : draineur hépatique très classique en phytothérapie, très utile pour éviter l’entretien du processus inflammatoire.
Oligo-éléments : gluconates de Mn et de Cu, d’assimilation forte, régulation de la dystonie neuro-végétative, connue en médecine humaine (Ménétrier), de l’inflammation chronique (Cu) et des troubles allergiques (Mn).
Recommandations
En association avec les AINS ou pour prendre leur relais après quelques jours de traitement. Utilisable sur toute la période de perte de poids, pendant la restriction alimentaire.
Association très utile avec Ami-sweet (laboratoire Centragri), en prise orale, les deux mélangés, pendant un ou deux mois si nécessaire.
Mode d’emploi
2 ml/100 kg matin et soir, pendant une dizaine de jours au minimum.



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samedi 8 octobre 2011

cancers et dénutrition chez les carnivores

La dénutrition dans les cancers des carnivores :

Causes de la dénutrition dans les cancers :

Des études récentes ont démontré que le tissu tumoral se comportait comme « un voleur nutritionnel » captant ce que l’organisme a de meilleur dans ces réserves énergétiques. ("nutritional steal syndrome")(1).
Les glucoses hépatique ou musculaire, stockés physiologiquement sous forme de glycogène deviennent alors l’énergie principale du tissu tumoral....
En effet, les tissus tumoraux sécrètent des médiateurs qui induisent une sécrétion d’hormones cataboliques , c'est à dire destructrices : augmentation de la protéolyse : destruction des protéines de l'organisme, augmentation de la lipolyse : destruction des graisses , augmentation de la glycogénèse, c'est à dire de la fabrication de sucres, nécessaire au bon fonctionnement des cellules cancéreuses... Les tissus tumoraux produisent aussi des médiateurs cachectiques (= responsables de la fonte musculaire, des graisses...).
D’autres travaux démontrèrent aussi la captation par le tissu tumoral des oligo-éléments essentiels au bon fonctionnement des cellules.
Il y a souvent une chute du Magnésium et du calcium avec des conséquences graves sur les métabolismes.., se traduisant par de l'asthénie, des troubles dépressifs, de troubles de l'ossification...

Cette dénutrition de l’organisme cancéreux a des conséquences directes sur son état général mais intervient aussi tant dans l’efficacité que dans la faisabilité du traitement anticancéreux.
Le défaut de nutriments spécifiques entraîne une réduction des capacités fonctionnelle (fatigue),immunitaire(risque d’infection accru) et de régénération cellulaire (= cicatrisation postopératoire).
La dénutrition provoque une majoration du risque de complications . Et une majoration du risque thérapeutique (toxicité augmentée des médicaments). (2)

D’où l’intérêt d’aider l’organisme à lutter contre le cancer, en traitant la dénutrition, au plus tôt !



Traitements de la dénutrition :

L’animal présentant un cancer doit avoir un régime alimentaire spécial :

- Riche en protéines de première qualité à cause de la protéolyse destructrice des muscles : Viande rouge (bœuf), œufs, fromages blancs. A éviter les graisses animales ou les tendons (les "nerfs")...Supprimez toutes les boites et croquettes de premier prix, fabriquées avec des déchets d'équarrissage et trop riches en graisses saturées et glucides végétaux... ! N'apportez pas de produits toxiques supplémentaires à l'organisme affaibli de votre animal...!
Ma consoeur le Dr Marianne Diez de Liège conseille une ration avec 40 % de protéines (9).
Pour ma part, je serais partisan de revenir à une alimentation traditionnelle, plus naturelle..., sans conservateur ou autre appétant !

- Enrichi en vitamines :
-les vitamines du groupe B :( sources : levure de bière, foie de veau ou d'agneau...). Toutefois, La vit.B12 est à éviter dans les cancers, car elle accélère la division cellulaire..., y compris celle des cellules cancéreuses...
-la vitamine C :( sources : baies de Goji, acérola, argousier, cynorrhodon, persil...) agirait en inhibant la prolifération cellulaire; elle augmenterait les effets positifs de la radiothérapie, tout en diminuant les effets néfastes (3).
-la vitamine E :( sources : huiles de germes de blé, tournesol...) protège les membranes des cellules contre radicaux libres; elle pourrait créer une enveloppe protectrice autour des cellules malades et les isolerait des cellules saines .

-Enrichi en oligoéléments :
Les tissus cancéreux sont habituellement carencés en Magnésium et Calcium mais pléthoriques en Potassium et en Sodium.(4).
Par contre ma consoeur Bernadette Brésard  conseille de donner du Potassium, "l'ion intérieur principal" sous la forme des 3 sels du Dr Schussler en 6 DH (Kalium muriaticum, Kalium sulfuricum et Kalium phosphoricum) ou dans les jus verts (herbe de blé, d'orge) et la betterave.(7).
Selon le laboratoire producteur des Granions (=oligoéléments en ampoules buvables) le Magnésium empêcherait la perte anabolique des vitamines notamment la vitamine E(qui possède une activité anti-carcinogène).
Le magnésium a aussi un pouvoir d'activation de la phagocytose par les leucocytes. Donc en pratique, il faut apporter toujours du Magnésium à un organisme atteint d'un cancer. L'excès n'est pas dangereux !
Le Sélénium associé au Cuivre constitue aussi un bon complément dans le traitement des tumeurs.
L'association Cuivre-Or Argent stimulant les défenses de l'organisme est aussi indiquée en cancérologie; elle peut être aussi associée avec des granions d'Uranium.
Le Silicium organique : ma consoeur Bernadette Brésard conseille de l'administrer par la voie percutanée au cours de séances d'ostéopathie (7).


NB : la plupart de ces oligoéléments se retrouvent dans la Spiruline et dans le Nigari, produits que nous offre la Nature....,et aussi dans la levure de Bière ou la Spiruline.


-Enrichi en acides gras essentiels:
(Sources : les huiles de Bourrache, d'Onagre, de Colza..., et les poissons gras, comme la sardine, la maquereau, le hareng, l'anchois, l'huile de Krill...).
Les AGE (Oméga 3-6) aideraient à ralentir la croissance de la tumeur. il faut cependant en apporter sans excès : sur un organisme affaibli, il faut penser à ménager le foie et le pancréas...

- Enrichi en probiotiques :
Ils participent au bon fonctionnement intestinal et qui ont aussi un rôle immunitaire prouvé.
En plus,ils contribuent à favoriser le développement d'une "flore de fermentation", acidophile, qui va protéger l'organisme d'une auto-intoxication, favorable au développement des cellules cancéreuses. (4)


-Pauvre en glucides (sucres) :

Le glucose est le "comburant" de la cellule cancéreuse ! donc à limiter !

Des laboratoires ont développé une gamme d’ aliments adaptés à l’animal cancéreux ( ND Hills..) et aussi à l’animal "dénutri" ( AD pâté Hills, Nutri plus gel Virbac, Fortol Intervet...).
Attention à ne pas donner des aliments trop riches en graisses pour ménager le foie et la pancréas !

Remarque :
Souvent, l’animal dénutri par son cancer a peu d’appétit. Il convient de lui donner des repas légers et nombreux dans la journée et de varier son alimentation.

Des plantes peuvent être associées à ce traitement :

-La Bardane (Arctium lappa) , le Chardon -Marie ( Sylibum marianus):
Elles stimulent le foie et participent à l’élimination des déchets , aussi des toxines produites par la tumeur que celles induites par le traitement de chimiothérapie…
-la Piloselle (Heracium pilosella), le pissenlit (Taraxacum officinalis) :
Par leurs propriétés diurétiques, ces plantes contribuent à l’élimination des déchets par les voies urinaires, et participent indirectement au bon fonctionnement du foie.
-Le Curcuma, puissant anti inflammatoire et anti oxydant, il agit sur l'apoptose des cellules cancéreuses. Il serait aussi anti métastatique
- L'extrait de pépins de pamplemousse ou EPP, par la présence de substances antioxydantes (les limonoïdes), limiterait la prolifération des cellules cancéreuses. De plus, c'est un excellent fortifiant.
-La Bétaïne (betterave rouge):  ma consoeur  Bernadette Brésard la qualifie de "couteau suisse" du métabolisme". elle protège les cellules de l'excès de sel, active la respiration cellulaire ...et de plus est antimitotique ....(7).
Dans les traitements de chimiothérapie, ce sont souvent les reins et le foie qui " lâchent"..., d’où l’intérêt de ces plantes drainantes et protectrices de ces organes. comme le Pissenlit, le Chardon marie, le Desmodium....(8). D'après le Dr Clark, la cellule cancéreuse attire et accumule les toxines (10).
Ma consoeur Bernadette Brésard conseille dans son livre d'ajouter du Glutathion, "un remède ange gardien", dit elle! (7).
-L'apport de céréales germées peut redonner un peu d'appétit et d'entrain à des organismes épuisés : (par ex. Avena sativa de 1 à 3 DH en homéopathie).

En conclusion, Hippocrate(460-356 avant J.C) disait déjà :

"Que votre aliment soit votre médicament"

Mais, la nutrithérapie a vraiment vu le jour, il y a une cinquantaine d'années avec les travaux du Dr Catherine Kousmine (1904-1992). : une alimentation saine peut redonner à l'organisme malade ses capacités de guérison.(5).
Elle associe à cette démarche une série de mesures : supplémentation en nutriments ( vitamines, oligoéléments, AGE), hygiène intestinale (lutter contre la constipation par des lavements), maintien d'un équilibre acido-basique de l'organisme (ph des urines compris entre 7 et 7,5) et enfin l'immunomodulation (Le but est "induire une désensibilisation immunitaire à l'agent causal et aussi de relancer une défense immunitaire normale du sujet").

Par ses idées novatrices, Catherine Kousmine fut fort décriée par ses collègues médecins de l'époque... Condamnée, elle dut quitter la France !
Depuis, les médecins, les nutritionnistes, les naturopathes insistent aussi sur la prévention du cancer.
Selon les dernières observations du Fond Mondial de la Recherche contre le Cancer, publiées en 2007, on estime que 30% de tous les cancers sont directement reliés à la nature du régime alimentaire des individus. L’hérédité ne représenterait qu'une faible proportion de tous les cancers de l'ordre de 15%.
75% des cancers pourraient être prévenus, en modifiant notre mode de vie (6).

Je crains que ces chiffres, alarmants chez l'homme, soient supérieures chez nos animaux- de compagnie- .
L'alimentation que leur donne "le maitre" est souvent de mauvaise qualité et nous sommes donc responsables de leurs cancers !
Attention aux friandises, souvent riches en sucres solubles !




Bibliographie :

(1)-Professeur H. Joyeux, chef de consultation à l’Institut du cancer de Montpellier: Nutrition et cancers ( colloque International en Italie du 24 au 26 septembre 2004)
(2)- École de la dénutrition :http://www.ecole-de-la-denutrition.com
(3)-The Moss Reports : The cancer chronicles :Alternative treatments (bulletins du Dr Ralph W Moss, cancérologue réputé aux US). Nombreux liens sur internet.
(4)- Oligo-éléments et Oligothérapie : Dr Claude Binet
(5)-Dr Kousmine : "Soyez bien dans votre assiette". La sclérose en plaques est guérissable". "Sauvez votre corps"
"Votre alimentation selon l'enseignement du Dr Kousmine", par le Dr Alain Bondil et Michel Kaplan.( Le Dr Alain Boudil est un de mes amis de Ste Maxime !). Fondation: www.kousmine.com
(6) -Richard Beliveau : les aliments contre le cancer. La santé par le plaisir de bien manger.
R. Beliveau, biochimiste de formation, canadien, est professeur et titulaire de la chaire en prévention et traitement du cancer à l'Université de Montréal (Québec).
site: richardbeliveau.org
(6)- Nutrition et cancer La Dépêche vétrinaire n° 1494 du 14 septembre 2019.
(7)- Berdadette Brésard, vétérinaire : "Mon chien a un cancer : que faire...naturellement" (Vetholistic)
(8)-Pierre May, vétérinaire : Guide pratique de phyto-aromathérapie. Editions Méd'com.
(9)- Nutrition et cancer : un lien avéré : la Dépêche Vétérinaire n° 1494 du 14-20 septembre 2019
(10)-Dr Clark Hulda : The Cure for all Advanced Cancers 1999, New Century Press.

TEXTE MIS A JOUR LE 16 /09/2019