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mardi 17 septembre 2013

LES HUILES ESSENTIELLES CHEZ  LE CHAT



Par le Dr Joëlle Robyns vétérinaire 



Le chat possède des particularités bien surprenantes !

¸ Il est extrêmement sensible aux odeurs et même si sa surface olfactive est petite, il

comptabilise pas moins de 70 millions de cellules réceptrices et 20 cm2

olfactive contre 5 millions et 4 cm2 développé!!!

¸ Il possède un organe particulier, situé entre le palais et le nez, l’organe voméronasal ou

organe de Jacobson qui lui permet ce comportement bizarre qu’on appelle le Flehmen :

il fait rentrer l’air dans ce passage afin de détecter les phéromones. Surcharger cet

organe en HE peut déstabiliser le chat et le rendre agressif ou au contraire apathique.

¸ Il lui manque une enzyme hépatique, la glucuronyl-transférase des phénols, enzyme

hépatique qui permet chez les autres espèces la transformation et l’élimination

des substances phénolées (paracetamol, aspirine...) via la bile ou les urines
. Ainsi

l’élimination des HE contenant des phénols est lente, ce qui veut dire qu’il va mettre, par

exemple, 3 jours à éliminer une certaine quantité d’HE où les autres espèces mettront 6

heures. Si la dose est forte et/ou la durée d’administration longue et sans pause, il risque

d’y avoir surcharge et hépatite toxique. Le chat n'est en revanche pas déficitaire en

glucuronyl-transférases des alcools, des acides, des amines.

¸Le chat se lèche pour faire sa toilette, donc tout produit pulvérisé sur le poil va  en

partie être ingéré. Si la dose administrée est importante, non seulement il risque

de baver ou de vomir, mais encore une fois, son foie risque d’en pâtir! Il faut tenir

compte de la composition des HE que l’on désire appliquer en évitant les HE

contenant des phénols (carvacrol, thymol, eugenol...), en limitant celles contenant des

cétones (verbenone, menthone, piperitone thujone...) ou des aldehydes aromatiques

(cinnamaldehyde) mais en privilégiant celles contenant des alcools (linalol, thujanol,

menthol, terpinene 1 ol 4...) ou des oxydes (1,8 cineole).

Les voies d’administration possible :


Voie atmosphérique:

C’est le meilleur moyen de l’initier aux HE, il faut l’habituer régulièrement et

commencer par de faibles doses et avec des HE douces. Surtout ne pas bruler les

HE avec des brule parfum ou autres techniques de chauffage car elles perdent toute

efficacité et leur résidu peut devenir toxique. L’idéal est la dispersion à froid des

HE : système à ultrason, à effet venturi, nébulisateur pneumique ou la bonne vieille

inhalation de nos grands-mères en laissant le chat inhaler les vapeurs d’eau chargées

en HE. Pensez à essuyer le chat au sortir de la cage pour le débarrasser des résidus

d’HE qui se sont posés sur son poil.

Pour en savoir plus, consultez les articles «administration des huiles

essentielles par voie atmosphérique» et «l’aérosolthérapie» sur le site:

www.aromatherapieveterinaire.com

Voie cutanée:

le chat n’aime pas qu’on lui pulvérise des produits, à moins d’un chat très conciliant, il

est préférable de les appliquer sur ses mains et ensuite de le caresser pour les

appliquer sur le poil. Une autre technique serait d’imbiber avec quelques gouttes d’HE

diluées son collier ou un petit bandana enroulé autour de son cou.

Pour des blessures ou des lésions localisées, l’application d’HE diluées à l’aide d’un

coton tige est très pratique. Les HE sont très volatiles et s'évaporent rapidement. Elles

sont aussi vite absorbées par la peau. Le risque d’ingestion est donc minime si on

empêche le chat de se lécher pendant 10 minutes après application.

L’endroit à privilégier  pour déposer des gouttes d’HE sur la peau est en arrière des

oreilles sur le cou comme les spot-on antiparasitaires pour éviter le léchage. Les HE

pénètrent très rapidement la peau pour se retrouver dans les tissus sous cutanés et

même la circulation sanguine. Appliquées pures, les HE risquent d’irriter la peau, il est

préférable de les diluer avec de l’alcool (ou de l’huile mais le poil va devenir poisseux),

mais d’autres substrats sont possibles et vont définir la profondeur de pénétration de

l’HE sous la peau.

Pour en savoir plus sur la galénique, consulter l’article sur les «supports et dilutions

des huiles essentielles» sur le site: www.aromatherapieveterinaire.com

Il est fortement conseillé de faire des pauses c-à-d de ne pas appliquer les HE sur la

peau tous les jours mais plutôt  3 à 5 jours sur 7 par exemple,  pour éviter la saturation

du foie ou l’irritation de la peau.

Voie orale:


C’est la voie la plus délicate, tout d’abord parce que le chat n'ingère pas n’importe quoi

mais aussi parce que la métabolisation des HE  est plus lente. La prise orale d’HE doit

être réservée aux affections virales ou aux cas pour lesquels la médecine vétérinaire

traditionnelle  est impuissante.

La prise orale d’HE doit aussi respecter des «fenêtres thérapeutiques» c-a-d  laisser

l’organisme au repos 2 à 4 jours par semaine et donc donner les HE 3 à 5 jours par

semaine. Enfin, cette voie d’absorption doit être réservée à des maladies graves afin de

juger de l’effet «bénéfice/risque».

Quelles huiles essentielles utiliser ?

il serait bien présomptueux de vouloir faire une liste exhaustive de toutes les HE et de

toutes les formulations possibles car c’est un livre qu’il faudrait alors écrire! Mais    

ci-dessous, vous trouverez quelques «recettes» faciles à réaliser et utiles!

• voie atmosphérique:

spray répulsif insectes:

Une préparation vétérinaire existe: le Repulsifvet® en flacon de 30ml disponible chez

le vétérinaire mais mieux vaut la réserver aux chiens ou bien la diluer à 50% car son

pourcentage en HE est trop élevé pour l’odorat du chat.

Diluer dans 98ml d’alcool à 70° ou mieux à 90°, 2ml d’HE répulsives: 0,5ml d’HE de

géranium d’Egypte, 1ml d’HE de lavande vraie et 0,5 ml d’HE de lemongrass. Appliquer

1X/jour en commençant par 1 à 2 gouttes pour l’habituer à l’odeur puis augmenter la

dose à 8 gouttes maximum par jour. Il est possible de remplacer la lavande vraie par du

lavandin et le lemongrass par de la citronnelle ou de la litsée citronnée mais je

conseille de garder le géranium d’Egypte qui est le répulsif le plus efficace.

Appliquer sur le poil ou sur son collier ou un bandana, 2 coups de pompe d’un petit

spray une fois par jour, 5 jours sur 7.

spray assainissant:

Diluer dans 97 ml d’alcool, 3 ml des HE suivantes: tea tree 1ml, lavande ou lavandin

1ml, eucalyptus radié 1ml. Pulvériser 2 à 3 fois par jour dans la pièce à assainir.

spray d’ambiance:

Pour une l’ambiance décontractée et apaisante tout en l’habituant aux huiles

essentielles, utiliser un diffuseur ou un spray contenant: 97,5 ml d’alcool et 1 ml d’HE

d’orange, 0,5ml d’ylang-ylang et 1 ml de lavande vraie.

solution pour inhalation:

pour les rhumes, coryza, bronchite et autre affection respiratoire, il faut mélanger des

huiles essentielles antivirales, antibacteriennes, expectorantes, mucolytiques et

stimulantes immunitaire.

L’association d’HE d’eucalyptus radié ou de niaouli, de ravintsara ou de saro , de myrte

verte à cinéole ou d’eucalyptus mentholé en proportion respectivement 2/5, 2/5 et  1/

5, le tout éventuellement dilué à 50% dans de l’alcool ou un solubilisant (cf  «supports et

dilutions des huiles essentielles»).

Une préparation vétérinaire existe, l’inhalvet®, en flacon pipette de 10ml, pratique en

diffusion atmosphérique, en inhalation ou nébulisation, et en application cutanée.

Dans un bol d’eau chaude placé devant la cage contenant le chat, additionner 5 à 10

gouttes du mélange. Laisser agir 15mn puis libérer le chat! 1 à 2 fois par jour.

• voie cutanée:

teigne localisée:

diluer dans 48ml d’alcool à 70° ou 90° 2ml de l’une ou d’un mélange des huiles

essentielles suivantes, toutes efficaces contre les affections fongiques: HE de tea tree

ou  de laurier noble ou de palmarosa. De nombreuses HE sont antifongiques mais n’oubliez

pas de proscrire celles contenant des phénols, des aldehydes aromatiques(cannelle

écorce) et les cétones.

Appliquer une fois par jour pendant 1 mois en évitant le léchage dans les 10 min

suivant l’application.

Une préparation vétérinaire existe: le Mycovet® en flacon de 30ml disponible chez  le

vétérinaire. C’est une préparation aux huiles essentielles puissantes, il est conseillé de

faire un test au préalable sur une petite surface de peau et attendre 48h pour contrôler

l’absence de réaction locale.

affection auriculaire:


Pour une otite, qu’elle soit bactérienne, fongique ou parasitaire, une préparation

vétérinaire très douce (Otiderm®) à base d’aloé véra bio, d’huile de jojoba bio, d’HE de

lavande vraie et de tea tree est très efficace pour apaiser le conduit auditif  et

neutraliser les germes responsables. Elle sera très utile aussi en relais des traitements

antibiotiques.

il est possible aussi de diluer les huiles essentielles suivantes dans 49 ou 49,5ml

d’huile ou de gel au carbopol à 2%(en pharmacie): 1 ml=35 gouttes d’un mélange

d’huiles essentielles de lavande aspic(10 gtes), de tea tree(15 gtes), et de litsée

citronnée(10 gtes). Appliquer une fois par jour en massant doucement et en

récupérant  l'excédent pour empêcher le chat de l’avaler.

Plaie de morsure ou autre plaie infectée:


Des préparations vétérinaires existent:

cicavet® à base de lavande vraie, tea tree, clou de girofle et ciste ladanifère ainsi que

les teintures mères de calendula officinalis et centella asiatica

Septivet® composée de 100% des HE de lavande vraie,lavande aspic, tea tree et de

myrrhe

cothivet® est composé d’HE de lavande officinale, de romarin officinal, de thym

officinal et de cyprès officinal et de 3 teintures mères alcoolisées.

pour une préparation à faire soi-même, il ne faut pas utiliser d’alcool (ça pique!) mais

un gel au carbopol à 2% ou une solution aqueuse avec un solubilisant des HE (solubol

par exemple). Dans 49ml de substrat qu’on aura choisi, mélanger les HE suivantes: Teatree 10=gouttes, laurier noble=10 gouttes, ciste ladanifère ou géranium=7  gouttes,

Palmarosa=8 gouttes. Appliquer en petite quantité et en évitant le léchage,   3 à 6 x/jour,

maximum 7 jours.

affection articulaire, musculaire ou tendineuse:


diluer 98 ml d’un gel au carbopol à 2% ou d’alcool à 70 ou 90°, 2 ml des HE suivantes:

hélichryse italienne 0,5ml,  lavandin 0,5ml, gaultherie 0,5ml, eucalyptus citronné 0,5ml.

Appliquer en massage doux sur les zones douloureuses mais pas sur des plaies!

Une préparation vétérinaire existe aussi: le contuvet® en flacon spray de 30ml mais

l’odeur puissante risque d’incommoder le chat à moins de le diluer à 50%.

• voie orale:

une préparation sous forme de capsules molles (stimunvet®) est disponible chez le

vétérinaire ce qui est préférable pour éviter des accidents.

elle est formulée avec les huiles essentielles de tea tree, de thym satureoïde, de

ravintsara, d'eucalyptus radié et de clou de girofle. Ce sont des huiles essentielles

antivirales, antibacteriennes, antifongiques, antiparasitaires, stimulantes immunitaires

et tonifiantes.

Aucune «recette» ne sera présentée ici car il est plus prudent d’avoir les conseils de

votre vétérinaire.  


intoxications par les HE:


Origine:

Les circonstances d’apparition d’une intoxication sont volontaires , c’est la main de

l’homme qui applique  un excès d’ HE sur la peau ou le poil, le léchage de l’animal

aggravant le phénomène.

Heureusement l’absorption d’HE par ingestion accidentelle est limitée: elles ont très

mauvais gout et donc le chat va immédiatement saliver et parfois vomir ce qui limite

fortement la quantité ingérée.

Symptômes:

Il s’agit généralement de lésions cutanées: rougeur jusqu’à brulure au 1er degré, en

cause toutes les HE phénolées et les aldehydes aromatiques surtout si elles sont

appliquées non diluées. On peut constater ensuite une perte de poil temporaire ou

définitive. Par précaution, il faut toujours faire un test sur une petite partie du

corps.

Selon le CNITV(centre national d’information toxicologique vétérinaire) il y a eu

environ 80 appels concernant des chats intoxiqués aux HE en 2012. Les propriétaires

relataient surtout des phénomènes locaux avec érythème et perte de poils mais aussi

des troubles neurologiques comme l’ataxie ou des tremblements. Les symptômes

observés étaient en majorité modérés et réversibles. Quelques rares cas présentaient

des troubles  digestif avec vomissements et diarrhée. En 2012, un cas s’est révélé

mortel.

soins:

En cas d’intoxication externe, le rinçage à l’eau est inutile car les HE ne se dissolvent

pas dans l’eau, il faut laver le chat avec un shampoing mais le plus efficace est

d’appliquer d’abord de l’huile végétale généreusement puis de le laver.

Pour une intoxication orale, faire avaler de l’huile végétale pour diluer l’HE (tournesol,

olive ou mieux de paraffine qui n’est pas digérée et ressort telle quelle dans les selles).

En conclusion ?


Surtout, pas d’automédication!!!


Les HE ne sont pas interdites chez le chat mais des précautions sont à prendre: choix

de l’HE et de sa dilution, méthode et voie d’application, nombre d’application

journalière, durée d’administration en n’oubliant pas de respecter des pauses et de

contrôler le bon fonctionnement de son organisme.

Les HE ne devraient pas être en vente libre mais délivrées sur ordonnance car les

accidents peuvent vite arriver avec des conséquences plus ou moins graves.

Heureusement, rassurez-vous, les HE toxiques ne sont pas en vente libre mais

réservées aux professions médicales, les plus dangereuses étant interdites en France.

La prise d’HE pour renforcer les défenses immunitaires et lutter contre le virus

responsable du sida du chat (FIV) est une excellente indication de prescription d’ HE

par voie orale avec des résultats vraiment bluffants!!!

L’efficacité des soins aux HE dépend de la qualité des HE, pour bien choisir n’hésitez

pas à consulter: «Comment choisir une HE et être sur de sa qualité ?» sur le site                              

http://www.aromatherapieveterinaire.com

Nom latin des HE présentées ci-dessus (afin d’éviter toute erreur lors de leur achat)

HE de géranium d’Egypte = pelargonium asperum CV Egypte

HE de lavande vraie = lavandula angustifolia

HE de lemongrass = cymbopogon flexuosus

HE de tea tree = melaleuca alternifolia

HE de niaouli = melaleuca quinquenervia CT cineole

HE de ravintsara = cinnamomum camphora CT cinéole

HE d'eucalyptus radié = eucalyptus radiata

HE d’hélichryse italienne = hélichrysum italicum

HE de lavandin = lavandula x burnatii

HE de gaultherie couchée = gaultheria procumbens

HE d’eucalyptus citronné = eucalyptus citriodora

HE de citronnelle = cymbopogon winterianus

HE de litsée citronnée = litsea citrata

HE de lavande aspic = lavandula latifolia spica

HE de laurier noble = laurus nobilis

HE de palmarosa = cymbopogon martini var. motia

HE de saro = cinnamosma fragrans

HE de myrte verte = myrthus communis CT cinéole

HE de ciste ladanifère= cistus ladaniferus


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Messages  du blog sur les HE supprimés par faute de place :

Pour Sandrine et son lapin nain :
Réponse de ma consœur Joëlle Robyns:

"Le Ravintsara est antiviral, tonifiant et stimulant immunitaire
-En inhalation, 5 gouttes dans un bol d'eau chaude 1/4h matin et soir.
-En spot on sur le cou en arrière des oreilles, 1 goutte 3 fois par jour pendant 1 semaine puis 2 fois par jour pendant une semaine puis 1 fois par jour 1 semaine.
Il est préférable de diluer le Ravintsara 50% avec de l'huile végétale
Il faut aussi surveiller l'absence de réaction locale avant nouvelle application


Réponse du Dr Joëlle Robyns, vétérinaire à Corinne pour la fabrication d'une lotion antiparasitaire (2/03/2012) :

"Je vous conseille une dilution de 10% d'HE maxi
Les HE ne sont pas solubles dans l'eau même en secouant très fort
Il est préférable de les diluer soit dans l'alcool, soit avec un solubilisant (ex solubol) puis dans de l'eau
Les HE réputées répulsives sont le géranium d'Egypte ( mais cher),la lavande, la citronnelle, le tea tree, éventuellement le clou de girofle en faible proportion...
N'oubliez pas que les chiens sont extrêmement sensibles aux odeurs, n'en appliquez pas sur la tête et allez-y progressivement!
1 fois par jour si nécessaire car les HE n'ont pas de rémanence dans le temps
même pour le petit, la dilution reste identique, c'est la quantité qui change ".  



Réponse du Dr J.Robyns, vétérinaire,à propos de l'utilisation des huiles essentielles, pour traiter la plaque nasale d'herpèsvirose Pour Puce 2621 (19/03/2012) :



"Je pense que tout simplement une application quotidienne de Tea Tree (avec un coton tige)sur la lésion pendant 15 jours à 3 semaines devrait résoudre le problème....si le chat veut bien se laisser faire.
Pour "rebooster" les défenses immunitaires de Patapoil et éviter les rechutes, je conseille en plus la prise d'une gélule de Stimunvet (labo Vet essentiel) par jour 3 jours par semaine pendant 6 semaines.
Tenez moi au courant".  






















mercredi 15 mai 2013

Les maladies respiratoires des volailles



Étiologie :

Ces affections sont très fréquentes et d’origine très diverse :

A)-bactérienne :

 -le Coryza infectieux (hémophiles gallinarum) présentant une morbidité importante  mais avec peu de mortalité .Les sujets malades présentent un jetage séreux abondant, des éternuements, une toux, une dyspnée. On observe également une conjonctivite avec larmoiement et surtout un œdème facial important.

 -la Pasteurellose (pasteurella multocida) : Elle peut présenter de nombreuses formes. 

La forme suraiguë (très rapide), la plus redoutable des maladies aviaires, n'entraîne pratiquement aucun symptôme, des sujets en bon état sont retrouvés morts  en 24 h.

La forme respiratoire chronique est une des manifestations les plus fréquentes . 

Les signes de la maladie sont ceux d'un coryza, c'est à dire une sinusite (jetage, éternuements) et une trachéite (toux, râles). Une dyspnée peut être observée.

 Attention : Le diagnostic de cette maladie doit être confirmé par le laboratoire car elle ressemble à la peste aviaire.



B)-virale :

Les grippes  ou pestes aviaires (H1N1...), la maladie de Newcastle, la Laryngotrachéite infectieuse (herpès virus), la Bronchite infectieuse (coronavirus), la Variole aviaire (pox virus)

C)-mycoplasmique :

mycoplasma galliseptica : Les jeunes oiseaux de 4 à 8 semaines semblent être les plus sensibles.

Le diagnostic clinique est très difficile car les mycoplasmoses sont le plus souvent associées à d'autres maladies, en particulier virales et seul le diagnostic de laboratoire spécialisé pourrait le confirmer.


D)-fongique :
 

 l’Aspergillose : aspergillus fumigatus : «  la pneumopathie du poussin », mortelle en 24 h.



E)-parasitaire :


La  Syngamose, surtout chez le dindon, le faisan, la pintade…


Les expressions cliniques  n'étant pas toujours très caractéristiques, le diagnostic de la maladie doit être  souvent confirmé par une autopsie et des examens de laboratoire.


La prophylaxie repose sur la vaccination notamment pour les affections  d’origine virale .

Malheureusement les conditionnements sont prévus pour une vaccination de masse pour les élevages  industriels et ne sont pas adaptés à  une prévention vaccinale pour  quelques animaux comme c’est le cas dans les clubs d’aviculture ou chez les particuliers.

Les différents traitements :




A)-Le traitement allopathique :



 Il repose sur l’emploi d’antibiotiques notamment dans les affections bactériennes. Les tétracyclines sont couramment employées par les vétérinaires  et les spécialités sont nombreuses sur le marché.



 B)- phytothérapie :



Il peut être prescrit seul ou en complément  du traitement allopathique.

L’association  Echinacées et Extrait de pépins de pamplemousse (l’EPP)  sera prescrite  à la dose de 10  gouttes d’ Echinacea en EPS + 1 goutte d’EPP pour 2 kg de poids  vif /jour dans l’eau de boisson.

La griffe du chat (Uncaria tomentosa) a été utilisée avec succès dans la prévention de la grippe aviaire au cours de la dernière pandémie, notamment dans les élevages de volailles de la Bresse.



C)-homéopathie :

Selon les symptômes observés, il peut être prescrit  Euphrasia 4 CH (éternuements), Alium cepa 4 CH, (larmoiements) Hepar sulfur 4 CH (suppurations), Mercurius corrosivus 4 CH (ulcérations)…



D)-les Huiles Essentielles: (Dr Joëlle Robyns)

Elles peuvent aussi être prescrites et seront d’un grand secours notamment dans les maladies virales ou bactériennes.

 Plusieurs voies d’administration sont possibles, elles peuvent être utilisées ensemble ou séparément.

la voie orale :

Même si le gout des HE est fort, la poule possède moins de papilles gustatives que nous et mangera sans problème une bonne pâtée additionnée d’HE. Dans le cas d’une poule anorexique il suffira de les lui administrer pure ou diluée dans un peu d’huile végétale directement dans le bec.

la voie transcutanée :

Les HE ont la particularité de pénétrer rapidement au travers de la peau pour se retrouver dans tout l’organisme. Il faut parfois les diluer avec de l’huile végétale, celle de tournesol est la meilleure pour une action en profondeur. L’inconvénient de cette méthode est la réaction locale, irritation ou rougeur, qui peut survenir avec certains animaux fragiles ou en employant des HE non adaptées à une application cutanée (celles contenant beaucoup de phénol, d’aldehyde aromatique…)



la voie aérienne :



L’inhalation est la méthode la plus facile à mettre en œuvre, un simple bol d’eau chaude additionné de quelques gouttes d’HE. Celles-ci restent en surface mais sont rapidement emmenées avec les vapeurs d’eau, la respiration de l’animal assurant leur passage dans les cavités nasales, les sinus et les grosses bronches. Cette méthode ne convient pas pour les animaux en détresse respiratoire car elle encombre les bronches avec de l’eau.

L’aérosolthérapie
est alors la méthode de choix ! Elle consiste à pulvériser les HE grâce à de l’oxygène ou de l’air comprimé. Les HE sont alors transportées beaucoup plus profondément dans l’arbre bronchique directement sur le site de l’infection ! Tout comme l’inhalation, il suffit d’isoler l’animal dans une cage, ensuite fixer la tubulure et recouvrir le tout d’un linge. De nombreux modèles existent sur le marché certains à moins de 60€.



Quelles huiles essentielles utiliser ?




Celles qui sont antivirales, antibactiennes seront aussi antiparasitaires antifongiques, stimulantes immunitaires et tonifiantes !

Il faut éviter les HE irritantes, le meilleur choix se portera sur les HE contenant une forte proportion d’alcools. Pour compléter avec des HE expectorantes et mucolytiques, on choisira des HE contenant du 1,8 cinéole et une cétone douce.

L’HE d’eucalyptus radié et l’HE de ravintsara sont les 2 meilleures anti-infectieuses.

Associée en faible quantité à de l’eucalyptus mentholé, voici une synergie redoutable alliant toutes les actions recherchées (Inhalvet®)

Il est possible aussi d’utiliser l’HE de bois de rose surtout pour un animal fragile, l’HE de niaouli est excellente aussi. Les thyms à thujanol ou à linalol sont excellents mais chers.

Cette liste n’est pas exhaustive et beaucoup d’autres HE pourront être utilisées avec efficacité.

Plus de renseignements sur les huiles essentielles : le site du laboratoire Vet Essentiel : www.vetessentiel.com

samedi 4 mai 2013

Les inhalations : Dr J.Robyns vétérinaire

Administration des huiles essentielles
par voie atmosphérique



Quand vient le printemps ou l’automne, arrive aussi le temps des rhinites et des bronchites accompagnés de toux, d’éternuements, baisse de forme et d’appetit !!!

Bien sur, il faut parfois recourir aux incontournables antibiotiques mais si l’on ne souhaite pas les utiliser ou si l’on veut compléter leur action, l’inhalation d’huiles essentielles sera d’un grand secours!

Cette méthode appelée aussi fumigation, vieille de plusieurs millénaires, utilise les vertus thérapeutiques des huiles essentielles pour fluidifier, désinfecter et évacuer les sécrétions des muqueuses respiratoires atteintes.



Quel matériel?

Plutôt rudimentaire donc facile à mettre en place ! Un bol d’eau bouillante sur lequel on dépose quelques gouttes d’huiles essentielles. Celles-ci ne se mélangent pas à l’eau mais restent en surface, ce sont les vapeurs d’eau chaude qui vont transporter les molécules et les déposer en surface des muqueuses.

C’est donc un procédé qui ne permet pas d’accéder aux voies respiratoires profondes, comme les bronchioles ou les alvéoles, car l’eau est un élément lourd qui se dépose rapidement au contact des muqueuses respiratoires.

 Heureusement car introduire de l’eau dans les bronches d’un animal ayant des difficultés pour respirer n’est vraiment pas recommandé !



Pour quelles genres d’affections ?

Qu’elles soient d’origine virale ou bactérienne, ce sont celles touchant les cavités nasales, les sinus et les grosses bronches : coryza du chat ou de la poule, maladie respiratoire chronique du rat, toux de chenil du chien, grippe du furet ou du chinchilla…





Attention !

Il faut veiller à ce que l’animal  ne se brule pas ! il suffit par exemple de  le mettre  dans une cage, de laisser le bol à l’extérieur et recouvrir l’ensemble d’un linge. (photo 1 )

 





Quelles huiles essentielles utiliser ?



Pour la voie atmosphérique, on choisira des huiles essentielles antibactériennes, antivirales, expectorantes et mucolytiques. Elles ne devront évidemment pas irriter les muqueuses, Pour exemple, les huiles essentielles de ravintsara, d’eucalyptus radié, de sapin baumier, de pin sylvestre, de lavande, d’eucalyptus mentholé, de tea tree conviennent parfaitement.

On pourra ajouter des HE anti-inflammatoires comme par exemple les huiles essentielles de sapin baumier, d’Ylang Ylang, ou de tanaisie annuelle.



Combien d’huiles essentielles et en quelle proportion ?

Il est idéal de mélanger 3 à 5 HE. S’il y en a trop, l’activité des unes risque d’être masquée ou étouffée par les autres ou bien se retrouver en quantité insuffisante pour être efficace.

La proportion de chaque huile dans le mélange se fera en fonction des effets recherchés, des innocuités ou toxicités de chacune, mais aussi du savoir faire et de l’expérience du prescripteur.

Pour ne pas se tromper, l’inhalvet® est une préparation parfaitement adaptée pour lutter contre les affections respiratoires du chien, du chat mais aussi des NAC.



Combien de temps ?

En principe, les séances durent 15 à 20 minutes, à raison de 2 voire 3 fois par jour pendant 1 semaine.





Mais encore ?

Il est possible d’appliquer l’inhalvet® sous forme de spot-on, c’est à dire directement sur la peau de l’animal malade, de préférence sur une zone impossible à lécher. Les huiles essentielles ont la faculté de passer rapidement la barrière cutanée pour se retrouver dans l’organisme.

Une autre voie atmosphérique d’administration des huiles essentielles est possible et sera détaillée lors d’une prochaine publication : l’aérosolthérapie …à suivre donc !


A propos de la toxicité des huiles essentielles chez le chat : Correspondance avec un des vétérinaires du labo VET Essentiel (www.vetessentiel.com) :

bonsoir cher confrère,

Concernant la toxicité des huiles essentielles chez le chat, tout dépend du type d'huile essentielle, de la dose, de sa voie d'administration et aussi de la durée du traitement.
Son système hépatique ne possède pas l'enzyme necessaire à la "gluconoconjugaison" ce qui fait qu'il métabolise beaucoup plus lentement les HE
Ainsi, il est déconseillé de lui administrer des HE en grande quantité par voie orale.
Toutefois, j'ai eu d'excellents résultats sur un chat FIV avec notre "STIMUNVET" en lui administrant par voie orale 5 jours sur 7 pendant 3 semaines
De même notre "INHALVET" que nous utillisons depuis 2 ans en spot on sur des chats fatigués ou ayant un coryza n'a jamais montré d'effet toxique hormis de rare réaction locale (plutôt d'origine allergique)
Bien sur, les huiles essentielles étant très puissantes, dans le doute il vaut mieux appliquer le principe de précaution. C'est pourquoi nous avons élaboré une gamme de produits à base d'HE pour les vétérinaires qui n'ont pas ou peu de connaissance en huiles essentielles.

Joêlle Robyns, vétérinaire.

A propos des huiles essentielles chez le chat :

"Les chats sont très sensibles aux odeurs et il est parfois difficile de leur appliquer un produit 2 jours de suite. De plus, ils possèdent un organe particulier (l'organe de Jacobson)qui leur permet de détecter des molécules volatiles comme les phéromones. Le chat peut donc réagir de manière extrêmement forte au vu de la puissance olfactive des HE ( hyper salivation, fuite, régurgitation...).
Il faut donc toujours débuter avec une faible dose pour les habituer à l'odeur et ne pas saturer l'organe voméro-nasal.
Il ne faut leur faire avaler des HE qu'à très faible dose, car leur foie ne métabolise pas les terpènes ( pas de glucoronyl-transférase)".

Dr Joélle Robyns, vétérinaire

vendredi 3 mai 2013



L’aérosol thérapie :
 Qu’est-ce que c’est ?

C’est une technique qui consiste à pulvériser des particules solides ou liquides grâce à un gaz propulseur. Tout comme l’inhalation, on utilise la respiration de l’animal mais l’avantage de l’aérosol thérapie est qu’elle pénètre plus profondément dans l’arbre bronchique. En effet, l’eau utilisée dans l’inhalation est élément lourd qui se fixe rapidement aux premières muqueuses rencontrées (nasales, sinus, grosses bronches) et elle ne devrait pas être utilisée chez un animal en détresse respiratoire.
L’aérosol thérapie en revanche, utilise un mélange gazeux où seule la taille des particules détermine la profondeur d’introduction dans les poumons.
Une application bien connue est l’anesthésie gazeuse! Mais en humaine, les personnes atteintes d’asthme ou de mucoviscidose ont recours aussi à ce procédé.


quel intérêt ?

L'aérosol thérapie est utilisée pour différentes pathologies touchant les voies respiratoires, qu’elles soient d’origine infectieuse, inflammatoire ou allergique. Les huiles essentielles sont parfaitement indiquées et bénéfiques, cette thérapie permet d’en pulvériser un micro brouillard directement au contact de la zone atteinte: cavités nasales, sinus et tout l’arbre pulmonaire.
Le délai d’action est quasi immédiat et il n’y a pas de bio transformation, cela permet d’agir directement et rapidement sur le lieu de l’affection. L’aérosol thérapie est considérée comme un complément au traitement des affections respiratoire mais parfois, c’est le seul soin possible chez les animaux difficiles à manipuler.
 Associée au traitement classique ou en prévention, elle sera très efficace pour combattre le coryza du chat, de la poule, du lapin, la toux de chenil du chien, la CRD du rat, et de nombreux autres troubles respiratoires rencontrés chez nos animaux de compagnie.



Quel matériel ?

Ce sont des appareils électriques appelés nébulisateurs pneumiques. De nombreux modèles sont disponibles, mais le principe est toujours le même : un petit compresseur envoie de l’air comprimé jusqu’au réservoir contenant le mélange à propulser. L’air comprimé peut aussi être remplacé par de l’oxygène pour aider les animaux en détresse respiratoire.



Aérosolthérapie © Dr Joëlle ROBYNS pour Vet Essentiel
Il suffit de fixer le réservoir aux barreaux d’une cage et de recouvrir l’ensemble d’un linge. L’utilisation d’un plastique transparent permet de voir l’animal.









Il est aussi possible de les adapter aux cages d’oxygénothérapie. (photo 2)


Chat et Aérosols © Dr Joëlle ROBYNS pour Vet Essentiel



La durée d’une séance varie de 10 à 20mn, l’idéal étant de laisser l’animal respirer les brumes qui se sont accumulées dans la cage après l’arrêt de la pompe. La fréquence d’utilisation est fonction de la sévérité de l’affection et de l’amélioration obtenue, elle est généralement de 2 fois par jour pendant une semaine. Il est possible aussi de continuer les soins régulièrement à raison d’une à deux fois par semaine, ce qui est intéressant dans les affections chroniques.

Les chevaux aussi bénéficient de cette thérapie, grâce à différents modèles qui s’adaptent sur son nez. Pour les sportifs de haut niveau, aussi bien en humaine qu’en équine, il existe des nébulisateurs utilisant un compresseur dont l’air simule des altitudes pouvant aller jusqu’à 6400m afin d’hyper oxygéner leur sang !
 Aérosolthérapie et Chevaux © Dr Joëlle ROBYNS pour Vet Essentiel
merci Docteur JP Meurice pour cette photo !


 Quelles  huiles essentielles choisir ?

Pour la voie atmosphérique, on choisira des huiles essentielles antibactériennes, antivirales, expectorantes et mucolytiques. Elles ne devront évidemment pas irriter les muqueuses, c’est pourquoi celles contenant des phénols, des aldéhydes aromatiques ou des aldéhydes terpéniques seront écartées. Les huiles essentielles idéales contiennent surtout des alcools, des oxydes terpéniques et des terpènes. L’effet mucolytique sera apporté par les cétones et les lactones mais celles-ci ayant des effets néfastes à forte dose, on s’assurera d’un pourcentage adéquat.
Pour exemple, les huiles essentielles de ravintsara, d’eucalyptus radié, de sapin baumier, de pin sylvestre, de lavande, d’eucalyptus mentholé, de tea tree conviennent parfaitement.
On pourra ajouter éventuellement des HE anti-inflammatoires c’est à dire contenant une proportion suffisante de sesquiterpènes réputées aussi antiallergiques, par exemple les huiles essentielles de sapin baumier, d’Ylang Ylang, ou de tanaisie annuelle.
Il est idéal de mélanger 3 à 5 HE. S’il y en a trop, l’activité des unes risque d’être masquée ou étouffée par les autres ou bien se retrouver en quantité insuffisante pour être efficace.
La proportion de chaque huile dans le mélange se fera en fonction des effets recherchés, des innocuités ou toxicités de chacune, mais aussi du savoir faire et de l’expérience du prescripteur.
Pour ne pas se tromper, inhalvet® de Vet Essentiel® est un mélange judicieux d’huiles essentielles de ravintsara, d’eucalyptus radié et d’eucalyptus mentholé. Quelques gouttes suffisent pour un NAC, une dizaine de gouttes pour un chat, 10 à 40 gouttes pour un chien, 2 à 3 ml pour un cheval. Sa présentation en flacon compte goutte de 10 ml permet un dosage précis, il est pratique d’utilisation aussi bien en l’inhalation, qu’en aérosol et pour l’application spot-on.

DES CONTRE-INDICATIONS ET INCONVÉNIENTS ?

Le bruit du compresseur et le confinement de l’animal peuvent être source de stress, il faut donc progressivement l’habituer à cette thérapie.
Des allergies ou des irritations sont toujours possibles, il convient de bien surveiller l’animal en début de traitement et de commencer par une faible dose de produit.

EN CONCLUSION :

L’aérosol thérapie d’huiles essentielles se révèle d’un grand secours, il faut la privilégier dans les affections respiratoires :
  • Elle permet d’agir directement sur les zones atteintes
  • Elle est facile à mettre en place
  • Elle réduit l’emploi des antibiotiques de toute façon inefficaces en cas d’affection virale
  • Elle stimule l’immunité, elle est aussi tonifiante.
Mais il est nécessaire de bien les connaître  pour pouvoir les utiliser sans danger et ainsi profiter pleinement de leurs vertus.

Dr Joëlle Robyns, vétérinaire , praticienne à Nice et fondatrice du laboratoire vétérinaire Vet essentiel .






mardi 19 mars 2013

LE SPORT A 4 PATTES
LA PLACE DE L’HOMÉOPATHIE et des OLIGO-ÉLÉMENTS




Quelques mots sur ces chiens, les courses de traîneau, la place de l'homéopathie et des oligo éléments  dans ce type de sport.


LES CHIENS :

Ces chiens nordiques appartiennent au groupe 5 de la classification des chiens (groupe des Spitz et chiens primitifs).

Dans ce groupe de chiens nordiques on trouve des chiens de traîneau, (Groenland, Husky, Malamute, Samoyède), des chiens de chasse (chiens d'ours de Carélie, chiens d'élan suédois, Elkhoud...), des chiens de bergers et de garde (Berger finois, chiens des Goths de l'ouest...).

Les chiens nordiques sont originaires d'Asie centrale (Tibet, Iran). Certains auraient émigrés vers le nord, puis seraient arrivés en Sibérie pour gagner ensuite l'Est par le détroit de Béring et atteindre le Groenland et le grand Nord canadien.

Quelques soient leurs origines, les chiens nordiques et particulièrement les chiens de traîneau présentent certains points communs entre eux physiquement et psychologiquement.

Physiquement : Une queue en panache enroulée sur le dos, un squelette de forte ossature avec une cage thoracique large, une robe double grâce à un sous poil doux, une tête massive avec un stop bien marqué, des oreilles petites et dressées, des yeux en amande.

Ils supportent des différences de température considérables pouvant atteindre 80° à 100°. Ils sont donc d'une résistance physique énorme, la sélection naturelle ayant préservé au cours des siècles la force et la qualité de ces races.

Sur le plan comportemental ils présentent tous une hiérarchie sociale très visible en meute et préfèrent le hurlement à l'aboiement.

Malamute vient de "Malheimute" nom d'une tribu qui signifie en Esquimau "les hommes habitant l'endroit où il y a des vagues". Les chiens de ces habitants tous pêcheurs, étaient utilisés pour haler  les traîneaux et aider les hommes lors des chasses au caribou et autres gibiers.

Sa robe de longueur variable est épaisse, rude, d'aspect laineux, plus épaisse au cou et aux épaules. Sa couleur varie du gris au blanc et noir, quelques fois ou trouve des roux et blancs.

Le Malamute est victime de l'étiquette "terrifiante" : de chien-loup. Certes son regard, sa morphologie, son comportement de chien de meute, son hurlement l'apparentent au loup. Mais la comparaison s'arrête là.
Le loup est un animal plus fin, plus haut sur pattes, son tempérament est plus calme moins hargneux (sauf en période de reproduction). Sa vie en meute est mieux régie que celle du Malamute.

Le Malamute est un chien intelligent, joueur, affectueux quoique peu démonstratif, son caractère très affirmé demande de la part du maître une main de fer. Indépendant, il reste un chien de meute (il reconnaît son maître comme chef de meute). C'est un piètre chien de garde (l'instinct le pousse plus facilement à chasser et éventuellement à faire des dégâts dans les poulaillers !).

Le Malamute bien que de caractère difficile et bagarreur, s'adapte à tous les types de travail. Une parfaite harmonie entre l'attelage et le musher* nécessite de longues heures de travail de jeux et aussi de patience.

*Le mot musher venu du Canada est en fait d'origine française. Les conducteurs canadiens utilisaient l'ordre "marche". Ils influencèrent les américains qui prononçaient "mush" donnant naissance à un vocabulaire dérivé : musher, mushing...


Le Samoyède serait issu de Russie septentrionale, à l'est du mont Oural. Son nom est lié à une tribu Mongole qui se déplaçait constamment pour suivre les troupeaux de rennes. On peut avoir deux types de morphologies différentes : Le type "ours" (prisé en Bretagne) et le type "loup" (prisé aux U.S.A)

C'est le seul chien de traîneau qui aboie volontiers. Sa couleur est généralement blanche marquée de trois points noirs (deux pour les yeux et une pour la truffe !...).

Certains explorateurs comme Nansen, Jackson, Admunsen ont utilisé les Samoyèdes dans leurs expéditions.

Ce chien sobre, résistant, fort, plut aux amoureux de courses et de la nature. Grâce à eux le Samoyède put sortir de sa destinée (tant française qu'anglaise) qui le poussait tout doucement vers le chien de salon.



Le sport de traineau à chiens :


C'est après la seconde guerre mondiale que l'état d'Alaska proclama officiellement les courses de traîneaux à chiens comme sport national. De nos jours deux courses sont connues : "l'Iditarod" et la "All Alaska Sweepstake". La première est la course suprême de 1000 km et dure 11 jours, pour les attelages les plus rapides. En France l'Alpirod est la plus réputée, elle se court en février : 1000 km qui attirent même des attelages Nord Américains.

De nombreuses courses sont organisées dans tous les massifs montagneux enneigés du territoire : Jura, Vosges, Alpes, Massif Central, Pyrénées, elles sont sanctionnées par un classement national, européen, international...

Le Pédigrée des neiges est une manifestation  française qui montre aussi le travail des chiens de traîneau. Elle se déroule dans les stations de montagne des Alpes : Courchevel, Flaine...

Pas de chronomètre, le traîneau chargé, les chiens attelés, c'est parti!
Vive la liberté!... mais cela demande une bonne connaissance de la montagne, de la neige, de la météo, des chiens et des soins à donner...

 PHYSIOLOGIE DES CHIENS DE TRAVAIL,  HOMÉOPATHIE ET OLIGO-ÉLÉMENTS :


Ces chiens de traîneau s'assimilent à des athlètes et demandent par conséquent un régime alimentaire parfaitement adapté, de longues et parfois éprouvantes séances d'entraînement. Si le mucher tient bien son rôle, ces animaux deviendront en plus de compagnons affectueux, des sportifs de haut niveau.

Schématiquement trois catégories de facteurs se révèlent importants dans la physiologie du chien de sport :
- La dépense énergétique induite par l'effort
- Le stress
- La déshydratation, qui peut dans une mesure non négligeable être prévenue par
    la nutrition

La dépense énergétique induite par l'effort :

Le Chien de traîneau, prototype du sportif d'endurance, tend à se différencier nettement des autres types de chiens de sport quant à l'évolution de son besoin énergétique. A l'entretien ce besoin d'énergie est plus faible à poids égal que chez les autres chiens de sport. Cela s'explique par un meilleur rendement métabolique de l'énergie, par des frais de thermorégulation réduits par l'isolation thermique (liée au pelage) et par une température corporelle de cette race légèrement inférieure aux normes canines. En situation d'entraînement ou de course ce besoin va évoluer avec le type d'effort, la longueur de celui-ci et la température extérieure.

Un médicament homéopathique BOIRON, inventé pour les chevaux  par un professeur de l’Ecole Vétérinaire d’Alfort, est parfaitement indiqué pour favoriser la croissance, la densité du poil et la circulation sanguine des  chiens de traîneau.
- PVB Poudre Calcique : regroupe les trois calcarea (utile dans la construction de
    l'ossature et la musculature du chien)
    - Arnica : (indiqué dans les traumatismes, l'adaptation à l'effort, l'amélioration     de la circulation capillaire),
    - Ruta et Symphytum : (médicaments efficaces dans la pathologie traumatique et     ligamentaire)

PVB Poudre calcique possède donc grâce à ses dilutions infinitésimales de
Calcarea un effet sur la régulation du pool calcique. Or l'effort court est souvent
la cause d'une élévation de la calcémie qui perturbe le rapport P/CA mais aussi la disponibilité du Magnésium (voir plus loin les conséquences de la chute de Magnésium). De même le calcium bloque la biodisponibilité des oligo éléments (voir plus loin) .

On donnera donc PVB Poudre Calcique pendant les 8 mois de croissance de l'animal à raison de 1 petite cuillère à soupe par jour par séquence de 3 semaines sur 4
Puis à l’age adulte ,pendant la période des courses on donnera PVB Poudre Calcique 5 jours sur 7 à raison de 1 cuillère à soupe par jour.

 Traumasedyl sera ajouté lors des compétitions de vitesse et d'endurance
l a veille, avant et après la course,
Pour les courses longues son administration peut être répétée toutes les deux ou trois heures
(Alpirod, Iditarod, Yukon ouest),


Le stress :

Le chien de sport subit, au même titre que tout sportif, un stress à la fois organique (entraînement, température, compétition) et physiologique (transport, environnement psychologique, spectateurs, bruit).
La première conséquence nutritionnelle du stress d'effort chez ces chiens est une demande accrue de protéine de bonne qualité (évaluée au-dessus de 35 % par rapport à la matière sèche).
Cependant la meilleure prévention des inconvénients physiologiques et psychologiques du stress est l'entraînement (répétition d'efforts supra maximaux).
On peut distribuer en prévention du carbonate de sodium dans l'eau de boisson à la dose de 300mg/kg (pour éviter principalement l'accumulation de l'acide lactique).
Le stress d'effort induit la libération de peroxydes et de radicaux libres qui affectent l'intégrité des membranes cellulaires, mitochondriales, reticulo-plasmiques et sarcoplasmiques.
Le Sélénium conjointement à la vitamine E permet de maintenir l'intégrité de la membrane cellulaire en particulier au niveau musculaire.
Sélénium  : matin et soir pendant la période des courses permet une amélioration clinique de l'aptitude à la performance ainsi qu'une moindre fatigabilité musculaire.

Nervosyl est un complexe homéopathique qui permet aux jeunes de moins d’être excitables  par la nouveauté de l’environnement des épreuves
Chez les dominants on peut ajouter NUX VOMICA 9CH 3 granules Commencer 3 jours avant l’épreuve,  matin et soir

Déshydratation :

La déshydratation constitue en des problèmes majeurs dès que l'on évoque le chien de sport, ce d'autant plus qu'elle modifie l'équilibre ionique et la balance acido-basique de l'animal, accroissant les risques de rhabadomyolyse, de collapsus ou de syndrome tétaniforme post effort.
La mise en cause d'une supplémentation en Potassium est nécessaire chez le chien de sport, celle-ci pouvant passer par l'aliment complet.
De même le Magnésium doit être augmenté par apport alimentaire important, d'autant plus que l'élévation du taux de matières grasses de la ration affecte la disponibilité de cet élément minéral.

Une déficience chronique en Magnésium chez le chien de sport se traduit par :
- Diminution de l'endurance
- Moindre accoutumance à la chaleur et au froid
- Perte de motivation
- Modification de l’excitabilité neuromusculaire
- Asthénie associée à des crampes
- Laxité ligamentaire

L'ensemble des oligo éléments sans entrer dans les détails seront apportés en proportions doubles par rapport à l'entretien, afin de disposer de marges de sécurités, de prendre en compte la plus haute concentration énergétique des aliments et de pallier les effets antagonistes du Calcium sur leur digestibilité. On portera une attention particulière aux oligoéléments suivants :

- Fer : qui contribuera à prévenir les processus. Mais attention aux excès de Fer fréquemment responsables de l'aspect hémorragique des diarrhées de stress et des saignements rectaux.

- Cuivre : qui peut lui aussi contribuer à prévenir certaines anémies et améliore
    la solidité de la trame osseuse et des cartilages.

- Zinc : qui participe à la contraction musculaire et est le métal actif de l'enzyme
     LDH et de la protéine de transport plasmatique de la vitamine A.

- Iode : qui active la fonction thyroïdienne et peut contribuer à prévenir les
    myodystrophies.

- Magnésium (apport alimentaire et oligo élément)

- Sélénium, bien sûr.

Pour obtenir un effet bénéfique les oligo éléments nécessitent une administration répétée (temps de latence d'action). Les oligo éléments seront donnés tous les 2 jours pendant toute la période des courses de (novembre à avril), et quotidiennement la semaine précédant la course.

En homéopathie NATRUM MURIATICUM 9CH est le médicament des marathoniens
On peut le donner en 9CH 1 fois par semaine aux animaux qui récupérent difficilement.

Article rédigé par ma consœur vétérinaire homéopathe Marie Noëlle Issautier*


*Après avoir travaillé durant de nombreuses années chez Boiron, Marie -Noëlle est actuellement consultante en homéopathie.
De plus, elle est attachée de cours  à l’École Vétérinaire de Lyon

Marie -Noëlle est aussi l'auteur ou le co-auteur de nombreux livres d'homéopathie (liste à consulter après article sur le drainage).






vendredi 11 janvier 2013

Le Drainage :

Le Drainage

réalité et utilité en médecine vétérinaire :

Parasitisme - Obésité et Cutané chez les Petits animaux

C’est Antoine NEBEL, homéopathe suisse de Lausanne qui a défini le premier la notion de drainage en homéopathie. Ceci faisant suite à des observations d’aggravations cliniques constatées après l’administration des doses homéopathiques de tuberculines.

Ces aggravations se manifestaient chez des malades en très mauvais état général et porteurs d’affections graves de tuberculose avancée, cancer. Il s’inspirait d’HIPPOCRATE et de PARACELSE.

 « Il faut être à l’écoute du corps malade et l’aider à éliminer les mauvaises humeurs dans la direction et par les moyens réclamés par la nature ».

Les homéopathes du début du XXème siècle pensaient également que les médicaments de drainage permettaient au médicament constitutionnel d’agir, chez les patients « épuisés » ou possédant des typologies particulières
Par exemple, un malade ayant un mal de tête caractéristique de Sulfur souffre d’une forte constipation. Si les organes d’élimination fonctionnent bien le mal de tête et la constipation disparaîtront seuls. Mais si l’élimination est entravée, le mal de tête et la constipation ne disparaîtront pas et pourront même être augmentés. D’où l’utilité des médicaments de drainage qui stimulent les fonctions d’élimination de certains organes cibles comme le foie, les reins, la peau.

Notre expérience clinique de vétérinaire homéopathe nous montre que les médicaments draineurs en thérapeutique homéopathique vétérinaire doivent être considérés comme des stimulants des fonctions hépatique et rénale chez les animaux qui présentent des ralentissements physiologiques souvent parallèles aux cycles biologiques, saisonniers ou annuels. Ils permettent également à certains médicaments régulateurs de terrain d’être plus rapidement efficaces.

Un bref rappel sur le rôle physiologique du foie permettra de comprendre pourquoi le drainage est non seulement une nécessité mais une réalité en médecine vétérinaire.


Le foie est une usine de fabrication, une usine de stockage, une plate-forme de régulation, un centre de tri, un départ d’élimination des déchets

Cette voie de communication très importante comporte :

une entrée : la veine porte qui apporte au foie toutes les molécules absorbées par le tube digestif

une sortie : les veines sus-hépatiques (qui déversent dans la circulation générale des produits du travail hépatique) et le canal biliaire (qui déverse dans l’intestin la bile chargée des déchets à éliminer).

L’oxygène est apporté par l’artère hépatique.

L’unité fonctionnelle est la cellule hépatique (hépatocyte).

Le foie gère les métabolismes glucidique, lipidique et protéïque :

dans le métabolisme des glucides il intervient sur la régulation du taux de glucose (pancréas) ;
dans le métabolisme des lipides il intervient dans le stockage (triglycérides), le relargage si besoin en énergie et la fabrication de lipoprotéines utilisées par les autres organes ;
dans le métabolisme des protéines il permet l’assemblage des acides aminés essentiels provenant de l’alimentation. La synthèse des acides aminés se fait au sein de la cellule hépatocyte. Le stockage des acides aminés excédentaires permettra la fabrication de glucose ou de lipide. Leur destruction libèrera de l’ammoniac dans le sang et mettra alors les reins à contribution.

La fabrication de molécules élaborées et utilisées par hépatocyte lui-même est déterminante dans les processus de coagulation, dans les réponses inflammatoire et immunitaire, dans le transport des substances diverses, telles les hormones. Cette fabrication ne peut se faire que si le foie est en bonne santé, et travaille régulièrement.

Tout excès alimentaire entraîne un surcroît de travail pour le foie :

Trop de sucre

Stockage glycogène
Trop de graisse

Triglycérides
Trop de protéines

Urée

Toute carence entraîne une fabrication compensatrice.

Voyons maintenant l’utilité de ce drainage dans 3 pathologies différentes : le parasitisme, l’obésité, la dermatologie.


1. Le Parasitisme


Les parasites sont toxiques à 4 niveaux :

Niveau “énergétique” : ils détournent à leur profit une (petite) partie de ce qui devrait profiter à l’animal ;
Niveau “intégrité organique” : les migrations larvaires sont traumatiques pour les « organes hôtes » et permettent la multiplication bactérienne dans les lésions créées.
Niveau système nerveux : ils émettent des toxines neurotropes qui entraînent des troubles du comportement aussi bien alimentaires (pica) que général (nervosité, irritabilité)
Niveau immunitaire : ils mobilisent les cellules de défenses alertées par leur présence constante et permettent ainsi des non-réactions lors d’invasions bactériennes. Et de ce fait la présence de parasites pénalise directement et indirectement le travail de la cellule hépatique.


Nous savons que le parasitisme est, quelles que soient les espèces :

Saisonniers : Automne / Printemps,
Et qu’il est nécessaire que la cellule hépatique soit saine, active et fonctionnelle, pour que l’animal continue d’être en bonne santé, prêt à se défendre face à une attaque bactérienne.

Par ailleurs, les molécules chimiques vermicides doivent être parfaitement décodées et éliminées pour ne pas induire de tolérance “immunitaire” chez l’animal.

Compte tenu de toutes ces connaissances physiologiques, pharmaco-dynamiques et immunitaires, voici comment on peut optimiser cette action importante d’élimination des parasites tout en respectant la biologie animale. Il faut associer vermifuge et drainage hépatique :

Drainage hépatique
J – 3
VERMIFUGE
J
Drainage hépatique
J + 3
3 jours
1 jour
3 jours
Lundi, Mardi, Mercredi
Jeudi
Vendredi, Samedi, Dimanche

Le foie ainsi préparé pendant 3 jours est propre et fonctionnel le jeudi pour décoder la molécule, puis l’éliminer pendant les 3 jours suivants. Les parasites tués seront facilement éliminés. L’animal reste alors sans résidus ni médicamenteux ni parasitaires et il ne peut y avoir d’induction de tolérance immunitaire.

 Les principaux médicaments de drainage utilisés dans la stimulation de la fonction hépatique : Taraxacum, Berberis, Carduus marianus, Chelidonium, Lycopodium, Solidago 3, 4 ou 5 CH.
Ces médicaments sont donnés dans l’eau de boisson 1 fois par jour pendant 1 semaine. Le vermifuge est donné au milieu de la semaine.

Chez les animaux d’élevage ou fortement parasités ,ou déficients sur le plan immunitaire , il sera alors judicieux  d’étendre , à tous les animaux présents , la totalité du traitement sur 2 semaines (1semaine avant la vermifugation et 1 semaine après). Il sera utile de compléter le schema thérapeutique par la prescription  de médicaments régulateurs de terrain, 1 fois par semaine en 5, 9 ou 15 CH, pendant 3 à 4 semaines de suite à chaque épisode de vermifugation, comme :

Sulfur, particulièrement indiqué si l’animal est facilement parasité, avec des récidives périodiques ou annuelles ;
Silicea si l’animal présente des signes de déminéralisation,de difficultés de cicatrisation,de frilosité;
Lycopodium si l’animal présente un appétit capricieux un ralentissement fonctionnel général  ou uro-hépatique (vieillissement diminution de tonus, désintérêt) ;
Sepia : intéressant à donner aux animaux castrés avec ont un ralentissement métabolique , troubles digestifs ou urinaires (chat), embonpoint et troubles cutanés (mycoses récidivantes) ;
Thuya sera donné préférentiellement à l’animal âgé, avec une peau malsaine et diminution de l’immunité, ayant eu de nombreux traitements anti-inflammatoires, antibiotiques ou hormonaux

En complément, 2 médicaments symptomatiques lésionnels et de tropismes parasitaires sont intéressants :

Phosphorus, à donner matin et soir pendant une quinzaine de jours - -   s’il y a des parasites hépatiques. (ex. : douve chez les ruminants,) 
- ou bien dans des pathologies d’hépatite aigues ou chroniques consécutives à du parasitisme : piroplasmoses, leptospiroses chez le chien et le cheval, 

Arsenicum album, à donner matin et soir pendant une quinzaine de jours dans les problèmes parasitaires intestinaux (colibacillose, coccidiose, … graves  chez les jeunes herbivores., ou le lapin ),


2. L’obésité


D’étiologie variable, alimentaire, hormonale, médicamenteuse, l’obésité est le signe d’un ralentissement dans la fonction hépatique principalement au niveau de l’élimination. Les erreurs alimentaires sont non seulement quantitatives mais souvent qualitatives et en relation avec un exercice physique quotidien insuffisant. Ceci est vrai pour l’humain et de plus en plus  pour les animaux de compagnie
Des pathologies secondaires (cardiaques, surrénaliennes, cutanées,…) viennent souvent compliquer le tableau.

Sur un plan biologique, les animaux sont programmés à prendre du poids en automne, afin de préparer l’hiver, et au printemps pour la femelle qui doit mettre bas.
Cette régulation physiologique à ces époques est souvent perturbée par la castration. Lorsqu’on est devant un animal obèse, qu’il est souhaitable de le faire maigrir, il faut d’une part modifier son hygiène de vie (alimentation diététique, exercice physique augmenté) et d’autre part administrer un drainage hépatique, pour obliger le foie à mieux travailler, mieux éliminer.

Commencer le régime à la fin de l’été, ou à la fin de l’hiver.

Lorsqu’on vise une amélioration du catabolisme lipidique et qu’on souhaite éviter le stockage, les médicaments de drainage les plus indiqués sont Pulsatilla 5 CH, Chelidonium 5 CH, 3 fois par jour tout le temps du régime, et Phosphorus 9 CH, 2 doses par semaine. Si l’on veut obtenir une amélioration de la fonction rénale dans le sens de l’élimination des toxines, préférer Taraxacum, Berberis, Solidago, en 5 CH, 3 fois par jour pendant tout le temps du régime.

Si l’étiologie de cette obésité est médicamenteuse (corticoïdes par exemple), il est important de donner Nux vomica 7 CH quotidiennement pendant 3 ou 4 semaines, et Thuya 9 CH : 1 dose par semaine jusqu’à ce que le chien ait atteint le poids idéal.

Les médicaments régulateurs de terrain sont souvent utiles et on retrouve Natrum sulfuricum 9 CH : 1 dose par semaine, complété par :

si l’étiologie est hormonale (castration, injection d’hormones anticonceptionnelles ou abortives) Sepia 9 ou 15 CH, 1 dose par semaine, jusqu’à ce que le chien ait retrouvé son poids de forme

si l’obésité est installée depuis longtemps Thuya 9 CH, 1 dose par semaine.

Ajouter si on a une « étiologie raciale » constitutionnelle (par exemple chez les chiens molossoïdes, grandes races) Calcarea carbonica 9ou 15 CH, 1 dose par semaine.


3. La dermatologie


80 % des troubles dermatologiques chez les animaux de compagnie ont pour origine les puces (cf 1er paragraphe). Cependant les problèmes dermatologiques peuvent également signifier une pathologie hormonale, allergique, ou un désordre métabolique.
Les lésions occasionnées par le grattage sont souvent surinfectées par des bactéries opportunistes. Cette pathologie au départ saisonnière devient présente sur le chien toute l’année.

Nous apprenons dans les écoles vétérinaires que les troubles cutanés chroniques chez le chien sont souvent le reflet d’une pathologie plus complexe appelée « syndrome hépato-cutané ».
En effet le foie est mis à contribution dans la gestion des parasites, des bactéries, dans les processus de cicatrisation, dans les syndromes allergiques, et dérèglements hormonaux et que ces déficiences de fonctionnement se lisent sur la peau du chien.

Le drainage hépatique doit alors chez ces animaux malades être systématiquement mis en place à chaque changement de saison principalement au printemps (anticiper la pullicose de la saison chaude) et en automne (anticiper le ralentissement du métabolisme hivernal, cicatrisation, chute de poils).

Les principaux médicaments de drainage à polarité cutanée sont à donner quotidiennement pendant 3 semaines au moins  aux changements de saison puis en entretien 1 semaine par mois : Taraxacum 4 ou 5 CH, Berberis 4 ou 5 CH, Chelidonium 4 ou 5 CH, Carduus marianus 4 ou 5 CH, Solidago 4 ou 5 CH, Lycopodium 4 ou 5 CH, Nux vomica 4 ou 5 CH, Hydrastis 3 ou 4 CH.

 Les médicaments de terrain suivants peuvent être donnés en doses 1 fois par semaine :

Sulfur 15 CH : en cas de récidive chaque été. On commence alors l’administration de Sulfur dès le mois d’avril-mai, jusqu’en octobre.
Thuya 15 CH : si des antibiotiques et des corticoïdes ont été donnés. Administration pendant 6 mois.

Les médicaments symptomatiques  sont recommandés, tels que :
Des antiparasitaires par voie générale, locale
Des médicaments lésionnels homéopathiques  Rhus toxicodendron (prurit,), Sepia  (lésions surinfectées des plis)
Localement, si besoin avec ou sans pansement, l’application de  TM antalgique, antiseptique et cicatrisante  Calendula TM,   ou Echinacea TM (qui est de plus immunostimulante localement )
Indications du Drainage (Quand, comment, combien de temps)


1/
Eclaircir le cas, attendre et réfléchir – faire un break entre des thérapeutiques allopathiques

Quotidiennement :
pendant 1 à 2 semaines

2/
Avant, pendant ou après :

- le vermifuge ………………………………………..

- les piroplasmicides ou des médicaments de leishmaniose..


Quotidiennement :

pendant 1 semaine

pendant 6 semaines au moins
puis en entretien au moindre signe de défaillance de l’état général de l’animal
pendant 1 semaine

3/
Remettre en état l’animal, pendant la gestation, la lactation (+ diététique, + hygiène).


Quotidiennement :
pendant 3 semaines

4/
En cures chez les animaux sportifs,



Les animaux âgés………………………………………….



Quotidiennement :
pendant 3 semaines avant le début de saison

aux changements de saison, 3 semaines
puis en entretien 1 semaine par mois

5/
- chez les PSORIQUES, pour favoriser les éliminations

- chez les SYCOTIQUES, pour réactiver le terrain


Quotidiennement :
pendant 3 semaines
par exemple : avant les prises de médicaments de terrain

6/
Très utiles et souvent nécessaires dans certaines pathologies :
Dermatologique, rénale, digestive, endocrinienne…


En appoint, quotidiennement,
en complément du traitement
(allopathique et/ou homéopathique)


Article rédigé par ma consœur homéopathe Marie Noëlle Issautier

Après avoir travaillé durant de nombreuses années chez Boiron, Marie -Noëlle est actuellement consultante en homéopathie.
De plus, elle est attachée de cours  à l’École Vétérinaire de Lyon

Marie -Noëlle est aussi l'auteur ou le co-auteur de nombreux livres d'homéopathie :

 



























Message de Marie-Noëlle Issautier

J'ai consulté ton blog qui est une vivante plate-forme d'échanges vivants sur l'homéopathie  BRAVO !
merci à toi d'alimenter cette flamme thérapeutique !

J'ajouterai.quelques précisions pour les livres :

 

 HOMEOPATHIE ET CHEVAL  (  PEKER ISSAUTIER ) est repris par VIGOT en 2013 et sera traduit en anglais et Bresilien

HOMEOPATHIE et LES RUMINANTS (ISSAUTIER) est réédité par France Agricole en Mars (avec remaniements au niveau de la présentation)

HOMEOPATHIE le CHIEN PEKER/ISSAUTIER)  n'est plus distribué par MARABOUt ;mais il reste des exemplaires chez BOIRON (20 Avenue de la libération STE FOY LES LYON) à peu près 500 exemplaires

Un nouveau livre"  HOMEOPATHIE pour Chiens chats et NACS " (pour les vétos) doit incessemment être publié par les Editions POINT VETO





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