dimanche 29 janvier 2012

LES DERMATITES EOSINOPHILIQUES FÉLINES


Approche d'un traitement phyto-homéopathique :


Les dermatites éosinophiliques sont fréquentes chez les félins mais plutôt rares chez les canidés (1) .
Elles sont une réponse inflammatoire à des allergènes divers. Histologiquement, elles se traduisent par l’accumulation des globules blancs éosinophiles dan les tissus..

Elles se manifestent par différents types d’expression :



A-Le complexe granulome éosinophilique (CGEF)
B- La dermatite miliaire.
C-Le syndrome éosinophilique


A- Le complexe granulome éosinophilique :

Il regroupe 3 grands syndromes (2)  :

-L’ulcère atone :
Il est presque toujours situé à la lèvre supérieur et habituellement, il n’est ni prurigineux, ni douloureux.
-La plaque éosino :
Elle est souvent suintante et ulcérée et est responsable de vives démangeaisons. Elle se localise essentiellement à l’abdomen et sur la face interne des cuisses.
-Le granulome éosinophilique :
Il se présente sous forme d’un bourrelet induré, linéaire, dépourvu de poils, localisé en arrière des cuisses. Il peut aussi apparaitre dans la bouche et au niveau des pieds. Il est habituellement
 non prurigineux.

B- la dermatite miliaire ou eczéma miliaire :

Elle se manifeste par  la présence de nombreuses petites croûtes, focales, multifocales ou diffuses, associé à du prurit.  A la palpation la peau présente un aspect de papier de verre….
La localisation dorsolombaire est la plus fréquente mais la tête et le cou peuvent être concernés


C- le syndrome éosinophilique (3) :

C’est une entité clinique rare. Il se caractérise par une éosinophilie sanguine et tissulaire persistante.
Son pronostic est sombre. Et le traitement délicat. Il regroupe notamment les syndromes myéloprolifératifs ( leucémies) et le syndrome idiopathique.
Ces maladies sont à rapprocher de celles  existantes chez l’homme.

Traitements :


A-allopathiques : (3)

Il sera simplement évoqué car ce n’est pas le but de l’article.

1- la corticothérapie :

La Prednisolone  ( et methyl prednisolone) :
En traitement à court terme (cas aigu):
-Les comprimés  de prednisolone sont donnés à la posologie  de 1- 2 mg/Kg/jour, durant une à deux semaines par la voie orale, pouvant être associé à un spray à base d’acéponate d’hydrocortisone ( Cortavance ND) 
- L’injection retard d’ acétate de methylprednisolone à la posologie de 4à  5 mg/kg d’une durée d’action de 3 à 4 semaines.
En traitement au long cours : (entretien) :
 La méthode des jours alternés (CJA) est à conseiller :donner les comprimés un jour sur deux
Principales contre-indications:
Les mycoses, le diabète sucré, les rétroviroses.
Effets secondaires à long terme : boulimie, polydipsie et urie, prise de poids, Cushing iatrogène, diabète sucré  (80% de l‘origine des cas !) …+ cutanés (dépilations, alopécie, atrophie  et fragilité cutanée, hyper pigmentation, pelage terne…).
Cependant, les félins supportent mieux la corticothérapie que les canidés, tout au moins en cas de traitement d’ une durée raisonnable.

2-Les immuno-modulateurs :

Ces sont les inhibiteurs des calcineurines:

En médecine vétérinaire, ce sont la Ciclosporine (voie orale) et le Tacrolimus ( voie locale).
 -La voie générale : la ciclosporine:
La posologie de la ciclosporine ( Atopica  chat ND) chez le chat est de : 7 mg/kg/jour pendant 1 à 2 mois. Puis selon l’effet, le traitement peut-être donné tous les 2 jours et ensuite 2 fois/semaine.
Il n’y a aucune durée de limitation du traitement…
Les effets secondaires observés sont des troubles digestifs qui d’après le laboratoire Novartis passent avec un traitement symptomatique.
Les contre-indications : 
 Chez l’animal malade  (déjà immunodéprimé)ou le porteur « sain: »
 Par blocage des défenses naturelles, des maladies peuvent apparaitre comme la Toxoplasmose, notamment dans les traitements prolongés à doses journalières. Prudence !

La voie locale : Tacrolimus 
 Sa concentration est de  0,1 à 0,03 %  et il est appliqué deux fois/ jour en début de traitement.


3- Les acides gras essentiels :

Les acides oméga 3 et 6 :

Ils possèdent des propriétés anti-inflammatoires reconnues en dermatologie « allopathique »
L’acide arachidonique et les eicosanoides (2) sont les médiateurs des réactions allergiques.
Malgré que ces AGE se trouvent facilement dans la nature…, les laboratoires commercialisent des produits parfois de synthèse….


B- traitements homéopathique et de phytothérapie :


1-Traitement étiologique:

Il faut dans un premier temps éliminer les causes possibles de l’allergie :
-Traiter  l’animal  régulièrement contre les puces  !Elles sont responsables de plus d’une manifestation allergique sur deux chez le chat !
Vermifuger  aussi le chat, 2 fois/ an, voire tous les 3 mois pour les chats « vadrouilleurs ».
-Traiter l’environnement contre les pneumo-allergènes comme les acariens des poussières de maison :
bien aspirer et utiliser des diffuseurs d’aérosols insecticides et acaricides, les « fogger », en l’absence des occupants…
-Donner une bonne alimentation : se méfier des aliments premier prix et faire confiance à des fabricants connus pour le sérieux de leurs produits.
Les aliments responsables  (trophallergènes)  (4) sont des protéines de poids moléculaire élevé ou de petites molécules, comme les additifs … C’est ainsi que l’on pourra rencontrer des allergies à la viande de bœuf, d’agneau, de poulet, au poisson, aux abats…Des aliments hypoallergéniques sont commercialisés à cet effet et permettent déjà de réduire le nombre de cas de ces dermatites. Souvent, ils contiennent des protéines d’origine végétale…
-Traiter le stress chez le chat dont l’expression peut-être cutanée ( plaie de léchage par anxiété).
Le Rescue sera alors prescrit  : lire l’article de blog.

2-Traitement curatif :

L’origine des dermatites éosinophiliques est le plus souvent allergique . Le chat atteint est souvent allergique à plusieurs allergènes qui peuvent être à la fois des pneumo et trop allergènes , c’est-à-dire des allergènes d’origine respiratoire et alimentaire..

 a)-Il faut donc soigner le TERRAIN !

Les oligo-éléments Manganèse et Soufre sont à prescrire dans tous les cas  car ils sont des antiallergiques  et désensibilisants universels.( lire article du blog sur les oligo-éléments.).
Pour le Manganèse : Pyrolusite DH 8 gouttes buvables , à raison de 5 gouttes/jour.
Pour le Soufre : Soufre natif DH 8 gouttes buvables , à raison de 5 gouttes / jour.
b)- Il faut opérer  à une détoxification de l’organisme « psorique » et faire un drainage de la peau :
En homéopathie : donner Nux vomica 5 CH, à raison de 5 gouttes, 2 fois/ jour, 10 jours.
En phytothérapie : donner de la Bardane en EPS à raison d’un  ml/ 5 kg.
c)-pour calmer symptomatiquement le prurit, donner Urtica urens 5 CH, à raison de 5 gouttes, 3 fois/jour et appliquer un peu de Calendula sur les plaies.
d)- Apporter des Acides Gras Essentiels :

Ils ne sont pas synthétisés par l’organisme et sont indispensables au fonctionnement de la peau.
En dehors des huiles végétales, ( Onagre…), la source la meilleure est l’huile de poissons de mer et non d’élevage( dont la présence des AGE dépend de l’alimentation du poisson en captivité !).
L’huile de saumon serait la plus adaptée au chat.
De nombreuses spécialités sont commercialisées par les laboratoires vétérinaires : Precium w, Viacutan, Sofcanis pelage,  Agepi Omega,  Megaderm, Vetheo pelage….(5)
e)-Si le traitement  de terrain ne suffit pas, alors il faut ajouter des plantes immuno-modulatrices comme La Griffe du Chat  (Uncaria tomentosa).
Le laboratoire vétérinaire  Abivet  commercialise cette plante sous forme de mini-comprimés, très faciles d’utilisation: Catclovir ND ( Un comprimé/ 2 kg/jour.) Voir article sur l’atopie canine.

En conclusion, les dermatites éosinophiliques sont à rapprocher de l’asthme.
Ces 2 affections se manifestent par des réactions allergiques face aux allergènes de l’environnement, l’une au niveau cutané, l’autre au niveau respiratoire. Elles pourraient être rassemblées sous la dénomination d’atopie féline, car le terme atopie veut dire « sans localisation  ».

Mon professeur d’homéopathie le Dr Joanny  nous disait lors de ses cours à propos de ces affections que c’était une porte de sortie pour les « humeurs  de l’organisme » . Aussi, disait il, « Vous allez bloquer, l’asthme et Vous verrez arriver l’eczéma au galop  et vice versa  !…Il faut les " canaliser" et c’est alors toute la difficulté …  » .

Bibliographie :

(1)- Thèse : Les dermatoses éosinophiliques du chien  Dr Fanny Altiery, vétérinaire, Université C.Bernard Lyon  le12/10/ 2010.
(2)- Mise au point sur les dermatoses félines deu Dr William Bordeau ( la Dépêche Vétérinaire n°1152-Janvier 2012)
(3)-Actualités en dermatologie féline du Dr Pascal Prélaud  vétérinaire (La  Dépêche Vétérinaire technique n° 125 -Novembre 2011).
(4) -Dictionnaire Pratique de Thérapeutique Chien, Chat, Nac des Drs R. Moraillon, Yves Legeay, Didier Boussarie, Odile Sénécat.  (7 ème édition).
(5)-Dictionnaire Médicaments Vétérinaires( le DMV) édition de 2011.











lundi 2 janvier 2012

L'ASTHME FELIN


 Approche d'un traitement homéopathique

Cette affection concernerait 7 % de la population adulte française et toucherait 1% de la population féline et notamment 5% des chats siamois.
L’asthme du chat serait d’origine allergique et ferait partie de l’ATOPIE féline, à côté d’affections cutanées comme la dermatite miliaire, le complexe granulome éosinophilique félin.(allergie d type I).
Aucune étude n’a été faite pour savoir si une prédisposition génétique existerait chez les félins comme chez l’homme (gène ADAM33).
De même, aucune étude n’a été publiée d’une part sur l’impact de la pollution sur les bronches de nos compagnons et d’autre part sur le « surhygiène » qui entrainerait un manque d’auto-immunisation et qui expliquerait aussi la montée des allergies.
Tous les chats, q.q soit leur âge peuvent développer un syndrome asthmatiforme, mais il semblerait que les animaux âgés entre 1 à 8 ans soient plus particulièrement affectés.
Les chats obèses sont plus enclin à devenir asthmatique !


LES SYMPTÔMES:

Comme chez l’homme, l’asthme félin se manifeste par des crises de grandes difficultés respiratoires.
Le chat reste assis et tend le cou en avant et tire la tête vers le bas… Il respire la gueule ouverte , il présente des efforts respiratoires abdominaux …les pupilles sont dilatées, la langue souvent cyanosée ( bleue), le regard du chat est anxieux….
La crise peut ne durer que q.q minutes mais elle peut entrainer la mort par suffocation…

LE DIAGNOSTIC :

Il est essentiellement clinique :
En dehors des symptômes décrits précédemment, le chat présente à l’auscultation cardiorespiratoire, 2 types de bruits anormaux :
-Sifflements diffus, témoins d’une atteinte respiratoire profonde. Ces bruits, surtout expiratoires, résultent d’une diminution du calibre des bronches…
-Crépitements : Ces bruits discontinus égaux entre eux, apparaissent en début d’inspiration et /ou de l’expiration, sont plus facile audibles après la toux…(1).


L’examen radiologique n’apporte rien dans de bien intéressant pour le diagnostic de l’asthme.
La présence d’une éosinophilie sanguine, présente dans 75% des cas ne reste cependant qu’un élément d’orientation. Et non une certitude.
Le diagnostic par intradermo-réaction ( tests cutanées) présente peu d‘intérêt chez le chat : un test positif ne signifie pas nécessairement que le chat est atopique, de même qu’un test négatif ne veut pas dire que le chat n’est pas sensibilisé à cet allergène…
Le dosage des IgE sériques est encore à l’étude expérimentale… :

LES ALLERGÈNES RESPONSABLES :

Ce sont essentiellement des aéroallergènes :

-Pollens ( asthme saisonnier !)
- Poussières de maison : acariens : dermatophagoides farinae
-Fumées :cigarettes, cheminée…
-Poussières : de la litière, tapis, des croquettes…
-Aérosols : parfums, désodorisants…
-Produits ménagers : détergents…
-Produits chimiques, la pollution probablement…

Les trophallergènes ou allergènes alimentaires ne procurent que rarement une crise asthmatiforme chez le chat. Cependant, certains chats semblent répondre favorablement à une alimentation hypoallergénique, peut-être à cause du passage sous le seuil de sensibilité allergique bien que le facteur responsable soit un aéro-allergène.
Comme chez l’homme, le stress pourrait être aussi un facteur déclenchant de la crise d’asthme.


MÉCANISME D’ACTION :

« Le chat présente des particularités qui le prédisposent à l’asthme, notamment le caractère élastique du cartilage des voies respiratoires.
Lors de la présence d’aéro-allergènes au niveau bronchique, la fixation de complexes IgE-antigènes à la surface des mastocytes entraine leur dé granulation avec libération d’histamine, sérotonine, et divers cytokines pro-inflammatoires…, et l’afflux de granulocytes éosinophiles.
Parallèlement, le système orthosympathique est inhibé alors que le système parasympathique est stimulé.
Les conséquences sont un œdème et une infiltration cellulaire de la muqueuse bronchique et une broncho constriction et hypersécrétion de mucus, l’ensemble étant responsable d’un rétrécissement majeur des voies aériennes st de la crise d ‘asthme  » (2)


TRAITEMENTS:

1-/ D’éviction :

Les traitements d’éviction consistent à supprimer les facteurs responsables de l’asthme.
Il faut donc :
-supprimer les sources de poussière et l’ habitat des acariens ( tapis, coussins…)
-passer régulièrement l’aspirateur, muni d’un filtre anti-acarien
-laver régulièrement les lieux de couchage à l’eau chaude
-éviter les parfums, les aérosols, le tabac
- éviter de laver les sols à grande eau, car l’humidité est mauvaise pour les bronches !
-supprimer la nourriture déshydratée ( croquettes) à cause de la présence d’acariens de stockage? (publication du Dr Prost, vétérinaire dermatologue).

2-/ Traitement médical allopathique :

A) -Bronchodilatateurs :

Les principaux symptômes de l’asthme sont des sifflements , conséquences d’une broncho-contraction, d’où l’intérêt thérapeutique des broncho-dilatateurs :

- Les Methylxanthines ,dont la théophylline:

La théophylline favorise le relâchement des muscles lisses bronchiques et du diaphragme ( Dilatrane ND)

B)- Glucocorticoïdes :

La Dexamethasone et la Prednisolone sont les plus utilisées en présentation orale ou injectable à action immédiate ou retard…
Leur emploi à long terme n’est pas sans effets secondaires ( polyurie, polyphagie, polydipsie…).

C)-l’Aérosolthérapie : (nébulisation ou spray doseur) :

Des corticoïdes comme la Fluticasone, des bronchodilateurs comme le Salbutamol, plus connu sous le nom de Ventoline chez l’homme sont utilisés et permettent d’utiliser de très faibles doses de médicament pour obtenir de bons effets thérapeutiques avec un minimum d’effets secondaires!

D)- Immuno-modulateurs :

La ciclosporine (Atopica ND) permet d’éviter la dégranulation des mastocytes qui alors libèrent de l’histamine de la sérotonine…, génératrices de la crise d’asthme.
Cependant, cette molécule peut présenter sur certains chats des effets de hépato, néphro, voire neuro-toxicité. De plus son coût de revient est élevé pour une utilisation à long terme



3-/ Traitement homéopathique :

L’asthme félin fait partie des maladies « atopiques « du chat, au même titre que le complexe granulome éosinophilique et la dermatite miliaire…..

A)- traitement de fond :

-Manganèse et soufre :

Comme dans toutes les maladies allergiques, l’apport de Manganèse et de Soufre est nécessaire:
Pyrolusite DH 8 gouttes buvables + Soufre natif DH 8 gouttes buvables, à raison de 5 gouttes de chaque produit / jour. Ces 2 oligoéléments sont reconnus comme ayant des propriétés antiallergiques et désensibilisantes. Ils sont aussi des modificateurs du terrain.
Il a été prouvé chez l’homme que les sujets atteints d’atopie assimilaient mal le Manganèse, d’où l’intérêt d’un apport supplémentaire sous forme de complément alimentaire chez ces malades.

-Thymuline 7 CH ou 9 CH :

La Thymuline est l’une des hormones produites par le thymus qui a un rôle important dans la maturation des lymphocytes T, agents de l’immunité. La concentration de 9 CH a une action modulatrice sur cette hormone et donc tempère les réactions du système immunitaire face à l’allergène.
Donnez une dose / semaine., minimum de 6mois. Ce traitement peut être renouvelé.

-La Griffe du chat ( Uncaria Tomentosa) : à la place de la Thymuline :

Cette plante présente aussi des propriétés immuno-modulatrices et peut-être aussi prescrite à raison d’une posologie de 20 mg /Kg/ jour et peut être associée à des Corticoïdes, contrairement à la Thymuline 9 CH , médicament homéopathique. Le laboratoire vétérinaire Abivet la commercialise sous le nom de Catclovir comprimé chat ( en vente uniquement sur prescription).


B)- traitement de la crise :

- Poumon-histamine 7 CH ou 9 CH :

C’est le médicament à donner dans un premier temps pour améliorer rapidement l’état de détresse respiratoire : Poumon -histamine 7 CH, toutes les 2 à 3 heures!

- Autres médicaments homéopathiques: à associer en fonction des symptômes observés : (3)+(4)+(5).

-Ipeca : en cas de respiration sifflante, très forte dyspnée, aggravation par les temps humides et le mouvement. Toux sèche, parfois nauséeuse (vomissements).

-Senega : en cas de grande accumulation de mucosités dans les bronches, expectoration difficile.
Parésie bronchique, aggravation à l’air frais et le matin. Toux violente. IL peut être prescrit en 1X à 3 X dans les cas graves.
-Antimonium Tartaricum :en cas de dyspnée intense et tendance à l’asphyxie. Toux grasse avec expectoration peu abondante et difficile.
-Kalium carb. :en cas de toux sèche, pénible, étouffante surtout nocturne. Sécrétions bronchiques peu abondantes . D’après Kent : Kalium carb. a l’une des plus violentes toux de tous les remèdes de la matière médicale.
-Ammonium carb. : en cas de râles thoraciques analogues à des ronflements provoqués par l’accumulation de mucus difficile à expulser. Toux incessante principalement la nuit. Tendance à la défaillance cardiaque.
-Blatta orientalis : en cas de crise consécutive à des travaux dégageant de la poussière….

Cette liste pourra être modifiée par l’auteur de cet article

Ces médicaments homéopathiques seront prescrits en basse dilution et seront renouvelés plusieurs fois dans la journée, jusqu’ amélioration !

Les traitements de l’asthme sont souvent prescrits à vie. Les traitements allopathiques classiques peuvent devenir à long terme nocif….Les traitements homéopathiques, en soignant le terrain , permettent de limiter les crises et présentent le grand avantage de ne générer aucun effet secondaire.

Toutefois, ces traitements nécessitent une bonne connaissance de la matière médicale ou le concours d’un vétérinaire « homéopathe » car l’asthme du chat, comme celui de l’homme peut être mortel !
Donc prudence dans l’auto-médication de Votre chat asthmatique….




Bibliographie :

(1)- Nouveautés thérapeutiques dans l’asthme du chat: Thèse de doctorat vétérinaire de Victoria Vanneph ( Faculté de Créteil 2009).
(2)- L’Asthme félin : Aurore Hamelin La Dépêche vétérinaire N° 1060.
(3) -Homéopathie vétérinaire H. Quiquandon.
(4) -Dictionnaire d’homéopathie pour nos animaux de compagnie Dr P. de Wailly.
(5)-Thérapeutique homéopathique M.N Issautier.

lundi 21 novembre 2011

Calicivirose féline : un témoignage pratique

Témoignage sur la maladie de Muscade, atteinte d'une calicivirose féline et traitements homéopathiques de Tiphaine :



J’ai découvert ce virus sur Muscade, jeune chat d’un an et demi. Ce chat habituellement très joyeux, était prostré depuis quelques jours. Le vétérinaire lui a ouvert la bouche : une affreuse gingivite, les muqueuses à vif…

Piqûres d’antibiotiques et de cortisone. PCR, qui s’est révélé positif au calicivirus.

Le traitement l’a soulagé provisoirement. Mais il a récidivé, et il a fallu recommencer. En fait, il était amélioré provisoirement, disons plutôt soulagé, mais son état s’aggravait avec ce traitement puisque il était de plus en plus sérieusement atteint, et que la fréquence des piqûres se rapprochaient. Jusqu’au jour où il n’a plus été en état de s’alimenter. Il était prostré, avec de la fièvre, complètement abattu, déshydraté, couché la tête en bas. Une semaine sous perfusion chez le vétérinaire. J’ignore ce qu’il a reçu. Le vétérinaire l’a retapé. Il a eu ensuite l’interféron, sans effet.

On a essayé le bleu de méthylène, l’Enysil ( mais cela colle aux gencives), les boulettes de lysine.

J’ai ajouté un peu d’homéopathie ( les remèdes classiques que nous utilisons : allium cepa composé, borax, capsicum, les mercurius …) rien de probant.

On lui a alors ôté les dents. Il y a eu une nette amélioration. Le chat était soulagé, à nouveau il était heureux et grimpait aux arbres. Bref, il revivait. Manque de chance on l’a revacciné, il a flambé.

C’est à partir de là que j’ai refusé de le ramener chez le vétérinaire et que je me suis débrouillée seule. Il était alors âgé de 5 ans. la gueule était rouge feu, les gencives saignaient, les muqueuses gonflées et avec des aphtes, les amygdales à faire hurler, il perdait du poids.

Mon premier traitement a été : (début 2010)

1 gélule d’ échinacée

des probiotiques

du Lapacho 8 DH en solution à l'eau distillée

de l'aloé véra bio avec 5 gouttes d'extrait de pépin de pamplemousse

Et surtout ce produit : origano de vitaminor

Le résultat a été spectaculaire. Au bout de 3 jours : plus aucun saignement, gueule moins rouge désenflée, aphtes qui cicatrisent…

J’ai donc continué le traitement pendant 8 jours. Puis j’ai cessé l’origano et ai continué le reste, en forçant le dosage d’EPP.



Muscade étant provisoirement tiré d’affaire, il s’est remis à s’alimenter, a regrossit et bien entendu refusé que je continue à le soigner … viva la liberta ! le chat est reparti en vadrouille …

Lorsqu’il rentrait de ses escapades, il fallait recommencer, mais sans l’origano.



Le traitement a évolué, j’ai ajouté des oligo-éléments, cuivre-or-argent (pas probant chez Muscade),

De la silice organique, qui a apporté une amélioration mais insuffisante. L’EPP était donné à plus forte dose, je badigeonnais même les muqueuses avec, et cela le soulageait … il lui est arrivé de m’en réclamer.

J’ai ajouté de la griffe du chat, le pvb affections bucco-pharyngées.



Impossible de savoir ce qui marchait vraiment, si c’était la synergie des produits, ou si un produit était plus efficace que les autres. Je devais toujours le soulager plus ou moins dans l’urgence et je n’avais pas le temps d’expérimenter chaque produit individuellement.



Ce que j’ai constaté c’est que Muscade qui lorsqu’il n’était pas soigné avec ces produits avait contaminé légèrement deux autres chats (le problème a été réglé et rentré dans l’ordre avec les produits donnés pour Muscade : EPP dans l’eau de boisson pour tous, silice organique, homéopathie dans la paté) … seul Muscade restait atteint. Du jour où je l’ai mis aux traitements naturels, il n’a plus contaminé personne.



Ainsi, j’ai constaté que les produits de base tels que l’EPP, les oligo-éléments, la silice organique, l’homéopathie habituelle marchent sur des calicivirus légers, pour des chats qui n’ont pas été aggravés avec les traitements allopathiques.



Donc, moins le chat a été traité, plus les produits naturels fonctionnent au point pour certains chats testés positifs au PCR, de repasser négatifs.



Cependant, Muscade a fini par en avoir marre d’être soigné et à force de refuser de continuer tout traitement, il a rechuté. J’ai voulu recommencer le traitement ci-dessus, mais il n’en pouvait plus, je devais le piéger pour le soigner, et en plus l’efficacité de ce traitement diminuait très nettement, comme si le virus qui avait pris un sacré coup avec l’origano notamment, avait réussit à créer des résistances. Mais il parvenait tout de même à s’alimenter, à condition que ce soit du sec ( croquettes)



Pour aggraver le tout, certainement parce qu’à nouveau malade il perdait ses réflexes, il a été renversé par une voiture ! …



Amené en catastrophe chez un vétérinaire qui ne le connaissait pas, celui-ci a diagnostiqué une luxation de la hanche et le bassin explosé … et voyant qu’il était atteint de calicivirus de manière assez importante, il se posait la question qui me fit frémir : de l’euthanasier. Je refusais, et il préféra vérifier ses analyses de sang. Malgré l’état de sa bouche, les analyses étaient toutes bonnes.



J’insiste là-dessus, car grâce à ce traitement qui certes était insuffisant pour le débarrasser de cette maladie, Muscade qui parvenait à s’alimenter ne présentait aucune déficience organique, ce qui arrive habituellement à ces chats malades.



Le traitement n’était donc pas assez puissant pour le guérir, mais l’avait tout de même une nouvelle fois sauvé.



Le vétérinaire ne parla plus d’euthanasie, fort étonné de ces résultats et de le voir malgré tout s’alimenter. Et Muscade fut opéré. Aujourd’hui il a bien récupéré.



Cependant, la bouche n’était pas belle, et Muscade qui au début réclamait l’EPP, maintenant fuyait.

Il fallait que je trouve un traitement pour le remettre en confiance. Un traitement sans goût, sans odeur, facile à donner, bref non traumatisant pour ce chat qui n’en pouvait plus de mes petites médecines.



Il n’y avait que l’homéopathie pour répondre à ces critères galéniques. Il fallait trouver un remède plus efficace que ceux donnés jusqu’ici.



Arum Maculatum ! présenté comme un puissant anti-inflammatoire, utilisé en ORL …je ne risque rien d’essayer. Le résultat est spectaculaire.

1 petite seringue de 3ml, Muscade a failli se rebiffer, mais il l’a avalée. Je n’insiste pas, je le laisse tranquille. Le lendemain, je constate que l’inflammation a faibli, les muqueuses sont plus nettes, moins rouges, je lui en redonne. Le surlendemain, c’est encore mieux. Le 3ème jour, les muqueuses sont presque roses ! Le chat est ravi …j’ai regagné sa confiance.



Je continue alors en donnant les doses 3 fois par semaine. (Impossible de lui donner des granules fondues 3 fois par jour, il ne me laisserait pas faire. Je suis contrainte de procéder par doses)



L’inflammation disparaît. Mais au bout de quelques semaines, il bave. Il pue même ! Malgré ses gencives toujours roses. Je lui ouvre la bouche pour voir plus loin, les amygdales sont violacées et ça le fait baver.



Il faut trouver un autre remède, je reprends mes recherches. Baptisia tinctoria semble une indication. Je tente. Ça marche !



Je suis restée sur 5CH un bon moment, et puis voyant que je ne venais pas à bout de ce traitement que je devais renouveler pour chaque remède deux fois par semaine, 3 fois en cas d’aggravation. J’ai décidé de passer de l’aigu au chronique en montant progressivement les dilutions.



7CH n’apporta pas grand-chose

9CH un palier est atteint, avec une amélioration évidente

15 CH me permet d’envisager de diminuer la fréquence des prises. Aujourd’hui Muscade a 1 dose de rappel tous les 10 jours environ et là je me contente de mélanger dans une petite seringue de 3ml les deux produits (il a pu rester 3 semaines sans traitement, mais j’adapte en fonction des besoins), il y a eu des petits coryza dans la maison en ce mois de novembre, quelques petits virus apportés par des nouveaux chats, qui venait un peu contrarier l’état ORL de chacun, aussi j’ai rapproché les prises, mais la 15 semble permettre de moduler confortablement selon les besoins du chat.



Aujourd’hui Muscade a repris son poids, il est propre, et grimpe aux arbres. Il parvient même à manger naturel : poisson, poulet cuit.



Resterait à expérimenter la 30, et peut être les korsakoff … mais ceci sous contrôle d’un vétérinaire homéopathe, personnellement je n’ose pas.



Pour la durée du traitement, j’ai indiqué sur mon blog de prendre chaque semaine une nouvelle dilution, en fait il faut faire selon, 1 mois est plus approprié, mais cela peut être plus encore.

D’autant que le virus va vouloir à tout moment reprendre le dessus, il y a donc des améliorations et des aggravations. Il faut insister et quand il y a une stabilité, ou au contraire la sensation de ne plus avoir d’amélioration, passer à la dilution supérieure. Tout dépend du chat, et c’est difficile de fixer une règle pour tous. Mais je constate que certains lecteurs sont bien trop pressés, d’une part ce traitement n’a pas vocation à guérir le chat (ou alors peut être dans la durée) mais lui permettre simplement de vivre normalement, et qu’il faut du temps et de la constance. On ne va pas régler le problème en 1 mois ! Cela m’incite d’ailleurs à corriger mon traitement et indiquer 1 mois au moins par dilution, sachant que la première semaine de 5 ch, on pourrait renouveler les prises 3 fois au lieu de 2.

La difficulté avec les granules c’est que certaines personnes lisent mal et donnent 3 granules 2 fois par semaine ! et après me disent que ça ne marche pas vraiment, lorsqu’elles corrigent en donnant 25 granules 2 fois la semaine (25 granules = 1 dose ou 3ml) l’amélioration est immédiate … quoi qu’on en dise, il y a bien un problème de quantité avec l’homéopathie !



Ce traitement que j’ai publié depuis maintenant un peu plus d’un an, est expérimenté par de nombreux protecteurs et également des éleveurs, avec succès. Surtout les deux produits homéopathiques Arum maculatum et Baptisia. L’Origano ayant fait peur à de nombreuses personnes, mais ce premier traitement nous avait donné l’espoir qu’on pouvait trouver quelque chose. Arum et baptisia sont simples d’utilisation et peu coûteux. Certaines protectrices en mettent sur la nourriture de chats sauvages atteints de calicivirus qu’elles ne pourraient pas soigner. Les chats vont nettement mieux, selon leurs constatations.

Pour suivre l’évolution de mes traitements :

http://panierperce.unblog.fr/2010/04/11/la-calicivirose-la-soigner-efficacement/

http://leschatsfontlaloi.over-blog.fr/article-des-solutions-contre-le-calicivirus-du-chat-56499100.html

http://www.leschatsfontlaloi.net/article-arum-maculatum-remede-homeopathique-du-calicivirus-61010745.html

http://www.leschatsfontlaloi.net/article-arum-maculatum-et-baptisia-tinctoria-contre-les-gingivites-et-le-calicivirus-65029995.html

http://www.leschatsfontlaloi.net/article-calicivirus-gingivite-coryza-encore-des-solutions-79586443.html

http://www.leschatsfontlaloi.net/article-mise-a-jour-du-traitement-contre-le-calicivirus-83763686.html

vendredi 14 octobre 2011

Les facteurs de transfert et l'immunité en médecine vétérinaire

Intérêt et usage des facteurs de transfert 4life en clinique vétérinaire sur les petits animaux, bilan de huit années d’utilisation ( Dr Nicolas Baudin, vétérinaire praticien).


Les facteurs de transfert sont un groupe d’une dizaine de protéines, de poids moléculaires voisins, assez faibles, qui se retrouvent en quantité au côté des immunoglobulines dans le colostrum de certains mammifères, dont les bovins. Ils n’ont pas du tout l’activité spécifique à la reconnaissance des antigènes mais ils potentialisent la mobilisation des cellules immunitaires, en particulier les macrophages, lorsqu’un antigène est présenté et que l’immunité humorale se met en marche. Leur action est impliquée dans l’immunité innée, qui soutient l’immunité acquise.
C’est le sens général qu’il faut comprendre de la littérature à leurs sujets, peu abondante finalement, et des travaux du laboratoire 4life, qui les produit et les distribue. Il ne faut pas les confondre avec les facteurs de transferts spécifiques sur lesquels on trouve de nombreux travaux. A l’évidence, les effets observés à leur usage sont véritablement en faveur d’une relance de l’immunité cellulaire, de façon efficace et non désordonnée. C’est pourquoi, après quelques années d’utilisation des FT, il me semble pouvoir discerner deux effets majeurs : le soutien immunitaire non spécifique et la régulation immunitaire.
La qualification de leur action comme non spécifique est très importante car, alors qu’ils sont extraits du colostrum bovin et du jaune d’œufs de poules, rien ne pose problème pour leur utilisation sur l’Homme, comme l’exploite le laboratoire 4life, le chien ou le chat, voire d’autres espèces (oiseaux ?). Le deuxième avantage de cette absence de spécificité est qu’ils sont utilisables dans tous les contextes infectieux ou immunitaires déficients. Attention cependant à ne pas leur demander une aide dans la lutte antivirale, ils n’ont apparemment ici aucun intérêt et ne sont pas à rapprocher des interférons.
Il y a chez 4life trois produits différents : Transfert Factor Classic, issu du colostrum seul, qui convient pour la régulation immunitaire, Transfert Factor Tri-Factor, issu du colostrum et du jaune d’œuf et, plus puissant encore, Transfert Factor Plus Tri-Factor, qui contient en plus des extraits de Maï-Ta-Ke et de nombreux cofacteurs anti-oxydants ; les deux conviennent pour le soutien immunitaire, hors d’un contexte allergique.
Ainsi chez les chats, ils sont une aide précieuse dans le syndrome immunodéficitaire félin, causé par le virus FIV, rétrovirus identifié depuis longtemps. Mais ils permettent d’aider à lutter contre les infections intercurrentes, pas à réduire la charge virale. Là où ils trouvent pleinement leur intérêt est qu’ils permettent de s’abstenir ou de réduire de longs traitements antibiotiques, et n’épuisent pas les mitochondries, comme le font de nombreuses molécules pharmaceutiques, en particulier celles qui inhibent l’activité de l’acide folique. Enfin, d’une façon simple, peu onéreuse et efficace, ils peuvent être associés à des compléments alimentaires d’action générale, complexes d’acides aminés, vitamines et oligo-éléments et d’anti-oxydants. Les gélules de 4life sont faciles à ouvrir et la poudre est aisément miscible à une solution aqueuse, au goût de lactosérum que ne détestent pas les animaux.
De la même manière, il est très utile de soutenir l’activité immunitaire antibactérienne des chats qui souffrent d’un coryza dans sa phase virale, soignable aussi par homéopathie. Ici les FT permettent de maîtriser assez facilement les complications infectieuses, personnellement je conjugue leurs effets à ceux de la solution colloïdale Cu-Au-Ag.
De la même manière, et plus utilement encore, un usage soutenu et assez long, de deux semaines au moins, apporte un complément précieux au traitement de la calicivirose du chat, maladie grave en plein émergence, qui se manifeste par une ulcération parfois nécrosante de la muqueuse buccale et du pharynx, menant parfois à la mort du chat, incapable de se nourrir et épuisé par l’inflammation. Il est à souligner que la thérapeutique conventionnelle est plutôt désarmée face à cette maladie, en revanche le petit laboratoire Aqua Bio Vet, en France, met à disposition des vétérinaires une spécialité buvable formulée sur des bases de naturopathie, qui a une efficacité certaine face à ce problème.
Enfin, un intérêt majeur des FT chez les chats est leur utilisation au long cours pour essayer de guérir le complexe granulome éosiniphilique félin, maladie auto-immune délabrante de la muqueuse buccale ou des jonctions cutanéo-muqueuses, en particulier les lèvres. Le support général de cette maladie est allergique bien entendu mais sa chronicité et la réponse médiocre des chats aux corticoïdes, avec leurs effets secondaires bien connus, rendent la thérapeutique classique peu efficace. Le traitement que j’utilise ne repose pas que sur les FT, mais il ne saurait en être privé, c’est certain. Là encore, l’avantage des FT est une régulation immunitaire douce et non délétère avec une prise possible pendant des semaines entières.
Au sujet de la PIF ou de l’herpès-virose féline, maladies spécifiquement virales, les FT seuls semblent inopérants, c’est ce que je tire de mon expérience mais ils s’avèrent néanmoins utiles car ils permettent de réduire la quantité d’interférons à utiliser pour aider les chats à tenir face à ces virus. C’est ainsi que pour ma part, j’associe les FT aux interférons, mais seulement au dixième de leur posologie, ce qui réduit largement le coût du traitement. Avec la L-lysine (dans l’herpès-virose), l’association peut se faire bien entendu avec les FT, là aussi réduire la dose de lysine est possible, mais le coût du produit ne pose guère de problème.
On comprendra ainsi qu’en chatterie, pension ou élevage de chats, une partie assez importante des problèmes sanitaires peut être gérée par une prise régulière de FT. Il semble après plusieurs essais que la dilution faible des FT dans une eau siliceuse de bonne qualité, selon les méthodes de l’homéopathie, potentialisent leurs effets. Je n’ai pas à ma disposition un nombre suffisant de cas, seulement quatre, autrement dit rien du tout, mais la conjugaison des FT à doses pondérales et à dilution faible, 5 ch, a paru concluante, à poursuivre…
Chez les chiens, l’approche est la même, si les problèmes infectieux sont finalement moindres que chez les chats. L’utilisation que j’en fais se porte sur les eczémas chroniques, les otites surinfectées à répétition, les pyodermites, là aussi en utilisant aussi une spécialité d’Aqua Bio Vet, en raccourcissant de la sorte les traitements antibiotiques, et les accompagnant de FT pendant et après, et conjuguant un gros traitement de drainage homéopathique.
Un terrain très favorable pour l’utilisation des FT est celui des jeunes animaux sevrés trop tôt, dont l’immunité générale se trouve assez peu efficace, qui reviennent souvent en clinique pour des infections banales, souvent cutanées ou respiratoires. Sur ces sujets en particulier, la vaccination pose problème. Je m’inquiète toujours de la qualité de la réponse vaccinale, c’est pourquoi je leur applique un traitement de préparation aux FT à forte dose une semaine avant et une semaine après l’injection vaccinale, conjugué à Silicea en 7 ch. L’observation montre qu’ils sont alors mieux protégés, en particulier les chatons contre le coryza.
Il me semble qu’une indication très importante à explorer est le traitement des troubles intestinaux chroniques, avec inflammation de la muqueuse, dysmicrobisme sous toutes les formes : toutes les entéropathies connues chez le chiens en particulier, bergers allemands, bergers blancs, boxer… On sait depuis peu que des suppléments colostraux utilisés chez des sportifs de haut niveau, souvent concernés par des troubles intestinaux chroniques, aident à restaurer la perméabilité membranaire. Je pense qu’à partir de cette observation et tenant compte de l’activité non spécifique des FT, du fait que l’immunité cellulaire est à 90 % localisée dans la muqueuse intestinale, nous pourrions lancer leur essai sur cette pathologie, puisque la thérapeutique reste très conventionnelle là-dessus, corticoïdes, sulfamides, flore bactérienne acidophile…rien de très concluant.
Enfin, quelques autres produits 4life disponibles sur le marché semblent intéressants mais je n’ai pas d’expérience avec eux, ce sont :
- TF Glucoach, régulateur du système endocrinien, ciblé sur le diabète qui s’allierait parfaitement bien avec l’ABV Pitui-canis d’Aqua Bio Vet et
- TF Male Pro à essayer sur les hyperplasies prostatiques, voire les circumanalomes, une association avec l’ABV Visco-CF d’Aqua Bio Vet, régulateur des terrains dégénératifs.
- TF BCV, pour soutenir le système cardiovasculaire.
Il y a là matière à faire pour les vétérinaires français, le sujet mérite vraiment que des groupes d’études spécialisés en thérapies alternatives l’étudie sérieusement.

Dr Vet Nicolas Baudin-J., spécialisé en homéopathie et naturopathie, clinique Valvet, F-87250 Bessines-s/G. et laboratoire Aqua Bio Vet, suppléments nutritionnels ciblés.
Avec l’aide de Helen Kimball-Brooke, homéopathe professionnelle, Ealing, London W5 2DJ, Grande Bretagne


Renseignements complémentaires :

Helen Kamball ( laboratoire 4 Life): helen.homéopath@gmail.com
Dr Nicolas Baudin, vétérinaire : aquabiovet@orange.fr

Avec nos remerciements pour cette article à la fois scientifique et pratique (arnaudveto).

samedi 8 octobre 2011

cancers et dénutrition chez les carnivores

La dénutrition dans les cancers des carnivores :


Causes de la dénutrition dans les cancers :

Des études récentes ont démontré que le tissu tumoral se comportait comme « un voleur nutritionnel » captant ce que l’organisme a de meilleur dans ces réserves énergétiques. ("nutritional steal syndrome")(1).
Les glucoses hépatique ou musculaire, stockés physiologiquement sous forme de glycogène deviennent alors l’énergie principale du tissu tumoral....
En effet, les tissus tumoraux sécrètent des médiateurs qui induisent une sécrétion d’hormones cataboliques , c'est à dire destructrices : augmentation de la protéolyse : destruction des protéines de l'organisme, augmentation de la lipolyse : destruction des graisses , augmentation de la glycogénèse, c'est à dire de la fabrication de sucres, nécessaire au bon fonctionnement des cellules cancéreuses... Les tissus tumoraux produisent aussi des médiateurs cachectiques (= responsables de la fonte musculaire, des graisses...).
D’autres travaux démontrèrent aussi la captation par le tissu tumoral des oligo-éléments essentiels au bon fonctionnement des cellules.
Il y a souvent une chute du Magnésium et du calcium avec des conséquences graves sur les métabolismes.., se traduisant par de l'asthénie, des troubles dépressifs, de troubles de l'ossification...

Cette dénutrition de l’organisme cancéreux a des conséquences directes sur son état général mais intervient aussi tant dans l’efficacité que dans la faisabilité du traitement anticancéreux.
Le défaut de nutriments spécifiques entraîne une réduction des capacités fonctionnelle (fatigue),immunitaire(risque d’infection accru) et de régénération cellulaire (= cicatrisation postopératoire).
La dénutrition provoque une majoration du risque de complications . Et une majoration du risque thérapeutique (toxicité augmentée des médicaments). (2)

D’où l’intérêt d’aider l’organisme à lutter contre le cancer, en traitant la dénutrition, au plus tôt !



Traitements de la dénutrition :

L’animal présentant un cancer doit avoir un régime alimentaire spécial :

- Riche en protéines de première qualité à cause de la protéolyse destructrice des muscles : Viande rouge (bœuf), œufs, fromages blancs. A éviter les graisses animales ou les tendons (les "nerfs")...Supprimez toutes les boites et croquettes de premier prix, fabriquées avec des déchets d'équarrissage et trop riches en graisses saturées et glucides végétaux... ! N'apportez pas de produits toxiques supplémentaires à l'organisme affaibli de votre animal...
Je serais partisan de revenir à une alimentation traditionnelle, plus naturelle..., sans conservateur ou autre appétant !

- Enrichi en vitamines :
-les vitamines du groupe B :( sources : levure de bière, foie de veau ou d'agneau...). Toutefois, La vit.B12 est à éviter dans les cancers, car elle accélère la division cellulaire..., y compris celle des cellules cancéreuses...
-la vitamine C :( sources : baies de Goji, acérola, argousier, cynorrhodon, persil...) agirait en inhibant la prolifération cellulaire; elle augmenterait les effets positifs de la radiothérapie, tout en diminuant les effets néfastes (3).
-la vitamine E :( sources : huiles de germes de blé, tournesol...) protège les membranes des cellules contre radicaux libres; elle pourrait créer une enveloppe protectrice autour des cellules malades et les isolerait des cellules saines .

-Enrichi en oligoéléments :
Les tissus cancéreux sont habituellement carencés en Magnésium et Calcium mais pléthoriques en Potassium et en Sodium.(4).
Selon le laboratoire producteur des Granions (=oligoéléments en ampoules buvables)le Magnésium empêcherait la perte anabolique des vitamines notamment la vitamine E(qui possède une activité anti-carcinogène).
Le magnésium a aussi un pouvoir d'activation de la phagocytose par les leucocytes. Donc en pratique, il faut apporter toujours du Magnésium à un organisme atteint d'un cancer. L'excès n'est pas dangereux !
Le Sélénium associé au Cuivre constitue aussi un bon complément dans le traitement des tumeurs.
L'association Cuivre-Or Argent stimulant les défenses de l'organisme est aussi indiquée en cancérologie; elle peut être aussi associée avec des granions d'Uranium.

La plupart de ces oligoéléments se retrouvent dans la Spiruline et dans le Nigari, produits que nous offre la Nature....,et aussi dans la levure de Bière.


-Enrichi en acides gras essentiels:
(Sources : les huiles de Bourrache, d'Onagre, de Colza..., et les poissons gras, comme la sardine, la maquereau, le hareng, l'anchois...).
Les AGE (Oméga 3-6) aideraient à ralentir la croissance de la tumeur. il faut cependant en apporter sans excès : sur un organisme affaibli, il faut penser à ménager le foie et le pancréas...

- Enrichi en probiotiques :
Ils participent au bon fonctionnement intestinal et qui ont aussi un rôle immunitaire prouvé.
En plus,ils contribuent à favoriser le développement d'une "flore de fermentation", acidophile, qui va protéger l'organisme d'une auto-intoxication, favorable au développement des cellules cancéreuses. (4)


-Pauvre en glucides (sucres) :
Le glucose est le "comburant" de la cellule cancéreuse ! donc à limiter !

Des laboratoires ont développé une gamme d’ aliments adaptés à l’animal cancéreux ( ND Hills..) et aussi à l’animal dénutri ( AD pâté Hills, Nutri plus gel Virbac, Fortol Intervet...).

Remarque :
Souvent, l’animal dénutri par son cancer a peu d’appétit. Il convient de lui donner des repas légers et nombreux dans la journée et de varier son alimentation.

Des plantes peuvent être associées à ce traitement :

-La Bardane (Arctium lappa) , le Chardon -Marie ( Sylibum marianus):
Elles stimulent le foie et participent à l’élimination des déchets , aussi des toxines produites par la tumeur que celles induites par le traitement de chimiothérapie…
-la Piloselle (Heracium pilosella), le pissenlit (Taraxacum officinalis) :
Par leurs propriétés diurétiques, ces plantes contribuent à l’élimination des déchets par les voies urinaires, et participent indirectement au bon fonctionnement du foie .
Dans les traitements de chimiothérapie, ce sont souvent les reins et le foie qui " lâchent"..., d’où l’intérêt de ces plantes drainantes et protectrices de ces organes.

- L'extrait de pépins de pamplemousse ou EPP, par la présence de substances antioxydantes (les limonoïdes), limiterait la prolifération des cellules cancéreuses.
De plus, c'est un excellent fortifiant.

-l'apport de céréales germées peut redonner un peu d'appétit et d'entrain à des organismes épuisés. ( par ex.Avena sativa de 1 à 3 DH en homéopathie).

En conclusion, Hippocrate(460-356 avant J.C) disait déjà :

"Que votre aliment soit votre médicament"

Mais, la nutrithérapie a vraiment vu le jour, il y a une cinquantaine d'années avec les travaux du Dr Catherine Kousmine (1904-1992). : une alimentation saine peut redonner à l'organisme malade ses capacités de guérison.(5).
Elle associe à cette démarche une série de mesures : supplémentation en nutriments ( vitamines, oligoéléments, AGE), hygiène intestinale (lutter contre la constipation par des lavements), maintien d'un équilibre acido-basique de l'organisme (ph des urines compris entre 7 et 7,5) et enfin l'immunomodulation (Le but est "induire une désensibilisation immunitaire à l'agent causal et aussi de relancer une défense immunitaire normale du sujet").

Par ses idées novatrices, Catherine Kousmine fut fort décriée par ses collègues médecins de l'époque... Condamnée, elle dut quitter la France !
Depuis, les médecins, les nutritionnistes, les naturopathes insistent aussi sur la prévention du cancer.
Selon les dernières observations du Fond Mondial de la Recherche contre le Cancer, publiées en 2007, on estime que 30% de tous les cancers sont directement reliés à la nature du régime alimentaire des individus. L’hérédité ne représenterait qu'une faible proportion de tous les cancers de l'ordre de 15%.
75% des cancers pourraient être prévenus, en modifiant notre mode de vie (6).

Je crains que ces chiffres, alarmants chez l'homme, soient supérieures chez nos animaux- de compagnie- .
L'alimentation que leur donne "le Maitre" est souvent de mauvaise qualité et nous sommes donc responsables de leurs cancers !




Bibliographie :

(1)-Professeur H. Joyeux, chef de consultation à l’Institut du cancer de Montpellier: Nutrition et cancers ( colloque International en Italie du 24 au 26 septembre 2004)
(2)- École de la dénutrition :http://www.ecole-de-la-denutrition.com
(3)-The Moss Reports : The cancer chronicles :Alternative treatments (bulletins du Dr Ralph W Moss, cancérologue réputé aux US). Nombreux liens sur internet.
(4)- Oligo-éléments et Oligothérapie : Dr Claude Binet
(5)-Dr Kousmine : "Soyez bien dans votre assiette". La sclérose en plaques est guérissable". "Sauvez votre corps"
"Votre alimentation selon l'enseignement du Dr Kousmine", par le Dr Alain Bondil et Michel Kaplan.( Le Dr Alain Boudil est un de mes amis de Ste Maxime !).
Fondation: www.kousmine.com
(6) -Richard Beliveau : les aliments contre le cancer. La santé par le plaisir de bien manger.
R. Beliveau, biochimiste de formation, canadien, est professeur et titulaire de la chaire en prévention et traitement du cancer à l'Université de Montréal (Québec).
site: richardbeliveau.org

lundi 12 septembre 2011

LES HUILES ESSENTIELLES

L’aromathérapie et les huiles essentielles



« Tout peut guérir par les arômes, si l’on sait s’en servir, les doser et les appliquer à bon escient » ( Dr Foveau de Courmelles).



POURQUOI LES HUILES ESSENTIELLES ?


Connues depuis des millénaires, les plantes aromatiques étaient utilisées à des fins religieuses ou médicamenteuses. D’abord utilisées entières sous forme de fumigation, puis par macération et décoction, petit à petit au cours des siècles, les hommes ont utilisé leurs vertus curatives ou préventives (dans les rues des grandes villes atteintes de peste, on brulait les plantes aromatiques pour assainir l’atmosphère). Si les momies ont traversé les millénaires, c’est parce que les égyptiens embaumaient tous les tissus des morts avec des préparations de plantes aromatiques.


Mais ce n’est que vers les années 1970 que les méthodes d’analyse scientifiques ont été mises au point afin de connaître parfaitement le profil biochimique des huiles essentielles et d’identifier toutes les molécules les composant (c’est ce qu’on appelle le chémotype).

Certifiée bio ou non, la meilleure huile essentielle est celle qui est chémotypée, 100% pure, 100% naturelle, 100% complète.
Généralement obtenue par distillation de tout ou une partie d’une plante aromatique par entrainement à la vapeur d’eau, l’huile essentielle en est son extrait fluide, volatile et ultra-concentré. Il faut en moyenne une tonne de plantes pour obtenir un litre d’huile!

On les utilise par voies cutanée, orale, rectale, vaginale, auriculaire ou atmosphérique, pure ou diluée dans de l’huile, de l’alcool ou autre corps gras, mais jamais dans de l’eau.

Elles ont des pouvoirs multiples : antibactériens, antiviraux, antifongiques, antiparasitaires, immuno stimulants, anti-inflammatoires, antalgiques, calmants, sédatifs, mucolytiques, expectorants.

Ce pouvoir extraordinaire résulte du fait qu’il existe de nombreux composés biochimiques différents (50 à 200 par huile) et qui confèrent à chaque huile des activités thérapeutiques propres. Chaque huile essentielle aura une activité et un spectre d’action différents selon l’espèce ou la partie de la plante aromatique utilisée et même selon son origine géographique et son mode de culture.

L’association judicieuse de plusieurs huiles va permettre une synergie pour obtenir des remèdes d’une plus grande force d’action. Mais attention, mal utilisées, elles peuvent s’avérer toxiques ou caustiques, c’est pourquoi il faut les utiliser avec beaucoup de précautions.



MISE EN GARDE:

Certains composés naturels contenus dans les huiles essentielles peuvent présenter un risque d’allergie chez certains animaux sensibles. En règle générale, faites toujours un test d’application dans un endroit dépourvu de poil 12 heures avant application.

( D'après le Dr Joëlle Robyns, vétérinaire praticien).


Quelques propriétés des huiles essentielles :

-Ail : antiseptique, bactéricide, vermifuge, révulsif, diurétique.
-Basilic : stimulant général,, tonique.
-Cannelle : stimulant circulatoire, respiratoire, cardiaque, antiseptique.
-Cèdre: antiseptique, fongicide.
-Cyprès : cicatrisant, hémostatique, diurétique, pectoral puissant, fébrifuge, anticancéreux.
-Eucalyptus : Antiseptique pulmonaire, et urinaire, balsamique,; il fluidifie les expectorations et calme la toux.
-Genévrier : tonique, antiseptique, dépuratif, diurétique, antidiabétique, anti-arthrosique.
-Géranium : tonique, astringent, antiseptique, hémostatique, cicatrisant, diurétique, action positive sur le larynx.
-Girofle : antiseptique et bactéricide puissant, anti-infectieux, stomachique puissant.
-Lavande : antispasmodique, calmant de l’excitabilité cérébro-spinale, antiseptique, bactéricide, cholagogue, vermifuge, régulateur cardiaque. Usage externe :cicatrisant, insecticide et parasiticide (tiques).
-Marjolaine : sédatif nerveux, tranquillisant, vagotonique.
-Niaouli : antiseptique pulmonaire puissant et aussi intestinal et urinaire.
-Origan : apéritif, stomachique, antiseptique des voies respiratoires, expectorant, action antivirale, cicatrisant et stimulant tissulaire. Usage externe : parasiticide.
-Pin : antiseptique puissant des voies respiratoires, expectorant, antiseptique des voies urinaires, cholagogue, diurétique. Usage externe : rubéfiant (rhumatismes).
-Romarin : stimulant général, cardiotonique, cholagogue, antiseptique, cicatrisant, stimulant tissulaire, antiseptique pulmonaire, calme la toux.
-Sauge : stimulant général, diurétique, fébrifuge, antiseptique, dépuratif, draineur général, anticancéreux
-Thym : stimulant général, antiseptique intestinal, pulmonaire et rénal, vermifuge et cicatrisant, antalgique. Usage externe : antiseptique et bactéricide, antivenimeux révulsif et parasiticide
-Verveine : antispasmodique, digestif. Usage externe : parasiticide..

On peut les utiliser soit seules, soit sous forme d’associations diverses afin d’assurer une synergie déterminée pour la maladie qu’ on veut traiter.

L’activité et l’efficacité des HE dépend dépend beaucoup de leur pureté et du terroir dont-elles proviennent ( Cannelle de Ceylan, Thym de Montpellier…).
Tout coupage avec des produits de synthèse détruit tout ou une partie de leur activité.
Il faut aussi éviter les HE de synthèse qui ne renferment que quelques composants fabriqués chimiquement... ! De même pour les HE déterpinées ou modifiées.
Mal choisies, les HE pourraient être inefficaces voire toxiques.

Sur un flacon d’HE doit toujours figurer :
Le nom commun, l’espèce botanique ( en latin), la partie de la plante distillée, le marqueur biochimique à savoir son chémotype en CT, le pays d’origine, e n° de lot et date de péremption et enfin son volume.

Il faut choisir
Soit : des huiles essentielles biologiquement et biochimiquement déterminée ( HEBBD)
Soit des huiles essentielles hémotypes ( HECT).
….et si possible BIO !

La Dilution :

La dilution utilisée dépendra de l’HE utilisée, et de la voie d’administration (atmosphérique, orale , cutanée…).
Les huiles essentielles (HE) peuvent être utilisées pures pour certaines mais d’autres doivent être diluées avant application. Pour cela on peut utiliser de l’huile (macadamia, olive, sésame, noix…), de l’alcool, du lait ou un solubilisant (solubol par ex.).


En règle générale, on utilise les dilutions :

-1% en cosmétique
-3% pour la voie nasale et auriculaire.
-5% pour la gestion du stress.
-7% pour la circulation sanguine et lymphatique.
-10% pour une peau sensible ou si les HE sont irritantes ( Cannelle par ex.).
-15% pour une action musculaire.
-20% pour une action systémique.
- 30% pour une action locale.
-50% si on hésite à l’employer pur!
-100% des huiles sans risques :
-Ravintsara, lavande aspic, localement pour les piqûres venimeuses (serpents , insectes ). (1)
-Lavande vraie pour l’anxiété, en massages de la plante des pieds.

( d’après Joëlle Robyns, vétérinaire praticien).

(1)-J’ajouterai à cette liste de « produits sans risques » l'usage du genêt par mes clients chasseurs, en cas de morsure de serpent de leur chien (en frictions locales). Cela ne les dispensaient pas de venir me consulter ensuite pour avoir un traitement par voie générale. Son action m'est apparu bénéfique: moins d’œdème et de meilleures suites !

Quelques indications thérapeutiques fournies par le Dr Joëlle Robyns, vétérinaire praticien :

-Cannelle de Chine et Cannelle de Ceylan :
Indications :
Infection de tout ordre : respiratoire, gynécologique, urinaire, cutané, intestinale... Concernant les infections parasitaires, des essais cliniques sont en cours pour la Leishmaniose canine.
Spécificité :
C'est une HE plutôt délicate car très puissante, il faut absolument la diluer avant de l'appliquer sur la peau.
PS : Petite remarque personnelle: j'avais étudié pour un laboratoire, il y a q.q années, son activité dans les otites du chien. Son action était remarquable mais son utilisation était cependant douloureuse...Vraisemblablement, la solution fournie par le laboratoire devait être trop forte ! l'étude a été abandonnée.... A reprendre !

- Eucalyptus mentholé :
Indications :
Infections respiratoires aiguës ou chroniques : coryza et toux de chenil.
spécificité :
C'est une HE indispensable dans les affections où le mucus encombre les voies respiratoires.Comme elle contient pour moitié des cétones qui sont réputées abortives et neurotoxiques à fortes doses, il faut la diluer et ne pas sur doser même si la pipéritone est réputée "douce".

-Eucalyptus radié:
Indications:
Affections respiratoires bactériennes et virales, encombrements nasal et bronchique, fatigue, perte de tonus.
Spécificité :
HE d'une grande sécurité d'emploi, peut s'appliquer pur sur la peau !

- Lavande Aspic :
Indications :
Brûlures et piqures d'insectes et autres venins ( méduses, scorpions, vipères...).
Spécificité :
C'est l'HE d'urgence car elle soulage immédiatement tout en neutralisant la toxine. Elle ne présente aucune toxicité, elle s'utilise pure en cas d'urgence.

-Lavande vraie ou officinale :
Indications :
Plaies, ulcères, brulures, eczémas,...partout où il faut cicatriser !
Rhumatismes, crampes, contractures et spasmes musculaires.
Stress, anxiété, agitations, insomnies.
Spécificité :
S'il ne vous en faut qu'une seule, ce sera celle là; c'est l'HE indispensable à tout.Elle peut s'utiliser pure sur la peau mais une concentration de 1% est déjà très bénéfique.

-Lemongrass :
Indications :
Large variété de maladies infectieuses en voie locale (virale, antifongique, bactérienne).Gale, poux, poux, moustiques...Tendinites et arthrites.
Spécificité :
Efficace dans de nombreux domaines, elle a l'avantage d'être d'un prix attractif !
Sa fragrance est aussi un atout important.

-Menthe des champs :
Indications:
Pour refroidir une zone douloureuse ( tendinites, arthrites...).
Pour calmer une peau enflammée ( DAPP, atopie...).
Dyspepsie et vomissements.
Spécificité :
Effet glacé par contact sur la peau, effet anesthésiant; considérée comme stupéfiant à forte dose.

-Myrrhe :
Indications :
Plaies atones, ulcères cutanés,escarres, abcès, furoncles.
Diarrhées, dysenteries, coliques.
-Spécificité :
C'est une HE très ancienne aux connotations religieuses ( Les rois-mages). Elle entre dans la composition du Kephi.

-Niaouli :
Indications :
Infections respiratoires avec encombrement.
Herpès cutané et déficience immunitaire. Mycose. Prévention de lésions cutanées par rayonnement.
Spécificité :
Aucune toxicité, c'est une HE bonne à tout.

-Palmarosa :
Indications :
Toutes formes d'infections fongiques et toutes localisations; Plaies et dermatoses. Large panel d'infections ORL. Facilite l'accouchement.
Spécificité :
Grande efficacité pour grande tolérance.

-Patchouli :
Indications :
Problèmes circulatoires, hémorroïdes ( PS: elles n'existent pas chez les carnivores )
Problèmes cutanées: acné, eczéma séborrhéique,dermatoses inflammatoires et allergiques, parasitoses, mycoses, impétigo, escarres, cicatrices, peaux grasses et chargées.
Spécificité :
Contre indiquée dans les cancers oestrogéno-dépendants.

-Pin sylvestre :
Indications :
Rhumatismes, arthrites, sciatique.
Affections respiratoires avec encombrement. Baisse de forme, épuisement.
Spécificité :
Cette HE est bien connue de nos grands-mères pour son effet balsamique !

-Ravintsara :
Indications :
Coryzas, toux de chenil,pasteurellose du lapin, maladie respiratoire chronique du rat, soutien du chat FIV, Felv et toute autre affection virale.
Spécificité :
HE sans toxicité et remarquablement tolérée.Elle s'utilise aussi bien par voie interne que par la voie externe, même à l'état pur.
HE antivirale exceptionnelle.

Tea tree ou arbre à thé :
Indications :
Toutes les infections et toutes localisations.
Prévention des lésions par rayonnement.
Spécificité :
Un rapport qualité / prix imbattable pour une HE exceptionnelle.
Aucune toxicité.

Thym à feuilles de sarriette :
Indications :
Toutes infections, toutes localisations, aiguës ou chroniques.
Baisse de forme.
Spécificité :
A diluer pour peaux sensibles.

PS : Ces HE sont commercialisées notamment par le laboratoire vétérinaire Vet Essentiel sous forme de complexes. Ils sont prêts à l'emploi et adaptés à des indications thérapeutiques précises. Ils ne sont délivrés que sur prescription du vétérinaire traitant.

Pour une utilisation rationnelle des huiles essentielles , il est préférable de demander conseil à Votre vétérinaire notamment chez le chat où beaucoup d’huiles essentielles sont à éviter car très dangereuses.
En effet, cette espèce ne métabolise pas les phénols qui sont hépatotoxiques et les cétones, neurotoxiques, présents dans beaucoup d'huiles essentielles....Prudence !



Sources principales de l'article :

Dr Joëlle Robyns, vétérinaire praticien à Nice.
Laboratoire vétérinaire d'HE : Vet Essentiel, 35 avenue de Pessicart O6100 Nice site : (contact@vetessentiel.com) : liste de complexes commercialisés.
Biothérapies Dr H. Quiquandon, vétérinaire

mercredi 7 septembre 2011

Le drainage

Six siècles avant J.C, Hippocrate parlait déjà du drainage dans ses Aphorismes :

« Les humeurs à évacuer doivent être dirigées particulièrement vers les lieux où elles tendent et par les voies convenables.... Les évacuations ne peuvent pas être jugées d’après leur quantité mais d’après leur qualité; elles doivent être normales et régulières. Il faut veiller également qu’elles soient supportées aisément...».

En effet, tout organisme vivant comme toute machine produit des déchets : des toxines .
Celles-ci peuvent être issues du métabolisme propre à l’individu ou encore provenir héréditairement .
Les maladies contractées par l’animal au cours de son existence produisent des toxines qui peuvent être microbiennes, virales, vaccinales ou plus simplement dysmétaboliques; il ne faut pas oublier les différentes pollutions ( eau , air, alimentation…) qui augmentent la toxémie initiale....

Il faut donc « canaliser » ces toxines , en ouvrant les émonctoires naturels ( foie, reins, intestins, poumons, peau…) afin de réaliser leur élimination.
Ce travail doit être réalisée avec méthode.
Il n’est plus question comme au temps de Molière de tout vouloir guérir par un traitement mal adapté ( saignées, purges…). Il faut trouver le bon émonctoire que l’organisme nous appelle à trouver !
Au 16ème siècle, Paracelse , médecin et philosophe suisse, disait :
«  Ce qui appartient à la transpiration doit être expulser par la transpiration, ce qui appartient aux selles doit être éliminé par les selles... Un médecin qui sait placer virtutem explusivam où elle désire, connait déjà le tiers de la médecine...».
« Si la nature te donne un signe, tu dois savoir à quoi il se rapporte, l’aider à s’en sortir et ne t’en rapporter à aucun autre. Trouves tu une douleur à un certain endroit, saches que la nature veut un émonctoire à cet endroit là. Si l’émonctoire n’y est pas par nature, fais en un car la nature veut l’avoir là... ».

Hahnemann, lui-même avait observé que dans certains cas , l’action éliminatrice (ou canalisatrice) des remèdes était trop forte et il conseillait alors d’utiliser d’antidoter leurs effets trop perturbateurs.
Il créa la notion d’ antidote, notamment pour les médicaments de la psore. Il conseillait de ne pas trop perturber l’organisme dans sa réaction.

Léon Vannier précise dans son ouvrage la pratique de l’homéopathie :
« le remède de drainage est le remède dont les signes correspondent le mieux, sont les plus analogues aux symptômes morbides présentés par le malade... ».

R. Allendy dans son ouvrage le drainage et l’alimentation écrit : « le drainage doit être une médication à action aussi localisée que possible... les remèdes de drainage doivent donc être choisis de préférence parmi les substances possédant une électivité d’action nette sur un point défini du corps...Ils doivent être inoffensifs, donc plus proches de la matière alimentaire... Leur similitude sera plus plutôt une similitude de localisation que la similitude de modalité à laquelle nous avons l’habitude de nous référer...».

A. Nebel disait :
« La canalisation est l’art de déterminer l’orientation de l’action physiologique du remède principal par la prescription du ou des remèdes satellites nettement définis ».

A. Roux a condensé la technique de drainage mise au point par son maitre A. Nebel :
« Le drainage consiste à faire éliminer à l’organisme ce qui doit être éliminé…Il agira par stimulation organique, résorption d’une congestion locale, élimination d’un agglomérat de toxines... ».

H. Jaricot dans sa publication sur le drainage de A. Nebel en homéopathie écrit :
" La pratique du drainage consiste à faire suivre ou précéder le médicament principal…,par l’emploi d’un ou plusieurs satellites qui ont pour but de faciliter l’élimination toxémique dans un état morbide donné, d‘empêcher l‘aggravation médicamenteuse et d‘obtenir un résultat plus rapide et plus sur...".



En conclusion, le drainage en homéopathie a pour but d’éviter une aggravation quelque fois brutale de la maladie, due à la libération trop massive des toxines. En ouvrant les émonctoires (foie, reins…), en canalisant les toxines, certains remèdes permettent s’ils sont administrés en basse dilution , d’atténuer la réaction du remède smillé.
C’est ainsi par ex. que dans l’eczéma où le remède le plus important est SULFUR, il faudra aussi prescrire un draineur tel le complexe : Zea-Saponaria-Fumaria en 3D afin de nettoyer le foie et les reins, d’épurer le sang et ainsi d’éviter une aggravation qui pourrait devenir catastrophique !

Les draineurs sont en général des plantes :Solidago, Berbéris, Chelidonium, Nux vomica…,mais on peut utiliser le remède smillé à condition qu’il soit prescrit en très basse dilution .

Une nouvelle forme de drainage, mise au point par le Dr Pol Henry de Bruxelles consiste à utiliser des macérations glycérinés en 1ère D de tissus végétaux embryonnaires : c’est la gemmothérapie, reprise en France par les Drs M. Tetau , Bergeret et D. Scimeca….
Cette discipline m’est apparue plus simple à utiliser que l’homéopathie, notamment pour un néophyte en homéopathie. Elle nécessite cependant une bonne connaissance de l’action des plantes et la bonne observation des symptômes morbides du malade.

En conclusion, je citerai les propos de mon professeur d’homéopathie, le Dr Joanny:

DRAINEZ, DRAINEZ, IL EN RESTERA TOUJOURS QUELQUE CHOSE !


Bibliographie :

-La médecine douce des animaux de compagnie: Dr G. Lippert, vétérinaire.
-Homéopathie vétérinaire : Dr H.Quiquandon, vétérinaire
-Thérapeutique homéopathique vétérinaire : Dr M.N Issautier , vétérinaire
- Les livres du Dr J. Peker, vétérinaire.
-Rajeunir nos tissus avec les bourgeons - Gemmothérapie : Drs M. Tetau - D.Scimena
- La pharmacie verte de James A. Duke.
- La matière médicale du Dr Joanny
- les ouvrages de S. Hahnemann ( Organon),L.Vannier (La pratique de l'homéopathie),
A.Nebel (Le drainage et sa canalisation : Homéopathie moderne), Hippocrate (Aphorismes: paragraphes 21 à 25)....